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ANTIGOA.

gieuses que nous tînmes avec les habitants de ces tristes demeures, nous a confirmé de la manière la plus positive ce que nous avions déjà entendu dire de la diminution des crimes. Il nous donna en même temps des détails bien propres à nous réjouir, sur la conduite et l'activité des nègres qui travaillaient sur ses propriétés. On mit alors à notre disposition des documents authentiques et les preuves les plus claires sur tout ce qui concerne les produits de la colonie. La moyenne des exportations des cinq dernières années de l'esclavage (de 1829 à 1833) avait été, savoir : sucre, 12,189 barriques; mélasse, 3,308 poinçons, et rhum, 2,408 poinçons. Celle des cinq dernières années de la liberté (de 1834 à 1838 inclusivement) a été: sucre, 13,545 barriques; mélasse, 8,308 poinçons, et rhum, 1,109 poinçons; ce qui donne un excédant de 1,356 barriques de sucre et de 5,000 poinçons de mélasse, mais une diminution en rhum de 1,359. Ce parallèle est assurément un triomphe pour la cause de la liberté; non-seulement il démontre tout l'avantage résultant du travail libre pendant cinq années consécutives, mais encore il fournit la preuve qu'un grand nombre de planteurs d'Antigoa ont renoncé à convertir leurs mélasses en rhum. Il est bon d'observer ici que sur ces cinq années de liberté, il y en a eu deux

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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