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ANTIGOA.

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ou telle secte en particulier. L'école de SaintJean, ainsi organisée, comprend non-seulement l'éducation d'enfants qui y apprennent à lire, écrire, etc., etc., mais aussi celle des jeunes gens que l'on forme à l'art d'enseigner. On ne peut qu'admirer l'ordre et l'intelligence qui y président , et l'on peut prévoir qu'elle deviendra d'une utilité immense (1). Une circonstance consolante, et dont il est facile de sentir l'extrême importance, c'est que dans les diverses écoles de charité d'Antigoa, il n'y a, nous a-t-on dit, pas moins de 7,000 écoliers, et dans toutes, on lit et on enseigne la Bible. Comment donc douter des heureux effets de tant d'efforts? Deux faits suffisent pour démontrer amplement l'amélioration morale de la population noire: l'augmentation du nombre des mariages, et la diminution des crimes. Le vicaire de SaintJean, pendant les sept dernières années de l'esclavage, n'avait marié que 110 couples de noirs. Dans le cours d'une seule année de liberté, en 1839, le nombre des mariages bénis par lui s'est élevé à 185. Quant aux crimes, le chiffre en a rapidement

(1) D'après le dernier rapport de l'institution charitable de Mico, portant la date de juillet 1840, il paraît que ses agents, dans les Antilles, ont déjà formé 265 instituteurs.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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