Page 133

LA

DOMINIQUE.

117

chez le gouverneur, nous trouvâmes des chevaux qu'ils nous avaient préparés, et ils voulurent absolument nous accompagner dans la tournée que nous allions entreprendre. La chaleur était accablante, mais la tentation et l'impatience de voir le pays étaient les plus fortes. Nous gravîmes d'abord Mount Bruce, poste militaire du haut duquel on jouit de la vue enchantée de la vallée de Roseau, qui serpente entre un grand nombre de montagnes et de rochers de mille formes différentes, et dont tous les points offrent la plus magnifique verdure; on y découvre aussi la petite rivière du même nom, qui coule ou plutôt précipite ses eaux au centre de la vallée. A mesure que nous montions et descendions le long de la colline, nous nous plaisions à remarquer les nombreux jardins de petits propriétaires, remplis d'orangers, de plantains, d'autres arbres à fruits et de diverses sortes de légumes. Dirigeant ensuite notre marche à travers la vallée, nous arrivâmes au bout de quelques milles à une des propriétés de Bellot, où nous trouvâmes ses gens occupés à la fabrication du sucre. Il a eu le bon esprit d'affermer des portions de ses terres à de petits cultivateurs indépendants, dont quelques-uns néanmoins travaillent aussi sur son habitation. Tous les bâtiments, et les machines qui composent sa sucrerie, sont dans

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement