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ANTIGOA..

lements séparés ; mais ses tentatives à cet égard ont été jusqu'à ce jour infructueuses. Nous fûmes alors rejoints par Nathaniel Gilbert, membre du clergé évangélique de l'Église anglicane, un des plus riches planteurs et propriétaires de l'île. Lui et sir William confirmèrent pleinement les premières impressions favorables que nous avions reçues relativement à l'état de la colonie. A la question que je leur fis sur la valeur des propriétés rurales, leur réponse fut claire, décidée et sans la plus légère variation. « En mettant les « choses au plus bas, nous dirent-ils, la terre « toute nue et sans esclaves a aujourd'hui la « même valeur qu'elle avait, les esclaves com« pris, avant l'émancipation. » En d'autres termes, c'est dire que la valeur des esclaves a déjà passé à la terre. Quelque satisfaisant que soit ce calcul, j'ai tout lieu de croire qu'il est encore de beaucoup au-dessous de la réalité. A l'égard des propriétés foncières de la ville de Saint-Jean, la hausse a marché dans une progression plus rapide encore. Un grand nombre de nouveaux magasins y ont été ouverts; on y a construit, et on y construit encore de nouvelles maisons; on a établi plus d'ordre et de propreté dans les rues; le commerce y a pris un essor extraordinaire ; et on y remarque partout, les symptômes non équivoques d'une richesse et d'une prospérité croissantes.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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