Page 112

96

ANTIGOA.

diminué pendant ces dernières années. En le nombre des incarcérés dans la maison de correction, la majeure partie pour des délits légers que l'on punissait autrefois dans l'intérieur des habitations, a été de 850; en 1838 de seulement, et en 1839 de 311. Il restait en prison à la fin de 1837, 147 individus, et à la fin de 1839, 35 seulement. On ne saurait douter non plus que le bienêtre personnel des travailleurs n'ait pris dans le même temps un accroissement proportionné. Les droits sur les importations, qui, en 1833, dernière année de l'esclavage , avaient été de 13,565 l. st., se sont élevés en 1839 à 24,650 l. st. La cause de cet accroissement se trouve dans les marchandises sèches et autres articles, dont le besoin tout à fait nouveau s'est fait sentir parmi la population ouvrière. On ne peut voir sans étonnement jusqu'à quel point s'est accrue la quantité de pain et de viande qui entre aujourd'hui dans le régime alimentaire des travailleurs. Ils poussent jusqu'à l'extravagance la profusion qu'ils se piquent de déployer dans leurs repas de noces ; ils vont même parfois jusqu'à se permettre le vin de Champagne! Il s'est formé à Antigoa une association amicale en rapport avec toutes les congrégations de la colonie, soit anglicanes, soit dissidentes. Peu de

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement