Page 117

ANTIGOA 101 attention, tant que dura la réunion de culte que nous tînmes dans cette circonstance. Le lendemain matin, un de nos amis, négociant à Saint-Jean, nous transporta sur l'habitation d'un riche planteur résidant et membre du conseil, qui nous reçut chez lui avec une politesse parfaite. Le régisseur, respectable vieillard méthodiste, me promena dans un chariot de l'habitation à travers les champs de cannes, et je vis bien que ce n'était pas pour lui un médiocre triomphe de nous faire admirer la magnifique récolte qui se préparait, remarquable en effet tout à la fois par la vigueur de la végétation et par sa culture soignée. Il nous déclara que jamais à Antigoa l'enlèvement des récoltes n'avait été plus facile que pendant chacune des années postérieures à l'émancipation. Les propriétés de ce planteur avaient été couvertes d'une nombreuse population d'esclaves, et, par une conséquence presque nécessaire, accablées d'hypothèques. Il les exploite aujourd'hui avec moins d'un tiers du nombre d'ouvriers d'autrefois, et à beaucoup moins de frais. « La dépense tout entière, tant d'administration que d'exploitation, dit le régisseur, est inférieure aujourd'hui à ce que coûtait ci-devant la nourriture seule des esclaves. » Il y a mieux encore ; c'est que presque toutes les hypothèques dont les propriétés étaient

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Profile for scduag
Advertisement