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,TRAVAUX

ET DOCUMENTS DE L’ORSTOM No 148

AINSI PARLAIENT

NOS ANCÊTRES....

ESSAI D’ETHNOHISTOIRE

WAYAPI

Pierre GR ENA ND

ORSTOM -PARIS

- 1982


Cet ouvragea fait l’objet d’une thèsede 3èmecycle, soutenueen 1980 à l’École desHautesÉtudesen SciencesSociales Directeur

de recherche : Madame Simone DREYFUS

« La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de I’article 41, d’une « part, que les «copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non « destinées à une utilisation collective» et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations « dans un but d’exemple et d’illustration, «toute représentation ou reproduction intégrale, ou « partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est « illicite (alinéa ler de l’article 40). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc « une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal». ISBN : 2-7099-0656-2

@ ORSTOM 1982


AVANT-PROPOS

Le présent des Waygpi, Ils

sont

travail

amer-indiens

et

les

bassins

les

personnes tits

est

Wayapi (dont

groupes

dont

ils

et en Amapa (Brésil).

et

sous-tribus

le second

semble

sur

le

les

groupe

de plus

à la famille

avec

aux dialectes

fleu-

379

de pe-

en plus

certaine.

linguistique

Emerillon,

dis-

totalise

190. L'existence

en outre

appartiennent.

constituent,

installés

Le premier

Wayapi-puku.

non contactés

française

ethnohistorique

et de 1'Amapari.

en deux

366 en Guyane)

Les Wayapi Guarani

du Jari

les

à l'étude

en onze villages

divisée

et

consacré en Guyane

répartis

L'ethnie tincts,

vivant

actuellement

ve Oyapock

est

Tupi-'

l'avancée

la plus

septentrionale: La présente

thèse

se de données

pour

une large

toute

sur

l'appréciation

théorie

des basses

terres,

domaine.

Notre

empêche

l'ethnologie

n'est reprise

tant

ultérieurement

part

résolument nouvelles

description et

de 1'Histoire

nous en sommes encore

prétention,

que de présenter

se veuf

au delà

de devenir une analyse

de la

par

les

à l'aube

subjectivité

une authentique suffisamment

dans des travaux

se refuse

science fiable

de synthèse.

et

analy-

à élaborer Amérindiens dans ce inévitable naturelle, pour

être

qui


A souvenir de

nos

mon vieil des

pêches

fêtes

ami

Misa,

à eachiri

à S9aXrraspa.

en et


PHUNEMES

DU

WAYAFT

CONSONNES

P

comme

le

Frangais

papa

le

Français

yeux

comme

le

Français

ma

Y k

comme

m

comme

le

Français

kilo

t

comme

le

Français

ta

W

comme

l’Anglais

world

s

comme

le

Français

sa

ng

comme

l’Anglais

camping

1

comme

le

Français

la

7

occlusion

n

comme

le

Français

ni

une

glottale:marque

césure

deux

pertinente

voyelles:

entre

kaa / ka?a Cp&eJCforêtJ

VOYELLES i

comme

le

Français

lit

ï

i

E

comme

la

Français

lait

E

comme

le

Français

lin

a

comme

le

Frangais

1s

a

comme

le

Français

lent

i

entre

le

i

z

&

nasalisé

nasalisé

et

le

u

du

nasalisé

Français

.u

comme

le

Français

loup

rl /. u

3

comme

le

Français

lotte

J

comme

le

’. Franqais

long


t :.

AVANT-PROPOS

!. '-.,

I.

1

PHONEMES DU WAYAPI

V

INTRODUCTION

1

PRELIMINAIRES III III

CADRE GEOGRAPHIQUE ET PEUPLBMBNT ACTUEL - PROBLEMES MSTHODOLOGIQUES

20

- RECHRRCHES HISTORIQUES SUR LES AMBRINDIENS DE GUYANE

LES WAYbI

III

50

- ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE Evolution historique - EVOLUTION DE LA C.IVILISATION Ses adaptations

DES WAYAPI : 96 WAYÂkI :

IV - LA GUERRE V - L'EQUILIBRE

42

PAR EUX-MEMES

1 - UN PEUPLE ET SA TERRE II

9

145 205

INSTABLE DE LA MAGIE

L'HISTOIRE Bilan

235

DES WAYAPI :

événementiel

1 - PEUPLEMENT DU BASSIN DE L'OYAPOCK ET DES REGIONS ADJACENTES AVANT 1700

247

II

259

III

- LES TEMPS ANCIENS - LA CONQUETE WAYbI

280


VIII

298

IV - LE DECLIN V - L'ISOLEMENT ET LA SURVIE : Naissance Waybi contemporains (1840-1940)

des 316

VI - SITUATION ACTUELLE (1940-1975)

347

CONCLUSION

355

BIBLIOGRAPiIE

392


INTRODUCTION

L'exotisme contrer

m'intéresse

et de contempler

ment de l'aspect vivants

particulièrement

re d'une sant quels vant

culturelle. population

de telles

des Amérindiens

à leur

de la geste

d'une

une boutade observe

amérindienne,

tant

pensée.

tons de poser,

aptitudes

comme l'listoire

de cet

nous essaierons

et plus

sera

consacré,

immense capacité

soit effaré

peu de près

l'histoi-

par le poids

écra-

que matériels,aux-

- soumise.

On peut,deseraient

à la résistance.

a mon sens, d'une

la démarche qui

A partir

qu'el-

partagée.,

se demander si nos sociétés

est donc essentiel,

car c'est

ce travail

politiques

souvent

telle

aux Amérindiens

tant

on est

destructeurs,

des symboles

société,

- à leur

de ren-

pas seule-

années de vie

que je porte

Si l'on

situations,

Il

décadence

d'eux

a été - et est encore

de telles

porteuses

fait

majeur

peut paraître

des processus elle

des choses qui

à ceux de Guyane auxquels

est dû - cela de survie

ne s'agit

au cours de longues

L'intérêt

me permet

Il

mais bien

le m'a été insufflée

qu'il

des hommes libres.

esthétique.

de liberté,

dès lors

survie

de penser

1'Histoire

et non comme celle

correspond,semble-t-il,

a.priori,

le seul

de reconstituer

d'une

le mieux

que nous nous permet-

le changement

des


-2-

sociétés

sans tenir

l'évolution

compte de la linéarité

des groupes

aptitude

soient

à décrire

principal

est

atomisation

utilisables

isolement

ment de mode de subsistance

tre,

dès lors

remettent faire

perdurer

pour

leur

de mettre

où le faisceau

définie

ils

survie,

à travers sur les

choisissent

stratégique,

envisagés

que du point Par con-

de solutions,

renoncent

change-

condamnée à mourir. plus

de leur

que l'impératif

qu'ils

s'en

du même coup à

permettra

bien

que l'histoire

ethnies

Au delà

une réflexion qu'elle

s'agira

stratégies

avant partout

chose que des conjectures.

clair

pour moi,

politique

telle

comme pour

qu'elle

de la société

vient sur elle-

côtoie

de mes propres

raisons

ou les

il

autre

amérindienne

en Guyane française

et ce, pour plusieurs

ces changements,

dynamiques

est en conséquence

suppose

même et sur les

historiques

être

était

dépit

et

société.

l'accent

S. DREPFUS (1976) d'être

qui

leur

des documents

Il

à

de régression

Dès lors

ou alliance

que des hommes, ne recherchant

à d'autres

concepts

chemins

- ne peuvent

pour la société

Bien entendu, tout

historiques.

des hommes, les

la survie

gain

que les

dans ma perspective,en

des processus

ou regroupement,

de vue d'un

au XIXème siècle

humains.

Je ne pense pas en effet de progression

assignée

polarités,

me semblent :

les depuis

recherches longtemps

ethnoopportunes


-3-

- la position le pays est une extrêmité du bassin

amazonien)

géographique

(extrêmité

qui

favorise

est particulière

:

des Guyanes ; frontière la convergence

nord-est

de plusieurs

civili-

sations. - on y trouve avec plusieurs nes)

ayant

biotopes

(forêt

conditionné

mille

y vit

six

Tupi,

puissances

encore

supposer

l'historien

Hollande

trois

puis

totalisant

grandes

Surinam,

conflictuelle

des cultures un puzzle

des basses

Le travail le premier ou ayant

volet peuplé Il

se limite

orales

terres

plus

familles

lin-

indigènes

entre

Portugal

puis

Brésil),

dont les

conséquences

prévisible

d'entrée

sont

entre

prématuré

de vouloir

les

doit

régions

écrire

donc être

des ethnies

des Way?ipi,

une somme de sources

comme

peuplant

ethnie

écrites

une confrontation

à ce point

l'histoire

considéré

adjacentes.

à l'ethnohistoire

deux est

pour

tropicale.

sur l'ensemble

pour réaliser

de jeu

pour le moins enrichissant

d'Amérique

recherche

posséder

suffisantes

ainsi

historique

la Guyane et les

je considère

est

que je présente

d'une

L'équilibre

Guyane.

autochtones

sava-

vivantes.

et laisse

.tions

différents.

des populations

politique

La variété

quelle

humains

côtiers,

Arawak.

(France,

a créé une situation

de transition

marécages

entre

- L'écartèlement trois

écologique

ferme,

peuples

répartis

personnes,

: Karib,

guistiques

de terre

des écosystèmes

- Il de trois

une situation

primordial

des autres

pour la-

et de tradifructueuse.

qu'il

me semble

populations

de

'


-4-

Mon choix intéressants ne qui voie

en ce sens qu'il

a le plus

a fait

Nous pouvons

données que d'autres

une bonne connaissance

pour

gard de la démographie

par

du contact

nous apportera

A partir

plus

de l'histoire

de là,

de recherche

de cultu-

il

est possible

devant

conduire

à

: des ethnies

des modifications

(ethnies

vraies,

groupes

de l'écosystème

au re-

et des évènements.

- identification

linguistique

des ethnies

de la

étudiée. - mise en évidence

sur l'organisation

de tactiques

opérantes

des mécanismes

: regroupement,

- appréciation elles

guistique

: c'est-à-dire avec tentative

moderne d'impulsion

mesure de la diffusion de définition

culturelle

démographiques

de repère

de survie

à partir

éclatement

et guerre.

des diverses culturelle

des alluvionnements

ethnies et lin-

successifs.

de la communauté en tant

qu'unité

et politique.

Ces axes ne constituent des points

alliance,

de l'étanchéité

- examen du rôle

mais seront

des incidences

sociale. - description

entre

et qui,

etc...), - étude

région

de Guya-

au niveau

la reconstitution

nombre d'axes du passé

qu'elle

des plus

amérindienne

aux temps modernes

donc postuler

- définition de filiations,

de la societé

de la région.

un certain

révélé

un maximum d'expériences

sociétés

et événementielle

de s'assigner

s'agit

a posteriori

bougé territorialement

de conséquence,

intertribal.

relle

des WayZpi s'est

pas le plan

que le lecteur

du présent retrnwera?

travail, c11aque


-5-

chapitre. Il

m'a semblé que le discours

suffisamment

solide,

rel

et éviter

cohérent

d'ailleurs vail

quoique

tout

non objectif,

le morcellement

aussi

offrait

pour embrasser

j' entends eux,

un tout

le coeur

donc bien

faire

des historiens

qu'ils

rapport

au passe d'une

établissent

pleinement

entre

histoire

part,

de mon tra-

des Wayapi,

de la culture

à la Marc BLOCH ou à la LE ROY LADURIE. Leur démarcation présent.par

constante

et la différenciation

et mythe d'autre

cultu-

des archives,

En intitulant

sages d'entre

un continuum

caractéristique

inobjectives.

"Les Waygpi par eux-mêmes",

ou du moins des plus

wayapi

part,

du

soigneuse

leur

confèrent

ce titre.

-< Ce travail

voudrai .t aussi

sition

homme sauvage/homme

révèle

à l'analyse

tions n'y

et combinables

a pas pour moi, une "histoire

Pour lui,

il

stationnaire"

lieu

pour l'analyse

de l'immobilité,

à la fois

un

occidentale,

immobiles.

Elles

me

d'un

entre

corpus

2) la solitude donc l'inverse

Il

le fait

de 1'Histoire

quasiment

1) la distinction pas indispensable

p. 73) serait

et les rythmes

dès lors

temps.

stationnaire".

présupposent

de sociétés

et des réac-

par LEVI STRAUSS

à une "histoire (1961,

. -

que l'llistoire

et en tout

proposée

Ces définitions

par isolement

donc réfutables,

face

est vrai

l'oppo-

contre

des stratégies

la terminologie

sur les dimensions

et l'existence

tant

en tout

cumulative"

solitaires.

étalonnage

semblent

selon

1' "histoire

de cultures

un témoignage

des modes de pensée,

permutables

(1961)

civilisé,

être

puisqu'une

deux histoires

historique

d'une telle

société attitude

n'est

; est un choix, ne se justifie


-6-

que par rapport

aux ethnies A partir

envisagée

voisines.

de ces notions

dans son universalité.

simples,

1'Histoire

peut

donc être


PRELIMINAIRES.


Il indigène lieu

paraît

désormais

d'Amérique

naturel

dans lequel

bles

cependant entre

sable

elle

chère,

succintes

les

indigènes

Pour des raisons

de replacer

et milieu très

les sociétés

l'étude

d'une

société

au moins brièvement,

Bien

évolue.

qui m'est

par touches

sociétés

française.

d'aborder

du Sud sans présenter,

pas dans une perspective rai

absurde

que ce travail l'écologie

diverses

il

ne s'inscrive

humaine,

j'indique-

interférences

possi-

dans la région

similaires,

le mi-

est

Amapa-Guyane

également

indigènes

dans le cadre

est

consacr5e

indispen-

politico-écono-

mique de la région. Cette des outils et de l'état

première

de travail

partie utilisables

des recherches

le domaine abordé.

aussi

par l'ethnohistorien

scientifiques

à l'appréciation dans cette

ou pré-scientifiques

région

dans


-9-

1 CADRE GEOGRAPHIQUE

La région fait

l'objet

tement

de ,l'Oyapock,

de mon étude

du haut Araguari

est incluse

d'Amapa,

unité

en 1943. Ces structures tinées

à y promouvoir

impérialistes

administrative

des puissances

régions,dont

certains

sée jusqu'en

1900, à partir

et de Cayenne, p 10),

situé

En 1900, après territoire

fut

chapitres

seront

L'Histoire évoqués

l'oyapock

arbitrage

cédé au Brésil.

a eu des :reDeroussions

d'un

créée

deux des-

des vieilles

luttes

coloniale

plus

territoire

du Brésil

toutes

issues

des bases portugaise

sur la possession entre

modernes,

européennes.

qui

du déparb du Territoire

dans celui

économique,sont

Sari

dans le cadre

de la République

administratives la vie

ACTUEL

et du haut

en partie

de la Guyane créé en 1946, en partie

fédéral

torique

ET PEUPLEMENT

avant,

et française

de ces

s'est

polari-

de Macapa

contesté,(cf.

carte

et 1'Araguari.

de la Confédération

helvétique,

De près

ce contentieux

sur

ou de loin, les

socgétés

indigènes.

ce his-

1,


-10

-

1) CONDITIONS NATURELLES

Les deux territoires géographiques

: les

terres

basses

sont

composés de deux grandes

et le massif

ancien

(cf.

carte

P 12).

carte

m

1

Amapa/Guyana

limite

du

zone

contestée

: données

territoire

d'ensemble

wayapi entre

la

France

vers et

1830 le

Brésil

[I700-ISOO] M

manganèse

*

voie

ferrée

Serra

do

Navio/Porto

Santana

zones 2,


-

Ces deux zones sont bien logie

et leur

populations

caractérisées

végétation.

mesure‘déterminante

11 -

par leur

Leur influence

a été,&

sur l'organisation

qui

les

la zone du massif

ancien

morpho-

dans une large

et technologique

de vue de notre

que s'inscrit

leur

reste

économique

Du point

occupent.

géologie,

l'histoire

étude,

des

c'est

dans

des Wayapi et de leurs

voisins.

1.

1. Relief

: La zone du massif

au socle plate

précambrien

quisetraduit

sans aucun ravinement.

mé la surface, Les reliefs

coulent existent

forment

Enfin,

bien,

néanmoins

un peu partout,

crée des reliefs

correspond

par un paysage

Les cours

d'eau,

dans des dépressions

Au nord et au sud-ouest ils

ancien

mais ils

de pénéplaine,

qui n'ont

ainsi

à grand rayon

des zones de collines

affleure

restreinte,

enta-

de courbure. assez mous.

nord de l'Amapa,

fortement

cristalline

dénudés de surface

qu'au

zone

pas encore

sont dans l'ensemble

de la Guyane,

la roche

géologiquement

accentuées. par points

les

et

inselbergs

qui

sont des "typical in the variably (SICK,

climatic-geomorphological

in FITTKAU et AL.,

marins

de l'estuaire

of the cystallines

humid tropics" 1968, p, 455).

Les zones'basses dépôts

forms

successifs; de l'Amazone.

leur

plus extension

Elles

sont,

ment composées de terrains

quaternaires,

1'Amapa vient

entre

s'intercaler

hétérogènes

sont

formées

va en grandissant au niveau

en direction

de la Guyane,

mais dans le sud-est

quaternaire

de

et précambrien

unique-

de une bande


carte

2

Amapa/%Uyane

: conditions

naturell&s

mangrove m

varzea

et

m

Savane

sèche

forêt

humide

m

forêt

hyper-humide

a

forêt

de

+

limite

- - -

isohyètes

du

savane

de

terre massif

inondée

basse de

terre

[low

terre

ferme

selva]

ferme ancien

[terres

hautes]


- 13 -

de terrains

1.

tertiaires

2. Hydrographie

détritiques

engendrant

Dans le massif

ancien

sance à des cours

d'eau

roches

rapides

et surtout

Les terrains

les

se retrouvent

très

aux.profils

tertiaires

par de véritables important

de cuestas.

: Les mêmes oppositions

d'eau.

un relief

(sauts

nombreuses irréguliers

obstacles

pour la protection

failles entrecoupés

même sur

naturels

des populations

des cours

donnent

en Guyane et cachoeiras

du sud se traduisent

cataractes,

au niveau

nais-

d'obstacles, au Brésil).

le bas Rio Sari

qui ont joué un rôle

amérindiennes

situées

du nord-ouest

de la

en

amont.

Les terres Guyane sont caractérisées serré

basses.en par un réseau

formé par les bas cours

des bras-morts, affecté

seau,

des lacs,

des marais

système

l'histoire.

des Amérindiens

complexité

que comme élément

1.

3. Climat

(1972,

p.

Il 14).

autant

des hautes

et des-savanes

l'essentiel

qui

comme élément

de relation

par

terres,

inondées.

et connecté

de conmwnication

à peu près

la dichotomie

et ce à une échelle française.

venant

extrêmement

a joué

Ce ré-

à l'océan, à travers

de protection

par

sa

son unicité.

: C'est

pleinement

hydrographique

des fleuves

par les marées pour

forme un merveilleux

dehors

s'agit

le seul

Son uniformité

géographique.

beaucoup du climat

plus

grande

amazonien

dont la caracteristique

donné qui ne recoupe

que la région orient;1

principale

est

très

pas marquée

Amapa-Guyane

selon est"une

DEMANGBGT alternance


- 14-

saisonnière let,

avec une saison

véritable"

dont une coupure

saison

sèche d'août

météorologiques sances sont

les

à novembre.

suivants

au sud-ouest,

pluie

sur les

gion

concernée

mais très

faiblement,

les

et une données

des connais-

1976) les

variants

décroissent

du

de 27O à Macapa à 25'

collines

1) soit

étude

humide étant

reçoit

humaines

directes

immuable

très

rapidement centrée

de Kaw à 40 km au sud-est

par notre

néo-coloniales

décroissent

la zone la plus

Les conséquences

, pour

ou presque

tout

pour

ce qui

toutes

les

avec 4 m de

de Cayenne.

de 2m de pluie de ce climat

du nord-

La ré-

à l'ouest

sont

à 3m

:

concerne

le calendrier

sociétés

indigènes

ou

de Guyane et d'Amapa. 2) soit

cours

d'eau.

tions

des basses

indirectes,

Les basses

le sont beaucoup

4. Végétation

par son influence

eaux par exemple

terres

inondées

moins pour

très

favorables

(concentration

les populations

sur le régime

aux popula-

des proies du massif

des

aquatiques)

ancien.

:

Conséquence la végétation

Les terres équatoriale,

et avril,

d'après

de la Guyane,

à juil-

du Surinam.

est

milieu,

en juge

moyennes annuelles

- Les précipitations

1.

février

do Amapa, 1966; Etat

forestiers

températures

sur la frontière

agricole,

de décembre

:

au nord-ouest,

à l'est.

entre

Si l'on

(Atlas

écosystèmes

- les sud-est

d'un mois située

existantes

sur les

des pluies

la plus recoupe

du massif

sempervirente

visible les

des diverses

données du relief

ancien

et ombrophile

sont

couvertes

(Rain

forest,

composantes

du

et de l'hydrographie.

par la forêt Regen Walder...).


- l5-

Pour l'ensemble

des auteurs

essentiellement

d'une

uniformité

est bien

quement pour aussi

que cette ticulier

de ses formes entendu

l'ensemble

certain,

ombrophile

surtout

est

à la variation Les terres géologiques

Celle-ci

aux autres

liée

considérablement répartition

front

côtier

(Siriubais

est

Araguari médiaires

bien

en Guyane,

bustes

(Curatella,

plus

déjà

a influé

envisagés

en particulier

que coloniale

à Avicennia

le

Rhizophora

ombrophile

Ces formations

on

alors

savanes

végétales

inter-

: strictement

en Amapa.

- les

cerrados",

appelés

des formations

-,

60 km au nord du bas Rio'

seulement

sont

sur la

de la zone,

à la forêt

au nombre de quatre

"campos

puis

Au nord-ouest

atteignent

variée.

de Cayenne - exception

indigène

limpos",

importantes

avec les variations

sont présents

à Cyperaceae

herbeuses

savanes hautes entrecoupées

et d'ar-

Byrsonima). - les

à l'est

de l'île

de la mangrove

"campos

en par-

une végétation

indigènes

"Dos Lagos".

savanes

de Cayenne pour

inondées dominer

est

des eaux.

la mangrove

intermédiaires

il

homogène et présente

en corrélation

en brésilien).

sont grossièrement

basses

débutent

par

dans la zone dite

restreintes,

de GRANVILLE (1978),

pour l'histoire

- les très

travaux

civilisations

directement

formations

récents

écologiques

En dehors

Cette

et technologi-

et architecturales

facteurs

couvert

firme".

A contrario,

d'être

ont,

s'agit

Guyane.

et hydrographiques,

et manguezais

passe presque que les

basses

sur les

aussi

loin

économiquement

de l'écoulement

du peuplement.

importante

les

de terra

il

de haute

floristiques

c pedologiques,

"mata

déterminante

comme le montrent

forêt

comme SAMBA10 (1930), dite

des ethnies

des différences

liées

brésiliens

ou "campos de Varzea" le paysage

en Amapa.

qui

.


- 16 -

- enfin duite

la forêt

en Guyane,devient

sa réelle

ampleur

que les

ancêtres

une forêt

aux bouches récents

lué dans ce milieu

1.

inondable

dite

galerie

qui,très

ré-

en Amapa pour prendre

enfin

de l'Amazone.

carte

Il

est à peu près

au moins

des Wayapi ont,

(cf.

de "Varzea"

certain

temporairement,

évo-

2, p.12).

5. Paune :

NOUS manquons de données d'ensemble zone Guyane-Amapa.

Celles

- souvent

sur le haut Oyapock sont, à l'ensemble

bien

imprudente "des

lorsque

d'une

il

sera

élevée

ments varie

fait

si

de Guyane est les forêts

prudentes

variées

que les montre

de production référence du haut

d'autres

écosystèmes

en particulier,

semble

selon

les

les

en 1976 et

ré-

1978

indiquer

que

est particuliè-

amazoniens.

des forêts

que l'importance

formations

en créant

bien

des refuges

Par ailleurs,

semblent

synécologique

il

ferme

de la formation

Oyapock en protéines

l'organisation

identique,

loin

Phrase

la théorie

effectuée

plus

sans doute

de terre

(P. GRENAND, 1976, p. 28).

1978, MEGGEES, 1975).

considérablement

ence anthropique

faune

les vicissitudes

enquête

au regard

est partout

extrapolables

donc d'assertions

dans toutes

telles

de la région

Certes, niennes

sait

(GRANVILLE,

bruts

productivité rement

l'on

amazoniennes

du Pleistocène

à laquelle

rencontrée

et des Guyanes"

forêts"

sultats

en 1976 que lrla

à celle

de l'Amazonie

la

- dont nous disposons

difficilement

côté,

sur

constatées.

J'affirmais semblable

non publiées

Je me contenterai

de la région.

ou d'évidences

très

de leur

quantitatives

végétales.

des broussailles

amazo-

des peupleL'influet des forêts

la


- 17-

secondaires concentrations

très

importantes

Enfin les milieux culier

capoeiras

(yanman en créole,

ouverts

ayant

en phytophages

une grande

différence

et forestiers,

une très

riche

en brésilien)

des

et insectivores.

faunistique

les milieux

faune

entraîne

existe

ouverts

entre

inondés

en parti-

aquatique.

2) CONDITIONS HUMAINES

La Guyane française restent

largement

des terres

et le Territoire

sous-peuplées

avec,

fédéral

pour des superficies

de 90 000 et 140 000 km2, des populations

respectives

1974 et 150 000 h. en 1975 (PETIT,

Le vide

rement

en Guyane par la concentration

baines.

Ainsi,

Cayenne,

de 35 000 habitants régions

est

(bourgs,

en 1974, totalisait

un peu différente

hameaux et habitations

lorsque

l'on

sait

lations

tribales

autres

qui intéressent

des deux territoires

amérindienne

en Amapa (caboclos),

entre

les

deux

rurale

en Amapa

est encore représentent

notre do Navio

que les Amérindiens.

la population

agglomérée

la population

représentait

zones ur-

plus

fort

des popu-

et Amérindiens).

de la mine de manganèse de Serra permanents

particuliè-

dans les

La situation

puisque

dispersées)

Réfugiés

accru

une population

que sur ces 14,8%, 9% environ

Les régions

tants

est

14,8% en Guyane en 1974. L'écart

(Noirs

de 55 125 h. en

des habitants

(CALMONT, 1975, p. 84).

cependant

30% en 1975 pour

ception

1978).

de 1'Amapa

étude

Ailleurs,

noire

à l'ex-

en Amapa, vide

d'habi-

la majorité

est composée de métis à dominante

sont,

de

à dominante

en Guyane (créoles).

'


-

La population unité

métisse

raciale,

très

Saint-Luciens ethniques

de Guyane est cependant,

les Chinois

délimités

accentue C'est

d'Haïtiens.

au niveau

de la situation

l'écart

le plus

fort

entre

ticle

"French

Guiana"

de 1'Encyclopaedia

je la résumais "French

by aid

from France.

salaries

similar

and a unsufficient

of economic

linked

in the late

being

out.

lumbering Other

and other far

partly

mining

minerals.

ayant

est producteur riz

the Guianan

plus

sans

; dans l'ar-

requiring to a low produce

Hopes

Space Center, the "Plan stock

immigration

fisheries

emigration

development.

a new program,

having

Vert"

raising

of French

brought

little

and stock

is

and settlers.

and the traditionnal

agriculture

été longtemps

le territoire

manioc,

with

la situation

économique

que maïs,

economic

prospection

son démarrage

que réside

economy sustained

legislation

further

demand for

A l'opposé,

OU

(BRUGIERES et P.

cari,, as opposed

through

In general,

from meet the local

que. Pourtant,

and social

sixties,

are the shrimp

The recent

Britannica

is based on agricultural,

development

activities

panning.

It

économique

and dynamism due to important

hinder

been deceived

groupes

:

of France

development,

carried

ainsi

The economic

France,

d'autres

Amapa et Guyane française

qualification

to metropolitan

de

(5 400 en 1976)

Guiana has an artificial

to those

certaine

la diversité.

doute

GRENAND, 1979),

Réfugiés

d'une aIAntillais,

La présence

comme les Noirs

encore

en dépit

composée de Guyanais,

hétérogène,

et aujourd'hui bien

18-

gold

hope on bauxite raising

are still

food." de 1'Amapa est beaucoup une région

tardivement. en suffisance

et canne à sucre.

contestée,

plus

elle

a amorcé

Grâce à sa population de produits Le long

vivriers

de la vallée

dynami-

rurale, tels

de


- 19 -

1'Araguari

les fronts

naçant

à plus

amont.

La ressource

le XVIIIe

de colonisation

ou moins long

terme

agricole

adjoint

forêt

de "Varzea".

Ainsi,

trait

257 500 m3 (PETIT,

dès

savanes

inon-

dans les

ressources

de cueillette

caoutchouc

ou la chasse le milieu

qui

est

cependant

la création

d'une

(cf

principale-

(740 000 t.

a été accompagnée

Carte

l'exploitation

ligne

en 1964,

par la crois-

de chemin de fer

1, p. 10).

des bois

en 1975, la firme

Depuis

dix

de déroulage

ajoute

à cette

comme la noix

du

aux caïmans noirs, est beaucoup

Nous retrouverons conséquences

BRDYNZEEL MADEIRAS en a ex-

industrie

extractive

des

Brésil,

la collecte

du

on comprend

plus

fort

à travers

de ces économies

ans

de la

1978).

Si l'on

diverses

citée

des bovins

du manganèse

de commerce.

au manganèse s'est

les

en

de l'Amapa,

rapide

do Navio

de Macapa,

de 250 Km et d'un port

sur

situées

importante

économique

1 900 000 en 1975) de Serra

l'impact

amérindiennes

me-

en 1964, 86 000 en 1975).

1950, à l'extraction

sance de la ville

sont en progression,

terres

l'élevage

L'essor ment dû, depuis

les

la plus

siècle,demeure

dées (72 000 têtes

agricole

qu'en l'histoire

et peuplemeks

très

vite

que

Guyane des Wayapi différents.


- 20-

PROBLEMES METHODOLOGIQUES

Est-il rindiennes

besoin

des basses

des populations

de rappeler terres

il

que de nous borner

de notre

connaissance

s'agit

tropicale,

des populations

am&

et parmi

celle

elles,

est mal connue ? bien

à cette

entendu

plus

connotation.

sont de cinq - les

jorité

d'Amérique

de Guyane française,

Pour l'heure, raisons

que l'histoire

documents

ordres

:

écrits

rédigés

par des Européens

ou leurs

- les

traditions

- les

données ethno-linguistiques

d'en

étudier

Les sources

dans leur

les

historiques

immense ma-

descendants. orales

des populations

actuellement

survivantes.

l'ensemble

à travers

des écrits. - les

savanes

dispersées

et les

forêts.

témoignages

archéologiques

enfouis

dans les


- 31

- les tifiques

tant

indices

-

déductibles

d'observations

sur la classification

que sur l'utilisation

Ce sont leur

de livrer

ethno-sciende la flore

ou

de la faune,

Amérindiens

capacité

que nous examinons

une

fidèle

image

des anciens

ici.

1) SOURCESECRITES

1.1. Nature

des sources Il

Guyane française

n'est

française

et sa politique

minant

a abouti

leur

depuis

officiel.

de l'historien

ont dépouillé,

en 1952, 1953 et

1956,l'ensemble

entre

1651 et

1822, contenue

vail

est plus

nant

la Guyane française

Dépouillement

largement

que la

Le continuum

avec son archivage un facteur

-

déter-c

,des corresp'ondances,

Quant aux ouvrages fois-ci

en climat

liée

édités, à leur

suc-

tempéré.

de la Guyane est

l'inven-

BOUGARD-CORDIER, SAROTTE,

4rchives

Ces spécialistes

siècle

et cette

par les archivistes-paléographes

BASSERBAU et TAILLEMITE,des

défavorisées.

conservation

du papier

atout

des archives,

est sans doute

a été plus hasardeuse

cès et à la bonne conservation

taire

des plus

centraliste

à caractère

Un autre

au regard

le XVIIe

à une excellente

et mémoires

survivance

certain,

pas une région

méthodique

rapports

:

est à peu près

de l'administration

qui

écrites

trié

Coloniales

et résumé en trois

de la correspondance

dans les registres

complété‘par conservés

concernant

un

volumes

à la Bibliothèque

parus

officielle

de la série

Catalogue

des Notes et Documents concernant

la Guyane.

écrite C

14

des Documents Nationale

la Guyane réunis

. Ce traconcer-

suivi par

du


Artur,

médecin

auteurs.

du Roi à Cayenne paru

Enfin

la Bibliographie

en 1952 et écrit

de la Guyane française

HTJR#JJLT, SABAN et ABONNENCnous donne un panorama et articles

publiés

pas de travaux ves portugaises tir

serait

des seuls

de dégager

excellents

travaux

rapidement

de la recherche

français,

la valeur

malheureusement

très

il

des archi-

productive.

A par-

nous est donc possible

comparée des documents

du point

de vue

ethnologique. Dans un récent

(P. GRENAND, 1978), des Amérindiens conditionnée

de son côté

par

des ouvrages

Une exploration

du côté brésilien. sans doute

(1957)

général

Nous ne disposons

sur ce pays.

identiques

par les mêmes

j'ai

travail

pour

l'Atlas

été amené à tenter

une synthèse

de Guyane où je présentais par la nature

du contact

de la Guyane de l'l-listoire

une division

en périodes,

avec le monde occidental

- du XVIe siècle

au milieu

du XVIIe

:

: des conflits

entre

Amérindiens

à l'installation

durable

: de la colonisation

- 1650-1790 le miroir

des Européens. à l'assistance;

aux alouettes. - de 1790 à 1930 : l'oubli.

Bien que les tent

quelque

peu de ce cadre

tées ont l'avantage majeures

idées

chronologique,

de les ordonner

de la France

à l'égard

de Cayenne en 1664),

la zone côtière, XVIIe

siècle)

tion

purement

venant

en effet

pré-européenne.

selon

grever

La colonisation,

politiques

(occupation

de sources

nos chances

délimi-

indigènes.

siècle

du pays

sor-

ainsi

les orientations

du XVIIe

tardive

archives

les périodes

nous ne possédons

la pénétration

dans les

des populations

Du XVIe au milieu tive

véhiculées

écrites

(deuxième

que sur

moitié

de connaître espagnole

défini-

du

une situa-

à l'ouest

et


portugaise tation

au sud,avait

des côtes,

nait,

la carte

soit

ethnique

LEIGH (1606)

daises, plus

directement

par la fréquen-

par les migrations

de l'Amérique

forestière

qu'elle

entraî-

; le voyageur

Charles

des Indiens

Yayo chassés

Les sources

sont

pas,

de Trinidad

à l'embou-

par les

?

anglaises

et françaises

que correspondances,

descriptif ront

indirectement

soit

(WILLIAMSON, 1923, p. 29) ne rencontra-t-il

chure de l'oyapock, Espagnols

déjà bouleversé,

réel.

largement

principal

est

très

principalement,

elles

présentent

Moyennement utiles utilisées

d'origines

Récits

pour le présent

de leurs

un intérêt

travail,

et des sauvages.

elles

se-

postérieurs.

Leur défaut

auteurs,

la Guyane n'ayant

pas eu son JEAN de LERY ou son YVES d'EVRBUX pour peindre de la nature

hollan-

de découvreurs

obligatoirement

dans nos travaux

le manque de talent

variées,

Les principaux

auteurs

les

de cette

fastes époque

sont MOQUBT, RALEIGH et BIET.

De 1650 à 1790 l'essentiel est

constitué

par la correspondance

et les ministres sur des centaines

compétents.

A quelques

de documents,

pour l'histoire

de la colonisation

fallait

au poids

mesurer

gouverneurs

il

Au moins dans les quatre-vingt

tait

ne s'y

mort et la curiosité

prêtait

les

ce type

que pour celle

premières guère

de l'encyclopédiste

près

est plus

utile

des Indiens.

l'intérêt

porté

évident

qu'il

années,

le cadre

: l'esprit

royaux

d'exceptions

de sources

est bien

documentation

fonctionnaires

dizaines

de correspondance

aux Amérindiens,

que et politique

entre

de notre

S'il

par les

serait

très

faible.

philosophi-

de la Renaissance n'était

1' 1 ,

pas encore

énée.


-24

L'installation fit

entrer

d'emblée

s'y

consumant

entre

à l'instar

des rêves

dans une survie

que ravitaillement,

consacraient

donc au fil

'dant nuancer

: soit

tard

l'Amapa,

parce

peuplement,

Ces préoccupations

un intérêt

aux écrits

des pères

en général veilleux

pour

, pour nous rendre

la période tir qui,

le voile

secs et trop

l'essentiel,

pendant

des Missions

63 ans,

11 faut

cepen-

des pions

dans

qui deviendra

plus

une composante

sont essentiels sur la géographie

la plupart entachés

alors

leur

fut

sous le gouverneavant

1650, limités

humaine

de ces documents

de la s'avsrent

voire

de mer-

la réalité.

de notre

Jésuites

C'est

pour notre

d'ethnocentrisme,

1720, les mentalités

la nature

des Amérindiens.

découse

sont malheureusement

en particulier

lèvent

Après

étaient

de voyage,comme

; ils

Malheureusement,

trop

à des thèmes tels

et rapports.

nettement

se

GRILLET et BECHAMEL, GOUPIL des MARETS et du Père

CHRETIEN. Les premiers car ils

sordide

de la correspondance

apparaissent

descriptif

blanche

fonctionnaires,que

du Contesté

de FEROLLEI;. Les récits

présentent

Guyane.

entre

nos jours,

de routes,

ouverture

représentaient

une partie

consacrée.

haute

C'est

querelles

qu'ils

au

travail,

au milieu.

la possession

importante

ment du Marquis

quotidienne

que les Amérindiens

pour

soit

et une vie

des ans ces lettres

parce

impérialiste

et ce jusqu'à L'Histoire

de terres,

à Cayenne

de plantation.

des Antilles.

inadaptée

précieux,

permanentes

de l'économie

jamais,

dorés

conquêtes

de minéraux

le jeu

de colonies

la Guyane ne fut

de la couronne

partagera

vertes

tardive

la Guyane dans l'ère

Or, dans les faits, un joyau

-

aussi

changent

documentation

et leurs l'hégémonie

espoirs

peu à peu, bien reste

de 1700 à 1763, va dominer

la même. C'est

de colonisation

de la famile

que,

à par-

d'ORVILLIERS

le gouvernement

de la


- 2s -

Guyane.

Il

semble que la sympathie

les Amérindiens

ait

veau des archives et ce n'est suivie

été à la base d'une les rapports

vraiment

qu'à

de l'intérieur

n'est

partir

du pays.

des plantes

contre

La naissance

il

fleurit

écrites

- pour des raisons

période

correspond

évidentes

des ouvrages

aux ères

devenant cette

aussi

prolixe

sur les Amérindiens.

En effet,

de fixisme

introduisant ne reculent

l'idée d'ailleurs

avec autant

Néanmoins,

sciences

en plus

naturelles

de position

qu'il

pas devant

d'aisance

ce siècle

successives

du Positivis-

nombreux plus

l'esprit

que celle

des

du temps ne changea

imposa l'image culturel

de l'éternel

: les

écrits

la contradiction,

tant

diserts,

ne nous apprend

des sciences

que de la cartographie

plus

importante

de dégénkescence

de données précises

une colonie

- mais aussi

littérature

sauvage,

de plus

son

que nous distinguons

y sont pourtant

sinon

porte

atteindre

la Guyane devient

de conservation

édités

Malheureusement

y parle

pour

par une prise

(1790-1930)

guëre le fond des documents,

l'on

Naturelle

des Amérindiens.

Les documents

période

dans l'llistoire

d'AUBLET (1775)

de Seconde importance,

guère plus

précis

: déjà présent

Politiquement,

archives.

et plus

à ce mouvement général

me et du Rationalisme.

la part

nombreux

Au ni-

philosophique

de MALOUET (1778)

La troisième dans les sources

de protection.

de l'esprit

de la Guyane Française

l'assimilation

plus

pour

de 1720 que nous avons une connaissance

de BARRF,RE (1743),

apogée dans les mémoires

des d'ORVILLIERS

politique

deviennent

sans doute pas étrangère

dans l'ouvrage

personnelle

de cette puisque

culturelle.

descriptives

dans les

domaines

ou de l'ethnographie

nous apdes et nous


pouvons,

à partir

travailler

de façon

plus

C'est se termine

dégagées

de celles-ci,

de leur

analytique.

ainsi

avec l'apogée

qu'en

Guyane comme ailleurs,

des grands

en 1878 et COUUBBAUentre

voyageurs

1889 et 1891, esprits

plus

peau français

là où ils

passaient,

furent

En dépit

d'un bilan

assez positif

jeur

reste,

porté plus

pour

d'observer

l'ensemble

haut,

lation

seul

Wayapi

de voyages

de notre

Cette permet

de sentir

de leur

temps,

à un certain

les

a) il et son auteur. excellents

diachronique

Cet aspect travaux

popu-

a connu une série

cette

région plus

ainsi

visités

des sources,

des documents

pas que l'ethnohistorien

ou d'un

signalés

et

:

diverses

nombre de problèmes ans,

progressif

de la grande

des Boni,

pratiquement

ma-

moderne naissait.

analyse

qualités

n'exclut

ment de cinquante

par les

ne furent

écrites

brève

le handicap

le désintérêt

1890

le dra-

à la qualité

période,

avec l'entrée

Après

où l'ethnographie

des sources

quant

pour

typiques.

des deux explorateurs

dans le sud de la Guyane.

Traitement

indépendants

que de planter

recherche,

et les mouvements migratoires

ce,à une période

dont CREVAUX

des représentants

du XIXe siècle

de l'Amapa,

assez

voyaient

troisième

A l'exception

le début

que le nord-ouest

1.2.

de cette

dans le cadre

aux Amérindiens.

ce qu'ils

le XIXe siècle

explorateurs

se préoccuper

des écrits

gangue de préjugés,

identiques autre

de trois

nous faut

du problême

est presque cités

confronté

s'agisse

cents

connaître

bibliographiques

dans le contexte

se trouve , qu'il

si elle

d'un

docu-

ans :

la date

du document

toujours plus

haut.

résolu Cependant,


- 27-

le fait

que nombre d'ouvrages

ne doit

jamais

être

- soit

il

n'étant

nous faut

nous sommes alors

face

d'une

compilation

pas daté,

ni

sa provenance

il

s'agit

lieu,

d'une

siècle.

Il

si l'on

a présent

phique,

hormis

là d'une

XIXe siècle.

françoises paufi

de la

faits

leur

rédaction

exposés

dans les

ancien,

l'original

cas :

Il

nous faudra

de le replacer

de plusieurs

souvent

Guianne

(vers

est 1760)

le ha-

et l'on

et une autre

surtout

de la référence

bibliogra-

n'apparaît

1'Histoire

pourra

du XVIIIe

inextricable,

et des Anciens,

exception

alors

dans son temps.

documents

siècle

que l'usage

La. seule

vraiment

des colonies

d’ARTUR

dont

nous

reparlerons

loin.

ne des observations, ethnographiques - soit teur

après

document plus

du XVIIe

de la Bible

les

précisée.

situation

à l'esprit

celle

d'un

compilation

mêlées une observation s'agit

dater

pour essayer

trouver

qu'au

bien

à plusieurs

s'agit

sard d'un nom, d'un - soit

publiés

oublié. b) il

documents;

furent

il

nous faut

déterminer

point

essentiel

en ce qui

européen,

d'un plus

rapport

rarement

- soit

il

s'agit

d'un

- soit

il

s'agit

d'une

cas,

c'est

sur les indigène

rapport

concerne

évidemment

graphiques,

géographiques,

pertinentes...

et là,

souvent

à la sincérité

paroles

et l'origiles

directes

rares

notes

directe, le dernier

il

d'un

observa-

;

sur des ouï-dire

observation

d) enfin

livrés

la nature

:

s'agit

Des trois

c) il

nous faut

historiques,

nous sommes, faute des auteurs.

déjà du type

qui

"notes

sera

isoler

numériques

anciens

de voyage".

le plus

les

;

intéressant.

données ethno-

et linguistiques

de recoupements

possibles,


28

1.2.1

-

- Les données ethnographiques

ne sont recevables rectes.

que nous entrons

ciale

et de la pensée

crits

sont

ses,

sachant

tellement d'entrée propre.

les

re...

sont somme toute nulles,

les

sauf

abondantes

façon

techniques

et celles

connaissance

plique

leur

à défaut

1.2.2.

- Les données cartographiques

tions,

fournir

de par leur

de leur

des é-

à des hypothè-

de l'auteur

est de toute

données sur les

leur

diso-

possibles

limité,

est

livrée

car à travers

de subsistance,

la paru-

sur l'organisation

chez le Père CHRETIEN (1715)

Pour ces deux auteurs, intérêt

interprétations

que la subjectivité

Cet exercice

la période,

sont des observations

que nous devons nous limiter

de jeu

matérielle

dans le domaine de l'organisation

religieuse, variées

toute

presque

la civilisation

que dans la mesure où elles

Dès lors

à la nôtre

concernant

sociale

et COUDREAU (1893).

des langues

amérindiennes

ex-

compréhension.

peuvent

sécheresse

avec certaines

précau-

même des données dépourvues

de

subjectivité.

Les problèmes au niveau

posés par la Cartograph?e-

de la qualité

des relevés

te des renseignements

contenus

mesure,

d'échelle.

gine

du changement

de la célèbre

grande

échelle,

erreur

fut

pluridatés il

pas,

et,

Un piège

: l'Atlas

la Guyane,des

plus

de cabinet Général

du Vénézuela

l'oriqui,

du Vénézuela

est

tendu par les

à partir

renseignements

exemple,à

allait

grand

Larousse

sur car-

dans une moindre

cas est,par

comme si elle

surtout

du report

documents

Ce dernier

compilation

ou anciens concernant

dans les

orthographiée

d'une

topographiques,

des Tumuc Humac, montagne

à la Guyane (HURAULT, 1957). tes résultant

résident

de documents (1959)

datant

ne publiaitde 1890 ?

ou

car-

à


-

Au delà ler

une série

cartes

permettent

minimum d'erreurs, plus

de ces inconvénients,

d'excellentes

tes contemporaines,

il

originales

qui,

d'effectuer

sans compter

m'a été possible confrontées

aux car-

des localisations

l'apport

toponymique

d'iso-

avec un

qui

sera évoqué

avant.

1.2.3. Elles

- Les données historiques sont précieuses

dental,

cependant

acteurs.

Elles

.mouvements

arrive

sont en revanche

cependant

laissant

très

à penser

de deux ou trois date,

qu'il

se passait

P'uis rien,

le silence...

indigènes

ne vivaient

pas, hors

vie

à la fabrication

1.2.4.

ce problème

du contact

des

Jésuites

donnée,

et religieuses Kaikuxian,

ments écrits,

ainsi

s.,

du XVIIIe

Or, dans l'énumération politiques

des chiffres tant

rien

évidentes

AramiXo, que les

alors traditions

Blancs

il émergent,

sociétés

: monotonie,

en quelque sans

sorte

Histoire.

parfois

Un exemple

précis

même, d'u-

éclaire

bien

sur le peuplement

sur la côte

des

que sur 1'Oyapock.

dit

groupes

que de nombreuses orales

observations

comme si les

sociétés

- sur les

les

chose en pays

On assiste

ne nous est

concerne

de récit

avec les

prudence.

des

exceptionnels,

sont abondantes,

qui demande une grande

moitié

des Amérindiens, les

une bribe

Tout s'ordonne

pièces

: nous possédons

politique

documents

désespérance...

de toutes

en ce qui

quand même quelque

- Les données démographiques

ne précision

Missions

végétative,

d'une

grevant

une allusion,

indien...

enlisement,

apparente

variable.

avec le monde occi-

que la vision

de la vie

culturelle

qu'une

extrêmement

décevantes

ou inter-tribaux

En dehors

intérêt

des contacts

ne nous livrent

d'uniformité

comparatives.

sont d'un

pour l'histoire

elles

internes

le concept

Galibi,

i?9-

- pour

des raisons

réfractaires allusions

actuelles,prouvent

de des docul'exis-

.


-

tente

de ces groupes

non "réduits".

Le problème donc l'inverse les

lignes,

de celui

révélateurs, gnait

résister

offertes,

: ici

données

à la tentation

même si les

particulièrement

des données numériques

désespérément

de se laisser

chiffres

de l'état

on scrute

est

aller

à des

sont pour une grande

sanitaire

catastrophique

part

qui ré-

sur les MIssions.

1.2.5.

- Les données linguistiques

certain maires

que nous souffrons

traversé

missionnaires çurent

l'océan.

à l'ensemble

que le Kaliiïa

concentrèrent

vinrent

plus

dans un texte rement

Plus

porté

était

sur telle

et telle

sont plus

révélateurs

bien

efforts

de brefs

animaux,

intéressantes

sont

cartes

d'AUDIFFKKDY (1763)

des indices rivière.

- en particulier

très

de leur

; quelquefois vrai

langue

et par-

de mots isolés objets,

plus

détaillées

ra-

: certaide Simon

langues

parlées

les noms de populations intertribaux

: nous avons

donné par la population c'est

;

Nous devons

celle

sur les

des contacts "x"

s'aper-

- un grand nombre de topo-

différemment,

Assez

sur le plan

et non l'autodénomination

précieux

ont

la région

générale".

plantes,

et reproduisent

lorsqu'ils

derniëre

lexiques

les

Les gram-

les premiers

connu dans toute

comme "langue

est

documents.

par

atténué

sur cette

le nom de la population

ment la traduction

s'est

Il

des Missions

(personnages,

et celle

nymes, nous donnant

écrit

l'intérêt

comme pâture,

excellentes

MSNTELLE (1778)

souvent

De plus,

leurs

français

coutumes).

nes sont

interne

des langues

maigres.

de nombreux

à l'usage

ou moins à l'imposer

donc nous contenter,

au contraire,

destinés

(Galibi)

alors

sont

là de la perte

les vocabulaires

et

rarement

ils

de l'utilisation

des autres

là on doit

interprétations

30-

un sobriquet,

nom. Le problème

est

plus

compliqué

"y"

rarepar les


-31

écritures

approximatives

de la langue , qui ples

différents,

-

des différents

aboutissent,

par exemple,

des noms de chefs, En définitive,

par les

textes

n'est

ditions

orales

existantes.

auteurs

et leur

à donner

de villages,

comme nom de peu-

de rivières...

la valeur

des diverses

qu'après

confrontation

déterminable

méconnaissance

données livrées avec les

tra-

2) SOURCESORALES

Bien que nous ayons pu constater, loque

"Situation

et avenir

que quelques

chercheurs

des traditions

orales,

de l'llnthropologie

mettent il

encore

une évidence

ne l'a

- Les idéologies

dominantes

Dès lors,

été,

la valeur d'aborder

que ce qui

une recher-

semble pour nous

des Amérindiens

ni persévérance de leurs

191)7),

historique

et ce pour diverses

faisaient

l'ensemble

(Paris,

col-

escamotant.

sans doute vrai

pas toujours

mais sans curiosité

mants, 206).

est

en doute

en les

du récent

en France"

nous a semblé impossible

che sur le passé des Amérindiens Il

lors

raisons

des êtres

char-

(HUR~DLT, 1972, pp.

propos

étaient

tenus

:

202-

pour pittores'

ques y sans plus. - Le fait

que les Amérindiens

qui ne ressemble les Occidentaux toire.

La fin

en rien

un mode de repérage

à nos manières

de dater

comme une irrémédiable de la confusion

histoire

n'est-elle

- Enfin,

l'incompréhension

des Amérindiens

aient

pas toute

des êtres

entre récente

générale "muets".

impossibilité chronologie,

fut

dans le temps

toujours à concevoir

historiographie

perçu

l'Hiset

? des langues .

vernaculaires

par

faisait


Or, nos observations se : le discours

té existe Galibi,

historique

chez tous

généalogiques

riers,

des toponymies

- Valeur

par les

des évènements

orales,

tels

pour

favoriser

ge. Mais comment connaître

en dépit

d'une

critique

en sens inverse, technique exemple,

par

mieux

DREAU (1893), lations

qu'une

1800, ils engagèrent

alors

guerre

dura près

qui

longue

tel

du temps, village

qu'en

les

et Indiens

son contenu

tente

ans,

ximatives

; le nom des antagonistes

ne répond

pas aux questions

doit-il

suivante

du genre

ou tel

écoutant;

avoir bien

est une

une valeur.

: COU-

des popuwayapi

: "Vers

de l'oyapock.

(ibid,

? Trois

dates

de la guerre. la guerre

Ils

les Roucouyennes,

de 1800 à 1830 environ"

: pourquoi

Un

ce problème

ennemis

citation

pas,

abusé,

des guerres

lieux

(HURAULT, HURAULT,

de 1'Histoire

avec leurs

; les

personna-

destin"

et aux sources

une telle

tendus

ou manipulation

? L'écriture

éclaire

Rouapir

Que nous fournit

qui

été parfois

une synthèse

sans trêve

de trente

de repère

de Guyane n'a-t-il

des sources,

de la façon

une guerre

ou guer-

les pièges

des colonisateurs

jusqu'au

des connai-s-

:

motivation,

discussion,

qui

parle

s'avancèrent

Français

encore

le premier

indigènes,

groupe,

permanente

merveilleuse,

orales

que tassement

autrement

la vision

(Palikur,

héroïques

de points

pas sous-estimer

"comportement,

ouvrage

sur la socié-

défaillante.

tel

17) des Amérindiens,

dans son minutieux

des récits

des traditions certes

l'inver-

la combinaison

autant

une datation

ne faut

traditions

1972, p.

ou mythiques),

ethnohistorique Il

De plus,

historiques,sont

de compenser

politique

que nous avons approchés

et Waygpi).

(réelles

nous montrent

que réflexion

les Amérindiens

sances

2.1.

en tant

Wayana, Emerillon

permettent

de terrain

p.279). appro-

Mais elle

? combien


- 33-

de villages

d'hommes,

COUDREAUdit bien

en guerre

"sans

; mais n'est-ce

trêve"

passe-partout

? comment faisait-on

la guerre

pas là une clause

? Certes,

de style

?

A l'opposé, ./katu

lorsque

sa

kasi

les Waygpi actuels po

chantent

:

t&&‘&wal&/

/tis~Ewalô,tiE~owalô/ /akusiway

apiliks

/mDkük”uma

wsiys/

"Etions-nous

mûkiïküma

tellement

nous les buveurs

Nous n'avons

que nous étions

réduits

que nous étions".

pas de date,

plus

rendue

ennemis

reliefs

des acouchis,

-'

même pas le nom des antagonistes, par d'autres

informations

du présent

sur le passé,

: : la projection

linguistique

d'ordre

interrogative

;

: les Wayâlpi buvaient

rituel

sociale

à valeur

régulière, Certes,

n'en

de sang,

le sang de leurs

;

- une information vie

., -

de COUDREAUest remplacé

par une forme verbale

- une information

à manger les

nous n'avons

pertinentes

- une information

nous les buveurs

de sang ?

réduits

mais le 11sans trêve" autrement

forts,

weiyû/

retenant

hésitatian

au point, dira-t-on,

que.l'aspect que l'Histoire,

terrible avant

l'idée

l'on

du fait

compte

semble-t-il,

ou glorieux d'être

qu'ils que

les

fairè leur

. Je répondrai

de leur

i<ayl?pi

toute

subliment

une critique,

se font

annihilait

de ne plus

les Way?ipi actuels

est pour les peuples, tient

: la guerre

sociologique

d'abattis. passé' sans

donc une science, passé.

Et même.si

affabulent,

mieux

vaut


- 34-

pour

le

vécus

chercheur

cette

l'ethnie

que

par

étrangers

sur

des

accorde

qu'il les

une place

se présente et sources

2.2.

des

faits

C'est vail

affabulation

directe

pour

indirects

jugements

incompris cette

centrale

ou déjà

raison,

à la tradition

des traditions

les paroles orale.

d'un

orale,

amoindrie.

dans laquelle

orales

il

les

cite

paroles

chose qui vous déplaise

la doctrine

de paroles

de relater

H. COTJDREAU(1893)

“- Je suis

d'un

wayapi

de bribes

de paroles s'en

arran-

trouve

dès

du Père LOMBARD

Indien

Galibi

qu'il

a re-

pas nommé ? Y a-t-il

? Exigez-vous

si nous n'avons

indigène

est à cet égard

venu.

une lettre

encore

aux superstitions

authentiques,

la version

de deux frères

pertinence

de

quelque

:? Ne sais-je

pas

?"

Au XIXe siècle,

rencontre

ora-

relatent

déjà parler souvent

donc ne m'avez-vous

chrétienne

réel

et leur

il

assez bien

vent

le plus

comme exemple

pas renoncé

relevés

exactement,

sources

anciens

on peut

Prenone

chose de moi ? N'ai-je

tables

entre

tra-

historiques:

s'agit

européenne,

: "Pourquoi

fusé de baptiser en moi quelque

des

que notre

ou plus

permanente

Amérindien,

Cependant,

gées au goût de la pensée

(1730)

par

écrites.

temps à autre

bien

faits

portés

d'autres,

Dans la mesure où les documents

lors

des

lointains.

parmi

comme une confrontation

- Connaissance

de tradition

sur

pas encore

nous trouvons de tel

un exemple

de véri-

déjà un souci

ou tel remarquable

fait.

sou-

Le voyageur ; citons

qui ne se sont pas vus depuis

dix

la ans :


-

- Et moi je suis

35 -

ici.

Un moment de silence. - La rivière

est bien

- Ce sont les roches Et cela

continue.

famille,

vers

qui portent

Petit

des amis,

mariages,

sèche ?

à petit,

on s'informe

des récoltes,

des voyages

des naissances.

son frère

le canot.

Au bout d'une

de la santé, faits,

de la

des morts,

demi-heure,

Acara

des

se tourne

:

- Je m'en vais. - C'est

bien.

Et Acara

repart

pour son village."

Si de tels pour des citations quelconque

dialogues

authentiques,

profondeur

(1931),

nissent tant tation

bien

Seul

quelques

témoignages

de ces savants

anthropologique

en général parmi

plus

NIMUENDAJU (1926)

l'orientation

plus

peuvent n'y

important,

d'intérêt

ces auteurs,

de tradition nous laisse

sans cesse aux paroles ses textes

effectivement

en a que très

proches

être

pris

peu qui aient,une

des limitations

de nous,ceux

de DE.,GOEJE (1941),

et du Père DELAWARDE (1966) des Amérindiens tend beaucoup

qu'historique

sur leur plus

vers

aux légendes

qu'aux

traditions

Ils

sur notre

faim.

là encore,

Si cet auteur

de ses informateurs, subjectives

il :

accordent,

historiques.

1972) commencent vraiment

Cependant,

pour-

une interpré-

NIMUENDAXJ annonce nos préoccupations

orale.

nous four-

passé,

des données recueillies.

Avec HURAULT (1968, systématiques

p. 316-17).

historique.

Les travaux :.HLBRINICK

il

(ibid.

actuelles. les

l'apport,

s'efforce

relevés

pourtant de se référer

impose quelquefois "Nous avons dû parfois

à


- 36-

alléger

le texte

de passages

dans lesquels,

l'entraînait thèses".

de nombreuses

loin

tiel

de toute

de son sujet

(HURA~T, Il

répétitions

1968, p.

se trouve

des traditions

et résumer

évidence,

un certain

l'imagination

; ces passages

nombre

du conteur

sont placés

entre

paren-

117).

donc que,

historiques

dans le présent

orales

travail,

a été collecté

l'essen-

par F. GRENAND

et moi : - 1) en 1969 chez les Wayana de 1'Itany - 2) en 1969, puis Oyapock et secondairement

de 1971 à 1978, chez les Wayapi du haut

avec ceux du moyen Oyapock et du Kouc.

ques données ont été collectées ayant

séjourné

sur

et du Jari.

1'Amapari

avec des informateurs et 1'Inipuku

Quel-

originaires

ou

en Amapa, chez les Wayapi-

puku. - 3) des données Emerillons

par nous en 1972 et surtout

- 4) Une enquête à mai 1979 par J.M.

ApalaifWayapi

ont été recueillies par E. NAVET (l)(1972)

complémentaire

a été effectuée

chez les et R.

de mars

BEAUDET(3)

- 5) Un texte collecté - 6) Enfin, bliés

comparatives

chez les Wayâ'pi du haut Oyapock. .. important sur les rapports Néo-Brésiliens/

sur le rio

Paru m'a ét& confié

je me référerai

souvent

par D. SCHOEPF(4).

aux textes

Wayana pu-

en 1968 par J. HURAULT.

(1) - ethnologue,

Maître

Assistant

à la Faculté

d'Oran

(2) - instituteur Orstom (3) - ethnomusicologue, (4) - ethnologue, conservateur du département d'Ethnographie de la Ville de Genève.

Amérique,

du Musée


-37

-

3) DONNEESETHNOLINGUISTIQUES L'apport aussi

récent

que l'essor

du travail

Dès lors

à l'ethnologie

science

en fournit

secondairement

lorsqu'un

appelé/kuyuyu/

Waygpi dit

par nos anciens"

ner à la fois

vers

vers

langues

d'autres

pour d'autres

le passé

évidemment

tout

particulièrement

sémantique

la compréhension à valeur

à propos il

de la culture,

diachronique.

oblige

familles

ou étymologi-

d'un poisson"ywalapa/ l'ethnologue

(quand et pourquoi

(à quelles

est

et relève

où la recherche

des données utilisables

Ainsi était

de cette

comparatif.

que fournit elle

de la linguistique

à se tour-

ce changement

linguistiques

?> et

appartiennent

ces mots ?). Il sinon

celle

n'y

a pas de limites

de la notation

est donc extrêmement de traditions crits

consacrés

les Nouragues des familles tion.

Plus

ce permet

d'une

de tempérer

de langue

citation

populations

documents

d'archives,

bref

relevés

la totalité

aux Amérindiens

connaissance des hypothèses

du bassin

Mairé,

des é-

des Guyanes.

leur

trop

vite

de l'oyapock

bâties.

au XVIIIe.

Tupi,

que le géographe

en partie

du Père FAUQUE (1728) Karib.

leur

moderne des langues

d'ethnies

alors

ignorance

nous authentifie

en présence

ambigüe de langue

pieu,

en présence

notre

que nous étions

en partie

appelaient

linguistiques

des noms des ethnies tre

indices

Le champ de renseignements

de voyages...

ou de loin

à de tels

les Pères GRILLET et BECHAMEL nous disent

(Norak)

encore

: cartes,

récits

de près

Lorsque

linguistique.

large

orales,

qualitatives

que même asser-'

en présenL'examen siècle

de langue

monKarib,

COUDREAU, à partir

en fait

uniquement

des


-

Dans le présent ethnolinguistiques jectivité

travail,

les

trois

utilisations

- l'identification

linguistique

- l'appréciation

des contacts

Wayapi ont-ils

ils

adopté et les

- les modifications

intertribaux

? Pourquoi

le couteau

les

de trame

à double

appliqué

des casse-têtes

"modernes"

maillon

de changement

sémantiques, grand poids

trop la part

étant

les

et Wayana) pour

termes et Karib

de parenté

sont-

en Guyane ?

de culture.

Prenons

le mot lsawalapal

en bois

assez

:

et quand

(Kalifia

actuellement

à tisser.

sub-

éteintes.

de traits

à un casse-tête

d'arc,

destiné

Or, dans un chant à double

à tasser guerrier,

tranchant.

différente,

pour

La forme

nous tenons

là un

technologique.

En conséquence, pas m'aventurer

Tupi

tranchant

sur le métier

le même mot est

seront

certains

de langues

: les WayZpi emploient

de toute

: pourquoi

mots Karib

ou la disparition

désigner fils

principales

de nombreux

animaux

donc les éléments

libérées

des populations

communs aux populations

un exemple

nous considérons

comme des données primaires

dont

les plantes

3%

dans la mesure où j'aurai

avant

pris

dans des interprétations

réservée

à l'argumentation

garde

de ne

étymologiques linguistique

ou

sera

d'un

dans mon travail.

4) DONNEES DE L'ARCHEOLOGIE Jusqu'à

ces toutes

giques

ont été à peu près

taires

de sites

(1943),

inexistantes.

ont été dressés

ABONNENC (1953)

de la Guyane.

dernières

En l'absence

pour

et complétés d'études

années,

les

fouilles

Par ailleurs, l'ensemble

quelques

inven-

du pays par REICHLEN

par TURENNE. (1978) stratigraphiques

archéolo-

pour

l'Atlas

et d'études

métho-


-39

diques n'a

des styles

pu être

relative

le sauvetage

TURENNE (1973)

de l'occupation

de surface

la densité l'habitat

du site

a-t-il

de l'île

De la fréquence poterie

permis

du peuplement

de la Pointe d'établir

et de la localisation

selon

peuvent

les

au milieu

conduire,

Gravier

l'ancienneté

des gisements

nous pouvons régions

et les

cependant

de

dégager

focalisations

de

bio-géographique.

Ces données mises en corrélation orales

archéologiques

de Cayenne (2500 BP).

et des polissoirs,

par rapport

de couches

dégagée.

Tout au plus . par le pédologue

aucune série

de poteries,

sérieusement

-

avec les

comme nous le verrons,

traditions

à des hypothèses

fructueuses. Enfin, fort.

heureusement

Surinam lents

l'absence suppléée

et au Brékil,, travaux

pour tout

d'archéologie par

les

travaux

méthodiques

en Amapa. Nous ferons

de EVANS et MEGGERS(1949,

ce qui

moderne en Guyane est

concerne

les migrations

géologiques

et pédologiques

permettront

secondairement

récentes

ainsi

conduits

appel

au

aux excel-

1975) et de BUBBERMAN (1974) anciennes.

Les connaissances

(CHOUBERT, 1957, LEVECUE, 1962)

des corrélations.

5) DONNEESETHNOSCIENTIFIQUES Les recherches vingt mettent

ans parallèlement de mieux

et de mieux

soit

comprendre

apprécier

en ethnoscience à l'écologie, les différentes

le poids

du

milieu

qui soit

se développent

depuis

à la linguistique,

ordonnances

per-

de l'univers

sur l'organisation

Comme dans le cas des données ethnolinguistiques,

des sociétés. ces


- 40-

recherches

fournissent

chroniquement

en deuxième

et comparativement

lieu

être

utilisées

la domestication toires

ou la spontanéité observées,

historiques

sérieuse,

qui,

resteraient

être

botaniques milieu

de par

soit entre

elle

l'absence

dans les

divers

terri-

en évidence

d'archéologie

sur

des

guyanaise

un lexique

et des migrations

simple peut

: lorsqu'une

soit

nouveau

espèces

zoologiques ethnie

transposer

peut

change de

son lexique qu'elle

aux populations

ou

zoo-

rencontre,

avec qui

elle

en contact.

fournis

par

le folklore. poissons", (Arapaima

repères

la confrontation Par exemple

dans l'important

les Wayapi donnent gigas)

dont

des indices

différents, d'un

sûrs

enfin,

proches

joints

/pilau/

"les

à l'espèce

actuel.

ancienne à d'autres

différent.

peuvent

être

sur le milieu

représentants

territoire

de localisation

également

chant

la prééminence

les plus

et par conséquent, écosystème

historiques

de nos connaissances

les eaux à 500 Km au Sud de leur

gnent

s'agir

par exemple

des nomenclatures

sur les nouvelles

D'autres

sont

ne puisse

de mettre

des contacts

un principe

et botanique

emprunter

en particulier

modestes,

d'espèces

par l'étude

biogéographique,

logique

dia-

occultes.

appréciée suivant

plus

permettent

L'importance de plus

Bien qu'il

des observations

des ethnies

contacts

en ethno-botanique

fructueusement.

de phytochronologie,

utilisables

dans l'espace.

Les connaissances peuvent

des éléments

et

grands

/pilauluku/ fréquentent

De tels

chants

dans des biotopes éléments,

témoi-


Reposant des collections

zoologiques et les

l'ethnologue ches,

un très

C'est

a pu être sur cette

ethnoscientifique,que

par les Wayâpi seront connaissances.

considérable fruit

importantes,

chercheurs

bon fichier

nord-amazoniennes

tion

sur un herbier

en sciences

d'identification

(2500 numéros) d'une

et sur

collaboration

naturelles

de toutes

des espèces

entre bran-

guyanaises

et

mis au point. base, divers

condition éléments

mis en relation

sine

qua non de toute

du milieu

avec l'ensemble

naturel de nos

déduc-

utilisés


-42.

-

III RECHERCHES HI§TORIQUE§

Avant Amérindiens

de brosser

d'apporter

d'Amérique

des anthropologues un rapide

des historiens

ayant

SUR LES AMERINDIENS

ma propre

contemporains

critique

face

cette

partie

m'est

des

l'intérêt apparu

utile

et des orientations de Guyane.

vu l'évolution

à travers

mieux

les écrits,

ethnohistorique,est

de l'attitude pour comprendre récente

dans

du monde.

Encore nous faut-il définition

laquelle

des travaux

suffisamment

aux Amérindiens

que la démarche historique,ou

il

à l'histoire

le passé des populations

Nous avons déjà des Européens

pour

va croissant,

panorama abordé

contribution

discipline

tropicale,

DE GUYANE

acceptable

apprécier

de l'ethnohistoire

ces travaux comme celle

à partir

que proposent

d'une


- 43-

POIRIER et DESCHAMPS (Ethnologie la tâche nelles

est double.

le processus

de leur

à tradition

orale

un hiatus

entre

canerai

pas, Mieux,

d'expliquer inclut

de les

selon

les

et pas

des sociétés introduisent "disparu".

sur lesquelles entre

je ne chi-

passé et pré-

changements

traditionnellement

WACHTRL (1971,

certes

de l'adjectif

un pont

recons-

actuelles

ne sont

de civili-

dans l'étude

(1) , POIRIER et DESCHAMPSétablissent

important

tradition-

et qu'elles

de langage, de jeter

Pour eux,

civilisations

par l'emploi

est bien

en se proposant

l'acculturation le plus

les

sur elles-mêmes

ce que l'ethnologie

sation,

s'efforcer

pas la capacité

de ces erreurs

l'essentiel

1436).

civilisations

Ces définitions

n'explicitent

passé et présent

au delà

Néanmoins,

et expliquer

à réfléchir

les

ont disparu,

changement".

, puisqu'elles

parfaites

sent.

où elles

et de "reconnaître

1968, p,

de "décrire

s'agit

et pour la part

tituer"

.'

Il

générale,

p. 25) entre

un lien histoire

de

fécond, et eth-

nologie. En définitive, importante, hue,

entre

l'une

l'autre

ethnohistoire

amorçant

ne subissant

correspondant du présent

la seule

et histoire,reste

nécessairement aucunement

respectivement

du présent,

Ces deux démarches

et à la troisième

partie

travail.

dans les écrits

allant

considérer du XVIIe

les notes siècle

convient

de remplacer

par

le terme plus

historiques

au milieu

siècle comme correspondant à nos exigences actuelles. --s-v _________-----------(1) Terme de moins en moins opérant pour l'ethnologue et qu'il

méthodolo-

à partir

contrainte.

à la deuxième

à mes yeux d'ordre

sa recherche

cette

Nous ne pouvons contenues

différence,

du XVIIIe

Toutefois

ARTUF.,

contemporain

général

d'adaptation.


- 44-

. . medecin peut

du roi,

être

par son travail

considéré

critique

comme un précurseur

les documents

chronologie siècle

correcte

au milieu

d'historiographe

de son temps,

du XVIIIe

: en effet il

des évènements

charentais

mérite

Il

passe

tour

idyllisme

il

nous a laissé

à tour

anarchistes. (1957,

graphe

perspicace

de fois

en passant

Si HTJRAULTa montré

phique

p. 95-lOO), dont

recoupées

lors

je les

Indiens historiques Waygpi

(p.

connaisseur vrage majeur

Il

interrompt

279-86)

des langues

des écrits à fait

dans les

est évidemment

la faiblesse

historiques nouvelle

ont pu être

à un ou

cartogra-

des dizaines

de terrain.

par COUDREAU, le récit ne prédispose

bien

son récit

par de longues (p.

Kayana il

attachées

269-78), (p.

dans Chez nos digressions

547-48).

nous offre

sûr pas

sur l'histoire

tout

des

De plus, au long

aux toponymes.

de COUDREAU, est bien

que les

et

et un ethno-

; pourtant,

que dans les

regrettable

nihilistes

de son oeuvre

utilisé

qui mérite

de géographie

du progrès

et méthodiques

indigènes,

moderne.

de contradictions.

pour un historien

de route,

des

anecdotes

archives

du XVIIe

de la forêt

des louanges

Jésuites

ou celle

pleine

par des poussées

littéraire

sur les Missions

de nombreuses

chose tout autant

il

une

l'histoire

en Amérique,

informations

approfondies

(1893),

de façon

d'établir

Professeur

une oeuvre

le tiens

sous forme de journal

à des analyses

voyage

de nos enquêtes

Le genre de voyage

nous abordons

dans ses ouvrages

rousseauiste

en classant

dans la colonie

une digression.

dès son premier

des Amérindiens,

1760,

siècle.

d'ailleurs

épris,

vers

a eu le mérite

survenus

Avec COUDREAU(1893) Ce voyageur

écrit

très

de l'ou-

L'intérêt

- et c'est

d'être

relevée

récits

des WayZpi et des Wayana.

deux parts

- d'avoir

là une

ne soient

puisé

pas clai-

ben


-45

rement

ou, fait

délimitées,

tée à travers

plus

des concepts

moins que COUDRRAUest

le premier

scientifiques

FROIDEVAUX (1894). sur les étapes du XVIIIe d'avoir

Il

replacé

que la seconde européens.

d'une

L'intérêt

recherche

ments pour comprendre

les

reste

du travail

de historique

de la Guyane dans la première est nul dans

du moment,nous

relations

entre

pas

la Guyane,dans

de géographie

chaque document d'archives coloniales

n'en

réinterpré-

de la Guyane.

à l'origine

ethnohistorique

et des préoccupations

soit

par COUDREAUpour

français,est s'agit

Il

ethnohistorien

suscité

de la découverte

siècle.

grave,

strictement

L'intérêt les milieux

-

les

moitié

; cependant le

cadre

le fait des

fournit

de sérieux

Amérindiens

et les

mentalités élé-

Français.

Ce n'est (1928),

que l'on

ses Recherches

s'intéresse

liste

tribus

qui

vers

1730,au

titre

des tribus

pour chaque ethnie. marque critique, travail

de 30 ans après,

à nouveau

sur les

Guyane Française qu'une

que plus

au passé de la Guyane.

occupaient

cet article

suivie

stricte est

le territoire

si prometteur.

amérindiennes

Compilation

avec LOMBARD

de la

nous n'obtenons

d'une

chronologie

des archives

le contraire

Dans

sans aucune re-

de ce que peut

être

un

d'ethnohistoire.

.. A l'opposé Les migrations de la Société cherches elles

historiques

des Tupi-Guarani

des Américanistes",

sur les basses

sont dues plus

et au même moment, METRAUX (1927),

terres.

à l'absence

ouvre

, publié

la voie

Si son exposé d'études

avec

dans le même"Journa1

contemporaine comporte

sur le terrain

des re-

plusieurs ou à la

erreurs,


- 46 -

méconnaissance En liant

de certains

l'ensemble

nous fournit

fonds

un travail

fécond

va de plus

l'archéologie,

duction

un rapide

diens

des trois

liser

les

mais original Il

et mythes

culturelle

et correspond

bien

sable

à la connaissance

n'est

(1971).

signalé

le propre

des

en 1943, en intro-

au Surinam, de l'histoire

en particulier

DE GOEJE des Amérinà uti-

historiques.

L'en-

Philosophie, voisines

diachronique

initia-

(1943)! prend

de l'évolution

partie

de la définition

de DE GOEJE, la plupart

(1925), l'llistoire,

conducteurs

A contrario, donnent

d'un bref

de la société

Cependant

pas un des fils

J. HURAULT lui

déjà

le premier

à la deuxième

aux Guyanes sont précédés

NIMUENDAJU sur les Palikur Galibi

panorama

des

de ce chapitre.

En dehors crés

plus Ainsi,

de la Guyane et des contrées

en compte la perspective

énoncée en tête

fut

comme indices

d'ailleurs

il

travaillant

comme nous l'avons

est en particulier

de cet auteur,

l'histoire

scientifiques

Néolithiques

données ethnolinguistiques

ceux de Guyane),

pour

les

des recherches

Des Indiens

Guyanes.

semble de l'oeuvre tion

préoccuper

Cependant,et

d'analyse.

peu démodé actuellement.

que de la Guyane française.

de son article

nous livre

(dont

relativement

en plus

l'essor

zones adjacentes

des fautes

de METRAUX, l'intérêt

dans la zone des Guyanes. pour

qu'à

du passé des Tupi-Guarani

A partir Amérindiens

d'archives

chapitre

étudiée.

celui,

des travaux historique

Citons

récent,

consa-

indispen-

le travail

de

de KLOOS sur les

dans la plupart

de ces travaux,

principaux.

deux ouvrages

la Premiere

place.

de la riche

L'un

consacré

oeuvre à l'étude

de


-

,des causes de l'écroulement l'autre

à l'analyse

(1972),sont

démographique

des rapports

d'une

ethnologiques

nous avons souligné, de cette

antérieurs

du point

oeuvre

pas moins qu'elle

est

et nous servira

inégalable

elle

plus

de RIVIERE,

and Amazonian

River

ses recherches

historiques

qu'à

ry of the Trio" L'oeuvre

publiés

plus

des actuels

ethnohistorique. Tirio

,diffèrent

n'en

qu'elle

reste traite

dans la mesure où

des cultures

anciennes.

de HURAULT, celles anglais

me-

RIVIERE cor-

pas pu me procurer

of the Indians Systems

ne puis

le deuxième Marriage

mieux

connue,

1961, s'inscrit

Les conclusions

of

apprécier

chapitre

"Histo-

Among the Trio

(1969).

en particulier

les

dans une perspective de FRIREL sur la formation

de sous-groupes

de celles

la thèse

on the Divide

(1967),et

travers

et sur l'existence sensiblement

il

points

comme une oeu-

ethnohistorique

dans son ouvrage

en 1958, 1960,

rares

Si

présente.

du Père FRIKEL, qui m'est

résolument

récente

inclus

1968).

travail.

des recherches

Survey

the Guianese

travaux

du présent

malheureusement

An Ethnographie

les

des sujets

nous apparaît

à mon orientation

Je n'ai

1965,

orales,

le Père FRIKEL et par l'anthropologue

respondent

en Guyane

quiparoourtl'ensemble

pas sur la reconstitution

Contemporaines nées'par

réflexion

au niveau

(1965-66),

et Indiens

des traditions

que comme une oeuvre

ne s'attarde

Français

(HURAULT, 1963,

sans cesse au cours

.vre historique

des Amérindiens

de vue méthodologique,

à propos

Cependant

elle

entre

la cristallisation

des écrits

faibles

47-

de RIVIERE.

jusqu'à

une date


-40

On s'aier$oit Guyanes est,

bien

traditionnelle cace.

qui

s'offrent

donc que l'ethnohistoire existante.

- surtout

événementielle

depuis

METRAUX, elle

Néanmoins,

véritable

que récente,

-

histoire à elle.

culturelle

prenant

de l'Est

Son rattachement - reste a pris

fort

nettement

en compte toutes

des

à 1'Histoire

et parfois

effi-

le chemin d'une les données


LES

WAYAPI

PAR

EUX-MÃ&#x160;MES


-50

-

UN PEUPLE ET SA TERRE

Une des tâches correctement

miter

ethnies

les

fréquentent

politiques

Avant de l'individu

ethnies

de l'ethnohistorien

dont il

parle,

ou ont fréquentés,

opérantes

1) AWA.E'JP&Y&

primordiales

et les

rapports

? ("QUI ETES-VOUS")

d'aborder

les

que ces les

: LES WAYk?I

étrangères,

il

faut

des Wayapi nous arrêter

allant sur

nom WayZpi lui-même. 1.1.

Le mot Way'api : son origine,

Le mot a reçu diverses les

sikles.

Cela peut

indiquer

sa signification

graphies soit

unités

régissent.

les modes de dénomination

aux populations

territoires

ensuite,d'isoler

et, qui

les

est de déli-

et prononciations

des variantes

selon

à travers les

ethnies

le


'qui

les prononçaient,

soit

de

mauvaises

notations

par les voyageurs

européens. Les variantes

des fonds

originaux

sont

les

suivantes

Oyanpiques

D'ANVILLE

Guaiapi

document portugais

Oürampis

carte

Oyanpis

BARRERE

Ouyampis

d'ORVILLIERS

Oucampis

BRULETOUT DE PREFONTAINES (1749)

Ouampi

TONY (1769)

Oyampi

THEBAULT DE LA MONDERIE (1819)

Oyampi

ADAMSE BAUVE et FERRE (1833)

Oyampi

LEPRIEUR

(1729) anonyme

anonyme des Jésuites

(1729) (1741)

(1745) (1745)

(1834)

Oyampi BAGOT (1849) Banaré Oyapi

SOUZA (1873)

Oyampi

CREVAUX (1883)

Oyampi

COUDREAU (1893)

Banaré

LOPES DE SOUSA (1927) MOURA (1934)

Banaé

LEVEILLE

Oyampi

HECKENROTH (1942)

Oyampi

HURAULT (1946 et

Oyampik

ARNAUD (1971)

WayZpi

GRENAND (1972)

(1938)

1962)

:


-52

-

Wayampi

HURAULT (1972)

WaiZpi

OLSON (1977)

Waigpi

TILKIN-GALLOIS

Eliminons employé

Celui-ci,

D'origine

quoique

actuellement

par les Jésuitesdu

du XVIIIe

de la mission

(c'est-à-dire

écrit

nations

(1)

Banarés, voyant

faudra, car

: "Il

de ces quartiers...".

(1) Voir

(2) Degrad: début

qui

exemples parlant

avec les

que les

du mot parmi limite

de portage

il

ami"

de faire

divise

habitant

cette

te quitte

dit

au dégrad

des

à chaque instant

189).

les populations de navigabilité entre

(2) des

se sauveraient

: "Nous arrivons

p.

un peu sybil-

183).

Oyampis répètent

(ibid,

les Wayzpi

de l'oyapock,

au dégrad

p.

et

l'intérieur

phrase

de la maladie, (1883,

banaré

Caycouciannes

en 1878, à la source

ont peur

loin,

dire

en créole,

des chemins

chargé

BAGOT (1849)

que je

nommé parce

l'emploi

et les Amérindiens nombreux

encore

Jean-Pierre

me dit-il,

le mot banaréqbiveut -----------------c--------

1718),

été popularisé

ARTUR, qui,

Oyapock et en "Banaré

Plus

IX,

avait

très

citer

au nom des François

les Oyampis,

ainsi

il

colons

les

était

que nous sommes tous malades."

Banarés,

les

Parmi

CREVAUX, en arrivant,

: "Il

au XIXe siècle,

langue,

on peut

met dans la bouche du Capitaine line

des Wayapi

de M. de CHABRILLAN chez les Amérindiens

(1762)

en Oyampi sur la rivière des forêts".

ou Banaé. -

CHRETIEN, lettre

parmi

au XIXe siècle,

amitié)

les autres

siècle

de pacification

du Haut-Camopi,

(Père

de cette

allié".

le mot -Banaré

à propos

Galibi

XVIIIe

dans le sens de "ami, allant

d'abord

occasionnellement

est une erreur. disparu

tout

(1979)

deux bassins

de langue

Karib,

sur une rivière, fluviaux.

p.

139.

et donc,


- 53-

Notons vocabulaire mentaire

Wayapi, n'ait

que COUDBEAU (1892) Il

de mot "banaré".

pas frappé

SOUZA, membre de la commission de l'ingénieur placers

aurifères

de l'oyapock

MOUBA, en 1934, se contente

qu'un

de surcroit,

dans son

mot aussi

parlait

élé-

la langue.

en 1927 sous la plume de LOPES DE

de frontière

des mines LEVEILLE,

pas relevé,

est étrange

un homme qui,

Le mot réapparaît

n'a

brésilienne,

créole

(1938). de signaler

chargé

Il

est

puis

sous celle

de l'inspection

intéressant

des

de noter

le nom comme employé

que

à tort

dans

la région.

Qu'en est-il sonnes âgées de Saint la jeune

génération

WayZpi eux-mêmes, partie

de leur

/panal^r/

à l'endroit

utilisant ils

désigne

appellent

avoir

En revanche,

en wayapi

toujours

l'ethnie

jamais

ultime

de la navigation,

où s'embarquaient

du troc

sur l'Oyapock(*).

testées

dans l'ensemble

les Panalr

De telles de l'oeuvre

"Oyampis".

employé

wayana.

les per-

les Wayapi,

C'est

Banarés, Quant aux

ce mot pour

un mot phonétiquement

en 1878, et Jean-Pierre,

au point

? Effectivement,

la forme française

dénient

ethnie.

CRBVAUX a entendu référer

Georges

actuellement

lui

en l'employant,devait

sont

que se

en sens inverse,

- Wayana pour descendre

expéditions

faire

abondamment at-

de CCUDBEAUet de CBBVAUX, ainsi

que par les WayZpi actuels.

(1) Ce débarcadère, sous le nom de

aujourd'hui

/Mop&ialups/

abandonné,

est

, le "débarcadère

ou

proche,

sans doute

c'est-à-dire,

tout

connu chez les Wayapi du prêtre".


- 54-

Dans le cas de BAGOT, qui, Banaré dire

les WayZpi localisés , encore

au delà

une fois,

linguistique

du même ordre.

de I'Oyapock,

il

Jésuites,

soit,

WayZpi,

puisque

du XIXe siècle

s'agit

(cf.

nous obtenons cependant

diverses

survivance d'une

s'agit

par

c'est-à-

d'une

confusion

du mot chez les du mot employé

confusion

fréquentaient

entre

Créoles

par les

Wayana et

le bas Oyapock au milieu

correspondances

examiner

: BOUDAUD, 1837,

telles

que t,

aujourd'hui,

entendu

du nom. Il

variantes.

Il

"Oyanpiques" que la présence

ont disparu.

voulant

pour un défaut

ARNAUD (1971)

A quelques

COUY,

de Camopi.

la forme portugaise

pas inutile

occlusives

attestée

en Wayapi,

la forme

en revanche

"Guaiapi"

collectée

relevé

Enfin

les

formes

fautes

la forme Wayapi,

correspondant

à la prononciation

de la langue,est

en cours

graphisme

correspondant

Signalons

enfin

de travaux

GRBNAND (1972),

d'adoption

aux alphabets

que je n'ai

de compilation.

correcte

pas pris

à mon avis,

des locuteurs

définitive phonétique,

en fimême

par

en 1736 est

être,

Depuis

car

forme connue,

"Oyampik"

de "Waiapi".

que

pour une simple

de 1741 et Oucampis de 1749 ne pourraient de graphie.

près,

est authentique,

avec la première

d'audition,

dans la région

n'est

de consonnes

Je tiens

renouer

nuances

est vraisemblable

(1729)

k, p, est historiquement

elles

d'auteur

ou bien

quelques

montre

mot Waygpi.

uniformité

forme recueillie,

F. GEENAND (1979)

fantaisie

à notre

une remarquable

d'en

la première

bien

d'une

deux ethnies

Revenons

si,

Quant à l'utilisation

soit

désigne

de l'oyapock, il

du débarcadère,

comme précédemment, les

de la source

bien,

DABBADIE, 1854).

1839,

nale

à partir

notons-le

OÜrampis

que des la seule

des quatre

parlers

avec des différences portugais

en compte certaines

de

ou français. formes

issues


-55

Que signifie littérature

, je n'ai "Je n'ai

les

d'autre.

d'hommes.

de cette

peuplade

à laquelle

Une de leurs

José Antonio, étaient

prouve

que,

Aussi, n'aiment

point

ils

chansons,

n'en

qu'on

ils

signifie

emploie

l'emploient

qui m'a été traduite

: "anciennement,

est-il

hommes, nous mangions

et nous ne nous nourrissions

Il

pas de manioc

sans par

peu éloignés, dit

dans

nos ennemis,

comme des femmes".

ADAMDE BAUVE, et P. FERRE, 1833, p. 277.

Si nous allons

voir

à déterminer,

il

plus

ne fait

loin

pas de doute

et ce, dans de nombreuses

(1) C'est-à-dire

au contact

Alexis,

parlaient

lesquels

(2) J'élimine

d'entrée

que la paternité

langues

tupi.

des Piriu

origine

les Wayana (GRENAND, 1972),

comme chez les Aparai

SCHOEPF, comm. pers.)

ethnie

Oyapi,

Wayampi,

est désignée

sans aucune étymologie

du Capitaine

Tupi.

de jeu une possible

notre

est stable

(2)

des descendants une langue

de ce mot est difficile

que son étymologie

possible.

karib (FRIKEL,

du mot.

(1) ,

cette

ont pas substitué

dans des temps encore

nous étions

une explication:

dans le bas de la rivière

au contraire,

anthropophages

chanson,

la

du nom Oyampi.

cependant

Dans l'intérieur,

répugnance.

cette

l'origine

mangeurs

Indiens

? A travers

que ADAM DE BAUVE pour risquer

trouvé

dénomination,

ils

le nom '%ayapi"

pas pu cnnna?tre

proprement

-

Chez

1958,

par les mots Wayapi,


-56

Cette du "Wayapi

moyen".

en particulier se ainsi

étymologie

Cependant,

: /wayZ - pi/. selon

lui-même

La première

"ce qui

On retrouve riers", et

"les

/-kü/

fait

-

In

-

-

-

i

ne

kasi

sa

noks

guerrier

pour

être

La deuxième texte 13

partie

avec Ilipr

-yapil

/ 3 -yapisil

"il

guer-

forts

d'emploi

1 -

de

:

owaya

mïi

affrontement

du mot, Paul.

/-pi/,

pour nous affronter".

- kil

/

Jwayâ

-

adversaire forts

kB plur.

face

à leurs

lors

d'une

Emü pour

adversaires".

l...

/-pi/ au but

combat",

"il

fut

dégagée

traduction

est

à rattacher

au lexème verbal

(avec

sa flèch$',

duquel

guerroie".

/

pour

un guerrier"...

touche "il

par

"les

-

notre

pas assez

1Zmii

être

ale

l

Zay

Panai+

tswaya

"Pour

un relais

exemples

Wayana plur.

11 les Wayana n'(étaient)

1

quelques

assez

/

force

après

Ce mot fait

/ tDwayZkc/

futur-ne

jamais

de /- waya/

est un morphème de non détermination

-

force

ne (serez)

/WayZ/ vient

dans

Voici

kasi

votre

ne "vous

pfz

Le mot se décompo-

front".

où/+/

la marque du pluriel.

apparu.

"visage",

vulgaire

et des discussions,

ou "adversaire".

/- wayal

adversaires",

/na

partie

/ Dwa/

du savoir

des textes

"affronter"

du ségrégat

/ may/ "en face de",

pas partie

le sens nous est

le contexte

partie

ne fait au hasard

avec Alasuka,

signifiant

-

est

dérivé

de

/


- 57 -

Les Way%pi sont donc "les saires

guerriersquitouchent

au but",

"les

adver-

qui combattent".

De nombreuses pour former cas isolé.

les

/uwaza

Tembé disent

/ "adversaire,

/tuwazan/

Tupi utilisent

montrant

des noms d'ethnies, Ainsi

Maranhao

langues

le mot /waya/

que les WayZpi ne sont pas un

:

guerrier"

"ennemi"

luway

l "en face de"

/waza

/"les

Indiens

Guaja:

groupe

vivant

dans le

(BOUDIN, 1966, p. 283 et 286)

Les Guarani

anciens

(NOGUEIRA, 1879) disaient

/ obai

/ "en face

lbayar

l "ennemi"

Les Tupinamba

du .XVIe siècle

deux de leurs

fractions,

(LERY, p. 318,

de"

qualifiaientdeTouaiat

l'une

1580>, l'autre

i

localisée

et de Tobajara

dans 1'Etat

dans le Pernambuco

d'Espirito

Santo,

(EDELWEISS, p. 74,

1969). Forts la fortune porains

de son emploi.

s'autodénomment

de la tribu; parcimonie,

La meilleure ainsi

qu'il

de cette Il ainsi

est

traduction incontestable

et ce , quelles

preuve

du mot Wayapi,

suivons

que les Wayapi contemque soient

les

fractions

en est que le mot même n'est

en va chez eux pour tous

les

"véritables"

prononcé

qu'avec

noms propres,


- 58-

De cette

lt aewal.

façon,

WaySpi et Wayapi-puku

considère

de /Kamala-kû/,

c'est

"les

ce,dans les

le cas très

Lorsque

au cours

de référence

d'un

d'une

avec les

très

et qualifie

autres

long récit qu'une

fillette

wayapi

chez les

le mot Wayâpi est employé,

relations

P &kiï ne prononce

spécial

valeur

actuelles,

comme authentiquement

dans les

Ainsi, la grand-mère

qu'une

amis".

avec emphase ou bien

anciennes,

des deux sous-tribus

(ce mot n'ayant

Wayapi de 1'Oyapock)se l'autre

chacune

sur les

seule

enlevée

ethnies.

fois

guerres

le nom et

par une ethnie

ennemie

Tap*'ïy. "Leur

soeur,

que,

désormais,était

quand nos hommes passèrent

WayZpi

!" ; elle

de son emploi

puisqu'elle eux,

les Tapi'Iïy

et c'est

bien

dans des bouches

que les Européens impossible (dont tupi

croît

la filiation du bassin

qu'il

honorifique,

(CF. supra

p. entre

part.

exploits

55

),

d'Amérindiens

autres

lorsque

sûr,pas

guerriers.

sait

d'anthropophagie

à

nom,

est en fait les Tapi'îy

l'aient

des ethnies adopté

pour eux et de sur-

le plaisir

Dans le cas de y aurait

bien

que les Wayapi

ou l'une

signifiant

une

d'ailleurs

de leur

que les Wayapi

l'on

'les

le montre

du mot sont

est problématique) Le fait

cria

Ce sont

l'origine

je pense qu'il

l'accusation

elle

précédente

attribuent

inventeurs

pour cela

plus".

d'étrangers.

a été longtemps

surtout

leurs

confusion

si les

de 1'Oyapock.

indiquer

d'elle,

le nom de 1729 à 1769. Il

linguistique

à valoriser

d'autre

ont relevé

de trancher

pourrait

les Wayapi

; c'est

du nom n'est,bien

La citation

dans la bouche

,que

près

actuelle

perpétuel.

le place

Tapi'%

ne nous connaissait

L'adoption preuve

devenue

qu'ils ADAMDE

donc eu plus d'une

part

prennent BADVE simplement

et le nom tribal

:


1.2.

Système de dénomination

et structures

sociales

anciennes

des

Wayâpi

Il que soient

est important

leurs

employer

de rappeler

autodénominations

que peu fréquemment

"verbaux",

répétons-le,

mais aussi

la plupart

tout

d'abord

anciennes,

les Way"api n'ont

dans la conversation

ne recouvrent

courante.

pas seulement

des catégories

que, quelles dû les

Ces tabous

les noms de personnes,

anthroponymiques

distinguées

par

les WayZîpi.

Actuellement collectivement un exemple à-dire

comme par le passé,

à eux par le morphème tiré

d'un

occidental)

d'un

-

l yane

a

7s dire

je

"Il

chef du XIXe siècle

luwâ

-

n'est

tout

/,

/

E7 i elle

pa

ta'

fini

plus

Z

l

palaisi

à dire.

Le tabou verbal

(disait Il

tE

plus

dire

à eux-mêmes.

L'utilisation

des mots comme /yane

avoir

été divisés

dont le principal terrogatoires

d'anciennes en groupes est

répétés,

/ ApZ/ ou bien

désignent /ApX/.

des points

qu'un

que leur

autodénominations. qu'ils

nu

/

donc maintenant

Blanc

même au niveau

qui préfèrent

quête

l

k>

c'est

francophones

,pas notre

"indien"

(c'est-

défunte

feu la grand mère)

n'est

se retrouve

déviant

ami

grand-mère

Blanc

des nôtres

précisément

:

sa 'i dire

ainsi

ce que j'ai

Voici

"nous".

de Miso sur le comportement

faux

nous

l

récit

/yans

les Wayapi se réfèrent

désormais".

des Wayapi

nom pour se référer 1, "nous",

ne simplifie

Les Wayapi actuels par une série

Nous verrons d'Ombre

c'est

qu'en

susbistent

disent

de termes dépit

d'in-

sur ces/Apa/,


-GO

qui

ont vraisemblablement

Il nant

n'y

ces groupes

constitué

la mosaïque

a que peu de choses

anciens

signale

des Wayapi peuplant

signale

la rivière

des indiens

et des"Tamokomes" considère

groupe

orale

lors

sur la rivière

"Carapana-touba"

ou Joachim

d'aujourd'hui)

est

des "Maracoupis"

de son quatrième

comme "proche"

second commandé par Oarapixi tradition

concer-

Yaroupi.

"Aoutas"

sur la rivière

le premier

de l'ethnie.

dans la littérature

sans commentaire

ADAM P)EBAUVE (1834), (1831-1832)

ancienne

:

BODIN (1824) composante

-

"Cououa"

(Kouc)

(Kalapanatir).

des Wayspi,

Manoel

voyage

il

S'il

pense que le

(Yawalumiti

dans la

un groupe WayZpi en contact

avec

les Brésiliens.

Parlant signale

que les

des sous-groupes

"Calayouas"

"Je croyais

quelques

là une tribu

que ce ne sont

relations

Calayauas....

le voyageur

B. Brown,

désignent forteresse

anglais

dans le rio

il

est

le premier

que les

Cotinga,

de San Joachim".

une grande à avoir

insisté

distincte,

que les

(1883,

indiens

affluent les

mais

ont eu

indigènes

de par

Ouapisiana

qu'il

du Rio Branco,

soldats

brésiliens

de la

p. 229).

comme la plupart uniformité

:

Nous avons su depuis,

sous le nom de Cariouas

COUDRRAU (1893), XIXe siècle,accorde

d'indiens

avec les Brésiliens

ne

perspicacement

que des Oyampis qui

la Guyane appellent

a rencontrés

CHEVAUX (1883)

sur le Kouc et ajoute

trouver

je m'aperçois

WayZpi,

à l'ethnie

sur les métissages

des voyageurs Wayapi. intertribaux

du

Cependant


- Gl-

et semble avoir formateurs.

frôlé,lors

Ainsi,

Toujours

de ses enquêtes,l'existence

p. 301 :

" Yaouroupicic

fut

réuni

d'oyampis

beaucoup

qu'un

simple

p. 336 :

" Il

le chef d'une

des dernières

fut

et ce fut

vers

le nord.

dans le haut

Tamocomes qu'il

Il

avait

des Tamocomes..."

migrations

avait

de cette

Il

pris

des Oyampis (1)

par Irapouroutou

rivière

qu'il

rencontra

les

emmena avec lui".

randonnée

dans l'est

. . . l'unique

village

des sources

de l'Oyapock,

COUUREAU

: 11

cases et comptant chianes

sont

langue

(ibd.

des Caïcouchianes,

une quinzaine

de la famille

que les Oyampis.

ment de celle

d'habitants.... Ils

tupi. Leurs

comme CREVAUX, il

est le premier

presque

la &me

pas suffisam-

une étude

reprend

spéciale."

à l'Amazone, en guerre

par crainte (1766),

Moyen et Bas Yary, d'arrière

garde

appelés

1'Iratapourou

devaient

où sont

est bien

entendu

les Wayana.

restés

Calayouas".

des cartes

du Rio Jari. erroné.

mention

ne voulurent

des' Oyampis,

et qui

l'appellation

:

qui nous fasse

(3) , dit-il,

Les Roucouyennes

(3) C'est-à-dire

parlent

p. 368-69).

" Patris

(2) Ce qui

Les Caïcou-

moeurs ne diffèrent

“Ca .ay.ouas" pour les Wayapi méridionaux

(1) Sans doute

composé de deux

des Oyampis pour mériter

Enfin,

oriental

lieutenant....

et surtout

du même chef,

de l'Amazone

découvre

plus

à propos

Lors d'une

des sous-groupes

des Oyampis" (2).

pas l'accompagner

avec lesquels

se trouver

alors

jusqu'à

nos jours

(ibid.

p. 279).

brésiliennes,

grand

ils

étaient

dans le ces Oyampis

affluent


- 62 -

Cette soit-elle,

brève

nous montre

la première

moitié

l'ensemble

sous-groupes

vante

s'agit

divers

Waygpi

d'une

sont

: soit

décevante

qui

employé les plus

très

soit

soit

sont

encore

des blasons

de L'Amazone. "les

employée

sui-

(Kalai)'!

pour désigner

c'est-à-dire

anciens,

En fait,

de la manière

aujourd'hui proches

et de

le nom des divers

avec les Brésiliens

fréquemment

des membres des groupes

siècle

un terme regrou-

terme s'explique

/tarnG-kG/,

appellation

aussi

pas une unité.

(Tamocomes),

"ceux

on reconnait

la totalité

auteurs

Ce dernier

quelquefois

des anciens

"Tamocomes",

ne formaient

Caïcouchianes...)

lswa/

encore

écrites,

que les Waygpi du XVIIIe

des sous-groupes

/kalai

Ce mot est

Il

par les

(Calayouas).

:

villages

pourtant

(Maracoupi,

populaires

des sources

du XIXe siècle

les noms employés pant

revue

les

Quant à

grands-pères". pour désigner

autrement

dit,

"les

ancêtres".

Les A$, la forêt", animaux chent

étaient,

quelquefois selon

ou végétaux.

à trois

les Wayapi

Les origines

gestes

les plus

des femmes due à la malveillance nommé Wayamakala recueillie

les hommes, soit

avec l'aide

anciens,

sont

cités

ka'apo

,"ceux

descendants

de

d'ancêtres

de ces groupes

semblent

du "mauvais" Selon

se ratta-

remonter

jumeau fils la version

à la perte de Dieu,

de Yawalu,

de Awala et Kamala recueillie de Mayamayali,

seuls, réussirent à reconquérir ---------__---__--------------(1) Les textes

actuels,

mythiques

(P. GRENAND, 1976).

en 1972, et celle

aussi

(1) .

différentes

1. Deux groupes,

appelés

le "bon jumeau",

deux femmes en les

intégralement

en annexe.

embêchant

en 1978, soit de


-

.remettre

leurs

dépouilles

-

63

animales,

celle

amazone (1) que ces "Peaux

perroquet

clandestinement

de la cassave

d'Aneu

par

: il

Yawapake

d'un

aux hommes.

donc des ancêtres

sous-groupes

qui

3. Enfin, catégorie;

se

le colt

sont issus

derniers d'un

avec un animai")(3) les

cas,

les unions

à un enfant,

soit

formateurs.

en wayapi-puku)

incestueux

selon

dans diverses

et les

transforma

peaux à chaque

forment

de bestialité

une troisième

(/-mawa/,

"pratiquer

des femmes Wayapi et des animaux

présentent

des variantes,

donnant

mâles.

naissance

à un couple.

origines

Essayons

d'en

regroupées, cerner

nous avons donc 17

les caractéristiques

principales.

(1) Sajou créole

fauve

:Cebus apella.

de Guyane.

Perroquet

L . . en bresrlren (2) Aussi "larve, soit

; jacquet loin

,asticot",

Macaco prego amazone :

boulanger

Amazona farinosa.'

; macaque en Papagaio-assu

en créole.

que nous avons pu.enquêter, correspondent

en brésilien

ces vers

à des insectes

bien

appelés réels,

/tapulu/ soit

diptères,

coléoptères.

(3) L'acte sations

/ -mawa/ nous a été à plusieurs

grivoises

un

dont les membres des

sous-groupes

acte

entre

Les trois groupes

a été

actuellement.

les quatre

ils

vermoulus

en un couple

(une dizaine)

(2) contenues

larves

ou dans des troncs

descendent

wayapi

(ou Yawap skwe

les

par un acte magique

Selon

descendent

et celle

pour préparer

de manioc

des sous-groupes

recueillit

en putréfaction

soit

majorité

le démiurge

modèle fixe

fois

fauve

avec ces femmes animales.

2. La grande "créée"

sajou

quittaient

et de la bière

. Les membres de ces deux sous-groupes marièrent

d'un

comme une perversion

reprises

pratiquée

cité

lors

par quelques

de converWayZpi.


- 64-

A beaucoup familles

vivant

actuellement

le Kouc. En revanche, familles

de ces groupes

vivant

(cf.

se rattachent

tableau

les

1, p.69)

diverses

sur l'oyapock

et

nous ne savons que peu de choses concernant

dans le bassin

de 1'Amapari.

Enfin,

plusieurs

les

groupes

sont éteints.

Parmi d'abord les

signaler

enquêtes

entre

les

leurs

- et j'ai

généalogiques

ancêtres

des types

entités, type

les

d'union

entités,

rangeant devient

n'y

connus et l'ancêtre

constate

obligatoire

animal

1

union

femelle

Ainsi,

au

des différentes un seul

pour

ces

toutes

+

recueillie

de la conversation, formateurs

homme wayapi entre

en humains

dans la version

des ancêtres

+

incestueuse

femme wayâpi

Groupe 3

dance récente

un lien

symétriques,

d'alliance

transformés

au cours

à travers

des distinctions

d'ailleurs

faut

éponyme.

à la formation

groupes

il

exogamique.

Groupe 2

celui-ci,

fois

a aucun moyen d'établir

qui présidèrent

en trois

évidentes,

de nombreuses

que l'on

la règle

le mariage Groupe

- qu'il

alors

d'union

les plus

pu le vérifier

historiquement

Ensuite, niveau

caractéristiques

précise, :

animal

deux animaux

(vers)

(homme + femme) mâle

auprès à propos

d'Awala, de la descen-


/ taila

-kC;

beau-frère

In

-

iyrkrl%

k3

descendance

ne / 3

-

In

-

ne

-

femme

restait

encore

5

-kwa

il

tE

- &l(k3 épouser

il

a+

pouvoir-pas

très

kupa pluriel

(1) . Ils

des beaux-frères

1amT

pluriel

si

n'avaient

partirent-ils.

S'ils

mes de leur

ils

pas pu avoir

n'auraient

kupa

/

/

descendance,(aussi) groupe,

/

partir

W

c'est

?&Y

-

descendance

"Il

?i

groupe

iy$kilz

l

donc Yï encore

être

waTwï

son propre

s3 t3

Yï encore

plur.

avaient

pas de

épousé les

fem-

de descendance

du tout". Ainsi,

selon

Awala,

très

nettement

établie,

Par ailleurs, de filiation fut

maintes

celle

de filiation

considérant

fois

ce qui peut

confirmé

en fait

lors

dire

décadents

toute

se déduire

de nos enquêtes

maternel

une base exogamique

se faisait

"beaux-frères

de son ancêtre étaient

avaient

comme stérile

à un groupe

patrilinéaire,

en mesure de capter s'exiler.

des groupes

l'appartenance

(1) Awala veut époque,

l'ensemble

suivant

d'Awala

généalogiques.

vers

Il

parle

1860, où les

et où les hommes à marier,

des femmes à l'extérieur,

endogame.

une règle

des propos

en devenir". Ulu~,

union

devaient

n'étant

d'une groupes plus

donc eux-mêmes.

et


- 66-

Un autre le rôle ples,

de ces groupes voici

l'extrait

point

: ils d'un

- Alasuka

:

étaient

De qui

qui

entre

a dit

qu'ils

comprendre

peu de doute

mon oncle

la souche

pour

Parmi de nombreux

laisse

autres

étaient

: Il

localisés.

dialogue

Ka 'iim%~w&gS - Kamala

nous semble essentiel

exem-

sur ce point:

a-t-il

dit

que les

?

étaient

la souche de l'ancêtre

Alasuka. : Et de quelle

- Alasuka res,

ceux-là,

(Hésitations

- Awala

: D'ailleurs,

cements

de leurs

- Kamala

: Oui.

volonté toire

AkikiimiS~w%ge du singe

bien

originai-

depuis

qu'ils

Pakati

également

au cours

village,

correspondre

arrivèrent.

elle

groupes

répondait

/,

un gars

de mes enquêtes

la grand-mère

à ma question

était-il?", "c'était

à côté des empla-

villages.

de notre

de faire

l'aval.

cela.

retrouvé

Par exemple,

groupe

venaient

nous sommes installés

avec l'aïeule

d'origine.

qu'ils

par la rivière

: C'est

permanente

"de quel

avec sûreté

anciens

: C'est

J'ai généalogiques

vraiment

successives). : On dit

- Kamala

étaient-ils

papa ?

- Kamala

- Awala

région

: / :

de filiation

et terriapZ

mDma'&

/Mapali-wâ

de la rivière

Aïtu,une

Mapali,

ta

?/, ,

du groupe

hurleur."

Plus

encore,

cette

guistiquement

dans le terme

/im%Zw&gF. /.

Ce terme de dérivation

base territoriale

de dérivation est

qui

sert

lui-même

est à désigner

figée les

lingroupes

un mot composé : /rn&g/

:


- 67 -

veut

dire

"être

dérivation f-nge

lié",

"avoir

indiquant

la territorialité

/ est un pluriel

.Dans le discours, on dira

des attaches".

sociatif

pour faire

f-wZ/

: "ceux : "le

de",

groupe",

référence

est

le morphème de

"les

"le

gens de".

rassemblement".

à l'appartenance

d'un

ancêtre,

:

l

m3ma'E

*pi/

"de quelle .

On pourra

dire

aussi

fm3ma'E

"quelle

souche

(est)

(est-il)

?"

son origine

?"

: apZ/ ou

/ m3ma'E

wakîif

"à quel

groupe

(appartient-il)?" Il

est à remarquer

d'hui

que cette

pour définir

l'appartenance

communauté (cf.p.

la relever

groupes

manque d'insistance

femelle

de ma part

fauve

sur lequel

qu'à

employée

aujour-

actuelle,

la

douteuse

aux règles

insistent

plus

cul pendant",

de tels

traits

et impliquerait

d'alliance

strictement

aux propos

des Wayapi‘,

tion

des clans

caractérisés

il

des Wayapi.

plus

On dit

ainsi

comme la grenouille morphologiques

est

élevée,

haut.

en nous limitant

semble bien

que ces groupes

:

pu

à un

avons dépeints

par

:

de la queue de la'

une consanguinité

énoncées

que nous les

gros

Je n'ai

ce résultat

résidu

sont

les Wayãpi

physique.

une ignorance

; les Muluimiaw&gE

Tels

soient

territoriale

mais j'attribue

la survivance

sûr hautement

contraire

celle

une particularité

ont "le

Leptodactylus,etc. bien

point

s'attache

iimigw&ga

sajou

est

à l'unité

dernier

pour chaque groupe,

que les Ka'

formule

137).

Enfin, à denombreux

dernière

de filia-


- 68-

- Filiation

unilinéaire

- Profondeur - Exogamie

généalogique permettant

- Solidarité - Enfin

(ici

patrilinéarité)

sans lien

l'échange

de leurs

avec l'ancêtre

des femmes entre

membres au niveau

il

me semble difficile,

connaissances, culière

été possible telles entre

de parler

ne leur

permet

de dégager

anciens

exclu

les

interclaniques

avant,

résumées

les

elles

actuel

il

de mes parti-

ne nous a pas

de type

existent

origines

d'alliance

dualiste,

souvent

Par recoupement

de personnes éléments

ayant

non WayZpi.

données que nous possédons

territoriales

du Kouc et de l'oyapock,

ou 6e génération. s'agit

de trois

règle

De la même façon,

des relations

et les provenances

Waygpi actuels

il

puisqu'aucune

de s'articuler.

plus

provenant

actuellement

communautés.

Voici clans

groupes

de la communauté

du moins dans l'état

de phratries

que, nous le verrons les

les

base territoriale.

Bien que nous ayons des clans différentes,

éponyme

des ancêtres

mâles des

connus historiquement

à la 5e

avec CBEVAUX (1883)

vécu vers

sur les

1850-1860.

J'ai

et COUDREAU (1893), provisoirement


.groupss 11

irmur

ds d’un

famslla

Clans

olas homme

mt

m6tamorphoaS

=nim&l

d’un sn

femme

enoêtrss vers

traduction

kuleimSw2inge

Kwsnu

ka*iimiEwËnge

Alasuka

mûyuimiË&ngc

I,

cf.

haut

, Uluru

Pakûti

contect&

intertribeux

un.

fsmms

de

st

un

zoophilis

animal

mntra

mile

[vsnent

da

1 ‘eneconde

du

poisson

Leporinus

Fondus

11

11

de

l’oisseu

tinamou

éteints

II

*’

du

singe

stèle

Fondus

qklkiimiüwüngfz

‘du

singe

hurleur

Kratepiakrlewe

Mspeli

ailepaimiQw8ngo

w

>t

de

le

Wila,

Waipûkolc

kumakaimiâwëngs

$9

91

de

l’arbre

fromagsr

Ake*u,

keieuimiZw%nge

II

de

l’arbre

acajou

YWEdU

dens

esnr; dans

Flèche

WiliimiËwiingî

11

du

palmier

Beotrie

Mclu

tssiim~üs~nge

M

,t

de

l’arbre

Teohigalie

Tapapi,

mSng6ngëimiüwSnge

II

0

du

bourdon

Temanuwe,

Suluku,

Wilepisiiwa,

KwateSk3,

Taleku*e

identique

au

w

de

la

grenouille

Laptodac-

fondus

tylue

tale*iimi&ünge yawaimi&+angî

11

8,

11

du

poisson

1’

du

chien

Les clans

Hdpliss

anciens

dans

Wiwaile,

Nemi,

fiap"sï,

Kuluws,

des rray2*i

h

CKumakakwe)

sou-ce

ds

1'0yapock

Kuye*i

CA-lewalil

Yesi

*ani

Pilawili

olen

las "m-0

Jeri

Kuyeri

Pekala

yspaksniimiüwéngî 11

Tapakule*i

Teakese

t~et3imi~wüngî muluimi3wZngî

?

Mapeli

AkikiimGiwGnga 1900

SO’0 Sulu,

Amakûl

Yeroupi

traCes les

de

p.440

les kulsimiasenge vers IR70

vers

immu-

de 0-8 derniers Kuluepi C Ulualil

IV

ralekupi

31 .clanm

localisation

1860

yepekeniimiZwËngo SOU~CI

kulcimiEiw%gr 1890

1'0yepock

Ska

Alepao AkËngu,

da

Sapa

Mepali

at

Yasi

*bni


-70

Peut-on formateurs tout

sont

devenus

le XVIIIe

l'intérieur

siècle,

la décadence Le besoin

d'une

absorption.

liance

s'est

Nous discuterons

aucun rôle par

pourra telle

solidarité

prééminent

le biais

formateur

ce lien entre

est

émerger

il

a

moitié

et à mesure de

dans un autre

chapitre.

été de plus

été des groupes

en plus

fort

"étrangers"

peu ou prou à l'époque au niveau

ce qui

à confusion

touche

de

de l'al-

partie

pourra

aussi

de la population.

Ainsi,

une certaine

du Kouc en déplacement

plutôt,dans

pour

1850 ces localisations prouve

à

pour demander sont,

le

comme pour

la conversation,

on accolera

, etc.

elle

de comportement

déterminer

connu auquel

mélangés),

Néanà un

aux gens de son clan

Mapali-wakg,

n'ont

l'appartenance

de différences

les M%g&g~imi~w&ge (après

clans

à l'alliance.

patrilinéaire,

; on emploiera

on dira

à des groupes

que les

les noms mêmes des clans

de localisation

pour

certain

: un Yawaimiawkgs

Enfin,

Yasi75ni-wak'ii

en plus

Il

peu employés lieu

tout

est

de l'évocation

de préférence

/-w&ii/:

d'ailleurs

lors

ou obligation

et le couvert...

dernier

pour

famille.

de dérivation

plus

et ce, au fur

a sans doute

connue par la majeure

ou telle

le mot WayZpi, leur

du tout

la première

ces cas particuliers

de la filiation

Camopi s'adressera g?te

que, pendant

intertribale.

moins, clan

fait

correspond

Actuellement, plus

pendant

ont sans doute

du mot Wayapi

clans

a eté peu ou pas utilisé

générique

formateurs

dix-sept

que probable

que nous examinerons

appellation

groupes

est plus

probablement

que le remplacement

et la généralisation leur

C'est

comment les

? Il

le nom Wayapi

démographique

car certains

comprendre

les Wayapi

des groupes.

du XIXe siècle

-

le morphème

les YawaimiawZings . Si cette

;

attitude

correspondirent pourtant

l'attachement

prête de


Carte.3 Les clans wayapi vers 1850- 60


- 72 -

profond

que les Wayapi témoignent,

ancienne

2. LE

en dépit

Il

est une évidence

est pour leur

les Européens

soit

autant

te,

la vie

dire

sociale.

leur

est

bien

développée."

té territoriale,

dans le présent,

De l'occupation

la vie

-

nous

métaphysique

qu'elle

définition

totale

que pour

celle

et celle

faire

le voir,

porprocure:

de propriété

croire or il

Pour

qu'elle

qu'elle

de territoire

continu,

tribal

privée est

à une grande n'en

est

rien.

uniPas

que dans le passé,

En conséquence,

sur l'immense

mise en va-

la forêt

si la notion

comme nous allons cohésion.

à être

par des défrichements.

renferme

peut

que le sol

territoire

les WayZpi ne purent qu'ils

fréquentaient.

du territoire

diverses soit

soit

étrangère,

La territorialité

périodes

destinée

ne vaut

à un peuplement

de grande

une emprise

de tendances

une richesse

la terre

totalement

liée

n'eut

qui ne sera pas contestée,

En conséquence,

Une telle

établir

(P. et F. GRENAND, 1979),

par des constructions,

les Amérindiens,

l'ethnie

récent

: II

tions

à leur

TF3RITOIRE

écrivions

2.1.

distendus,

société.

Dans un article

plus

de liens

où les

des Wayapi stratégies

à la conscience et écologique

ethnique

semble être

politiques globalisante,

atomisantes.

la résultante

s'opposent soit

- selon

les

aux concep-


-

Parlant

de la localisation

révélatrice

73-

ancienne

de sa communauté,

- Eai

ka7 a

lupi.

forêt

dans

ya-y-m>

nous nous occuper

autrefois, nil

nous exploitions

y a longtemps,

Dans un précédent

trais

en détail

les

que les règnes

dans l'opposition support

neutre

conceptions

(P. GRENAND, 1976),

de l'espace

chez les Wayapi

où évoluent

tome

de se nourrir

les

(village de viande

j'ai

abor-

; j'y

mon-

ne sont pas vraiment

un sens que par la main-mise

- la clairière la nécessité

et végétal

mais apparaissent

nature/culture, qui ne prend

ces forêts"

travail

animal

minéral,

- la forêt,

C'est

phrase

: /kalama&

dé plus

Mis2 a cette

inclus

une sorte de leurs

de maîtres

esprits,

et abattis),

où évolue

qui provoque

la rencontre

l'homme. de

l'homme et des esprits.

Si l'on de subsistance concentriques

cette

division

des communautés du haut

Oyapock,

apparaît

recoupe

par l'étude

des activités

une organisation

en cercles

: I- le village 2- les

abattis

s'il

existe

périphériques un cours

l'exploitation risques.

d'eau

quotidienne

4- l'aire

de parcours

secondaire

par les des quatre

esprits.

du haut

zones sont

Toute

la vie

de la communauté commune aux trois Oyapock

dominées

économique

zones avec des différences

en bande

important

de parcours

Les deux premières les deux autres

avec extension

3- l'aire

communautés "alliées"

:

par

l'homme

est basée

d'intensité

et

sur

et de

; (1


-74

Cette catégories

de l'espace

nommées en Waygpi

- le village l'on

division

parle

est

/ta/

si

de "l'espace

- la zone défrichée

-

parle

construit"

forêt

secondaire"

de repousse

- les

aires

est

par / kokh

de parcours

de "l'espace d'une

périphérique soit

évidemment

à des

:

l'on

en exploitation",

correspond

ou plusieurs

représentée

/ "vieil

sur les

quotidienne

défriché"

soit

par

/ k2 /,

"abattis

c'est-à-dire

emplacements

ou secondaire

si

habitations.

abattis",

anciens

et / etZ/

sont

"la

d'abattis.

/ ka'

a/ "la

forêt",

le règne végétal. Ces différentes autres,

et peuvent

gigogne,

puisqu'il

verbale

recouvertes

signifie,

village,

du village, vation

être

notions

selon

région,

pays."

9 -i-m3

ma

WayZpi

il

se faire

"Les Waygpi habitent On peut d'aires

zones de contact de la guerre,

que les Vayâpi peuvent effort

par le terme les

contextes

Ainsi

les unes dans les /

anal,

lui-même

: "banc,

peut-on

mot

maison,

place

dire,

en déri-

entendre

:

/wayZpi

nébuleuse

s'emboitent

habitat

donc définir

ou de: grandes

Oyapock

la valeur

avec,

selon

régions

pas une conscience

sont pas considErées

est

fait

l'importance

que prenaient

u'aient

et de leurs

Wayapi

inhabitées.

d'occupatj.on

de mémorisation

f

dans

le territoire

Ce type

exploiter

PuPs

sur 1'Oyapock"

de parcours

toute

Wayapuku

des

à propos

ces notions.

bistorique

avec les

d'autant

pas pour

autant

des terres

qu'ils

ethni&voisines.

dans ce sens et les

comme abandonnees,

du peuplement, Nous verrons,

(113sol n'implique

limites

comme une

terres

moins qu'on

Sn gros inoccupées les

ne

traverse


régulièrement

pour se rendre

inverse,

la semi-sédentarisation

français

et brésilien

conception

du territoire,

don définitif

moitié gnit

un point

de parcours

actuelle de nuire

à plus

par perte

Qu'en était-il

dans le passé

bas accusé par ethnie.

Pedro MOURA (1931)

le Uassipein('),

très

anciens

d'ailleurs

? Pendant

de voyage

au contraire,

Nous vîmes une pirogue

nous ne rencontrâmes conque qui fut

sur ce point

que nous affirmaient région

utilisé,

nos propres

attei-

démographique brési-

:

des signes

pas

des Oyampis des régions des sources

vermouiue...

pas le moindre

constamment

locaux

du géologue

d'Uacamia (2) ou des Uracuyanas(3)

des montagnes

l'aban-

la première

groupes

nous vîmes

d'T.ndiens , probablement

gouvernements

terme à cette

avec le seuil

aucun doute

En sens

d'itinéraires,

les divers

Le journal

ne laisse

"Sur

entre

par les

ou moins long

du pays wayapi.

en relation

à une autre.

encouragée

entières

extrême,

de cette

aire

d'une

la séparation

1'Araguari.

-

en favorisant,

de régions

de ce siècle,

le plus 'lien

risque

-75

Par ailleurs,

vestige d'un tracé queld'accord

guides

en cela

(Wayapi)

avec ce

originaires

de Uassipein."

___________-_--__--------------(1) wasa ypE"i de la limite

: un des noms donnés à la source

en fait

une rivière

formatrice

de 1'Amapari

qui

ce nom.

(3) C'est-à-dire n'ayant

au delà

de navigabilité.

(2) Yakamiwa : c'est porte

de 1'Oyapock

jamais

les Wayana. MOURA se trompe d'ailleurs, habité

si loin

vers

l'est.

les Wayana

de


-

Vingt

ans plus

tard,

76-

HURAULT constatait

"Les Oyampi n'ont se fréquentent

:

pas le goût des Oayana pour

même assez peu d'un village

les voyages

; ils

à l'autre..."

(1962,

p. 69). On peut

donc déduire

territoire

sans peine

identique

circulation

encore

à celle plus

Plus

les

réduite

ment plus celle

forte

d'où

avec celles

pouvant

source

Voici vers

le début les

années

d'un

lieu,

fait

plus

admettre

, ce qu'atteste par Mspea d'un

du

mais avec une

de parcours.

le peuplement

est

moins grandes

une emprise

sensible-

était

donc différente

aires

de parcours

de communautés voisines,

les

étaient

zones mixtes

la tradition conflit

de

orale.

de ce type

survenu

*895('):

Kumakawir. Le chef Akala coup d'almaras. l'abattis en prenne.

de

est

a été traduit respecté

Il

voit

la conjugaison

qui habite,

avare

les déchets

et il rouge

lui, ; il

immédiatement du traducteur

n'aime

à y a beau-

très

dans

pas qu'on sucrée.

sur le chemin.

que sa canne à sucre

en français

sur WasEypZ'x,

coupe de la canne à sucre

de la canne à sucre et laisse

habite

à la pêche à l'aïmara

; mais Ali

C'était

Il

de Akala

il

Ali

main Ali passe. ~~~~~---~~------_----~~--~~

part

Ali.

En revenant,

mange en marchant

J'ai

aires

plusieurs

un monsieur qui s'appelle Y3 àPcksalaw& , près du village

conté.

de décrire,

La situation

"C'est

(1) Ce texte

une occupation

zones - et les distances

de conflit

récit

les

nous pouvons

En premier

en intersection

période

dans le temps,

sur le territoire.

d'aujourd'hui.

devenir

entre

on remonte

communautés,

cette

que nous venons

dense - du moins dans certaines entre

pour

Akala

Le lende-

a été coupée par

après

avoir

francophone.

lui

été


-

Akala.

Il

ramasse

/ tuk%g&

d'Akala

n'est

s'il

d'un homme qui,

revenant

d'une

les deux cosununautés,se du village

permet

voisin.

sucre

et d'aïmaras

part.

De la concurrence

sucre

sera ici

Il cle,

est

dans les qu'il

indice

villages

n'y

il

a qu'un

partagé

par

de la canne dans un lésé aurait

pas...

contrôle

entre

meilleur

de canne à dû avoir

une

La canne à

-

en

nette

plus

locaux.

: fourmi-flamant Dinoponera

(Cr.), grandis,

concernant

plusieurs

entre

avant

à

des personnes. le XIXe siè-

voyage et de familles

pendant

mais aussi

groupes

du territoire

de la circulation

toujours prédominé sur la volonté ----------_---------------------(I>/tuk%gi/

wavapi,

en visite

mois.

Il

semble bien

Wayapi du XIXe et du XXe siècle.

dans le temps,

du sol est non seulement

une évidence

et de contact

fluidité

parfois

Sans remonter

- c'est

d'un

d'individus

là une différence

que l'occupatian

sur un terrain

que nous avons recueillis

ne parle

autres

y ait

il

"beau-

nous sommes en présence

se sent donc doublement

au conflit,

la grande

pas de récits

où l'on

acapturé

de prendre

la logique

la conduite

le prétexte.

époque,

n'est

avare",

pas qu'il

En fait,

surcroît

de

selon

Un autre cette

est

pêche fructueuse

Ali

dont,

qu"'Ali

car n'oublions

a pas donnés.

de

malade...."

précisé

guère meilleure, et n'en

et les met dans un nid

devient

est bien

coup d'a?maras"

abattis

déchets

et Akala

/(l)

Dans cet exemple,

les

77-

liée

à la baisse

aux stratégies Ce'sont

tocandeira Poneridé.

alternantes

celles-ci

de contrôler

on constate

(Br.)

démographique d'isolement

qui semblent

l'ensemble

donc

du territoire.

avoir


- 78-

2.2.

Voies

ce sujet

de communications dans un travail

m'appesantirai

précédent

donc pas.

de la Guyane sont deux grands

J'y

liées

groupes

et moyens de transports

secondaires.

Cependant,

les Wayana, au Brésil,

port

et les

les

mais au contraire,

utilisés

par les WayZpi,

le canot

voies

ouvert

est

leur

de l'habitat. des WayZpi, (Jari, tendance satrices,

certain

des villages et d'autres

les deux tiers

situation.

installée

sont même essentiellement avec les

Quant aux moyens de transdans deux objets en vannerie

stables en fonction

que l'on

installés

essen-

(panakii).

en forêt. ou rupture

depuis

deux

de l'évolution

examine

le long

et les

la situation

des grands

cours

d'eau

Néanmoins,

selon

la

avec les nations

ces deux modes de répartition

Vers

1890, ce sont

Chez la fraction

relativement

localisés

intertribales...),

strictement

occidentaux,

a varié

du moment (contact

Wayapi vivaient

voisins

et la hotte

période

leurs

de leurs

recoupent.

d'utilisation

ou moins importants.

des

organisent

ne sont pas confondus

restées

on note

guerres

"à l'évolution

que si les moyens de transport

à quelque

politique

dans le Sud

des itinéraires

se résument

(ia)

Ainsi,

Oyapock...)

et ne

étant

déplacements

ils

sont

intensité

13-22)

affluents

marcheurs.

les

au feu

de communications

siècles,

les

axes de communication

Il

plus

de grands

d'eau,

tiels,

du XIXe siècle

à la différence

restent

abordé

communications

les Wayapi de 1'Oyapock

de ce fleuve,

les Wayapi-puku,

pédestres cours

ils

déjà

: les Wayana et les WayFipi."

Actuellement, à partir

que les

le début

survivants

déplacements

(P. GEENAND, 1972, p.

montrais

depuis

J'ai

1830, par exemple,

dans un habitat de l'ethnie

plus

forestier, qui

coloniétaient

de la moitié alors

se trouvaient

que,

des vers

dans cette


-

Cet état de communication utilisaient

les

sur les petits visoire côté,

utilisées

les voies

Accessoirement,

forestiers

de canots

il

"se recycler"

aussi

même pour

Les Wayapi-puku

progressivement

également

certains

déjà plus

J

maniement

des canots

abandonné le canot

monoxyles.

De leur

en écorce,jugeant

de son

que pour sa

avoir

période

guère servi été obligés

de

dans un habitat

déter-

sèche de moyens de trans-

et de 1'Inipuku

que "mauvais

pro-

saramaka.

ont,

par exemple,

En 1890, COUDKEAU (1893, canots"

sur la rivière

avec un groupe

avec des Wayapi et des Wayana,la

réapprenant

pas,

ne s'être

et avouent

une longue

En 1969, sur le KOUC, nous avons voyagé

en écorce

n'allait

Oyapock disent

abandonné le canot monoxyle.

p. 525) ne rencontre

le canot

monoxyle

WayZpi une perte

de 1'Amapari

fluviales.

pour sa construction

décennies,

pendant

forestiers

morts (1) . L'abandon,

des Wayana et des piroguiers

fixés

groupes

les voies

d'arbres

bien

les WayZpi du haut

auprès

riverains

du canot

des Wayâpi,

Etre

port.

encombrés

y a deux ou trois

miné entraîna

les

sûr sur les voies

; les

utilisaient

d'habileté

Ainsi

bien

préférentiellement

cours d'eau

sans perte

se répercutait

terrestres,

dans l'esprit

manoeuvre.

de fait

79-

côté,

Mapali.

de WayZpi-puku

fabrication

et le

les Wayapi de l'Oyapock.ont

son usage dorénavant

inutile.

__--------~~~~~----~~~~~--~(1) Grâce aux personnes la technique villée

de fabrication

calfatée

un seul voyage. grands

les plus

à la glaise, Son utilisation

cours d'eau

entrecoupés

âgées du haut

du canot très

en écorce

rudimentaire. est pratiquement

de rapides.

Oyapock, :

j'ai

pu observer

c'est une nacelle Elle

ne servait

impossible

cheque pour

sur les

I


-80

En dépit

et surtout

Waygpi.

Il

siècle Jari

de ces tendances

aux circonstances

que l'usage

du canot

(cf.

infra

ne purent

ne peut

p. ~5i)qui

se faire

sait

recouvre

les Tupi

pour

à l'océan.

amazoniens

(pirarucu

(1) et piraiba(2)),

canot

infra

2.3.

Toponymie

chap.III

et connaissance

les WayZpi à leur

un travail de repérage une étude faite

toponymique

dansuntravail

bassin

précédent

de 1'Oyapock

(2) piraiba les

toponymes

et les

lieux-dits

les formes

soit

le lecteur employés bien

que les

fleuves /pilau/ poissons

inséparable

du

des liens

pas inutile

touchant pourtant

qui

d'aborder,

à la toponymie

unisdans

et les modes

pas ici

le lieu

de refaire

Wayapi.

Celle-ci

a déjà

(P, GRENAND, 1972, p. 22-44) pour

été

pour le

la zone la plus

méridionale

(3).

gigas

: Brachyplatystoma

(3) Je renvoie

mot dont on

le chant

variable

n'est

et semble prématurée

: Arapaima

se réfère

sur la pêche des grands

du territoire

(bassin de 1'Amapari et du Jari) _---~~----___-----~-~-----~~~~~~~~~ (1) pirarucu

encore,

civilisation

il

. Ce n'est complète

l'Amazone

l'ancienneté

les problèmes

géographique

actuelle

au bas

du territoire.

territoire,

historique,

du XVIIIe

157-163).

Pour apprécier sent

de vue

chez les

du début

de /palana/,

bien

basée

pp.

ancien

anciennes

précisément

civilisation

pas perdre

que très

près

aussi

évoque une ancienne

au milieu

les Wayapi du moyen Xingu

situé

Plus

fortes

ne faut

La mythologie

sans canots. ancien

(cf.

être

menèrent

à un habitat

géants assimilés

il

que les migrations

d'ailleurs qu'il

adaptatives

historiques,

monoxyle

est évident

-

filamentosum 4 et 5, pp.87

aux cartes actuellement

par

les Wayâpi.

connus régionalement

franco-créoles,

soit

, j'indique

brésiliennes.

et

93

Pour les entre

: j'y cours

indique d'eau

parenthèses


-

- dans le bassin graphiquement conservé

les

(Piriu,

depuis

de l'oyapock

toponymes

utilisés

- dans le bassin

1830 et,

relativement

AUDIFFREDY (1763), par

Akokwa) qui parlaient,

renseignements

81-

ne remontent

pas,

leurs

sont en grande majorité

prédécesseurs

Jari

Tupi.

et de l'Amapari,

sauf pour quelques

identiques

partie

immédiats

des langues

du haut

compte tenu des déformations

connu carto-

les Way?ipi ont en grande

comme eux,

du Kouc,

bien

des auteurs

nos

noms, au delà anciens,

à ceux utilisés

les

de

toponymes

actuellement

par les

Wayapi. - la topographie à l'est,

l'oyapock

au sud-ouest

était

incertaine,

dite

pauvreté

cartographique

C'est

quables,

le Rio Araguari

erronée,jusqu'à

et le Jari

la couverture

par le Brésil

en 1972. Cette

supplémentaire

pour

analyser

de la région.

reste

que la toponymie

une toponymie

de décrire

par lignes

et non par zones ou surfaces. des modes de déplacement

Les sentiers

des années,

(1) Nous remercions

les

ici

qui nous a aimablement

wayzpi

offre

correctement (cours Cette

d'eau)

une couverture le territoire

ou points

conception

vient

remaren grande

des Wayapi.

sont peu marqués

LEPRIEUR, 1834, p. 208) et changeants. au cours

entre

et à l'ouest,

est une difficulté

du pays et nous permet

tribal.

partie

voir

RADAM(1) effectuée

Projeto

Il serrée

inclus

et le Kouc au -riord-ouest

aérienne

la toponymie

du quadrilatère

itinéraires

Si les subissent

Mme TILKIN-GALLOIS communiqué ces cartes

(COUDREAU, 1893, p. 365, axes restent des variations

de l'université interprétées.

identiques latérales

de Sâ'o Paulo


- 82 -

allant

de quelques

centaines

de mètres

Le repérage sés jadis,

est

Les points

une espèce

remarquables

arborescente

courant,

un ancien

remplace.

Sur les

/ytsapuku/

simple

sont

dominante,

village cours

(arbres

mais suffit

coupés aujourd'hui),

indiens.

à plusieurs

d'eau,

mémorisés

un cours

d'eau

arbustes

/&a

/i-tu/

qui,

1 a/,

cas-

des Amér-

: un arbre

traversé,

secondaire

les biefs

ou rapides

et les "sauts"

encochés,

à la vue exercée

aussi

et la forêt

kilomètres.

les

géant,

le sens du

peu à peu, lignes

sont des repères

le

droites supplémen-

taires.

Ces points l'élément

de jonction

On s'oriente

est

soleil

s'en

IE’E katu

kE

che :

la/

kitil6

/ "là

du plus

qui

grand

de fonction

entrent

nomme lpasisiw+/

l'arbre

Les toponymes sont souvent -------------------

formés

(1)

: Goupia

lpasisil

début

: /kwalaL

3'a

331

:

et le nord à main gau-

: un village auquel

le village

de ces éléments est nommé par

on adjoint

de feu le chef

le nom

un indicateur Zidock

se

goupi" (Oa désignant

sur un nom de plante

glabra,

"le

la gauche."

le dominent,

Ainsi,

+Pi/,

le sud à main droite

Waygpi est donc le reflet

qui

"sous". "sous

est

dont

sur la marche du soleil.

l'ouest

la droite",

en combinaison

des arbres : /wi/

est

une progression

lapt

se trouve

On a alors "là

La toponymie de repérage

soi

va et tombe".

l EyaukE

fondée

nommé /kwalai

Derrière,

kiti

balisent

l'orientation,

en regardantl'e.sf,

du chemin du soleil". "le

remarquables

Celastraceae.

les

ruisseaux

suivi

ou les

collines

du morphème de dérivation


- En-

/ti/

: la colline

"nombreux"

â la source

de 1'Oyapock

Ainsi

rivière

a-t-on,

d'eau

bief,

les

etc.

gouffre

de la fièvre"

rôle

toponymes

précédents

/palaïsy

lsta/

â mon sens , plus de récit

rivière

Inipuku,

nous trouvons

cement)

du piège

à jaguar",

professionnels

d'années. cement)

chef wayapi Waninika _~---____----___~~--

par les Noirs

évoque Boni,

Lauraceae.

officinalis,

des blancs".

tant

Papilionaceae.

un Leur

ils

sont

dans la

/ "ancien

incursion

1~ yuka

Réfugiés

qui

montagnes,

: se jetant

région,

par les Noirs",

sites

de base,existe

lkulalakwa

dans cette

Oyapock.

à un nom d'a-

ou mythologique.

la première

:

du fleuve

de l'esprit

des voyages

/meik3

puant".

rapides,

que géographique,

le ruisseau

le saut

moutouchys ,,(2) .

de nombreux

historique

évoquant

(commis)

Pterocarpus

désigne

"habitation

au cours

(1) lase mg/ : Ocotea rubra, (2) /mutusi/:

"la

accolé

gamme de toponymes

brésiliens

Sur l'oyapock, du meurtre

/Apam?ili-/,

ne sont pas oubliés

est un affluent

évocateur

des déclencheurs

seurs

bief

: ruisseaux,

nombre de composés à valeur est,

grottes

magique,

Au delà de cette certain

de...",

des arbres

le mot /E&S/ "habitation",

ou d'entité

. Ainsi

saut

: /wa7 anE" / "le

et les

de plante

recoupent

"le

Les gouffres

Enfin, nimal,

riviêre

tous un nom, basé sur le mot lui-

/mutusiitu/

11 en va de même pour les biefs

: "le

: "la

dans le moyen Oyapock,

portent

: par exemple,

/kalaikwa/

(1)

grignons"

Apamg."

Les rapides même /itu/

d'arbres

se nomment souvent

se jetant

des (Indiens)

"beaucoup

par exemple.

Les cours /-li/.

/As &rnZti-/

(empla-

des chas-

il

y a une trentaine

/,

"ancien

l'assassinat en 1842.

(empladu


-84

Dans ses grands stable.

Cependant, quotidien,

toponymie"

momentanée,

lon,

elle

chaque peuplement

enrichissement toponymie" don d'un

souvenir

temporaire,

Nous avons assisté

notre

ainsi

séjour

dans le haut

et se résorbe

assis

que,

aire

une "microchaque mame-

nous-mêmes â un tel Oyapock.

Cette

en une génération

un abattis, l'amour

de telles

dans une forêt

sur un tronc j'ai

couché, vu,

quand ils

anecdotes

sur des repères

(celle-la

de la vie

n'est

prendre

que le système

"micro-

après

découle

n'ont

modes de communication connaissance

l'aban-

: "quand

l'oncle

Nul doute

aux années

et non sur

alors

X que le

1942 ou 43),

les évènements

des ans.

d'insister

longuement

géographique

au cours

utilisable

pour

et la toponymie

des siècles.

et secondairement

du territoire

put me dire

jeunes."

remonte

pas nécessaire

dû guère varier

et propre,

sur ce tronc-même,

quotidienne

de repérage

haute

Plis3

étaient

ne passe pas la barrière

Il

qui

La permanence

la nécessité

com-

des

de maintenir

par tous en ont été les

en

une

garants

sûrs.

Evolution

historique

du territoire

waygpi

Quel a donc été ce territoire tive

des Waygpi après

res,

qui,

changées

assez

une nouvelle

nommant chaque ruisseau

C'est

était

historiques,

2.4.

ouvre

de se créer

labile,

et sa femme faire

les plus

éprouve

semble

site.

forêt

fondé

toponymie

le besoin

très

que nous étions cette

cette

communauté wayapi

végétal.

pendant est

traits,

lorsqu'une

de parcours

-

si elles depuis

1850 leur

permet

ne sont pas très

cette

date.

de donner

précises,

Ces limites

? La stabilisation

n'en

des bornes

relaassez

clai-

sont pas moins in-

sont désignées

â partir

des


- 85 -

grands

axes fluviaux. Vers le nord, la limite

/Wayapuku/), terre

des oiseaux"

rent

wayapi, la carte

l'anaconda naient

dressée

C'est

ses excréments

indiens

limite, moi,

que les

des couleurs

et firent

se métissèrent au sein

du confluent

tradition

se réfère

postérieurement

de l'ethnie,

comme une terre

ents

de leur fluent

le nomment

de la mythologie est porté

sur

sous le nom de

oiseaux,

après

avoir

de l'arc-en-ciel

tué

que conte-

plus

recueillie

un village

de la rivière

vraisemblablement

en fait

cette

â Camopi,

en aval

Crécou

avec les Wayapi;

ne considère

le territoire

portion

de droite,

wayapi

de I'Oyapock

zone de confluence.

de Camopi (dit

bu-

de cette

(KGkulu). aux Piriu

aujourd'hui, région

Pour qui

personne

de 1'Oyapock

Wayapi.

Camopi, de cette

pot en

oiseaux

qui

puisqu'il

peu claire

En amont de Canari-zozo rivière

vieux

la fête.

eu, au XIXe siècle,

en dessous cette

Piriu,

lieu

par AUDIFFKEDY (1763),

Selon une indication les WayZipi auraient

où) les

est un haut

â cet endroit

se parèrent

géant,

/ "le

connu même des Créoles

connu des anciens

"Ouaracaouare".

kawaws / "(là

pot des oiseaux",

de 1'Oyapock

Oyapock (IWayap oko 1, ou

/W+la tuluak&

/Wila

Ce toponyme,

"le

déjà

le lieu-dit

nommé aussi

(du cachiri)".

"Canari-zozo",

est

sur le fleuve

Seule

est remontée /Kapi

jusqu'au n'a

la rivière loin

limir ' a/ "confluent

de la

pas de profondeur,

n'étant

assez

confluent

guère

fréquentés

Maroupi

(Malupi),

les

afflu-

au delà af-

par les Wayapi du village du Camopi").


-

La faiblesse aisément s'est

: elle

faite

après

époque où l'écroulement quement,

la mort

démographique

d'ilmérindiens

de cette

de la migration

le mouvement est à relier

Waninika, plique

de l'occupation

marque l'extrêmité

tardivement

86-

zone s'explique

wayapi

du chef Clanini.ka était

largement

à l'absorption

venus de 1'Approuague

(1842), avancé.

par vers

en Guyane et à une Histori-

la famille

1825 ainsi

de que l'ex-

BAGOT : "On passe devant on arrive Indiens

la grande

roche Monpère ou roche

au village

de Cayemou (1) , habité

ensuite qui

sont

sortis

de l'ilpprouague

il

Diable... par les

y a environ

20 ans"

(1849). Cette

région

colonie

étant

ultérieurement

française,

la situation

une cause supplémentaire

en direction

gne géographique deux rives wayapi

fréquenté

de Camopi, de la source

dans cette

avant

Wayapi exploitent

le front

de contact

mauvaise

région.

ici.

Le bassin

une date

le pays wayapi de l'oyapock.

s'élargit Au cours

son cours

apprécier

récente.

inférieur

tout

de sa campa-

limites

d'abord, trois

n'a

couleurs.

; KS imu était

l'anaconda

Le mot KE imu est

(AHLBRINCK, 1956, p. 325).

géant

à rattacher

des

du territoire

mont Alikéné

auquel au Galibi

les

guère

décennies,

considérant la région plus en amont comme le pays émerillon. -----------_-----_---~~~~~~~~ (1) Actuellement Saut Keimou, ou lksimukwale /, "la fosse K E imu"

affluents

sur ses appréciations

Depuis jusqu'au

progres-

les

les

donc largement

du Camopi,

toute

fut

de son sous-peuplement.

à loisir C'est

avec la

qui en découla,

de 1890, COUDRRAU, en cartographiant

de l'Oyapock,put

je me baserai

sanitaire

du maintien

A partir sivement

demeurée

oiseaux /okoyumo/.

que

été les

(AlikEnE

)

Au XIXe ancienne prirent

de leurs


Carte.

4 :Le

Pays

Kapi(Camopi) 1860

H--

P

wayâpi

: region

Septentrionale

collines principales lieu- dit rapides nom wryâpi /nom regional limites raptantrionalss successives de l’expansion wsyapi peuplement de bois d’arc


-

siècle

le seul

cas d'occupation

wayâpi

(COUDBEAU, 1893, p. 440) qui Encore

doit-on

signaler

13%

aurait

dans le Camopi est

eu un village

que Asapo appartient

celui

d'Asapo

à St Yaniwe vers

au groupe

1870.

des émigrés

de

1'Approuague.

Entre de 1'0yapock

Camopi et la limite

ont été occupées

de navigation,?es

en permanence

depuis

axe que s'est

faite

l'expansion

des Wayapi vers

DEBAUVB note

après

son arrivée

chez le capitaine

Aricoto

(Alik>ts

de huit phrase

des

journées

ne laisse

rives

par

bassins

gauche,

(*pis?)

furent

cours

avant

abondent

in situ

par

furent

de se fondre

affluent

sur

aussi

région, bien

Yaroupi.

/%pis?/

le /Takululir/

la

au Saut

indien

plus

inégalement

sud-nord

l'occupation

les

inférieur

de Camopi jusqu'au loin

par les Wayapi de Trois

de leurs

de villages

deux derniers

historiques

bassins

et observations

p. 475 et p. 483). habite

est

affluents

et 1'Eureupousigne

dans les

relevés

remontée

Ainsi,

princi-

sur l'ensemble

de COUDREAU (1893,

est

de

Les emplacements

de Wayapi non contacté

, elle

p. 211)

affluents

(Yalupi)

en particulier

nos propres

les

occupés.

la Yaroupi

Son cours

qu'à

(1833,

rapidité

progression,

dans 1'Oyapock.

les Wayapi de la région

à la rivière

En 1830, ADAM

Wawarassigne

du Saut Aricoto."

des axes de pénétration

un groupe

de la rivière

sur cet

Way';pi.

de cette

que les affirmations

Actuellement

les

le /Kuluwatir/,

dans cette

et recoupent

le nord.

d'établissement

aucun doute

Au cours

de rive

trouvé

au dessus

du fleuve

paux et leurs

1830 et c'est

):

"En 1828, je n'avais

Cette

deux rives

encore

régulièrement saut Milfsi

vers

l'amont

Sauts.

les

sources

parcouru itu.

Quant

jusqu'à

son


La plupart revanche

avoir

des affluents

été moins fréquentés.

Yaoué (Yawa ) et Moutoura comme des terres

Wayzpi.

Ainsi,

la Mutula,

Pierre

en 1890 (ibid.

haut de cette Ils

pensent

Il

grosse

semble qu'il

qu'elle

région

m-me pour

la rivière

ampleur

rivière

qu'à

Yingarari

ou a été,

partir

(YE ngalali),

fréquenté

1'Oyapock. par tous

/KalaSkwa/,

de pénétration

La crique

les explorateurs

cès principalesau P.FERRE,

/M+taka

1834, p. 224-25;

A partir le "vieux les plus

pays"

way?ipi,

anciennes.

dans les premières cette

région

de

ne connaissent Il

en va de

que du temps de

ne prend

de la rive

Les rivières

/ MitakE

/ sont toutes

a été visitée

jusqu'en

est,

/Ralaliwa/,

des Wayapi dans la région

et était

sa de la

droite

/YEngalal+/,

/ en particulier

des

de

pratiquement

une des voies

d'ac-

1850 (ADAM DE BAUVB et

BAGOT, 1850: COUDREAU 1893, p. 520).

de la source celui

La source

de l'oyapock,

où se placent proprement

années du XIXe siècle

en 1789, il

les Tapfiy.

: dès le confluent

/isuk+/,

amazonien

le

de canotage.

le bassin

du XIXe siècle

versant

qu'ils

dans l'oyapock,

ancienne

considèrent

ennemis,

aujourd'hui

supérieur

tout

par les Wayapi.

/PakDt+/,/Walapululi/, axes sud-nord

du cours

du chef

chez les Wayapi-puku

de deux jours

Wayapi,

rivières

considérées

inconnue

générations.

/Yawc / qui , pas plus

Le territoire

était

qui prouve

plusieurs

en

été de même dans le passé.

par d'anciens

géographique

du moins depuis

semblent

les grandes

Les WayZpi actuels

mène directement

COUDRF,AlJ,,n'est connue au delà

réelle

en ait

de remontée,

comme habitée

erreur

pas cette

En particulier,

1893, p. 443).

rivière

droite

ne sont pas actuellement

après deux jours

de plus

l'Amapari,

(Mutula)

de la rive

précise

:

les

dite , car,

nous entrons

traditions

n'a

orales

dû être

lorsque

dans parmi

occupée que

LEBLOND explora


-9G

II

.

.

la méfiance

.

qu'on

connue et ennemie traces, sendre

tout

avait

cela

me détermina

l'oyapock."

sur le versant

La carte bassin

de La Notaye

du tassement signifie

toute

datée

nommée alors

qui, actuel

et non à L'Amapari.

voyageurs zonien

du siècle

sont

passé,

(/Mapali/

à l'est,

les

Vers

cela

époque des WayZpi

(1741),

à peine

de la rivière au haut

l'ouest,

"Mapari" Araguari

comme pour

ama-

1'Inipuku

proprement

dit,

situé

qui nomment /ALawali/

les Way?ipi disent

du Jari,

Les

dans le bassin

le Kouc (/Kuu/),

actuels

moins

de la Guyane et de

L'Araguari

un affluent

carte,

région.

axes de circulation

et /Alawali/).

dans le

Compte tenu

sur cette

correspond

ou /Yali/)(L),

le cours moyen de L'Amapari. territoriale

d'Amapa

à La source

est mal connu des Wayapi

comme Limite

des Palenques."

orientale,

siècle.

Les "Oyanpiques"

Pour les WayZpi actuels,

le Jari(/Y?il+/

et 1'Amapari plus

de sa position

way?ipi

le XVIIIe

des Jésuites

est porté

et à redes-

du territoire depuis

de cette

dite

in-

14).

Les zones intérieures

Le nom "Oürampis"

en raison

"crique

méridionale

pour ce qui concerne

l'Amapa,

au canot

y avait déjà à cette

qu'il

Sur la carte fausse

occupée

de la terre

raisonnablement La plus

à revenir

La partie

est

indienne

de tems en tems quelques

de 1729, situe

cartographique

dans La partie

nation

(HUHAULT, 1965, p.

amazonien

de D'ANVILLE,

de quelque

dont on découvrait

En revanche, située

-

la rivière

avoir eu

Kouyaci

(/KuyaLi/). _-----~--~~~~-~~~~~~~~~~~ (1) /YâLi/, le Jari cité"

signifie

est quelquefois évoquant

ainsi

la "rivière appelé l'importance

des Noix /Tukui

de Para"

puku/,

des anciens

qui

selon

les Wayapi;

signifierait

villages

Wayapi.

"la

grande


- 91 -

Voici,

après

héros

Ulukauli,

comment Yawalu

pays"

du bassin

du Jari

et rareté

d'une "Il

part,

arrivait il

un anaconda parce L'Oyapock

n'est

habitent

: il

l'autre

côté,

ce qu'il qu'ils

était

qu'il

réalisé

faisaient

n'y

a pas beaucoup

il

y en a beaucoup,

orales vers

car elle

que le Jari pour

que les

de poisson

âgée,

par

est droit. Indiens

et de gibier.

mais c'est

car

dangereux

y De

aussi

par-

des armées de singes

dirigent.

de ce grand

progressivement

après

les

archives

territoire

amazonien

1750. Auparavant,

guerrières

(Anon.

dans le haut bassin du fleuve _______----------------------

les Wayapi n'y

avec les

les Wayapi aux marches Sari.

particulièrement

de la rainette

de Goeldi

Dans un récit

grand est

issu

ou /kunawalu/

semble

1740; d'ORVILLIERS,

(TONY, 1769) concordent

le nord amena fatalement

magique

ne lui

a été fait

des Wayana (HDRAULT 1968, p'. 152) et des Wayapi.

(1) Ce jaguar

et ils

une rivière

(1) et aussi

y a des /kunawaluyawa/

abondance

:

L'oyapock

alors

du

le "vieux

en opposant

jeune,

Le Kouc était

pas une bonne rivière

que des incursions

Sur ce point,

une rivière

se tord,

entre

de cacahuète

pour la traverser.

Le peuplement s'être

de la fuite

de l'autre

avec de l'écorce

chevilles.

un canot

de l'Oyapock,

et sécurité

le canot : le Jari

le récit

commente les différences

insécurité

qu'aux

fallait

raconté

et la région

a fabriqué

sont partis

avoir

1745).

traditions

La progres‘sion

du pays wayana,

consacré

à ces heurts

de la transformation (Phrynohias

resinifitrix).


-5-z

avec les Wayana, un Wayapi du Kouc, Pirl+la,

anciens reprises

que les

quoique

le discours

les premiers ques jours

relations

se faisaient

ne soit

villages

pas très

gardèrent

un pied

Parler]$

avoir

commencé plus

tôt.

orientaux.

face

agricoles

sion

colonisation

à cette

sans doute,

d'enrôlement

aux tentatives (povoaçges)

bué à accélérer

soit

que

que par quel-

ils

n'habitent les

interfluves

semble

Jari

de toute

évidence

des Amérindiens. p.

à celle ans plus

Une allu-

156) et les se rap-

de la tentative tôt.

C'est

du chef Yawalumiti Des exactions

un

de fonder

du chef Asingau

soit

de Para quinze

de l'Amazone,

sur les

par les Portugais

dans SOUZA (1873,

la migration

pas d'habi-

à peu de distance,

faites

période,

cependant

aux

dans le

perpétrées

ont également

par

grandement

contri-

le mouvement.

de simplifier

aux cartes 4 et 5 ____ -------------1---------_-_(1) Je ne tiens

les Wayapi

mais du

à l'héroïsme

à cette

révoltés

Afin

par

(1)

à partir

est faite

que correspond

métis

date,

indique

du Kouc (COUDREAU 1893, p. 336).

Cabanos,

cette

mais,

localisation

dans les milices

mêmes raisons

les

et,

l'impression

séparés

progressif

lui-même,

que les Way?ipi consacrent

bassin

n'étaient

du Jari

Dès 1832,ADAM DR BAUVE ne rencontre

Cette

des colonies

portent

laisse

rivière

L'abandon

Wayapi sur le fleuve

stratégique

récits

il

Depuis

grande

le Kouc et 1'Amapari.

repli

à plusieurs

et d'autre

1890 (COUDREAU 1893, p. 529),

sur le Rio Jari.

entre

affluents

précis,

indique

de voyage.

à prOp?XUIent

tations

de part

des deux ethnies

Jusqu'en

plUS

-

pp.

a7 et

l'exposé, 93,

je renvoie

montrant

ces

le lecteur divers

pas compte de la communauté du chef Salapo

la FUNAI sur l'ancien

village

Wayana de Moloko pata.

changements

installée

situé


:arte.5:

Le

pays

Wayapi

: Région

méridionale


-94

territoriaux. seront

nie

De nombreux

analysés

pour

en détail

Ainsi

donc,

tension

du territoire

bassin

de l'oyapock,

accompagnée wayapi. sont

d'un

On doit

liées

évènements

plus

les deux cents

vers

qui

les rivières

les

pratiquement

surtout

remarquer

offrant

nous faut

anciens

occupés

documents

p. 824,

logiques,

pendant

ne gardent dire

1948).

d'autres

grands

portugaise,

de défense

aspects

plus

du passé des Waygpi, territoires il

les plus

n'y

historiques

a pas de

et archéo-

le moyen Xingu

en 1736, c'est-à-dire période

d'avoir

grande.

par NIMUENDAJU en 1927

habitaient

De cette précis

territoriales

axes pour peupler

mots sur les

sur le Jari

du

s'est

Elle

à l'invasion

Grâce à ses recherches

que le souvenir

de possession

Dans ce domaine,

que 1es'Wayapi

une ex-

par

dans le sud du territoire

face les

ici

de l'eth-

moyen cours.

une garantie

quelques

1730-1740.

allusion

279.

que ces fluctuations

ceux mis à jour

et passèrent

la décade

égal

ancêtres.

depuis

nous savons

siècle

dire

par leurs

nouveaux

(GILLIN,

XVIIe

cependant

fait

territoriales

jusqu'au

à abandonner

affluentes,

3 p.

avec la prise

de protection

consistait

est

années se caractérisent

de la source

repli

il

fluctuations

le nord,

Avant d'aborder il

auxquels

au chapitre

dernières

à une stratégie

stratégie

-

sans doute

lointaine

habité

au

les Wayapi

"vers

Mazone",

c'est-à-

l'Amazone.

Pendant

la période

Portugais

(1730-1740),

peut-être

le moyen Araguari.

NIMUENDAJU, c'est se trouvait

ils

au centre

concentrée

de contacts

occupaient D'après de cette

la majeure

fréquents

le bas Jari, les

partie

le rio

trouvailles

zone,sur

avec les

le rio

du peuplement

Maraca

et

archéologiques Iratapuru,que ; il

est aussi

de


- 95-

certain

que, dès la fin

1'Inipuku

et du moyen Jari

ves de ce peuplement que les recherches l'ethnohistoire. pects

de cette

culturels

fut

ne pourront archéologiques

période,

une grande

également

occupée.

cependant suppléeront

Nous reviendrons

plus

de ce peuplement

ancien.

avant

être

partie

Les étapes mieux

progressi-

connues que lors-

aux insuffisances (cf.

de

p.145

de

> sur les

as-

i


-99

-

II ORGANISATION

SOCIO-POLITIQUE

DES NAYAPI

:

$volution historique

Se référer sont

les

communautés locales

l'organisation

sociale

même nous permettre

aux unités

est un des fils

actuelle

les leur

faciles

qui peut

à l'organisation

d'expliciter

par les Wayapi pour maintenir

les plus

stratégies

à cerner

que

nous conduire

ancienne, politiques

et

de

par là

adoptées

indépendance.

1) LES COMMUNAUTESLOCALES WAY&?I : SYSTEME DE PARENTE ET ORGANISATION POLITIQLJJ3

Depuis -

-‘-yeux

des Wayapi est

à partir autour

d'elle d'elle

150 ans,

sans conteste

que s'organise que s'organise

l'unité possible

la survie l'expansion

la plus

représentative

aux

la communauté locale. en temps de crise pacifique

ou parfois

C'est

; c'est guerrière


- 97 -

lorsque pitre

l'occident

relâche

que le milieu

influer

n'a

valablement

envisagée.

Afin

contenterai entre

libres

Jari..

d'affirmer

et Araguari,

population ou.deux ciales

couples

celle

à un rythme

OU

mal comprise

administratif

je me

général

des terres

à nos jours,

riche,pour

que la vie

sont évidentes

pour des Amérindiens

c'est-à-dire mentale

si.l'on

trop

- elle

rapide...

l'exiguité

.et physique.

sait

des

En effet,

si la

faible

- disons

réduite

ne'permet

plus

de relations

final

m'a semblé,

avec les Wayapi,

la "production"

sur le milieu me l'a

à un

les

surplus

so-

somme toute, de loisirs

chez les Kwikuru.

11 faut

à donner,

mais j'anticipe

être

nécessaires

sans cesse été répété;

par sa capacité

où les

est

fêtes

'là sur mon'propos

'se

final

: nomenclature Par négligence

waygpi

écologique,

ici

surtout

communauté,, il

où le chef se distingue

parenté

la période

du XIXe siècle

CARNKIRO (1961)

pour prélever

Une belle

La parenté

de type

très

dont le but

années de vie

familles

succèdent

1.1.

enfants

à ce qu'observa

aux loisirs.

toute

pose problème,

communauté devient

d'alliances,

de sept

plusieurs

la misère

et leurs

, partant,

comparable

à un milieu

le contraire,

qui apporte d'une

au, cours

pour

mouvements.

C'est c communautes,

suffisante

pendant

du milieu

de base à respecter

de leurs

cha-

que le peuplement

de 20 à 200 personnes

règles

an prochain

comme une contrainte

des objections

peu importantSface

des villages

Nous verrons

sur ces deux tendances

de dissiper

Oyapock,

que les

pas joué

présentement

a été trop

sa pression.

est restée

pratiquement

des voyageurs ayant

ou par incapacité

à régler

jusqu'à

européens des questions

ou, plus d'état

intellectuelle,-la

nos jours

mal étudiée

r'écemment, civil.

du personnel

Ayant

nous-

!

C. .


-

mêmes des aptitudes la parenté,

fort

ce n'est

98-

modestes

à nous mouvoir

que par notre

intégration

dans la vie

que nous en sommes peu à peu venus

à comprendre

des Way;lipi,

deux ans,

et ce n'est

que depuis

DREYFUS,,que nous avons réellement parenté

XIXe siècle,avant

chefferie

La plupart

du temps,

de S. de la

lieu

au delà

souvent (1833, une'telle

p. 277),

n'est

le frère

sans mesurer

une organisation

lignes

s'applique

"Au XIXe siècle, prit

mesquin,

faires

de l'époque".

A la fin comme dans d'autres, S'il

et clair

ouvre

de remarques

les

intervillageois,

rapports

induit

politique

y a contradiction sans cesse ailleurs

et éconorique. l'appréciation

p.

de tDX~kDI,T :

sont imprégnés

de l'esd'af-

174).

COUDREAU, dans ce domaine

à la connaissance

les Amérindiens

par manque de méthode, de la société

les

b ces

de soi de la bourgeoisie

du XIXe siècle,

pertinentes

; le

ADAY DF BAUDS

qu'il

qu'il

et satisfait

ne nous dégage pas,

en revanche,

nous dit

des textes

(1972,

du fonctionnement

les Wayapi

communément avec sa soeur,

parfaitement

la plupart borné

vouent

sur la

dans ces unions

un instant

et le fait

dans ses descriptions peu brillantes

ils

respecté

avec sa mère"

affircation

remarques

:

avec sa fille, même le fils

du

de la société

de quelques

de la polygamie,

de parenté

aucun auteur

une description

quasi-bestiale

père vit

cis

sociale

sous l'impulsion

que nous venons de le dire,

et une constatation

"Aucun

Guyane.

l'organisation

amorcé une étude méthodique

COUDF%AU,ne tente

à une inorganisation

entre

villageoise

wayapi.

Ainsi

wayZipi.

concepts de

dans les

sur alliances,

wayapi,

la formation

de haute

un portrait

son texte

pré-

fourmille'

des communautés,

le don, etc.

dont


- 99 -

l'absence

d'interprétation

la nomenclature

nous garantit

de parenté

qu'il

recueillit

(COUDREAU, 1892, pp. 80-82), n'est la mesure où il ture

qui sont

ne reconnut

tre

part

majeure

entre

part

d'une

terme de référence

d'établir

surtout

sés malheureux.

Ainsi,

On reconnaît

il

uniquement. soeur

/,

On doit

les

donne

en effet

: "frère

terme d'adresse

phique première

National

: non pas "frère

"le

et

dégager

des compo-

femme parlant

de ma mère",

"ma mère"),

l-1,

attendre

de parenté

des Caraïbes

mais "la

wayapi qu'il

de l'Institut

gnage et matrilignage

comportent

préférentiel

cousins

que le mariage

est prohibé

pp.

résume ainsi

Oayana,

simultanément

avec les

(1962,

des Oyampi est

de l'intérieur,

(on

mais une explication.

les missions

- on compte laparenté

classificatoires.

française

pas en soi un terme de parenté

nombre de principes

système

sa volonté

terme de référence,

du système de parenté

dégage un certain

et d'au-

Géogra-

1956, 1960) pour que HUFMJLT nous propose

(1947,

analyse

et la

pour homme et femme par-

donc lire

faudra

et alliés

de ma mère".

aînée",

Il

nomencla-

De plus,

enquête,à

"ma soeur

simplement

de cette

:

arnée de maman", ce qui n'est

dirait

dans

et ego féminin,

terminologies

de sa seconde

/mZmZ/, "mère",

et / -1ikt

consanguins

ego masculin

entre

lors

"maman érékère"

caractéristiques entre

en 1891

que linguistiquement,

et terme d'adresse.

une correspondance

way"api l'amena,

lant,

pas les

Par contre,

en 1889, puis

utilisable

l'opposition

différenciation

la fraîcheur.

70-82).

très

comparable

Apalai

et Trio

chacun un principe classificatoires,

avec les mères,

soeurs

Il

y

:

sur deux lignes.

croisés

une

à celui : Patrilide mariage tandis

et filles

i


-

- matrilignage

distincts.

l'ensemble

- la résidence

existe

du père

d'échange

pour

fragments

waygpi

lignages,

le mérite

sés classificatoires)

en fait

tendance

aspects

(1) Le mot /

patrilinéaire,

qui

se fait

de fragments (ibid.

l'auteur

toujours

été infléchis -kilingE

de préciser

:

de l'alliance

"ma descendance",

qu'"ils

définition

(mariage

les

à la filiation

limites

et

70-71) dès lors

lui-même cette

où elle

ne sont pas de la parenté

entre

cousins

croi-

de l'inceste.

patrilinéaire".

- du reste

par des défauts

/ ( -k&lingwE,

de matrilignage

arbitraire,

distincts',

du raisonnement

la juxtaposition

1962, pp.

dit

et conséquemment

forte

avoir

groupes.

semble être

et surtout

dont

1) les bases normatives

semblent

du système

de patrilignage".

a cependant

Les autres

les

à la filiation des chefs

de parenté

comme deux éléments

2) "la

ne met en évidence

de femmes-entre

tendance

profonde

Insuffisante

regardés

L'étude

la succession

en un même groupe

certains

(1)

("famille")

au fils.

- la tendance

isole

Un seul mot /kulungwa/

comme

de la parenté.

une forte

notamment

ne sont pas regardés

est matrilocale.

aucun mécanisme - il

-

et patrilignage

deux éléments englobe

100

partiellement d'enquête

dans le parler

au sens de "mes enfants"

justes

-

(2) , ce qui du Kouc)

(directs

signifie

et

classificatoires). (2) Les missions

de 1'IGN

réservé

aux enquêtes

précier

à sa juste

se consacrant

ethnographiques valeur

le travail

à la cartographie, était

restreint,

considérable

le temps

ce qui permet accompli

d'ap-

par HUKAULT.


- io1

apparaît

nettement,

de parenté d'adresse

d'une

à la fois

part

au niveau

incomplète

et de référence,

qui est partiellement

-

de la nomenclature

et obscurcie

d'autre

part

par le mélange

au niveau

de 57 appellations.

groupés

trent

Ils

en deux catégories

Nous renvoyons

de la généalogie

définissent

distinguent

citée

1 présentant

de parenté

et alliés

sur les niveaux un village

reconnues

une nomenclature

consanguins

fondamentales

à la fig.

les unités

des termes

fausse.

Les WayZpi contemporains riche

des termes

re-

de génération.

fictif

: s'y

dans le langage

courant

illusdes

Wayapi.

Cette conforme

distinction

à la nomenclature

de type

nommant d'un même terme - le Père et le Frère Mère (E-i), - le Frère Cette elle

et d'un

s'applique

autre

terme

possède

(1) Par commodité,

il

&-l-u,

Le déterminatif

/Ière

ou dravidien

est

(DUMONT, 1975)

: et la Soeur du Père

aux germains

sera toujours

pers./de/père l-l-1,

et alliés

(1) , la Mère et la Soeur de la

une extension

mais le terme de référence, Ex.: --

iroquois

du Père (&-l-u)

aussi

consanguins

:

de la Mère (é-1-ati)

distinction

entre

"de",

latérale

des grands

utilisé

à la première

car

parents.

personne

pas présent

>.

classificatoire,

non le terme

: "mon père", n'est

(&-yays

d'adresse,

du singulier.

où le radical partout.

est

l-u/ -*

'


-0

II-

a 0

Iia

0

:;

4 4

: t

t

3: ; 3 + -i + t 4 g

+ + + t + : 3 + t 4 + Il ++

-OI-+

Il-oi i a : + i + ----a Il;TT 0 i --II ---a1 a :i .: .-•. . ...**

I---- oi--

+,--0 :a.

OI----

:- a-

--L-+ ‘“i -II

-lx Iz


Le niveau claeses

: germains

de parents

1) Pour un ego masculin - des frères -mon petit Fils

du Frère

(cf.

Fils

2 et tableau "mon.grand

: Fiile

(t-k@)

du Père : Fille

du Frère

II,

frère"

ppi

pa? deux

: 106tlQ9~

; (&-m~?mll?), du Frère

du Père ;

Fille

du Frère

2)

de la Soeur de la M&e. (L-l-ail>?

(0-18-l

Pour uu ego féminin

soeur"

: Fiile

dé la Soeur du Père ;

(cf.

Fig. ),

3 et tableau

"ma grande

SI,

soeur"

pp.

10&4t@~;~-~

; (t -kip&~"ms. du Frère

'du Pèrt

;

'

de la M&e. (E-k*)

du Père';

Fils

- des 'Ibelles-soeurs"

"mon frère"

: Fils

du Père et de 1a’Mike

(E-m?)

;

de la Soeur de la Hère. (E'-uke?,i)

: Fii3.e

de la coeur

du Pi%e ; .i

de la Mère.

- des époux de la Mère.

de la Soeur db Pere.3

du Père et de la Mère ; Fille

- des frères

du Frère

: Fils

.

(E -l-ike

: Fille

de la.Soeur

du Frère

i)

e kwa)

de la Mère.

- des Soeurs petite

du Père et dC la Mère ; Fille

dé la Mère.

- des époueee

Fille

Fig.

soit

potentiel;,

du Père et de la Mère ; Fils

- des "beaux-frères"

Fils

et alliés

par conséquent

de la Soeur de la Mère.‘ - des soeurs

Fille

se caractérise

(C-lL-ki'i), : Fils

frère"

d'ego

: Fils

de la Soeur du Père ; Fils

du Fr2re.


-

Le niveau

des descendants

104

au premier

-

degré.

1) Pour un ego masculin - les

enfants

des Frères

sont

des Fils

(E-l-a'

5) et des Filles

- les

enfants

des Soeurs

et des 'IBeaux-Frères"

sont des Neveux

(E-1-ayi).

(E-~-S@@)

et des Nièces

-'les

enfants

distingués fils subtile

des hères

(E-1-ayila)

interviendra

?itati).

des Epouses potentielles

des enfants

un peu",

(E-l-a

u),

par les

"ma fille

au niveau

sont des Fils termes

UR peu".

(& -l-a7

et des Filles %la'

Une distinction

u),

"mon

plus

de l'alliance.

2) Pour un ego féminin - les distingués

enfants

des Soeurs et des Maris (E-mEmi).

et sont des enfants,

n'établit

pas de distinctio?

entre

potentiels

ne sont pas

Comme on le voit,

ses enfants

une feme

de sexe masculin

et de

sexe féminin. - les (E -pZ) nièces,

Au deuxième

naît

il

n'y

et des "Belles-Soeurs" a pas de distinction

comme on le verra

niveau

ne fait :

des Frères

. Là. non plus, sauf,

nologie

enfants

plus

ascendant

plus

tard,

et au deuxième

de distinction

entre

entre

au niveau

niveau alliés

sont

des Neveux

neveux

et

de l'alliance.

descendant, et consanguins,

la termiet recon-


-

- des Grands-Pères Mère",

105

(E-1-amïïi),

des Grands-l!ères

-

"Père

(E-yalii),

de mon Père"

"Mère de ma Mère",

ou "Père

de ma

ou "Mère de mon

Père"; - des Petits-Enfants de mon Fils

1.2.

de sexe)

: Filiation Rien ne permet

"on relève

effectivement

construire

des généalogies

patrilignage

Au contraire,

lors

les

le long

- je ne parle

ici

liens

ancêtres

à ce que les

règles

qu'en

(...);

les

des généalogies, parfois

de "personnes

vivants

considérant filiations

être

de vue'

des

De plus,

il

pour une population d'environ s'attendre

à une telle

situation

démographique.

Si l'on parents n'ont groupe

consanguins, de pères maternel,

Cela implique tacher

s'en

tient

on constate

que dans le groupe

qu'un

à des individus

des qu'ils

et de mères que dans le

des germains

que chaque Wayapi peut de même statut

de classification

homme ou une femme, alors

paternel

ont des deux côtés clairement

au principe

et des cousins symétriquement

dans sa branche

77)

de diffi-

allègrement

légitimement

eu à répondre

que

(1961,~.

et du nord - issue

1860. On peut aient

telles

jamais

générations.

à

à part

suivies".

passant

six

perdues

vers

de filiation

on ne parvient

les Wayapi n'eurent

que des Waygpi du centre

soixante-dix

de parenté,

homme ne peuvent

hommes aux femmes et ce, jusqu'à question

avec HURAULT, que lorsqu'

étendues

de nos enquêtes,

à se mouvoir

être

d'affirmer,

et matrilignage

homme ---+-femme -3

ne peut

(sans distinction

ou de ma Fille".

La parenté

cultés

"Enfant

(&-pal+),

maternelle

croisés. se ratou


-

106

-

tableau NOMENCLATURE

a]

n0

OES

2 TERMES

communs à ego masculin

terme adresse

terme de référence

DE

PARENTE

et ego féminin

dy

équivdlcnce

1

E-l-amiïï

tZm”u

père du père;père de la mère

2

E-yalii

savi

mGre du p&-e;mère de la mère

3

E-1-U

papa

père

4

E-i

marna

mère

5

E-l-ati

papi

frère

de

la

El

E- yayc:

pipi

soeur

du

père

27

E-pal&

pi?a,piaï, E-pal&

fils de la fille; fille de la fille; fils du fils;fille du fils

28

E-l-uapu

papa;papaa?u

époux autre ego

de la mère, si que père d’

25

E-&a?u

marna, marnaa pu

épouse autre ego

du que

45

E-l-atia?u

46

E- yayôa

papi Tu

b]

7

E-1-Eki

8

E-mûmT1ï

,pali.a?u

7%

de si

père,si mère

d’

la soeur du autre que 5

épouse du frère la mère si autre que 6

pipi,pipiaiu

propres ----------------------à ego

mari père

m%re

masculin

kakay

frère

aîné

pi va, tuku

frère

cadet

. ./ . . .

de


-

no

terme adresse

terme de référence

9

z-kuya

10

E-kuyZ[miti

11

E- l-ai.13

12

107

-

d’

équivalence

yaya

5oeur

aînée

pisï

soeur

cadette

tailû

fils du frère de mère ; fils soeur du père

E-le-1Ekwa

tY?ï,pioai

épouse:fille du fr&re de la mère;fille de la soeur du père

19

E-l-a?&

pi ?a, tuku,

1 75

yapi

2a

E-l-a)‘&

pisï

fille

E-1-ayiwE

kwani

fils frère fils soeur

32

E-1-aiitati

pis?,

30

E-l-a?ia?u

fils autre eso

31

E-1-ayLa?u

pisï

34.

E-1-aPilipik&, E-1-a?itaïwï

tuku, ya ii

35

E-1-a?imit&pû

36

--mitikc

yaq&sakilE 38

z-1-ayilipikô E- 1-ayisa

fille frère fille soeur

pi ?a

du de du du

fils du la mère; fils de père

de l’épouse que fils

la si

d’

l’épouse que fille

fils

aîné

tuku,piPa,ya?i

fils

cadet

pi?a,pisï,

fils jamin

ou

fille

ben-

fils son

ou

fils

nourris-

ya 76, ySy5,

pisï

fille

aînée cadette

9i

39

E-1-ay&mitE

ysG,pisï

fille

47

s-lc-lckwaipikô

pi ?a&

premihe

43

E-ls-l&kwakipii

pi Qai

seconde soeur

E-le-l&kwaZmC

pi va*

49

du fils du de la mère; du fils cie la du père

fille de si autre d’eso kakay,

la

file

21

masï

de la

.

épouse

de

épouse,si la premi&-e

seconde épouse, autre que soeur la première

si de

. . / ,..


-

nc

terme de référence

108

terme adresse

-

d'

équivalence

E-l-a?ilapu

ww

fils d'une potentielle

z-1&-kiiia?u

kakay

fils aîhé d'une époupère autre ee du que la mère d'ego

E-mûmlllapu

pipa

fils aadet d'une épouse du père autre que la mère d'ego

&-kuyaa*u

pisï,y%yS

fille pore mère

épouse du

O'une autre d'ego

que

la

fils d'une épouse décédée du pore autre que la mère d'ego

ssmü

E-y-Emüy

épouse

c)

propres à ego __---_---------------

féminin

e-kLw&

kakZy,pioa, tuku

frère

aîné

&-l-ikô

yaya

soeur

aTnée

e-k+&&

pi.51

soeur

a

i époux

e-m&

de la

l 18

fille du mère;fille du père

e-ukE"i

du frère fils de père

frère de

de la la soeur

23

'

&-mem&

!

pi*a,tuku,ya'i pisï

fils fille

25

i

E-P??

i i

suwi

fils de la fille du frère de la mère;fils de la fille de la soeur du père

: /

pisï,mZsï

fille frère le de soeur

de de la du

fille frère épouse

de la fille du de la m&-e si du fils; fille

I !

I 1 ! 1

cadette : fils la mère; soeur du

1 ! 2G

1

z-memitati

1

pisï,mSsï

la fille la mère;filfille de père

-*.

/

.n.

du la : / I


-

109

-

~~~~~~-.

.<t;:~~~r?g~~d~

I

> pisï

eço l fille autre égo

/ 4o 41 42

I I

56

fils

ainé

pi ‘a

fils

cadet

E-msm&taïwïngEJ lôwowa

1

f

E-m&misakil&

j yapisaki

E-m&mCsa :

. . bmômim*topû E-k&wàapu

54

55

I

kakay

t ! ;

43 44

E-m&milipikE E-mcmitaïwl

!

vi

de l’époux,si que fille

1 1 pisl,ya?i, yaya pis? , kakay, ’ kaksya’u

l

d’

fils henjamin;fille benjamine fille

aînée

fille

cadette

fils d’une épousa du pire autre qua mère d’ego

la

E-1-ikEa?u

yaya

fille aînée d’une épouse du père autre que la mère d’ego

E-kipiiaiu

pisï

fille Cadet;te d’une épousa du père autre que la mère d’ego


O&---0 3 -r-

am a

Ogj---i-l---lx a;-----

0

0-l il --L

0 l-u 0* a a-r Od

a&----

0

m L

cl -l 0:

Oi-l------

aN ON-------

---II

ay----

--c

0 a m ---II oe a P. ---II 0

0rl d---II

oiiiQ 0: ---_ Oit---4L---

a :q Of?fY n

---lx

~%----.&&---a~------

:---c

On------

.$L-.-


; 41 9-l r-i lr--l--lr-5 r-5 0 6

A

A

.A

3

0

A

3

A

0

f&g.

0

3

Epo

0

0

A

4

4

5

0

fémiriin

A

0

A

0


- llz!-

paternelle.

Ce caractère

par la filiation

puisqu'au

indifféremment avec l'un lignage

relevant

à l'un

niveau

quelconque

de lignes,

ancêtres

aussi

linéarité.

Ainsi,

se fait

par

pour

filiation

la plus

concrète

il

: un couple tandis

gers.

Plus

c'est

à son père

l'avait

avant,

déjà

que l'enfant

fait

remarquer

bien

qu'il

souvent

soeur

(cf.

qu'en

infra

un relais p.

"Ainsi

cette

transmis

paternelle

de son père, (cf.

femme étrangère

dont

supra p. 67).

celle-ci par

le mari

aura des enfants

Ce rattachement

soit

inter-

est pratiquement

HURAULT, déterminant

c'est

aura des enfants

wayapi

est rattaché.

pour rarement

de la fille

de l'analyse,

remarque

une société

y compris

à sa parenté

P,tran-

oublié, est,

comme

la succession directe

des

et

ou le mari

de la

133).

A ce niveau en fait:illustrer

les Wayapi de la patri-

d'existence

le nom du clan

pratique

descendante.

qui relèvent

au clan

étrangerlfemme

même lorsque

chefferies, y ait

couple

mais à une mul-

en va de même dans un mariage

homme wayapi/

qu'un

donc pas à un patri-

indifférencié,

individu

appartient

Par extension,

wayapi,

d'un

se référer

ses relations

à chaque génération

des traits

corroboré

ego peut

un Wayapi,

de ce système

: un enfant

la trace

ethnique

Ce n'est

doublant

le rattachement

le clan

d'ailleurs

leur

solidement

eux pour définir

que se rattache

Dans le cadre présentent

d'entre

de ses collatéraux.

les

est

des grands-parents,

quelconque

ni à un matrilignage

titude

de l'alliance

ceux qui en ligne

les WayZpi semblent

bien,

de Robin FOX :

dans laquelle concernent paternelle,

la plupart l'héritage peut

passer

des droits

et devoirs,

et la succession

sont

pour "patrilinéaire"


-

sans comporter néaires".

pour

(1972,

autant

nous renvoie

le comportement tement

ce système

nous allons

aux besoins

patrilinéaire

des détenteurs

est

du pouvoir

maintenant

1.3 La parenté

de groupes

de filiation

observer

de parenté

fonctionnels associé

; c'est

à un premier au niveau

le rôle

entre

profond

r

0

besoin

wayapi; - le recru-

de l'alliance

du système

que

indifférencié.

: Alliance

alliés

épousables

à chaque ego masculin joints

pour le moins

de la société

Nous avons vu que la nomenclature sition

patrili-

p. 53)

En définitive, diversifié

113-

potentiels,

les

et consanguins

(A) et féminin cousins

croisés

(A')

fournit

une oppot

non épousables,

un certain

(B et B')

offrant

nombre de con(cf.

fig.

4).

1 l----In a

‘A=0

0

a --0

a

1

I

0 (3

a

0

A

B fig. Mariages

a B’ 4

préférentiels

n

B’


- 114-

Ce type si,

d'union

comme nous le verrons,

au groupe maines dérée

est possible.

(les

cousins

est

le mariage L'union

comme préférentiel,

avec des personnes

avec les personnes

parallèles)

comme incestueuse

considéré

est en revanche "ils

: (3-y Eupi),

extérieures

définies

rejetée

même

comme ger-

parce

se chevauchent"

que consi(les

liens

de parenté). D'autres Waygpi cousins

: les

deux premières

croisés,

MAZIN le notifient

sont encore

fig.79

possibles

extension

(cf.

fig.

6).

Déjà,

pour

du mariage

et le sororat

recommandé et prenant

polygame

(cf.

entre

fig.5

la forme,

les

), le plus

en 1856, MARIN et

:

"Le Capitaine est

(cf.

même fortement

du mariage

d'union

ne sont qu'une

le lévirat

le second étant souvent,

types

question

est une jeune

Auguste ici

(akits

est

fille

la plus

) a quatre ancienne

fermaes ; celle

et la soeur

dont il

de celle-ci

de 17 à 18 ans".

A Palu*i

Jamani A

0

====A

Si3asï fig. [premih-e

MYpEa 5

=xzc=zo

!Misû

Kalaisemô

Tawal~

dGfunte1

A

0

fil.

--Sororat

épouse

I

II

/

1

0

Yamauli

l-2

Yamili

Ilipô

6 EOeurs

Pr>lwj~ie

son-n-de

olassificatoiraa vivantes3

0


- 1150 Sapipûkû

I<wa&

Takaka

l Tapi

Ail&

I

0

7 Lévirat avec [premier

Ce dernier montre

une femme ayant

ficatoire

: ce type intervenu

A Walayü

Kalaisemô

M”up E a

est

deux époux

fràres defunt

cas (cf.

classificatoires

fig.

7) est

épousé en premières

d'union

sement de mariages

dans les

jugé

1942-1944,

non pas comme on aurait avec son demi-frère le frère

redressements té.

chacun peut infléchie le frère

tendance

des faits

; l'accent

oubliée

la retrouver

de feu mon mari".

n'est

mis

honorable

du schéma, nous fut

dans les dits,

simplement,

ies

puisque

la vérité : nj'ai

dit,

de la véri-

des conjoints,

de dire

mais

m& se remaria,

que sur une partie

exacte

classi-

où l'éclate-

comme il

s'opèrent,

la situation

devient

à la lecture

nous

à l'accomplis-

KalaisE

Miïp&.:a , mais,

dans la généalogie,

dans le sens où il

comme incestueux,

décédé,

Ainsi

son frère

peu de place

à le penser

mari".

: il

dans une période

Walay;

classificatoire,

de son défunt

Non pas que soit

règles.

intéressant

noces WalayU,

est en principe

dans les années

-

J

ment des communautés du haut Oyapock laissait

"avec

Si.?i

Samani

A fi.2.

A

A

Yamili

Yamauli

Alamasisi

Ilu?ay

pi.

l 9

A

il

1 A

I

A

@

A

est

épousé

-.'


-116

Le mariage (cf.

fig.

8) est un type

.Fi.y.

secondaire

d'union

2 -_ Mariasa

une tante

(cf. (cf.

fig. fig.

9)

avec la fille

assez pratiqué

secondaire-.-.

On trouvera avunculaire

-

veuve

.

la fille _. . avec.__- I_c_-._

aussi,

_dyune . . . --_

assez fréquemment,

dans une moindre

et,

d'une

mesure,

veuve

le mariage le mariage

10). r

I A

I

A Yeli

Késa

I

A' M~YP&

0

Le mariage est

lui-même,

encore

Tamali,

sans bien

avec la tante

à l'état

de projet

pour qu'à

sa mort,

pas sans ressources. trevu

5'

fiE.3.C

avunculaire

les

; il

I A Tamali

-

l;l&le

l A +++ Xlipe

Mariage -_-

matiser

0

P&kü

Sa?i.payE f ic.9

Sasa

Aitu

Iluay

Yapu

1 Tawatû

avec

,.

Mariage

avec

que nous venons a été arrêté

sa veuve

Dédé

les mariages

(lJls1~)

secondaires

tante

de sché-

par le mari

TKEBAULT DE LA MONDERIE, en 1819 déjà, comprendre

une

:

ne soit avait

en-


-117

"Il

arrive

tard Le mariage entre

les

très

souvent

en faire

soit

avunculaire,

qui

conjoints,est

plus

Si l'on

ges entre riages

chiffres

fig.

l'ethnie,

il

villageoise.

7, p. 11: ),

ressort

étendre

pendant

groupes

locaux.

Les WayZpi expliquent

solution

pour ne pas sortir

rente,

était

homme n'eût

indifférencié, de former

mariage

.des soeurs

l'on

mariages

exogames.

De ces

à la totalité

démographique relatif

de

du XIXe des différents

eux-mêmes la situation

multiplier

à l'infini

; la seule

suivant les

les mariages, étant

: il

potentielle

pour ne pas,

la pensée

lignées

de réfé-

les ultimes

l'interdiction

absolue

:

est en manque d'épouse,

que des filles:'

(cas

endogame eut des consé-

pas d'épouse

populaire

(consi-

classificatoire

du groupe,

avec la mère et la fille "lorsque

classificatoire

d'isolement

incestueusement

ves mises par la conscience

; 3 ma-

des Wayapi à l'endogamie

du creux

les périodes

: 17 maria-

classificatoires

ce comportement

surtout

du village

on trouve

par expérience

siëcle,

qu'un

six

tendance

à partir

souvent

mais consi-

ou du village,

des mariages

avec un frère

très

arrivait

d'âge

filles,

de la famille,

avec une fille

quences

système

par les jeunes

croisés

et enfin,

une forte

importantes

(1857)

une différence

constitués),

; un mariage

Historiquement,

d'un

souvent

la totalité

et cousins

que nous pourrions

pour plus

bas.

; 2 mariages

déré comme incestueux)

un enfant

s,oit une concubine'!

sous-entend

examine

croisés

avunculaires

du lévirat,

un mari,

1975 (29 couples

cousins

élèvent

pour ne pas sortir

comme nous le verrons

pour l'année

qu'ils

assez mal toléré

déré comme une solution

Zidok

-

(yawalu,

mieux vaut 1978)

prendre

réserdu

.


-

Ces entorses veaux

généalogiques

118-

à la règle,

n'aboutirent

faites

pas à la cassure

pas que la parenté

indiffcrenciée,

combinée,

lente

connaissance

des généalogies

permet

à l'un

quelconque

Four arranger parenté

les propres

ancêtres,

au niveau

nur un des ancêtres

que traduire "je

de ses seize

les mariages

Le mariage rait celfe

Mariage ion la ternelle

de YapDk

2 la parenté

niZUti%

de le suggérer,

récente.

C'est

une imbrication le danger

majeur

(1972,

147).

trop

; il

cette

s'il

qui menace les

sociétés

1,

:

à leur

sa

se réfé-

se référait fut

à

choisie.

à l'endogamie situation

de la structure

des

est, démoCO~~U-

comment les Waygpi évitent locaux

a-ika

selon

si Yap3k

des Wayapi

des groupes

te

impossible paternelle

puissante

de comprendre

la

paral.l&les

des choses qui

la connaissance

poussée

lupi

vision

liée

de compter

par un exemple

possible

était

ascendant.

; nous ne faisons

impossible

profondément

qui va nous permettre

p.

cela

Mariage parent&

était

de son père

niveau

: / pipi

Illustrons

et So\.,l3

La tendance

graphique

des Waygpi

réalisé separent6 madL: mari

de se rattacher

suffit

cousins

de sa mère : c'est

nous venons

à un individu

que sur un autre

paroles

Nloublions

chez les Waygpi à une excel-

au*quatri2me

croisés

11

fig.

du système.

moine un, il

plutôt

compte du côté dewa tante".

bousins

un peu à tous les ni-

qui,

à parenté

Eelon

FOX, est

indifférenciée


-

llY-

Une communauté est avec les

mes ou non. Le Couple est, indivisible

d'une

association d'une

iemme seule

~mzvnake

chose volée" ailleurs

Pression

est d'

éliminé3

à la naissance

Le caractère siècle

polyga-

issus,

la plus

la base

évidente

en

est nommé

que le fruit

faite

d'un

inceste.

pour que ce3 enfant3

soient

en même temps que le placenta.

par enterrement, de cette

en sont

ou célibataire)

au même titre

solutiona

déjà

été noté

y a environ

six

mois d'un

au XIXe

: "Une femme accouchée parfaitement

2 l'unanimité jeune

â fait

, sans opposition

enterré

ensuite

régulier.

vif':

aucune tache , une fois

on lui

trouve

â son compte la paternité que fortuitement

conjoints jeunes

sont arrivés femmes, cela

de se3 enfants. atteindre,

il

se trouve

qu'il

Ina été

de la en-

entre

devenir

les

effectif

un mariage

brutalement

veuve

un second mari

qui

n'apprendra

famille5

peuvent

que lorsque

est plus

sa maison

com-.

le3 deux

économique.

de 3on abattis,

et l'objectif faire

faire

de

réelle.

s'occuper

puisse

et il

l'avenir

à venir,lequel

au 3tade de l'indépendance signifie

les

le malheureux

clos,

immédiatement

sa filiation

Pour le mari, faut

en conseil

ne compromet

de l'enfant

ne peut

le père,

aucune de la part

l'incident

Si le3 arrangements le mariage

enfant

(MARIN et MAZIN, 1856) -

Quant à la femme qui

sa grossesse,

mencer tôt,

réuni5

femme âgée de 18 â 20 ans,que

serait

la mère qui pourra

souvent

pu en désigner

décidé

Cependant

prend

n'ayant

à terme,

hommes et femmes, se sont

fant

pendant

il

diens,

. mere,

tout

qui

de couples,

La preuve

(veuve

généralement

inéluctable

formée

enfant3

économique.

est que l'enfant 1, "la

d'abord

Pour les

de sa cuisine, difficile

et surtout,

à dit

Yawalu,


-

-120

"savoir

femme, savoir Ce sont

les

se récrier

seuls

lui

La polygamie

est

rarissime,

sur lesquels

n'entralne

tion

d'un

guet

coupée,

strictement

/sa%

/('),

du mythe nous montre â se débarrasser

de cette

union

wayapi,

"il

épou-

divorce". la défec-

au travail

familial,

avec une infirme

est

: il

improductive

on voit

ses trois

enfants

se transforme

sur le dos du mari celui-ci.

cervidés.

monsen da-

et,

devenue

La suite

conjoint

mis sur l'improductivité

nucléaires

en Améri-

une femme mise accidentel-

cherchant

de femme et y parvenir

n'échappe

s'agit

dont on sait,

diffusion

le malheureux

Les communautés wayapi d'un certain nombre de familles _-_~~-------~-~~~~(k) / S~?D /, Mazama americana,

de la situa-

littéralement

reste

de répon-

une illustration

que le corps

avec sympathie

l'accent

fourmillent

la large

se colle

épuise

lui

qu'ils

délaisser

Tandis

la tête

de ce qui

excessif,

388-394)

d'abord

sa tête.

consommatrice,

commentaire

oy/,

ou de la femme crampon,

pp.

par un ver,

perdre

ici

où l'épouse

Dans la version

enceinte

rouge

dont on sait

couple

de la tête

que tropicale.

puis

humaine,

d'une

En sens inverse,

qu'associée

me fournissent

à LEVI-STRAUSS (1966,

trueux,

suppléer.

est

société

: la stérilité /3-p

pour

si elle

comme dans toute

le divorce

épouse en tant

s'appuyer

La procréation,

économique

le seul moyen d'y

sociétés,

affligeante

lement

pour sa

le divorce.

du thème dit grâce

un mari.

jamais

Les mythes, ses sur les

les vannerie5

une femme peut

chez les Wayapi

d'une

entraîner

toute5

un abattis!'

le pas â la fonction

se, en conséquence,

peut

faire

propose

de l'union

cède pourtant

tion,

faire

critères

lorsqu'on

une des fins

savoir

chasser,

et

enfin.

Sans

la nocivité

à aucun Wayapi.

actuelles qui

sont donc composées

correspondent

au "groupe


-121-

limitatif" fruit

d'un

de 2Q.X (1977,

p.

153). Elles

ras3emblement

de familles

sont en effet

ayant

un certain

en commun, mais en aucun cas elles

ne repré3entent

sonnes descendant

Leur limite

ont choisi

de ces ancêtres.

de vivre

de ce3 anGtre5. que,

ensemble

sur ces bases,

nous obeervon3

mais également

communautés, nombre d'entre

elles.

leurs

c'est

leaders,

nisation

sociale

â la fin

Si cela

qu'elle5

tient,

au jeu doivent

subtil

doutons offert

leur

cïation

indifférenciés

des famille5

d'une

- le jeu du pouvoir teur

et assure

te autorité cadet,

â défaut

parler

la chefferie

doit

raux

sont,

qui

qui organise

qu'un revenir

des

pour un certain

pas, par

à la qualité

le syçtème

la-combinaison

scellent

ie village

par le biais

se transmet

aux gendres

â proprement

fluctuation

de

d'orga-

de traie

le libre

jeux

choix

d'asso-

de l'homme

fonda-

communauté.

sa perpétuation

masculine

3 p. 328)

survie.

Une communauté me semble - le jeu des liens

qu'elles

descendent

(tableau

remarquable

n'en

des per-

du fait

qu'elle3

une grande

une stabilité

aussi

provient

de ce travail

certes

le

nombre d'ancêtres la totalité

et non pas seulement

Nous verrons

généralement

du père

et beaux-frères rôle

de régents,

aux enfants

corne nou3 le verrons,

autour

de la patrilinéarité. au fils

aîné,

Cet-

à défaut

; ces deux derniers puieque,

du défunt.

ne jouent

en th&rie

du moins,

Les litiges

une des sources

au fil.5

successo-

d'éclatement

des

communautés. - le jeu fense

contre

de l'endogamie, l'extérieur,

maximum â éviter

qui n'est défen3e.à

les départ3

autre force

et favorisant

qu'une

technique

centripète, au contraire

de dé-

cherchant les

au

entrées.

:


-122

Quelles orphelins,

veuves,

parce

sans apporter

dans leurs

lesquelles

faudra

il

sont des personnes nes font

entrées

? Avant

qu'elles

un trop

dans les

politiquement

indéfectiblement

situées

dans le village

de Kamala à Trois

Sauts,

- c Y El& , mariée

à un homme du village,dont

ma tante

parce

La recherche lignée

éloignée,

ce qui

xés sur l'oyapock, Emerillon

soit

plus

L'intégration

avant,a

vit.

soit

tout

d'un

clanique

et secondairement

actuel, Tout

système

cela

ne se fit

nes guerres

une nasse

dont la solidité

des autres

cormnunautés,

remment,

les maladies

au long

les

peut

successions

importées.

de en dis-

par lequel tout

d'abord

au système

se demander dans ce but.

compromise de chefferie,

tacti-

de l'histoire

des sous-tribus

uniquement

en fait

une autre

du XIXe siècle, et patrilinéaire

fi-

le cas des

des biais

que la communauté wayapi n'est

est

comme nous allons

et l'on

pas provoquées

de remarquer

ce qui

des débris

pas sans heurts

ne furent

contentons-nous

intégrer

à une

des Wayapi-puku

été l'un

exogamique

à mon oncle"

appartenant

semble être

les Wayapi ont pu (ou ont dû ?> au milieu passer

Ainsi,

:

est mariée

étrangers,

d'ailleurs

et sont,

une femme Wa*ySpl-puku,

d'étrangers,,

peut-être

: ce

ces person-

à elle.

Yawalu dit

karib,

avec

par alliance,

le cas de la plupart

de langue

mariées,

par rapport

d'individus,

que nous retrouvons

nos communautés.

famille

qu'elle

franchement

et des Indiens

que de recrutement

cuter

est

en puissance,

intercommunautaires

Une fois

de leur

de la communauté,

"Je l'appelle

des alliés

seules,

grand nombre de lignées

neutres.

partie

les personnes

relations

l'ensemble

pour

tout,

constituent

bagages

compter

-

voisines. si certaiPour l'heure,

fonctionne que par et très

comme

la convoitise diffé-


-123

-

2. DES RELATIONS INDIVIDUELLES AUX RELATIONS INTERTRIBALES : UNE CLE DE L'EVOLUTION SOCIO-POLITIQUE DES WAYk'I

Ce que nous savons nous oblige

à constater

démographiques sation cien

tout

système

l'alliance

laissé

de la vie

La pérennité ciée,

que l'héritage

fut

alors

rôle

l'appartenance

survivre.

En dépit

est à peu près

conceptions

témoignages dépeignent siècle lité

politiques

du passé. toutes,à

Ainsi

subsidiai-

à un clan.

forte,

nous permettra

pas toujours

de s'ouvrir surtout

encore

sur

apparart .

la tradition

orale

constrastant

avec tous les

autres.

et

l'extérieur

jamais inscrite

clairement et les

le

assigner

pour

démographiques,

de l'histoire

important

de cons:

pu jouer

leur

solidement

actuelles,

village

indifféren-

ce qui,

un moment quelconque

et du XXe siècle,un

certain.

familiale,

de la réalité

idée,

pro-

de la to-

ne survivait

négatives,

Cette

avoir

système

que les Wayapi ne renoncèrent

des communautés fortes.

et fondant

De l'ancien

nominale

vu obligées

de forces

certain

L'an-

un isolationnisme

que les Wayapi voulaient

se sont souvent

une atomi-

territoriaux.

par une filiation

que ces communautés endogames n'ont

qu'elles

leurs

vers

de l'autorité

de noyau de sécurité

vers

des épouses,semble

assurée

endogame.

L'observation tater

réductions

à des communautés détentrices

le mariage

maintint

des vides

donc penchant

paternel

de fortes

sur une base territoriale

la place

du groupe

et de la norme

ont évolué

avec circulation

sociale,

permettant

rement,

laissant

clanique,reposant

gressivement talité

du XIXe siècle,

importante

sur l'exogamie

de la réalité

subissant

que les Wayapi,

au long

géographique

déjà

sources wayzpi

il

à créer dans dans les écrites du XIXe

commandé par une personnaEn 1819, c'est

le village


- 124-

de Waninika

qui

tient

ce rDle

sur le haut %~%ST (THEBAULT DB LA

MONDERIE, 1857) ; en 1849, c'est le chef Yawalumiti Ka 7 iluwiy2

2.1.

(BACOT, 1849):

individuels

leurs

que le fut

grand

individualisme.

c la plus des

de leurs

r enrance,

Dans de telles

mais il

il

n'est

évolue.

qu'i1

désire

les deux principaux

sont

dans les

actes

et les jugements,

provient

d'une

ethnie

vivre

de ses actes

selon

sera

de réciprocité accepté

les

postulants

passe

relative.

ce comportement Les déviant3

remplaçant

les

déviants.

concrètement par une ritualisation

à écarter

sans cesse

tota-

découvrir

sont bien

enten-

et sera alors

n'importe

quel

in-.

communauté,

et la modération

en 3on sein,

même s'il

éloignée.

la communauté endogame, harmonie

expé-

avec les normes

les canons d'une

Si on le met en parallèle

d'une

doit

de les accepter,

En sens inverse,

l'esprit

il

Ces normes lui

pas obligé

La communauté.

imprimé

ses premières

conditions,

d'ail-

par un

aucune et qu'on le laisse

ou la concordance

de quitter dès lors

est puissamment

Waygpi fait

sans contrainte

dans laquelle

bien

s,est caractérisée

de caractère p uisqu'un

de ses choix.

du enseignées,

dividu,

de Pierre

des Waygpi actuels,aussi

grands-parent

Ce trait

la discordance

de la société

dont

celle

tendre

Libre

contraint

celui

probablement

publique

quotidienne

existentielles

lui-mgme

en 1890, c'est

et paix

La vie

lement

de "Damocome",

(COUDREAU, 1893).

Conflits

riences

le village

les

sources

avec le fonctionnement social

partent

me semble le garant et l'équilibre

Le vécu d'une des relations

de conflitr;.

de

telle

est

philosophie

humaines

Des 3ource3

sauf,

écrite3

qui vise


- 125 -

anciennes il

aux traditions

orales,en

se dégage une continuité

note

que le chef frotte

de coton, après, Blancs.

(rituel

le front

des nouveaux

en vigueur

exhorte

les

entre

Indien3

En 1832, LEPRIEUR, résumant

le Ro~c, fournit arrivant,

le prototype

qu'il "Là,

soit

à se bien

.du macouray(l),

d'un

du comportement

ainsi

reçu. qu'aux

nous' furent

carhiri(3)

que nous faisions

apportèrent

bu ; car chez les

mais refuser

de boire

faire

fraternité".

aussitôt

apportés,

ans plu3

nous devions

chez les WayZipi du RO~C. Il

s'agissait

dant visite

du Kuluapi,

Wayana du Jari -------------(1) "macouray",

:

(2) "crayave", (3) calebasse

vraisemblablement

couis

à la ronde est

et à suifini,

sur

pleins

de

aprSs y a-

de bon ton de ne ja-

refuser

cette

observer

et ce sepreuve

de

une e,cène identique

des villageois après

du Pilawili

un long

séjour

/ makule. / : tabac. de bière

et le chef

; le repas

dan3 la coupe de son voisin, que de lui

de pois-

p. 210)

tard,

voisins

circuler il

précé-

à nous asseoir

de grands

Indiens,

insulte (1834,

3 leurs

d'un

avec moi ;

morceaux

nous donna de manger

ses filles

Cent cinquante

sur

hospitali-

quelques

qu'il

son ordre,

franche

hommes que j'avais

vre

l'exemple

visité3

La plu3

nous engagea par signes

lui

waygpi

de3 Way?ipi à l'égard

de la famille

rait

avec les

village

que j'avais

de la crayave(2),

et de la cassave

voir

conduire

Peu

ou non de la communauté :

offerte,

-

avec un morceau

deux communautés alliées).

comme sur les établissement3

té me fut

contemporaine,

arrivants

l'accueil

demment, je fus parfaitement

son

par la réalité

En 1819, THEBAULT DE LA MONDERIE

remarquable.

encore

un vieillard

passant

de manioc.

/kalali/:

bière

d'igname.

ren-

chez les


- 126-

"L'arrivée les

par canot

empêchant

peuvent tous

d'aboyer

se baigner

se peignent

enfants puis

est

le chef,

du village d'autre,

enfin

les

vont

case de cuisine

vide,

où les

enfants

hommes du village, qui peuvent

Les femmes leur le autre offre

et l'on

la voix

rer

les

en tant

liens

entre

que ciment

de part

les

du

Les hommes nouou SOUS une

ont préparé

des bancs.

ou s'accroupissent.

femmes,rendent

restés

et

En

dans une case d'habitation

un quart

du cafhiri

sauf de l'eau.

proche.

visite

aux nouveaux

d'heure

ou plus

seuls.

ou,à défaut,n'importe

On ne remercie vide

et sans gestes

Les

pas pour

sans un regard

pour

quelcette sa

sans se regarder,

inutiles..."

(P. GRENAND,

135)

Les fêtes visent,

debout

les hommes,

Les habitants

Les hommes et les femmes parlent

sans élever

puisqu'elles

(...>

Les

des habitants

y ont de la famille

tend la calebasse

propriétaire.

1972, p.

être

perles.

rencontre

femmes leur

restent

apportent

boisson,

de leurs

on s'ignore

ne pénètrent

puis

vêtements);

sous la case à cachiri

même s'ils

arrivée,

leurs

femmes, puis

Si l'on

chiens,

Les visiteurs

en aucun attroupement.

aucun cas les invités

arrivés

les

officielle,

s'asseoir

Les femmes et les

dès leur

puis

même aucun regard.

ne se pressent

veaux-venus

et se parent

chiens.

l'entrée

ne jetant

village

cheveux

les

au village.

(nus pour ne pas mouiller

les premiers,

avant

On retient

et de courir

les

entrent

silencieuse.

sont

le sommet de la coexistence

par le système

de l'invitation

les membres de la communauté. de la vie

mique des Wayapi a été étudié

sociale

réciproque,à Le rôle

et concrétisation

par F. GRENAND (1972)

pacifique resser-

de la fête

de la vie

écono-

dans deux chapitres


-127

intitulés don" catif

"La fête

(p.

Je n'insisterai

mis en place

dans les

s’agit

de

/yawam

seurs,

qui

sont également

le village

ona/,

les

de guerre,

aux invités.

Demain,

que les

félicité

raient-ils nautés

n'a

climat,

ne peuvent

de leurs

à leurs

trouvons

S'il

les

fort,

écartées,

éd

devient

à cachiri

de guerre

tels

que /yawam>na/

pacifiques

ou à la

de mise puis-

aux fêtes

n'avaient-ils

une

larcins

/yawamona/

flèches

rituels

dans

/kulumuli-kulu/.

lieu

ne dégéné-

qu'entre

'7 Les enquêtes

dans ce qui

individus.

se frappant

et reculant à grands

les poings

les

commu-

actuelles

se plante

devant

en frappant

avec un autre. aux hanches

il

s'en

et nous en redans les querel-

l'insultant

du talon

en

un peu comme en

de la paume de la main.

va à courte

L'adversaire OU les bras

psychodrama-

acquis,

actuellement

coups la poitrine

personnes,

règlements

cas un fait

s'observe

L'insulté

plusieurs

recommençant

des Waygpi pour est en tous

avançant

invective

vient,

conflits

un reflet

les entre

dansant,

les

parodie

que des suppositions. L'amour

criant

toujours

butin

: c'était

à la chasse

pas toujours

allaient

relations

permettre

iront

leur

don de leurs

apparente,

peut-être

pas en combat ? Ou bien sûres

tiques

ceux-ci

dans

Cette

de rire

: il

les dan-

brutalement

respectives.

.en

signifi-

fête,

entassant

généreusement

armés de leurs

communauté'

Dans un semblable

épouses

; de guerre

gens du XIXe siècle

une autre

En pleine

dans les éclats

dès l'aube,

très

deux communautés

se répandent

invités,

font

les volés

Cette

entre

des chiens".

finit

! Les invitants

pêche et paieront

fêtes

de leurs

camouflé

que sur un rituel

les demeures des invitants,

plaisanterie

alliance.

vol

à l'intention

de mise à sac,

ici

grandes

"le

et pillent

sur la place

et "Du don et de l'échange

au village"

165-178).

-

écoute, croisés

distance les

et re-

jambes

sur la poitrine,


-128

Il

peut

ou se taire,

ou répondre,

Car que sont donc ces joutes ce qu'est

2.2.

la guerre

§ystèmes

relationnels

sociales

des règlements

sinon,

étrange

par une description

à l'échelle

d'aborder

de l'individu,

l'observation

ethologique

individuels,

révélateurs

agite

dans le combat.

et nouvoir

de conflits

qui

entrer

de la communauté ?

a pu sembler

ces phénomènes sont la rupture

c'est-à-dire

oratoires

à l'échelle

Il relations

-

des évitements

mais j'ai

du jeu

la conviction

dangereux

le5 WayZpi aus5i

loin

des

que

de l'alliance

que plongent

ou

et de

mes investi-

gations. C'est pouvoir,que

je vais

dans l'étude trois

ce jeu,

maintenant

du système

axe5 relationnels

descendantes

- les

relations

d'alliance

soit

du village

les

puis

son rôle contraintes

fils

déjà

se fait

du suggéré selon

qui

interne

père

et fils

soit

;

et externe

les unit

sénile.

ont déjà

au niveau est

comme gravissimes.

où le père devient

de chef,équivalait enlevant

été cernées

de la famille,

socialement

valorisé

Le moment le plu5

Nous avons été témoins

du père à ne pas abdiquer,tout

affectives

cadet

*

entre

; le lien

aîné/fils

ou beau-frèrelbeau-frère;

et d'alliance

de l'autorité,

considérées

cas où l'entêtement

de remplir té,

e5t celui

l'ai

transmission

beau-pèrelgendre

de dépendance

de la succession

et les mésententes

d'un

cette

que je

et homme/ami préférentiel.

à celui

redouté

Ainsi

pèrelfils,

Les relation5 à propos

de la transmission

:

relations

chef/obligé

examiner.

de parenté,

- les

- les relations

vu sous l'angle

en refusant

à un abandon total au fils

toute

de l'autori-

marge de manoeuvre.


-129-

Il

s'agit

là'à

mon sens,d'un

des points

faibles

violentes

entre

essentiels

de la socié-

té wayiipi. Les ruptures bien

et nous pouvons

relever

dons dea renseignements "Oui,

précis.

le fils

sé son père. vieillards raison

Ce n'était

lui

fit

"Je vais

fusil. dit

le fils

Sa?i

dit-on,

ce que j'ai

dit

à mon neveu,

aucun de nos anciens langue, père,

ainsi

chefs

pas le français que je lui

attache

il

me répondit ainsi, Louis)

père

ils

parlaient

dit

son neveu

: "Il

qu'un

Blanc

totalement

un Blanc,

l'enfance.

Désormais,

darme".

(Miso

'

et tout

1977)

ça parce

s'était

qu'il

transformé

il était

notre

: "Où est mon les mains!";

à pleurer. n'est

ce que je dis

désormais!"Désormais,

il

a fait

,Jamais

engueula

plus

pas

en français!

la grand-mère

n'est

retenir"

Voilà

se mit

"Voilà

son

à vous dire"‘,

(Alasuka)

la grand-mère,

derpéter

jadis

que le grand-père

disait

fit

les mains , que Je ' lui ' attache

beaucoup

arriva

"Ce n'est

et on raconte

nôtres"

il

arrivait

Louis);

que votre

! Et (Pierre

cette

son père'

fuyait,

; deux fois

ne parla

chas-

pour

chassa

aussi

ce que j'ai il

mais

partit...

de Pierre

Voilà

! (ygkwaku).

C'est

de mon neveu pour le

(en parlant

:

y a comme ça des

le grand-père

à la rencontre

1870-75

longtemps,

; il

Mais son fils

pour que vous le chassiez la couvade

Il

son père

son fusil

nous posaé-

ou Tarn& yu7 a) avait

Et le grand-père

péter

Ulupe

depuis

Louis

chassa

du Pilawili.

; il

vers

les femmes des autres.

fuyait,

près du village

mort

pas sans raison.

nos anciens.

'Le grand-pere

se situe

était

chef Pierre

qui veulent

disaient

rière

Le premier

Alasuka

(le

que jadis

existent

au moins deux cas sur lesquels

le grand-père

d'abord

père et fils

plus

de lui

était parti

entièrement

Et des ! Il

devenu durant en gen-


-138

Le deuxième dont nous aurons s'étalent tion

à parler

entre

Pierre

mis en prison

Ka 7 iluwiya

avait

persuadée

que l'homme était

San fils ; ils

fils

se sont bagarrés

Pierre (il

donne de l'argent

"Le fils

a ouvert

plus

la valise

qu'elle

un grand

chamane.

lui-même

"Asape

était

prits

sur le bas Oyapock.

de Asapn

fait

bien fut

Kwataka

:

du bruit

; il

l'a

puis,

il

"encein-

; Asapa et son

et le lendemain "fout

aussi. en l'air"

Il

pour

les

donner

transporté

des

; en revenant,

de Asapo , a vu la maraca,

et a pris

redescendu

très

les

malade.

mais il

n'y

esprits,

le fils

Il

est remonté

avait

à Saint-Georges,

plus

d'es-

puis

à

est mort..."

du village

les

à son père qui était

un peu chamane.

de sa maraca, est

a été'chercher

en amont que Kwasiatâ

Pour avoir

être

a joué

dedans.

Piriu

étant

,de son arrivée).

PalaEsi(l)

à Saint-Georges,

Cayenne où il (1) Des métis

la nuit

appelé

contenait

devait

chez lui,

prévenir

à son père,

de KalianalE

esprits

(pour

Il

et

Asapn .

bambous à flûte il

La fin

le soir.

son fils

vacante

; Asap3 est maigre

toute

temps,

entière

avec la femme d'dsaps

se sont bagarrés

expulse)

Entre

par son fils

; c'était

est déjà marié

sur interven-

la chefferie

l'ethnie.

dans le canot

tée"

destitué

relaxé.

et traduite

chez lui

avec sa pagaie

fut

,

Les évènements

la communauté toute

perdu pour

à J.M. BEAUDET par Mis3

du chamane Asapa

circonstances.

à son profit

femmes de son père,

revient

celui

et ensuite

repris

les

"Asap3

est

1891 ; ce personnage

recueilli

contée

exemple

dans d'autres

1884 et

des Français,

-

de Gnongnon dans la région

de MariPa


-

131-

Les deux cas de destitution situations

spéciales.

Dans l'un,

acculturé

sur la côte,

et ambitieux

pour une faute

réelle

Il

que Pierre

semble bien

son père et asseoir

Pierre

ait

cette

éliminé,

en épousant

jamais.

Lorsqu'il

bon fils,

mais l'intérêt

années

Asap?

cas,

le fils,

de son père

les Wayana, commettant

et terrorisé

plusieurs

En dehors

n'y

Ka'

parviendra

qu'il certes

il

puisque

la solution

généralement

que la solitude fils telles

s'étaient

situations

c'est

dispersés,

situations

reprises

: c'est

à l'époque

(Salui);

chez Ouira

(Wila>

que des obligations

1860) est

de fils

c'est

grande

du gendre

déjà

loin

(Malakaya) fils

rap-

dire

que uses

des hommes". De au XIXe siècle,

du village qui

d'Acara

du beau-père.

à plupaternel

résident

(Akala)

de cas qui ne relèvent

à l'égard

entend

parce

(COUDBEAU, 1893, p. 327 et 335).11 des déductions

les

de COUDBEAU, qui note

de chefs

le cas d'un

des

communautés était

été fréquentes

du chef Maracaya

pas en

posé de problèmes.

que l'on

qui étaient avoir

à

conflictuelles,

d'autres ainsi

des voyages

la présence

Jean Louis

de tirer

ses fils

me paraissent

le cas des fils

hasardeux

adoptée

rarement vers

de Tgmiï Kwanu (vers

particulièrement sieurs

le départ

légi-

de la région‘et

avoir

existaient,

disparu

pendant

ports

Si des tensions

agit

(COUDBEAU, 1893, p. 297).

de ces rares

semblent

pas

chamane.

n'agit

par le monde occidental,

père et fils

d'un

croit

dont au moins une a été infléchie entre

indigne

iluwiya,

les habitants

crimes.

Blancs

pour éliminer

par la puissance

des Waygpi est en jeu,

a rançonné

un fils

occasion ; il

à son retour,

chasse Asap3

par les

avec la femme de son fils. cette

fois.

"veuves"

les

devient

son pouvoir

Dans le deuxième timement

saisi

en scène des

homme élevé

l'adultère

définitivement

et sera à son tour

Louis,

à la fois,

de son père, Louis

mettent

chez

qui

serait

réside

cependant

probablement

;


-132.

Dans le droit a, chez les Wayapi, ritairement

pour

fil

une autorité

succéder

-

de l'autorité

importante

à son père.

Il

En 1819, THEBAULT DE LA MONDEBIE note "L'aîné

de la famille

paternelle,

puisqu'il n'y

l'aîné

est désigné

a rien

là de bien

prio-

original.

:

commande aux cadets

avec fermeté

mélangée

de douceur". Pour gratuite

que Pui$se

moins juste.

Miso

concernant

paraetre

nous confirme

le peu sympathique Tatu

:

- Ainsi,

cette cette

Pierre

Pierre

observation, position

Louis

Louis

elle

n'en

est pas

prééminente,dans

le récit

:

était

le fils

de grand-père

Ala-

suka ? Misa dirai quoi donc,

:

- Oui,

c'était

que le grand-frère c'est

lui

c'est

qui

l'aîné

un corollaire culiers

: en effet,

classificatoires, créant

éclatement effet raît

fréquemment

de la fonder

chef

profitent

mortelle, tard,

te dis-je

un des traits

pour

sans

. qui

; cependant,

est une source sont,

Je te

il

existe

de conflits

l'aîné,

un peu trop

carac-

parti-

des épouses

de cette

situation,

frères.

arrive

la chefferie

que la dispersion

possible

les

devint

; plue

avec ses cadets

d'aînesse,qui

aussi à leur

de la communauté.

assez

qui

Alasuka.

une chute

est effectivement

et certains

Il

fait

devenu chef

ses belles-soeurs

une gêne entre

pour confier

serait

dans ses rapports à ce droit

de grand-père

avait

le petit-frère

La douceur térisent

le fils

que des frères aîné.

On peut

L'observation

des frères à travers

(réels l'histoire

sur une mésentente.

ne s'accordent alors

assister

superficielle

waygpi

sans qu'il

Un. cas clair

à un

montre

ou claesificatoires)

est

pas

en appasoit

fourni

par


-

la dispersion les

en 1935 des fils

traditions

Palananupa fondant

orales

Le caractère

emporté

et FERRE (1833,

1069, peut,

si la séparation de sûreté

emprise

que plus fréquente

On observe

des rapports

sont pas nécessairement cependant Alamasisi, Iluay,

fréquente. les

le retour

à une grande

sur le Pilawili.

Comme on peut

communautés ne sont jamais ,

les

neutre

an peut

séparation.

se demander

comme une soupape encore

comme le moyen

avec une contrainte

très

groupes

serrés.

de succession

: le beau-frère

Si ces paires

du XIXe siècle,

ce sont Tapi?

1910-1920,

situation

ce sont

le voir

ce-qui

favorise

est de confier

suffisant.

L'arbitrage

des alliés

solution

principalement

adoptée

est i et

du second amena

1930, ce sont swi sur la carte

ne

SapD t9 et

; la mort prématurée

communautés

du défunt

locaux

cette

éloignées,

de leurs

économi-

1870, l'existence

et Sapakway

13 p. 332, ces leurs

relations.

Les Way?ipi ne sont donc pas sans ressources

la continuité crises

près,

cette

de véritables

communauté ; vers

le premier

Y& ngalalf.

par des frères,

classificatoires

1824,

par ADAM DE BAUVE

expliquer

moins depuis

de réciprocité

de Kwanu ; vers

deux frères

sur la rivière

soit

vaste

formant

dirigées

aîné Waninika,

pas à envisager,soit

en effet,au

Vers la fin

fils

de plus

plus

de villages

qu'après

est présenté

irrémédiable,

sur un territoire

de paires

entretenant

n'est

une rupture

faible.

qu'il

dans le temps,

(BAGOT, 18419, le second

avec réserve,

y regarde

de frères

évitant

tel

A?i

loin

montrent

sur le Yarupi

de Waninika

. Plus

de leur

chez le chef

Misa

p.

écrites

s'éloignèrent

Si l'on

surer

sources

un grand établissement selon

d'une

du chef SapntD

et les

et Yawalakal&

s'installant

133-

pour

. Un autre

moyen de prévenir

la chefferie

à un personnage

ou son gendre me semble bien

si celui-ci

as-

a un âge

historiquement

la

par la communauté .endogame pour éviter

plus


-134

l'éclatement. long

Mais ne peut-il

terme,

aspect

pas aussi

de renversement

du pouvoir

des choses que pense Yawalu "Les hommes souhaitent filles,

car,

Cependant,

lorsqu'elles

du gendre

allons

le voir,

large

ment. nité

ambition

lorsqu'il

; c'est

peut

lourde

territoriale

èst divisée

l'exogamie

permet

! Cette

aussi

des

devient

travaille

un peu

pour

lui

tout

collectivement ces obligés --~~-~~---~_^~~---__---~~~ vieille

essentiellement

le rôle

et la position

est,

comme nous

d'intégrer

membres d'ethnies pensent

gendre

/l&m?ngwayf,

LERY relève (1580,

p. 330).

(1948,

aux diver-

(essentiellement

en voie

d'extinction. les Wayapi

exogame puisqu'ils "ceux

p.

qui

si

d'origine

ou beau-frère,

à une situation

l'u-

En revanche,

s'agréger

ou wayana

numérique-

échange

des alliés

ainsi

est

de maintenir

de résidence.

aparai

de gendres étaient

permet

à un certain

on voit

institution.

"mon serviteur"

gissait

Elle

résume la

de s'accro?tre

il

unités

wayapi

soit

Lorsqu'ils avant

phrase

et des beaux-frères

mais oblige

Au XIXe siècle,

à l'origine),

/che-reniboyef,

grande

croisé,

en plusieurs

à la société

variée.

mot,

qui

au village

ses communautés des individus,soit

(1) Vieux

veulent

ce dernier

des gendres

de la parenté,

bien

pas à cet

de conséquences.

avec le cousin

la parenté

se réfèrent

ou moins

:

le beau-père

dans le système.

indubitablement

Par le mariage

colporteurs

plus

certainement

nous dit mais ils

devenir

ou du beau-frère

et permet

extrêmement

? Ce n'est

se marient,

Le recrutement très

un moyen,à

ou la vannerie".

petite

place

être

des fils,

le chef de son gendre le canot

-

nomment

ont immigré"(').

chez les Tupinamba Selon MITRAUX, il

111) dont on peut

s'a-

dire

les mêmes dans la communauté Tupinamba

que dans la communauté Wayapi actuelle.

que


-

Ce statut

permet

par rapport obligés. il

n'est

donc de compléter

les

reçoit

surplus

des biens

en manioc

toutes

de fête

dégagent propos

d'une

bien

Alors

Pierre

Voikà

Louis

A notre

- Mis>

:

Ah! Désormais

ancêtre

oui,

ils

d'ajouter

Tatuluwiya,

lui

et la cohésion

qui

chaque Wayapi.

A

Louis,

Mis3

etles

Tatuluwiya.

gens venaient!

nettoyèrent

bien

le pourtour

bien. de Miss

que Pierre

donna sa soeur Walusi comment le

du pouvoir

ancêtre

à faire

?

commandait

nettoyèrent

Village(...).

pour

Louis,

en mariage. économique

système

assigner

5'im-

une position

:

forme de nourriture,

s'il

Tatuluwiy?i

aux paroles

dans le fonctionnement

- demandeur de femme, il

défaut

construction

travailler

à notre

vannerie,

au beau-frère. vient

- marié, de son père.

doit

fournir travail

Cela implique

un apport d'entraide,

qu'il

va résider

de travail

SOUS

au beau-père

ou à

chez sa femme

de l'extérieur. il

n'a

plus

aucune obligation

économique

*

qu'il

de danse,

son propre

: "Venez dit

il

Voyons en effet

au gendre

rêve

se fit

des Wayana ; ils

c'étaient

du village,

brique

la force

dit

ce qu'il

:

pour fixer

le decorum, de la place

qu'en

tant

:

- Tatu

est important

assure

créent

à ce moment là qu'il

mon village".

y a ses

uniquement

d'un Wayana chez le chef Pierre

- Mis> :

Eux,

mâles et il

(cela

entretien

qui

le processus

C'est

il

communauté telle

de l'installation

explique

et gibier

et de cuisine,

grande

des hommes d'un village

et une femme ; en contrepartie,

surtout

en définitive,

choses,

la situation

y a ses descendants

pas père de famille);

des carbets

Il

: il

à son chef

Un obligé

assure

.l.35-

théorique

à l'égard

se


-136

A partir

d'un

tel

la continuité

un chef wayapi

syatème,

et la force et celui

attirés...

en contentant

dès lors

de ses filles

comme le point

que dans les

faible

donc aller

les

chercher

la provoquer. dition

du modèle de croissance,

les

leurs

n'est

(cf.

la société

se voit peut

société beau-frère cession. Pi?s,

se réfère

prendre

chez les

la guerre

Ainsi,

ou du moins

.dans la décennie

de la source

de l'Oyapock,

devenues

au schéma proposé du XIXe

naissant

des décombres

plus

de rechercher Il

comme paralysée,

permettent On voit

seuls

dans ce sens dans la tra-

du début

pacifiquement.

wayapi

dit

qu'elle

ou de beaux-freres.

même obligée

obtenir

faire

le confirment.

183O.cherche

la forme de gendres

c'est-à-dire

expressement

clanique

des années

aura

des

les épouses

de

au chapitre

pré-

p. 333).

femme3 ; celle;endogamique, phique

qu'il

puisque

bien

aussi

des gens de Mapali,

Si l'on cédent,

de ses fils

Une communauté sans femmes doit

dans les villages

ou veuves

vainqueurs

et ce

voisines.

g&éalogies

nous voyons

femmes, soeurs

circulent,

ailleurs,

Si rien

orale,

1880-90,

ethnies

avec des étrangers

à assurer

ses neveux (1) . Le nombre des femmes apparaît

les hommes en âge de mariage Way&i

aura donc intérêt

de sa communauté par le mariage

avec ses nièces tout

-

d'assurer

ainsi, la place

à partir

siècle

échangeait de la baisse

n'échange

Bloquée

puisque,

démographiquement,

pas penser

précisément,

le gendre

en cas de crise

de 1910, le fils

de chef dans un groupe

d'un

qui

elle

qu'elle

cependant

la continuité

démogra-

des hommes sous

violemment.l'équilibre

ne faudrait

des

émigrL

deviendra

ne la ou le de suc-

aparai, très

impor-

tant à la source de 1'Oyapock. ----------------------------(1) Il

n'y

a pas de règle

endogame ; seule

subsiste

de résidence la dépendance

stricte

au sein

économique.

de la communauté


-

-137

Si son pouvoir tres

chefs

vingt

s'est

prolongé

n'assurent,

eux,que

ans'de

Maluka,

Uwaila,

cependant

émigré

qu'à

à travers

celui

de simples

régences.

du Pilawili,qui

sa mort

de ses descendants, C'est

succéda

la chefferie

d'auil y a

le cas,

--

à son beau-frère

revenait

à Kamala,

fils

de

Maluka.

2.3.

Relations

intertribales

et renforcement

Revenons brièvement conduit

de l'individu

de la communauté

sur le @stème

à l'humanité

"les

11,fait

à son village.

gens rassemblés"

(cf.

A cette JamGkdl,

"les

aux ethnies

autres","les les plu5

partie

supra. entité

appartient

de la catégorie

8.67

à sa

des -/w%;+,

).

s'oppose

le reste

de l'humanité,

gens extérieurs",

allant

, envisagés

de la manière

reculées

qui

entière.

Hors du noyau familial.,l'individu c communaute,

de relations

du village

les voisin

la plus

neutre

i

possible. on peut

Cependant, regard

aurIes

dans ce cas, - ils /apaf,

aussi

bien

focaliser

gens avec qui la communauté. n'entretient il

est deux manières

aont collectivement ceux avec qui

sont potentiellement me "d'étranger

tout

de les appréhender

envisagés

aucune relation dangereux,

inconnu"

de manière

est réservé

pas de relations; :

négative;

aux ethnies

ce sont' les

au'tant

n'est . 1entretenue,

ceux qui peuvent

son

devenir

dire ceux.qui . . ICI) '-‘y hostile4 i Ce ter-

amérindiennes',

à' l'ex-

clusion des Noirs et des Blancs. ------------------------------(1) Ce mot désignant souligner

ici

montrant

par

et en grande actuels.

aussi

les

le rapprochement là même qu'il partie

clans

formateurs,

linguistique

y a une coupure

le mode de vie

étaient

on ne peut

entre

avec les différents

s'empêcher

monde inconnu ancêtres

de

e't ancêtres,

dont

la terre

de ceux des Wayapi

i


-138

- ils les

sont

individuellement

/m313up&ü/,

"les

des alliances. où l'on

différentes).

inconnus

qui puisse

lité.

Par exemple, de suivre

être

interprété

suivre

un gibier.

Wayapi abordent a réservé

de nouvelles quelques

belles

qu'à

extérieure. de dire

mauvaises

parenté.

Ils

des ethnies prend

tout

lation lien

entre

lations

son sens.

Sa caractéristique

dehors

de groupes. du cadre

en dehors Replacé

une rupture concernent

entre tout

pu /,

au plus

plus

au les

que l'histoire

/,

l'une celle

surtout

essentielle

événémentiel,

de l'amitié

et je serais la

avec les membres cette

institution

est d'être

une re-

établir

un

des re-

intervillageoises

- en

des relations

intertribales

sur des relations

débouchant

tenté

ne sont observées

ce système

parenté.

place des plus

un homme peut

mais jamais

- sont donc fondés

leur

prudence

souvent

ou les Noirs,que

- et celui

deux individus,

aucun

assimilé

/ commence où finit

des relations

de la parenté

dans le cadre

est

est vrai

"un seul",

Ultérieurement,

Le réseau

de la guerre

il

du /yaps

mais c'est

les Européens

fyr

établir

comme une marque d'hosti-

fait

des /ysp&

WayZpi,

deux individus.

ou ethnies

surprises.

voisines,

avec un deuxième

tant

littéralement

être

entre

et de ne faire

d'un homme inconnu

celle

Le recrutement

peuvent

détachées

et m'amène à envisager

des Wayapi,

conclure

discussions

de pouvoir

rituelles)

l'ambivalence

Le mot signifie 1"'élu".

est

symboliquement

l'évitement

institutions

cas,

relations,

peut

ou récents

On comprend donc avec quelle

En vérité, à l'alliance

l'on

anciens

anciennement

la trace

: ce sont

de nombreuses

que contacts

(salutations

positive

avec qui

été témoins

dans de tels

le dialogue

geste

de manière

étrangers",

(fractions

Le problème,

correctement

leur

voyageurs

des thèmes tels

Waygpi et Indiens

fait

envisagés

Nous avons souvent

agitait

-

ne peut

par paires.

aboutir

sur des conflits

qu'à qui

-


- 139-

Le système rature

ancienne,à

celui

ralisé

dans l'intérieur

sur son insertion économique tation

du /y~ p& / qui équivaut,

du "banaré"

important.

Ce rôle

des Waygpi à leur

dans l'établissement puis

Français.

plus

ou moins bien,

jet

fut

L'ensemble

des auteurs

du XIXe siècle

une signification

de l'échange

est

parfois

si secondaire,

strictement

des partenaires.

Sans parler

au sous-chapitre

suivant,

ce décalage

paraissent

plus

THOMAS (1972)

que c'est

les rapports Ce type peut-être à propos

essentiellement entre

les

de relations

le mot "banaré"

d'esprit

selon

sur lesquels

consacrées

des rapports

parmi

est désigné

L'ob-

l'ethnie

nous reviendrons avec les Wayana

ambigües.

sous l'angle

individus

non négligeable,

Cet état

semble exister

récentes

au problème

Si le

que nous avons vu des

et varie

des Européens

Les études et D.J.

généralisé

exclusif.

est mis en avant.

les mêmes produits.

pas toujours

dont les positions

qui

Portu-

le décrivent

économique

d'amitié,

lui,

important

Européens,

son caractère

partant

certainement

très

avec les

mais tous soulignent

un rôle

la phase d'adap-

commerciaux

d'alliance,

n'est

aussi

insisté

également

pendant

le lien

/y& pu / échanger

bien

Il

assure

des liens

IYE PC / a, chez les Wayzpi, c'est

il

capital

nouveau milieu.

géné-

que nous avons surtout

d'alliance,

dut être

) semble très

supra p.52

Alors

des Guyanes.

dans le système

gais

(cf.

dans La litté-

par A. BIJTT (1973) intertribaux,montrent

commercial

les Karib

que s'établissent

du plateau

sous le nom de /pawana/,

de nos anciens

voyageurs.

des Guyanes. d'où

dérive

A. BUTT indique

de /pawana/: "1 found

it

in use among the Wayana of Suriname

Guiana,

who apply

it

to their

Rivière

reports

it

meaning

trading

partners".

for

Bush Negro

the Trio (1973,

.

trading

of Suriname p.

169

and French contacts.

as /ipawana/


De notre tion

côté,

décrite

ci-dessus,aussi

que chez les Wayapi.

de cette

langues origine

appellation rents

Wayapi d'une

diffé-

l'autre

plus

événementielle

de ces relations

et les Wayana et les Aparai

tourné

de l'autre,

entre

les

et d'apprécier

quantitative.

pas pour autant

individuel

certains

historiques.

besoins

En effet,

Oyapock ayant "ont

double

deux champs relationnels

de l'histoire

la mise en place

Le lien

du haut

à le penser

géographiques

commercial,

L'examen

individus.

d'illustrer

importance

plus

j'incline

dans

chez les Wayana d'une

que nous sommes devant

entre

part

mot fyç" pc / existant

à deux secteurs

l'un

l'institution

avec la m&ne marque d'intensité

L'existence

appliquée

de relaet du Jary (11

le mot et observé

avec le sens de "un seul",

chez ces derniers,

l'alliance

tances

SCHOEPF a noté

linguistique.

m'amêne à penser

nous permettra

leur

tupi

apparemment

distincts vers

Enfin

le type

chez les Wayana de 1'Itany

chez les Wayyálpi. Enfin,le

relevee

différentes

bien

/ désignant

chez les Wayana et Aparai,

sur le Rio Paru, que celle

/yepe

R~US avons collecté

sociologiques

nous constations

un ancêtre

une grande

nes les plus

constitué

/ ne comble

créés

circons-

par les

dès 1971,que

les Wayapi

wayana ou aparai

admiration

métissées

par le /yeps

à l'égard-des

n'hésitlnt

Wayana. Les person-

pas à se considérer

comme

wayana ou aparai". L'examen ques montre indubitablement Way$pi,furent

clanique

qu ' au moins deux ethnies, d'origine incluses

(1) le terme wayana

linguistique dans la liste

des Kaiku)Sian est assez ___-_-----------------------

l'amant

du syst&ne

clair,

Jpawanaf

et la maîtresse.

et des faits

histori-

les Wayana et les Raiku%ian, et culturelle

des clans

puisqu'il a été relevé

s'agit

différente

formateurs. d'une

Le cas

ethnie

par nous tome

des

repliée

désignant


-141

depuis

le centre

coexistence parmi

de la Guyane dans le bassin

pacifique

ancêtres

/m3yuim*%w&gs

/m 3 yuwzikîi/ , "les

gens de l'anaconda",

récents

venus

aont appelés

donc une pièce

grande

souplesse

cette

diens.

sont

entre

création.

J'y

k

Ecoutons

/._- Mis3

/.

sont regrou-

tard" les

wayapi,

déjà plus.

ou

les Wayana.

années

Ceux-ci

clans

politique

forment probable-

Les rapports

après

1850 expli-

un exemple

de la

wayapi.

(les

Noirs), -_. son fils fusil

, à propos ; "Ils

race

tellement bien

ceux-ci

PSkG& . de notre monde :

(les

Blancs),

et

?

anciennes

comme ça,

les

lee

font!',; :

gens d'autrefois

nous ne sommes plus (en montrant

des Amérin-

la même chose.

avec ça qu'ils

des guerres

et leurs

de la grand-mère

Waygpi 3 l?égard

:. Au fusil ! c'est

Blancs

dans la survie

et celle

c'est

étaient

nous, aujourd'hui, gens de leur

de Mis0

en ont fait

que les

majeur

la méfiance'des

Peku" :,Au Miss

"plus

pour ma part

de dire

le problème

celle

clairement \ P&ku :/.'Ils

- Alasuka, i-

un truisme

devenus

ceux-là

du système

: ils

de l'anaconda"

Wayana et Wayapi vois

généalogies.

DES FUNCAIS ET DES NOIRS

Deux paroles,

expliquent

aux autres

établis

C'est satellites

descendants

ne fonctionnaient

adaptative

3) DES BRESILIENS,

obscure

en pays wayâlpi vers

tardivement

privilégiés

sans doute

est

Wayana, non /Msyuimigw%ga

rapportée

quent

dans les

et devinrent

se marier

ment â une époque où ceux-ci économiques

progressivement

repérés

orale

/ "les

pés dans le clan

Les ancêtres

se fondit

ont pu être

est des Wayana, la tradition

Pour ce qui

du Kouc. Après une longue

elle

avec les Wayapi,

eux et plusieurs

1870-1880

-

; m@

comme ça ; B cause des

ethnologues

blanc+z),

qui


-142

se mêleront Plusieurs

toujours

conclusions

- la barbarie

plus

peuvent

aveugle

-

de nos affaires".

se dégager

est

de ces deux répliques

le comportement

:

de base des Blancs

et des

Noirs. - ils - leur

emprise

est

Nous ne vérifierons tels

rien à la vie indienne.

ne comprennent

propos

de plus

malheureusement

dans la suite

(Créole

graphiquement

te période

(31,

puisqu'ils

(29 , et

que des nuances

alliés

que le souvenir

des Portugais, d'une

vers

alliés

des Français

et,

grande

qu'aux

Créoles,

ne se méfient

ils

indiscrétion,

une forte

que dans l'amitié. manifestés

terres

rapide

Si ces traits

dans le cadre

emprunt

ils

n'ont

bien

depuis

accordent

franche

se consi-

une confiance

familiarité,

dans les

contraignit

ils

pas moins de certains

plus

de leurs une grande

et à la colère, rapports

commerciaux

dans le passé,

intermittents, trente

tout

de cet-

les

Aujourd'hui,

de caractère,

de rapports

retenu qui

à l'autoritari5me

aussi

de même pour les Wayapi du nord -~-~---_-__-__--~~--___ (1) kalai est un vieux mot tupi grands chamanes, puis, au XVIIe (2) pala?sl,

et trop

propension enfin,

leur

et géo-

dans le nocif.

du nord.

s'ils

"Noir"

différents,

phase de dépendance

dèrent

un manque de fidélité

les

/,

historiquement

de gradation

dans la forêt

: une trop

de

/kalai/,

13

à des contacts

à fuir

comportements

l'exactitude

/m &ike

ont été distingués

correspondent

Hier

souvent

nommés par les Waygpi,

"Franqais"

Réfugié)

en ne présentant

que trop

groupes

/pala?sy/

ou Noir

forte.

de ce travail.

Les trois "Brésilien"(i),

en plus

ans,

il

n'en

et pour

se sont est plus

ceux du

désignant tout d'abord les prophètes ou siècle, les Espagnols et Portugais. au Wayana palasisi, "les gens de la mer". les Blancs.

(3) maikclr, , emprunt à une langue karib désignant bouche en ventouse, puis les gens de race noire.

d'abord

un poisson

a


- 143-

centre

depuis

une décennie.

gendarmerie, désormais

administration cette

de leur

une volonté font

jour

sions,

leur

parmi

ils

alliance

ainsi

cherchent

de distance,

référence

institutions

sinon

qu'il5

avant

d'apprivoiser

(o-m2wi

un certain

téralement,doit

aux expériences

du passé.

quotidien plus

s'habituer

différent.

l'évocation

effet,

d'une

on voit,

délices Il

de voir

évoluer

qu'il

distingue

mer et barbarie

existentielle.

protection

laquelle tendre

ils

vante

tomber,

les Blancs

ne nous comprennent : "nous

ment dit:

"les

t'avons conseils

d'alliance

qui,

n'y

qu'ils

d'une dressé

manière

pensée.

plus,

apprivoisé, de politique

Envers tu n'es

rien

moi, plus

étrangère

est En

avec

là qu'appacomme Cayenne

dominés numériquesuperficielle. mentale tant

la réaction

Leur

derrière

d'échecs,

de

pas en effet:

à notre

vraiment

ici

bonne à consom-

Ne disent-ils

ne connaissent pas"?

après

unila-

plonger

toute

une barrière

alors

un rituel

a pourtant

sont

inclus

actuelle.

technologie

n'acceptant

la main sans une arrière

"Paissons Blancs

se retranchent,

est

Amérindiens

Il

savent

est d'avoir

être

Le problème

que la réalité

clairement

quoique

à ces occa-

peuvent

un Wayapi dans une ville

Les Amérindiens ment et technologiquement,

pas,

le schéma développé

des jeunes

les

cependant,

un mode de vie,

de l'Occident...

pour comprendre

meilleure

désireux

ancienne

en sens inverse,

suffit

/.

pensera-t-on,

attitude

dans l'exotisme

rence.

du /yeps

à une mentalité,

Certes,

à recueillir

mécontentement,se

qui n'oublient

' a) l'étranger

toujours

Parallèlement

responsables

par l'institution

l'ont

tout

Nous avons vu que les non-Indiens dans la société

nouvelles,

que les Wayapi perçoivent

avec les Français.

les jeunes

de faire

les

Opportunistes,

histoire,

de prise

à travers

préfectorale...

mentalité.

été à travers avantages

C'est

monde, les était

la sui-

un Blanc",

autre-

que tu nous donnes ne


- 144-

car tu n'es plus représentatif

sont pas valables,

Face au monde non-indien, encore

une fois

comme une nasse,

du /y ~pc 1, mais se fermant

de ton peuple."

la société

prelevant

way'à'Ipi fonctionne

des hommes par le système

à la civilisation

1

occidentales

dans 3on

ensemble. Cette compatible

avec la nécessité,

procurer

au loin

tentative3 indiea.

divers

Avec le3 Noirs toujours

tendue,

un exemple

~

typique. pacifique

moins régulières après

d'origines

1815.

manufacturés.

C'est

déçues,d'alliance doute

du XIXe siècle,

p. 3QO> l'alliance

diverses,

la situation

et l'alliance Quoi qu'il que d'alliance que le3 Waygpi

ratée

il

entretinrent

le3

mondenon-

un isolement

total,

avec le3 Français. semble

avoir

avec les

faudrait

pour définir

explique

semi-forcée,s'installe

de Waninika

en soit,

ce qui avec le

après

infra

(cf.

pa3 toujours

plusieurs 3iècPes+ de 3e

depuis

l'alliance,sane

Au début

les WayZpi provoquent

malheureusement

établie

toujours

siècle,

avec les Portugais.

n'est

produits

renouvel&es,et Au XVIIIe

existence

attitude

les

plu3

été presque

Boni en est parler

relations

avec les Français

de coplus

ou


-145

-

III JNOLUTION

DE LA CIVILISATION

WAYAPI

:

ses adaptations

Il wayapi

nous est possible

dans plusieurs 1 - celle

de sonder

directions

les

changements

de la culture

:

de l'adaptation

survenue

à la suite

de l'adaptation

à la fonte

des changements

de milieu. 2 - celle celle

3-

de la mise en contact

démographique.

avec de nouvelles

populations

amérindiennes. celle

4-

de l'adaptation

Ces orientations,

utilisables

titué

pour les WayZpi autant

leurs

très

que linéaire fonte

inégales.

relativement

indivisible

aspects

il

du monde occidental.

par l'ethnohistorien,

de nécessités

à affronter,

Compte tenu de l'érosion

du souvenir,

démographique

à divers

beaucoup

ont consnécessités plus

me semble que les difficultés

et au contact

avec l'occident

dans la pensée wayapi,

sélective liées

constituent alors

d'ail-

que les

à la

un tout contacts


- 14G-

intertribaux.d’une d’autre

part

et l’adaptation

part,représentent

d’autres

aux milieux domaines

biogéographiques,

bien

individualises.

1) ADAPTATIONS ANCIEWNES AUX MILIEUX AMAZONIENS

Ce domaine m’a paru travers

les discours

Je serais

assez

nouvelles

est,

tenté

siècles

lors

de leurs

que l’adaptation

pour les Wayapi,

des ethnies

des ethnies

migrations,

la tradition

orale,

avec clarté

que peu d’évocations

peu de choses également plus

belle

que celle

migration

évoque

(Maira,

Yandéyara

Au demeurant,

leur

sance des milieux qu’on parain, D’autres

La mythologie

wayapi,

des autres tradition naturels

orale

plus

fournis

à affronter,

d’une

aisée

le divorce

occupés

d’une géants. Tupi-

l’homme et YanEya de Paradis

riche

perdu.

sur la connaisles genres

territoire

que par panorama pour

en marge des récits

ancienne

des autres

que sur

de leur

liés

le récit

mais point plus

dans

“sentimentaux”,

d’animaux

entre

pas

sec du Brésil.

terre

sinon

comme celles

la description

par clichés

eurent

En termes

est à peine

anciennement

a peut-être

culturels

chasse

les der-

n’en

de changements

Tupi-Guarani),

Comme pour

procèdent

indices,

manqué et

pour

je ne trouve,

actuellement, d’une

que j ‘ai

aux WayZpi,

la nostalgie

l’existence

y pratiquait. ils

vivent

1’Age d’or

il

que le Nord-Est

biogéographiques.

qui évoquent

où ils

soulignant

Guarani,

tels

naturelles

Amérindiens est vrai

comme les Tupinamba

strictement

à des changements

autres

de Guyane,

des milieux

Me limitant

du moins spontanément.

Si cela

de source.

évoqué à

à des conditions

comme pour les

coulant

de l’histoire

étë de même lorsque

assez rarement

des choses anciennes,

de dire

une nécessité

approchés, niers

traitant

être

par interrogatoires

de vie contem-

les évoquer. ou


- 147 -

déduits

des enquêtes

pendant

de formuler

adaptations

ethnoscientifiques quelques

hypothèses

données relevant

d'élaboration

avec d'autres

constituera

ont séjourné querai

les

offertes

à l'homme

et celles

de varzea

GOODLANDet IPTIN

Si,

1977,

en effet,

en place

p.

d‘autres

ce tra-

approfondie

ancienne

en

J.P.

LESCURE.

des Wayapi

- est de savoir

s'ils

du bas Amazone. Je n'évo-

existant

entre

les potentialités

de terre

ferme (3 303 000 km2)

le lecteur

de taille

populations

depuis d'une

les

aux travaux

de

au delà

des Wayapi,

des Guyanes comme Les Yanomami et Aparai

terres

(FRIKXL,

1958, p.

linguistiques

des Guyanes,

adaptation

remarquable

à la civilisation

et,

d'affiliations

sur le plateau

Examinons éclaircir

est

114) ou les Kachuyana

plus

des

et de HEGGE?S (1971).

nombre d'ethnies

d'autant

de "varzea"

par Les forêts

actuellement

face

de mon propos

en Amazonie

nous sommes en présence

faire

Les

le botaniste

de l'écologie

majeures

cement post-colonial

siècles),

plus

réflexion

différences

Le problème

(LIZOT,

ce-

analyse

d'une

(55 000 km2) et renvoie

concerner

brève

car je considère

crucial

lIessentie

(L975)

qu'une

chercheurs,dont

ou non dans la forêt

pas ici

pourrait

de reconstituer

aux milieux,

et participant

Le problème - et ceci

présentement

de l'adaptation

comme prématuré

cours

à défaut

permettent

successives. Je ne fournirai

vail

et linguistiques,

riches

119).

différentes,

proviennent

d'un

dépla-

du moyen et du bas Amazone,

profonde

que les dites

et rapide populations

(quatre avaient

à

européenne. les

données de plus

le cas des Way?ipi. Dans son travail

près toujours

pour ce qui peut d'actualité

sur les


-

migrations rent

l'embouchure

ments, Ile

des Tupi-Guarani,

telle

l'Amazonie

la migration

centrale

il

montre

rents

et descendants,

gues tupi

plus

"pures",

semble

devoir

(ibid.,

p. 23). azimuts"

“tous

liés il

mis en branle

vers

à la est vraila Terre

pas le cas par

dès 1542 par Carvajal

Linguistique

les Kokama du haut

en part

constatation,

Colomb. N'est-ce observé

le haut Amazone ? La différenciation

de part

et profondément

se soient

mouve-

en 1639 sur une grande

du XVIe siècle

simple

de Christophe

atteigni-

D'autres

que ces mouvements

Par cette

des Omagua ou des Yurimagua,

p. 6).

à traverser

des Européens

Tupi-Guarani

l'arrivée

(1929, installês

moitié

surtout

à l'arrivée

que certains

sans Mal avant exemple

des Tupinambara,

des Tupi-Guarani.

semblable

1560-80

dès la première

antérieurs

philosophie

vers

ont amené les Tupi

Dans le même travail, étaient

METKAUX pense que Les Tupinamba

de l'Amazone

du moyen Amazone,

14iB-

relative

sur

de leurs

Amazone, par rapport

l'attester.

(VOEGELIN

aux éléments

historiquement

pa-

aux lanC.F.

et F.M.,

1965 ; LEMBE, 1971). Si je m'en tiens fondés,

comme ceux avancés

des populations la "varzea"

de langue

amazonienne.

Omagua, les Yurimagua Tupinamba

émigrés

Les villages l'ouest

vers

et les

est

est possible

installées certain

Tupinambara

ne semblaient

dans des régions

d'affirmer

cela

que

dans le biotope au XVIe siècle

1560 dans le MaranhZo

est plus : vers

pour

douteux

les pour

les

1612, en effet,

pas dépasser de forêt

de

Bélem vers

de terre

ferme

p. 25). Au XVIIe

à propos

furent

Si cela

et se trouvaient

plus

tupi

de ces derniers

(EVREUX, lh12,

encore

par METKAUX, il

bien

forte

siècle,

le long du grand

de la migration

la présence fleuve

des Tupi-Guarani

et METRAUX précise

des Wayapi et des Emerillon

:

est (1929,n.33)


-

"J'incline

à croire

ou l'autre

des tribus

est mentionnée 126, 340). liste

qu'il

guarani

de leurs

tribus

Si MAKTIUS voulait ses conclusions

par

la plus

c'est

en 1596 que Keymis

tupi,

entre

des

contacts

grande

du XVIe siècle,

des Tupi Il

dire

à ses "rares

les Norak,

commençait

côtières

avaient

que,

franchi

est également

ayant

périphérie

de la Guyane et de 1'Amapa au XVIIe

siècle.

dans les écrits

certain

En 1690, c'est-à-dire

"Il

plus

pour

des Amazonnes".

(Arua'ou aller

à nouer

quart

que d'autres

que le nom des Wayapi parcouru

tardivement

côte d'Amapa,nous

ethno-géographique

aux François

alors

GOUPY des MARETS, qui

le bas Amazone et la

y a les Arouats

à peine

l'Amazone,

des voyageurs

liste

un groupe

dès le dernier

jamais

longue

pas que

de Guyane.

n'apparaît

d'une

indications",

N'oublions

remontée.

de fréquenter

des bouches

et en 1623 que JE§SE de FOKEST

tend à prouver

par METFAUX, le traiteur

a pu

que les

la conquête

l'avaient

citées

la

qu'il

732) croit

attention.

que ce groupe

Tout cela

124-

(1620-1630)".

en faire

les populations

avec

de nous donner

(p-

(COKKEAL, 1722) signale

(E. FOKEST, 1914) explique

région

indications

en Guyane après

Oyapock et Approuague,

gauche

et BETENDORF (pp.

rares

Ce même auteur

trop

sur la rive

a tenté

les

avec l'une

dans cette

706-710)

les Portugais

en effet méritent

(pp. 706-710)

Oyampi ont été refoulés de l'Amazone

qui vivaient

d'après

sur elles.

de les identifier

de Tupi-Guarani

par AC&A

MAKTIUS (pp.

recueillir

convient

La présence

de l'Amazone.

-

149

la

que les avait

précise,

sources

l'habitude en tête

: Arua)

le long

qui

servent

de la coste

d'interprètes

de la ditte

rivière

+


-150

Cette

ethnie

des ethnies famille

gion,

telles

tupi.

de langue

de la région

cette

la fin

étant

vivant

d'examiner

bassin

l'île

été contrôlé

par des groupes

autres

riveraines tir

n'ont

du bas Amazone.

du Rio Madeira

du Pérou

en général

(avec

(avec

Ce n'est

que plus

les Tupinambara)jusqu!à

pour y créer

qu'ils

ou y adopter

Dans le bas Amazone, gement favorisé

le passage

puisque,

dans la région

plateaux

guyanais

Compte tenu de cette nous possédons, a pu se faire

du confluent

particularité

de la façon

une ou plusieurs

être

des Européens,

un jour.

ment du fleuve

Il

sans doute vers seule

est en revanche est bien

lié

dans le

terres

l'amont,

basses à par-

frontière

s'installèrent

vraiment

une civilisation

nouvelle.

du Tapajos,

semble

avoir

et d'autre

lar-

du fleuve

le rapprochement

la vallée

du grand

des

fleuve. que

tupi-guarani

dans le bas Amazone :

des grandes

migration

que je

et des données chronologiques

suivante

ethnies

amorcé leur

l'arrivée

gravitant

je pense que le mouvement des populations

1) Dans le courant

aient

diverses

l'actuelle

de part

étrangle

comprise,

que tupi.

vers

la géographie

de populations

et brésilien

de Marajo

dans les

loin

jusqu'à

linguistique

Tupi-Guarani que passer

les Omagua et Kokama),

dans la "varzea"

du fleuve

se dégage des sources

fait

à

de la ré-

d'affiliation

du bas Amazone,

est que les populations

amazonien

droite

de la "varzea"

qui

rattachées

importantes

sur la rive pas non plus

que la majorité

étaient

populations

installées

L'impression viens

penser

dans la "varzea"

siècleSn'étaient

avoir

on peut

D'autres

les Tapajo,

L'ensemble

semble bien

arawak,

linguistique.

du XVIIe

-

migrations franchirent

le centre

à cette

près

arrivée.

du XVIe siècle,

l'Amazone.

du Brésil

l'archéologie à peu

Tupi

avant

Qu'elles ou après

nous le prouvera certain

peut-

que le franchisse-


- 151 -

signalées

Ces populations, par AClJ??Aen 1636,avaient des

pourtant

Guyanes dès 1596. C'est

et le moyen Araguari,qu'elles

moitié

du XVIIe

populations XVIIe

et XVIIIe

leurs

seuls

siècles.

d'ABBEVILLE nombreuses

au début

de la "varzea"

barrage

se dressa

du XVIIe

de produits

soit

luxuriante,

de cette

français

des

probablement

(cf.

Carte

est pourtant

les Tupi-Guarani

de terre

ferme compri-

pour dominer

6, p.

forêts

le

du XVIIe

à des sociétés siècle,

d'autre

les

et un nouveau choix

que de

du Para méridional. les

Parakana

C'est

civili-

Des

ou Guajajara

à ce groupe

que je

152).

hypothétiques

typique entre

face

par les Portugais

essentiellement

"mata de sipo"

ou non au groupe

forêts

échouèrent

dispersion.

sous sa forme la plus

Il plement

les diverses

très

tentatives

que les Asurini,

se déroulèrent

dite

les

qui n'eurent

et dans les

telles

liés

Leurs

balayées

Tous les mouvements

ferme,

aujourd'hui

Dès le milieu

les Tupi

sur les rios

les Wayapi

reconstituer

dans la deuxième

par YVES d'EVRBDX ou CLAUDE

siècle,

furent

devant

actuelles,

rattache

sont

siècle

rapportées

organisées.

sations

sont autant

la Comté

se rattachent

originellement

dès le XVIIe

comme celles

et bien

se disperser

entre

par les voyageurs

Les Emerillon

le Maranh?io et le Tapajos.

bas Amazone,

ethnies

d'ethnies

découvertes

Tupi-Guarani,

occupèrent

ses entre

compris

nord du plateau

descendants.

2) D'autres précédent,

tupi

nord du fleuve

le versant

se concentreront

A ce groupe

de langue

atteint

dans un secteur

(Oyac)

siècle.

déjà

sur la rive

que je viens

dans la forêt , soit

Xingu

difficile

dans une alternative

de

de terre

sous sa forme moins

et Tocantins. d'enfermer écologique

purement telle

et simque :


Carte.6

:

Migrations l’Amazone

des (XVIe

et

m

Population

/

Première

migration

Tupi

Deuxiéme

migration

TuDi

-e

-7

non-Tupi

Tupi

au

début

au

nord

de

XVI le siécles du XVllee

S.

1


-

forêt

de terre

ferme ou forêt

en effet

qua ces groupes

riveraines

de l'Amazone

provoqués

traits

ie milieu

n'aient

l'accès

aujourd'hui

de vie

par les Wayapi ou les De la culture

retiennent

que des fragments

et les mythes. ture

de l'habitat

ancien.

cases au sol:dont

le mot s'appliquait

Au XIXe siècle, mais il

s'agissait

vraisemblable Petites

déjà

d'une

que le /tapui/.

Antilles

-

ait

ce dernier

nom, /$ayula/

gnent

habitation

leur

de leurs

voisins

ce genre

de construction,

négligent

Wayana, Aparai

habitat.

différente.

construite ou Tir'iyo

Le toit

la région,accentue

/tapui/",

précise. cases de réunion, me parait

du Paraguay

jusqu'aux

des Tupinamba

précisément

par un composé de

que les

sur pilotis.

Wayapi désiA la différence

, qui n'ignorent strictement

en voûte

chants

Il

à 1"'oka"

à escalier",

les WayZpi vivent

le rez-de-chaussée.

que chez eux dans toute leur

actuelle

C'est

des grands

aux grandes

semblable

les

sur la struc-

une description

- le mot existe

"maison

â travers

possédaient

construction

ou des modernes Kamayura du Xingu.

les Wayapi ne

une indication

parfois

été très

de ceux pratiqués

siècle,

surtout

donner

comme le bas

du Para ?

au XVIIe

d'abord

dans

permettait-il

différents Tupi

cristallisés

ne peut

fleuves

ou le bas Paru,ne

Les ancêtres

personne

insertion

des grands

autres

tout

la diffusion

d'authentique

vécue

Nous possédons

et de dispersion

pas favorisé

au moins sensiblement

possible

des civilisations

d'éclatement

aux rives

le bas Jari

vraiment

l'influence

n'ont-ils

? A défaut

culturels

le bas Xingu,

pas des genres

Est-il

pas subi

portugais

de "varzea",

Tocantins,

de "var;iea".

? Les mouvements

par l'impact

de certains

153-

que l'on

encore

cependant â l'étage

et

ne rencontre

l'originalité

pas

de


- ECI-

YVES d'EVRF,UX nous dépeint

En 1613, laire

nommé "Youla",

tallée

près

chez une fraction

de l'emplacement

un peu obscur , peut tives.

de l'actuelle

laisser

supposer

d'habitat

européanisée,pan

les

la même période

aujourd'hui

typique, 'caboclos'

part tection

efficace

villages

pour

les

wayapi,enserrés

de taille

historiques,

ennemis,

femmes contre

sur pilotis

qu'ils avec la

sur le territoire

ac-

été expliquée,d'une

d'autre

les

â

siècle.

part

animaux,à

dans la forêt,formaient

est

risqué

d'extraire

et je ne m'y aventurerai

de terres

oubliées,

ce travail

Les Wayapi racontent moins en commun avec les un très

grand

cycle

le monde, avoir L'antogonisme l'humanité par

XVIIIe

de l'fûkayulal

les

peu

comme une pro-

l'époque

où les

des groupes

locaux

restreinte. Il

cation

contre

l'une

vraisemblablement

occupé par les Wayápi m'a invariablement

comme une sécurité

collec-

adopté

villages,conjointement

jusqu'au

La conservation

donc déjà

C'est

ins-

Le passage, étaient

l'habitation

de leurs

ou /tapui/,probablement

tuellement

de Belem.

conservée,quoiqu'un

amazoniens.

l'emplacement

simi-

les Kamarapin,

que ces habitations

que les Wayapi adoptèrent

utilisèrent,selon maloca

ville

des Tupi avaient

En marge de la "varzea",

de ces formes

de Tupinamba,

un habitat

autres

des mythes

pas.

divers

populations

qui doit

son incrédulité,

le père subir l'accès

et ses enfants

les

"mauvais immédiat

concerne

plus

mythes tupi-guarani,

qui

ont plus en particulier

Jyantyal

engendre

du démiurge

au bonheur

éternel.

créer

des jumeaux.

consomme son divorce

tours"

l'évo-

fructueux.

qu'ils

Nous y voyons

commerce avec une mortelle entre

Pour ce qui

est peut-être

axé sur la création.

des renseignements

avec

et manque, Le cycle

ou


se termine cultés

sur un grand exode où les hommes, témoignant

â faire

face

â des embûches répétées,déclenchent

Après celui-ci.prend

forme peu â peu la culture

noncée par divers mergence

mythes

des clans

tout

siècle,

il

des décors

formateurs

est en revanche

diffi-

le Déluge

(Ipolu).

des hommes actuels,

celui

sub-historique _.

an-

-

de l'é-

des Wayapi. antédiluvien

rapprochement

et des détails

dont

de Création~

Si le caractgre m'interdit

de leurs

de l'exode

événementiel indéniable

zoologiques

évoqué ci-dessus

avec les migrations

du XVIe

que ces pér&gr'inations

ont fourni

et botaniques

contempo-

au récit

.. .

rdn. Alors forêt

de terre "Ils

les voyageurs lana)

que le paysage

ferme

général

du mythe est

la grande

:'

arrivèrent

un jour

rencontrent

devant

des grands

un grand

fleuves

arbre

â contreforts",

assimilés

â la mer (pa-

: c

rencontrés

"Le dernier

désobéit

sauter

très

loin,

Plus

intéressants

cargot être

envisagés

WayZpi ; ainsi

de l'autre encore

: tandis

et du rêve

monstrueux

monstrueuse côté

sont

qui vomit

comme des gibiëes-

les

animaux

géants

sont

â la limite'

géante

le Déluge,

. connus jadis

le fit

de la mer".

que certains

comme la rainette

(uluwaluwiya)

(kgta)

ou l'es-

d'autres

peuvent

des ancêtres

des

:

"Arrivé5!devant /mani'is'il/(') (1) un poissonrPimelodella épineuses

jusque

le long du voyage

de la symbolique

et une grenouille

couvertes

une crique

où il

y avait

, le chef dit

: "Il

faut

sp.,

Siluridi5,

d'un mucus irritant.

beaucoup

mettre

aux nageoires

de

des chaussures, pectorales


- 155-

sans quoi vous vous ferez Nous sommes peut-être niere

"Le chef faut

dit lui

vanes

sauf

courlan

là où il

de le déranger

en mourut".

"poule

d'eau

grande",

Le caractère oiseau

central,

la sariema

(Cariama

fut

mortel

/Alakulu/.

ainsi

chez lui".

sortit

typique

de son trou

aujourd'hui des forêts

de sa piqûre

de la "caatinga"

centrale.

s'applique

(Aramus guarauna),animal

saison-

y a l'oiseau

avec son bec ; il

à un autre

il

en Amazonie

; /alakulu/

renvoyer

"Là,

ou concentration

le dernier

litt.

de "varzea".

observée

demander pardon

et le piqua Le mot /alakulu/,

"piracema"

: "On va passer

Tous obéirent,

au rarissime

d'une

si frequemment

de poissons,

Il

en face

piquer".

peut

et sa-

également

et du "cerrado"

nous

du Brésil

cristata).

obligé

d'attendre

qu'un

très

gros

caiman

(yakale

wasu) passât". C'est

bien

entendu

téristique

le caïman noir

des terres Enfin, "Tous

animaux

que des espèces espèces".

leur

voyage,

tuels.

à quel

point

réduites.

Et le chef

géantes

dit

carac-

leur

montra

/miyalusu/,

- le vrai

agami,

/yakamiwasu/,

- le vrai

daguet

rouge,

- le vrai

daguet

gris,

ne sont peut-être

était

un éléphant.

était

/so73wasu/,

qui

/kaliakuwasu/,

le mythe est dynamique résultats

qui

de cette

pour

tentative

que partiellement

un nandou. était

qui

de Alasuka

et réalité

les vraies

:

qui

comparative

ce ne sont

ce sont

successivement

tapir,

les

à ses hommes :

de tuer,

Voyez celles-ci,

- le vrai

Secondairement,

des espèces

Le chef

que vous avez l'habitude

L'improvisation bien

habitant

basses.

couronnant

les

(Melanosuchus __-. _.- ._ .---- niger),

une girafe.

était

un cheval."

et Ilip&.

montre

les Waygpi acd'identification faux.

Pourquoi


157

-

douter

I

du nandou (Rhea americana),comme

prototype du daguet

crepitans)

? Si la "véritable

forme"

americana)

n'est

, n'est-elle

(Blastocerus

pas la girafe

des souvenirs

mentionne en Amérique servir

concrets

ou singes

de prototype

à celles

cycle

genre

de vie

chanté,

car,

moins ancien

et exécuté

Annexes)

des marais central

me semble bien

à aucun moment, il n'existe

ne

effectivement

grosse

nous fournit

s'agit

pour pouvoir

une évocation

de /pilau/,

dansé et joué par un orchestre

(EEAUDET, 1979)

cerf

connues des Wayapi.

important : il

/ (Mazama

du Brésil

suffisamment

actuellement

très

(cf.

dont il

géants,

aucune espèce

Un chant d'un

ce mythe

(Psophia

fso'3

pas le grand

et précis,

ou félins

méridionale

rouge

chassé par les populations

dichotomus),

En sens inverse, évoquer

de l'agami

"grands

de clarinette

poissons",

et de flûtes

chaque année en moyenne en fin

de saison

sèche. Les paroles,

récemment

F. GRENAND, présentent

la particularité

parfois

que certains

vent

à un point être

tel

traduits

traduites d'être

du Wayapi

que par comparaison

avec d'autres

la période

qui "Jusque

d'un suivit vers

fleuve

puisque

contraste

et ne peu-

langues espèces

tupi. de poissons

singulièrement

avec

: 1950, les Wayapi du haut

et de 1'Amapari) Les techniques

énorme , qui

BEAUDET et

archaïque,

mots sont des locutions

On y évoque la pêche aux grandes sur l'immensité

par J.M.

étaient

restés

de pêche étaient

les Way'api n'utilisaient

Oyapock

essentiellement alors

réduites

pratiquement

(et

ceux du Kouc

forestiers. à l'extrême plus

le canot

?


- 158-

monoxyle soit

et se contentaient

à l'arc

toute

de pêcher

et à la flèche,

évidence

d'une

soit

au poison.

orales,

dont le chant

soulignent

l'importance

/pilau/,

ancienne

grands

Il

"les

ruisseaux,

s'agissait

(1) , puisque

phase régressive

traditions

dans les

plusieurs

grands

de la pêche"

de

poissons",

(P. GRENAND,

1976, p. 8'8). La pêche etait blement

devenue progressivement

dès 1830, avec la dispersion

que donc une période le chant,

En effet,

le chant

dit

"qui

qui vient Le lpilauluku/,

Il

dont

l'origine

fin

qui vient s'ajouter

est

est

(1) Ce mot semble (2) Arapaima

ipitô ipite

s'ajouter

roucou"

n'est

contée

l'adjectif gigas,

évoqué dans

et 1'Amapari.

Cela

pour le premier.

c'est

lpilaulukul

de sa coloration

de ce poisson

immédiatement

sur illustration.

pas aussi associé

clairement

à Pilawi,

dans un mythe.

Osteoglossidae.

est resté

de nos

STRADELLI, à la du bas Rio Negro

/pirau/,

avait

sous la forme du /pirayua/ impropres

dorée,

la mère des poissons,

"caboclos"

nommée précisément

des plus

reconnu

Par bonheur,

chez les

"adaptative".

rouge

Le souvenir

eaux amazoniennes aujourd'hui

lcp.5 ? 1~p.z

aux Jpilauf?

en raison

a découvert

que la "mère des poissons", sentation dans les ----------_------------

le Jari

évo-

aux /pilau/".

symboliquement

du XIXe siècle,

substituer

entre

des Brésiliens(*).

en revanche,

jours.

sur le fleuve

/pilau/

pour le second et discutable

et les Wayâpi l'identifient

Le /pilau/,

Le chant

proba-

:

"poisson

le "pirarucu"

hésitent

simbpo ipilau simopû ipilau

est-ce

secondaire,

dans la forêt.

Interrogés

improbable

m3ma7E pilauluku

vivace

antérieure.

les Waygpi actuels

me semble hautement

est

une activité

et je préfère

sa repréou lui


-159

"piraiba"

(Brachyplatystoma

des Brésiliens

1929).Ce

poisson

à défaut

de pouvoir

-

géant

de trois

engendrer

mètres

(STPADELLI,

filamentosum)

de long et de 150 kg est bien,

la faune

de l'Amazone,

le "roi"

de ses

habitants. La répartition limitée

géographique

aux eaux calmes et se trouve

et sauts chute

en direction

1'Araguari

dos Mongubas,

,de son confluent

avec 1'Amapari.

vers

les

dépasse tient

guère

savanes

l'Amazone

(cf.

ces deux poissons,

ils

de confluence

infra.11,

carte

en aval

du piraiba

7 p.

161).

Lorsque

ne peuvent

alors

que se référer

détails

puisqu'une

ûyslopita amuta

oka

&mawa

aka

"ils

et sur

se prolonge

celle les

remonterait

c'est-à-dire

vers

chutes

Wayapi

ne asso-

à la zone

donc à l'époque 1730-1740

p. 259).

géographique

wayali

de l'Amapa,

l'Amazone,

D'autres sation

avec l'Amazone,

du "pirarucu"

est

à la

à 130 km de l'océan,

Si l'aire

côtières

par les

sur le Jari.,

Amazone ; le chant

Jari/Xingu/

où les Wayapi franchirent (cf.

arrêtée

c'est-à-dire,

à 70km de son confluent

aux Cachoeiras

le nord par

strictement

des Guyanes,

de la Pancada,

de ces deux espèces

strophe

pita

ipilau

pups

ûyelûpita

ûka

s'arrêtent,

dans un autre

du chant dit

confirment

bien

:

ape aw

les

/pilau/,

village

ils

dans le village

de

?-

dans le village

de Wayali".

s'arrêtent (incompris

des Wayápi)

cette

locali-


- 160 Précisément, Waygpi d'aujourd'hui, f-maw,

signifie

-mawa/ marquant

au wayapi, juste

à propos

était

le village

ne le saurons

pour

sans doute

Le chant les

grands

jamais

fleuve

qui

en /-ma/ hypothèse

le "confluent". tupi

apparentées

en wayapi. géographique.

sur le bas Jari

dans l'immédiat

important

aquatique

de poissons

amazonienne,

dans les

le calendrier

&pa

usu

wala

annuel

lagunes,

"ils

des riverains

pour aller ils Les techniques

ipilau

en ligne,

vers

se mettent

le lac

tn3ma~E

lewi

" grâce

à auoi

, les

d'abord p3

yl

p3

/pilau/.fl

:

pilau

a-t-on

oyi-w3

fléché

la pêche au poison

m3ma?E

lpilaul,

de pêche sont également

- la pêche à la flèche

- ensuite,

les

en ligne,

anciennes

selDwa$

de constater,

du grand

ipilau

se mettent

? NOUS

ou "piracema"

lupi

3y~m3usu

en particulier

: 3~~tn3usu

Ce mot

par la pêche chez les WayZpi anciens.

de la faune

rythment

pour les

avec précision.

me semble

rassemblements

en brésilien,

notre

occupée

la vie

évolué

langues

: sur le bas Xingu,

culturelle

évoque

incompréhensible

de la rivière",

dans les

confirmer

de Wayali

la place

fin

et ayant

Ce qu'il c'est

"la

l'achèvement

comme le tembé,

vient

le mot /Tmawa/,

les

upa

/pilau/

: l%niï

kupa

précisées

:


Carte Limite

septentrionale

no7 des

Pirarucu

poissons .

Piraiba

et


- 162 -

kut-tami

sslowaya

kapapiys

yî’

salisali

lZm”u

kupa

seloway%

yl

sol3wayZ

lamü

kupa

lamü

kupa

"qu'est-ce qui est le plus c'est le poison kuna,,i(*) c'est

la plante

parfumée,

c'est

la liane

à poison(2).

- puis,

la pêche au barrage ipilamo

va

'lau piège

dangereux

anciens

où il

Il

à poisson,

nous allons,

utilisables est

de canaliser

enfermé.

que dans les

liée

à l'existence

première

qui,

lclong

des grands

et l'agriculture peut-être à cette --------------------_____ (1) Poison (2) liane Papilionacae.

les

prépondérante

fleuves

d'eau

ne sont vraiment

où l'éthologie

des poissons

bras.

depuis

passer

(bas Xingu,

période

qu'émergea

de pêche /kunami/,

à poisson,

d'une

ancêtres

des

le XVIe siècle,

une

phase de migration

, à une phase de semi-sédentarisation

leurs

ichtyotoxique

nos jours,

une mare secondaire

, je pense que les

fit

dominaient

à l'aparai,

bas Jari),

où la pêche

de subsistance.

l'organisation

Clibadium

/fmF.ku/,

puis

activités

sylvestre,

Lonchocarpus

Les deux mots employés

le second est un emprunt image.

siècle,

vers

simples

et de faux

ces indices

jusqu'à

ou au barrage

le poisson

au moins deux adaptations

cours

perpétué

Ces deux techniques

de lagunes

au XVIIe

où la chasse était

s'est

zones des grands

De tous Waygpi connurent

qui

grand-père".

/pilamni/,

à la nasse,

s'agissait

se trouvait

/pilau/),

talakwa,t2imülawL

pêchaient

/walakala/.

(dit

:

Selon un souvenir les

pour moi"

clanique.

Une

Compositae.

chrysophyllus,

dans le chant tandis

C'est

sont métaphoriques,

que le premier

est une


-163

deuxii:me

adaptation

zone ) ils

durent

-

où, à mesure qu'ils

enfin, diversifier

leurs

activités

tains

de base qui groupes

depuis

se maintint

à retrouver

le milieu

au début

les Brésiliens,

guyanais

trop

liées

fut

l'isolement

une acti-

contraignit

Cette

cer-

évolution,en

consommée lors

les

adaptations

aux contacts

au milieu

avec les

cours

de la rupture

et c'est

sous ces angles

survenues

autres

et aux phénomènes de dépopulation,pour

indépendamment

une prépondéran-

représentant

lithique.

siècle,

de l'Ama-

avec

du XIXe siècle.

Toutes époque sont

même lorsque l'outillage

du XVIIIe

et accorder

l'agriculture

ce à la chasse et à la cueillette, vité

s'éloignaient

ethnies

depuis

du plateau

que nous les

que nous allons

cette

traitions

maintenant

les

aborder.

2) DEMOGRAPHIEET ADAPTATIONS SOCIO-ECONOMIQUES

Il tenant

comment changement

sur la société

Eléments

2.1.

d'apporter

Effets

(1976),

des preuves

de la dépopulation Avant

tique, point

voyons

d'abord

de chiffres,

démographique

(1973),

et vise

mainont pesé

y a répondu.

des articles

Cette

de P. C%ASTRES,

et de DENEVAN, The Aboriginal

à reconstruire

des hypothèses,

à

définitives.

selon

les Wayapi

de nous enfoncer ce que disent

point

de comprendre

mesure celle-ci

amérindienne

of Amazonia

d'essayer

et évolution

dans la perspective

de démographie

Population

de milieu

Wayapi et dans quelle

démarche s'inscrit

défaut

me semble fructueux

de bilan,

dans les

dédales

les Wayapi de leur mais un sens réel

de l'arithmé-

démographie de la relativité

:

.


- J..G4-

basé sur des impressions en voici

les

cadence

justes

principaux

qui

éléments

démographique

guidèrent

leurs

se rapportant

tous

avec l'Occident, "Les Brésiliens est vraiment

Plus

on fait

dire

à Asingau

De nos jours,

et noirs

pas tué tous

un des aspects

rues.

sur cet aspect

de l'Occident

eux !",

faut

ou "Il

démographie fêtes gir

de boisson bien

et guerre suite

sûr l'ombre

du récit

sibilité

d'Asingau

numérique

honorable, sécurité

Asingau

doit

sur les

à se sauver.

: Il

chez nous".

y en a encore

le plus

cette

ne cachent

beau-

plus

multitude

qui

faire

sociétés

haut

finalement

des fins

Toute

la preuve

la survie,

sur-

où chefferie

population.

En dépit

de

Sauts,,fait

Tupi-Guarani,

est bien

avec

association

bien

à Trois

à une forte

pensée

la guerre Cette

a bercé

d'une

d'une

la impos-

résistance

c'est-à-dire

des bois.

guerres

que leurs anciennes

ancêtres

etaient

lors-

d'hommes blancs

pas le fond de leur

les Brésiliens.

choisir

nos amis WayZpi,

des enfants".

précisément

Les Wayapi savent

Dans le récit

il

de mes années passées

cite

par exemple

des arbres".

et guerre,

5 éliminer

de l'épaisseur 2-

les Brésiliens,

des puissan'es

liées

de forces

pour venir

: "Nous ne pouvons

force

au cours

étaient

de dé-

:

que nous fassions

galopante,

1050. Citons

qui dépriment

Et ils

du rapport

rivières

est de voir

à Cayenne,

dans les

;

se sauve quand même. Les Brésiliens

les

comme si c'était

viennent

à la période

le chef Asrngau

mais il

chef,

souvent

coup,

qu'ils

ont obligé

très

"Je n'ai

nette

et ce depuis

remontent loin,

politiques

:

1 - Les Wayapi ont une conscience défavorable

choix

nombreux.

avec les Wayana,

le conteur

la


Pil%la, récit

garçon n'ayant de phrases

telles

"Ensuite,

loin

.

quitté

le territoire

wayapi,

ponctue

son

de monde fut

les Wayana n'en

Quand nous décochions

tué.

décochaient

deux

qu'une".

: "Ils

étaient

vraiment

Waygpi.

Pourquoi

dû dire

quelque

qui étaient Enfin,

-

que :

beaucoup

flèches, Plus

jamais

- 165

quand ils

les Wayana n'ont-ils chose,

restés

mais ils

nombreux

des images guerrières "Ils

nombreux

les

rien

peur

sur l'autre.

rive".

à corps

corps,

arrivés,

les

? Ils

auraient

dit

avaient

de corps

s'entassaient

sont

des (soldats

wayapi)

comme :

dit-on,

les

corps,

les

corps

des

Wayana" prouvent

que nous étions

dépassant

plusieurs

devant

centaines

des,partis

leur

dispersion

se passe de conrmentaires

les

en grande et leur

partie

aux populations

dépopulation

; le passage

non suivant

:

Pskiï : "Les Noirs ils

considérables

d'individus.

3 - Les Waygpi attribuent amérindiennes

de guerre

ont trouvés

les

ont cherchés

et les

; ils

ont tués

; ainsi

les

ont trouvés,

raconte-t-on

je

pense. Quelques-uns, tement

nous étions

comment dire,

anéantis.

uns qui n'étaient

Il

en restait pas hors

presque

tous

complè-

encore

quelques-uns

; quelques-

de combat,

quelques-uns

qui étaient

saufs".

4-

Les Wayapi n'ignorent

par les maladies port

entre

taille

importées. réduite

pas en outre Ainsi,

l'accent

des communautés,

les effets

désastreux

causés

est mis par eux sur le rapdisette

et maladie.

Ainsi,


-

lors

de nos enquêtes

généalogiques,

sance démographique

constatée

nous avons même relevé de COUDRBAUindique te en manioc

que,

faut

vre

les

en feu,

voir

ne ne peut

Ils

toussent aller

se lève

si la faim presse

à vingt

C'est - déjà

En effet,

signalé

le danger

surtout

représenté

le seul

sa vie, sinon

par certains le chef Pina, la destructuration

aux diverses 1951, puis

missions celle

loin,

à faire

il

la disetdémonte

isolé.

peur.

: ni

finit

par

La poitrine Person-

aliments,

ni

remè-

: une femme malade une petite

se refusent

à la ronde

:

La fiè-

désespérément....

chasser

détraqués

cassave

à recevoir.

; personne

que Pas

ne sait

qu'ils

p. 514) vers

la fin

par les

du XIXe siècle

que ce pro-

1830 - devient

épidémies

était

des groupes

prédominant.

devenu

locaux

la cause

était,

selon

moyen de survivre. attitude

lors

Un passage

La fièvre

pas de cassave

L'atomisation

Cette doptée

ni

par ADAM LE BAUVB vers

de destruction.

nos informateurs,

délirent.

trop , et fait

lieues

(1893,

Plus

que

des communautés isolées

crachent

ne font

estomacs

se meurent...."

majeure

et ils

tel

sur le WassypZ'L,

sont maigres

soins.

ces malheureux

à un point

en forêt.

p. 317).

ils

ni pêcher, Ils

que la décrois-

dans un hameau indien

des, ni

de voisins

d'enfant

de destruction

dans le hamac, tous.

précisé

due à la disette

(1893,

la maladie

tord

ils

nous fut

chez le chef Akala,

en 1889

les prendre

cessus

était

le mécanisme

"Il

il

-

un cas d'abandon

sévissait

à la perfection

166

a perduré

de l'épidémie

de son côté,

françaises

clandestine

de rougeole

attribue

des groupes (IGN,

puisqu'elle

locaux

fut

a-

de 1971. Nous racontant

formellement

la destruction,

du KOUC, entre

en 1947, mission

du gendarme Martin

encore

1945 et 1960,

préfectorale

sur le Kuluapi,

en

en 1955)


-

venues

dans la région

des sources

que, par Waygpi interposés, lité

les épidémies

Faisant

la vie

peux te dire

plus

rien

qui étaient

leur

soeur

ici

que l'épidémie

encore

s'éloignait,

culturel.

une vie

à la baisse

s'appuyait

l'autorité

matérielle

par la mauvaise envahis qu'elle

que chaque période se replie

marge d'un mythe

par là..." On com-

waygpi.

élémentaire

Dès

était

de se soient

décente.

démographique

l'appauvrissement

en visitant

le fond de tradition

le haut

des chefs. tenue

par la brousse".

et de croyances

Cela se traduit

Oyapock

(1962,

remarque

d'épidémie

porte

un préjudice

et entre

en léthargie.

conscience

de cela

sur lequel

dans la vie

et la malpropreté

cette

ont bien :

ses

à Yawakwa, vivait

villageoise

soit,

sur elle-même

ou Kwataka

dispersés,

que les Waygpi perdu

Pour ponctuelle

avait

Le grand-

recommence.

sociale

remarqué,

"Ont( . ...)

parfois

n'y

et les autres

vicieux

la

:

que les membres du village

pour assurer

WRAULT, en 1958, avait

en temps d'épidémie,

Jacky

à condition

encore

; il

affamé.

par là,

social*

le "réflexe"

sur soi-même...

malade

s'étaient

Yateu,

et le cercle

la tota-

y a un siècle

était

une des causes de l'endogamie

Les Waygpi attribuent

5-

il

; ses fils

à petit

je citerai

le monde était

la grand-mère

pauvreté,

assez nombreux

petit

ami raconte

de se disperser.

déjà des hommes. Loin

aînée,

dispersion,

prend mieux

refermer

en vain

fils

obligées

de sa famille,

à manger et tout

vieil

gagnaient

que le grand-père

père s'affligeait

Maladie,

alors

Notre

écho à COUDREAUet PINA,

PEk"u évoquant 'Je

-

de 1'Oyapock.

des communautés qui étaient

grand-mère

167

des villages,

p. 68)

de bonne foi culturel De jeunes lorsqu'ils

montre

bien

à l'ethnie

qui

hommes comme commentent

en


-

Jacky

:- Les Brésiliens

mot n'est Kwataka Jacky

168

disent

(1) pour

/Sapukay/

le coq, mais le

pas sûr. : - Le mot n'est

pas sûr.

: -Non ! Aujourd'hui

n'est

: - Ah ! Autrefois

bien

Kwataka

-

pas comme autrefois, sûr-;

essayons

tu sais.

de raconter,

même

si on se trompe. Jacky

: - Même si on se trompe,

Kwataka

: - Allons,

tous devenus Ainsi

orphelins,

maintenant

rapidement

à se considérer

ignorance

Pa transmission

entre

ne justifigrent

magistrale

où ils

triste

le mythe commencé, il

n'en

arrivé

de déboucher

cérémonie,telle

cette

danse de l'arc

en 1977, était

mord sur l'enthousiasme

geait pendant

tant

n'est

compliquée

americana)

dans la boue,

genération

à trancher autre,

c'est-à-dire,

en arrivent

attribuent

leur

et les précédentes

ou le décor

affirmation

(paila

et le coeur" des bien ~~~---_-~_-__--_-----~~-

en racontant

tu&..)

et

de manière

de même, et il

total

d'un

chant

dont Posisa,

pas génératrice Ainsi,

des trompes sophistiqué

les malades

Jacky

nous

ou d'une

mort

acci-

dépositaire.

mais à quoi bon élaborer

de décennies,

ces paroles,

sur un oubli

des villageois.

la fabrication

(Vouacapoua

telle

est pas toujours

le dernier

Quand elle

encore

qu'à

prononcèrent

pas leur

est quelquefois

dentellement

de l'impossibilité

plutôt

leur

Nous sommes

du savoir. Si le jour

Kwataka

langue

comme orphelins,

au manque de relais

sûr.

!"

partant

d'un mot à telle

bien

même si on se trompe.

donc, nos deux interlocuteurs,

l'appartenance

pour

essayons

essayons,

d'oubli, les

en bois

adultes

et les morts

connaissent

dur de /wakapu/

des flèches de tels

la dépopulation

que l'on

raffinements ont occupé "la

immeralOrS

que,

tête

portants.

(1) mot de la Lingua Geral, aujourd'hui tombé en désuétude, mais en usage quand les WayZpi fréquentaient les Portugais. 11 survit cependant chez les Wayapi-puku.


-

lorsqu'en

Ainsi, Kamala une grande

réflexion,

-

1972 fut support

danse masquée,

communautés distantes après

169

seulement

organisée

de l'alliance

renouée

de deux kilomètres,

m'affirmèrent

par le chef Roger

que cette

les

danse n'avait

entre

jeunes

deux

adultes,

pas eu lieu

depuis

1955. A cette les Wayapi répondent

par une extrême

ce que nous avons déjà cette

forte

union

prépondérante totale

souligné

se traduit

accordée

d'appauvrissement

valorisation

par une grande J'y

ou de méthodes

la fécondité

chapitre.

stabilité

vois

culturel,

de la famille

dans un précédent

à l'enfant.

de contraceptifs

pour favoriser

menace constante

Concrètement,

du couple,

comme preuve

d'avortement,

et la grossesse

nucléaire,

une place

l'absence

alors

quasi

que les remèdes

ou régulariser

Les règles

des

femmes sont connus (P. et F. GRENAND, 1977). Pour résumer évolution dont ils

démographique, ont essayé

et territoriaux. plus

grande

partie

de modérer

des ethnies

à l'examen

reformer

une sociLté

Densité

ceLLe-ci

connaissances apparaît

cette

de la fore^t.

triste

forte

disparu.

du peuplement

jamais

wayapi

situation

On a vu pourtant

sociales,

que leur

et espace vital

.

hémorragie

par des ajustements

des institutions n'a

des Way"api sur leur

comme une vaste

Les effets

Les WayEipi partagent

ailleurs,

2.2.

les

sociaux avec la ici

volont

: quelques

et de

problèmes

de Je voudrais des rares plement

données utilisables,quel relativement

maintenant

essayer

a pu être

dense dans Les premiers

d'examiner,à

le poids

probable

pas de la migration

la Lueur du peuwayapi.


-

Les problèmes peut-être

socio-économiques

de nature

inverse

170

qui

-

se posaient

à ceux qui

alors

apparaîtront

Si Les Wayapi ont été estimés début

du XIXe siècle

affaibli

? En dépit

que probable. avaient tain

(BODIN,

que les

temps,

de notre

Même si l'on

grossi

leurs

conviction

plus

profonde

territoriale‘et

plusieurs

qu'annuler

ces apports.

que je vais

tenter

/tapui/

Nous possédons

permettent

actuel

de calculer

avant

(si

La densité

être

cer-

dans le même

à partir

de cette

une idée

de l'emprise

ces / tam"uk"u f

le "pirarucu". des données

chiffrées

indications

des territoires

qui nous

anciennement

aucune donnée chiffrée

de population

une densité

domine politiquement

la surface

Le recensement

occupés.

de la population

ethnie

aurait

fraction

de l'ethnie

habitant

au km2. Si l'on sont

tient

sans doute

qui

possédant

la mieux

juste)

wayapi

à

par fi 000

donc été de 0,33 habitant

(0,34)

et économiquement.

Oyapock,

du territoire

de BODIN est

comparable

chez les Yanomami centraux,

Leur territoire

fait,

de ces ancêtres,

pour ce faire

la superficie

ou ennemis

1820.

19 000 km2 habités

au km2. C'est

C'est

au

est plus

on peut

avaient

et pêchaient

En 1820, j'estime

personnes.

qu'alliés

des Wayapi et quelques

En revanche , nous ne possédons wayâpi

l'affirmative

de fournir

de migration

1830.

là un chiffre

décennies,

les épidémies

dans des grands

sur l'éco-système

relative,

et surtout

des causes

qui vivaient

pas déjà

compte du fait

depuis

après

à 6 000 personnes

n'était-ce

ignorance tient

rangs

guerres

beaucoup

1824),

à eux étaient

a été trouvée

un territoire

continu

Chez Les Wayapi actuels structurée,

compte du fait aux trois-quarts

la densité

que les

par LIZOT qu'elle

du haut est de 0,45

zones environnant

désertes,

formant

ainsi


-

de véritables

réserves

qui

la chasse du territoire rement

supérieure

blement

admettre

influent

par les voyageurs

Wayapi s'installèrent bable

une population outre

amérindienne

guère possible

à la pêche du pirarucu le bas Jari, vertes

ferme.

entre

qu'ils

la chute

disposer

amérindien

guère pouvoir

Ipitinga,

son grand

densité

très

occuper

affluent

probablement Tout le problème

théorique

s'impose.

continu

peu pro-

du grand fleuve Il

ne me semble en

de Waygpi tous adonnés 70 km que représentent Les décou-

prouvent

d'ailleurs

forêts

identique

de terre

de 19 000 km2 ?

les Portugais

au nord-est

(Apalai

1'Iratapuru

au km2. Il

et supportée

territoire

que le couloir

de 0,50 habitant

supportable

d'abord

de 6 000 Wayapi en 1830, ces

et à l'est

une surface

était

tout

dans les

que non. Entre

probablement

la population

est

et son confluent.

rapidement

d'un

encore

(Namikwan et Upurui)

soit

les

rives

sur les

de la Pancada

est probable

devaient

l'est,

lorsque

milliers

à nouveau un chiffre

Il

au nord

tôt

de NIMUENDAJU sur 1'Iratapuru

pouvaient-ils

et un peuplement

plus

et indépendante. plusieurs

s'installèrent

Si j'admets

immigrants

forte

? Il

sur les

et se concentrant

archéologiques

amplement

toléré

d'imaginer

raisonna-

ce qui nous est confirmé

de même un siècle

eussent

on peut

légè-

du XIXe siècle.

au nord de l'Amazone

que les Portugais

de la densité

secondairement,

du même type....

En était-il

de la pêche et de

on a l'explication

de 1830 et,

une économie

superficiellement

sur le rendement

exploité,

à celle

-

171

du Sud

(Makapa et Kusari),

et apparentés), du Jari,

et atteindre

ils

jusqu'au

Rio

le Rio Maraca à

de 12 000 km2. Nous aurions s'agit

supérieure

d'un

chiffre

par les Wayapi d'alors.

donc une

par défaut

comme nous l'avons

est de savoir

ne

si cette Une petite

puisque

déjà

densité

avancé.

était

digression


-

Je ne partage conclut

-

pas l'optimisme

de P. CLA§TRES, lorsqu'il

: "Pour

les populations

hypothèses D'une part,

il

transpose

trop,

de la mer (1972,

impossible

d'admettre

des autres

trop

tels

facteurs,

important

seuils

faut

ou heurts

qu'ils

furent

qui

part,

continue,

aller

aux

C'est

sur

pût

150 km2. C'est les

ainsi

liées

populations

consécutifs

guarani

qu'à

à l'arrivée

il

que

d'autres

au changement dont

exigences

à cee exigences

de population,

avec d'autres

des

est probablement

et négliger

psychologiques

tous

il

précisément

guarani:,

dispoçaient

le territoire

à l'agriculture

critiques

que contraintes

naturel

pas croire

les

côtiers

moyens de 600 habitants

économiques.

liés

il

sur la population

181) ; d'autre

de façon

locaux

activités

me semblent

dans son étude

p.

que,

des groupes

demander un rôle

aussi,

chez les Tupinamba

ressources

nourrir

de la forêt

fortes."

des données recueillies

milieu

172

de

ne faudrait

des Européens

sur

le continent. Si P. CLASTRES a le mérite de ses prédécesseurs

fondés

terres

n'étaient

d'avoir

voulu

indiens

est précisément

activités

sur le fait

en faire

uniquement d'avoir

de subsistance,

les

d'intensité

installation

histoire dans les

souplement différences

une de ces "variations

joué entre

dans l'espace

- le passage forêts

il

d'intensité".

résultats

des basses

Le génie

des Amér-

sur la totalité les

tort

des

sociétés

n'étant

et dans le temps. des Wayapi,

sur la rive

de terre

les

a, à mon sens,

des agriculteurs.

Dans le cas particulier de leur

balayé

que les populations

que des chasseurs-collecteurs,

que des variations

ici

d'avoir

le moment envisagé

nord de l'Amazone

et leur

ferme des Guyanes - est précisément Accordant

précédemment

à la pêche


-

une importance

essentrelle,

leur

effort

pair

avec la découverte

une partie

couverts

de forêt

la "varzea" qu'il

s'agit

d'un

d'un

de basse

(low selva)

formant

de terre

des biotopes

ressentie

ferme.

une densité qu'une

à l'économie

effort

intellectuel.

transition

entre

p. 225) a montré

les Wayapi

de loisirs

à l'homme,

à 0,2 habitant

de 0,5 habitant

forte,par

de

et botaniques,

les moins favorables

supérieure

densité

allait

d'interfluves

DENEVAN (1976,

amazoniens

comme trop

qui

au km2.

au km2 fut

de 1730, pour

les

leur

caractérise

aujourd'hui(')-.

encore

aggraver

des causes majeures pliquant celle

s'accompagner composé

Le peuplement devait

zoologiques

est

de s'adonner

encore

espèces

ancien

terre

sur la chasse

compte que cet effort

de cet habitat

est donc vraisemblable

permettre

tient

dut également

guère supporter

sans doute

amenés â déplacer

de nouvelles

et la forêt

ne pouvant Il

Si l'on

technologique

Enfin,

1'1 s furent

économique.

l'effort

-

173

de l'ensemble et cette

la pression,

de l'expansion

violente

du même coup la concordance des Portugais

colonie

française.

situation

fut

sans doute

des Waygpi vers

de la politique

dont le but @tait Cet aspect

des zones périphériques

plus

ex-

des Way?ipi avec

de dépeupler

sera étudié

le nord,

une

les

abords

en détail

de la

sous l'angle

de la guerre. Si l'expansion impératifs

de peuplement,

Wayapi semble avoir

nous avons laissé

entendre

l'intérieur de la Guyane eut pour conséquence --_-_---_-_---_-~-~-~~~~ (1) A titre

d'exemple

de production semaine hors ou de cueillette

: le dépouillement

nous indique du village

qu'un

pour obtenir

nécessaires

à la vie

sort

les produits de la famille

à des

que l'arrivée

la découverte

provisoire

homme Wayapi

été liée

dans

de nouvelles

de nos enquêtes trois

jours

de chasse, nucléaire.

par de pêche


- 174 espèces

zoologiques

avéré,

à l'étude

firent

plus

que par tenant

ou botaniques

et de nouvelles

, que les principales

par le biais

le biais

techniques.

adaptations

des relations

de la réinvention

s'est

à ces nouveautés

intertribales,

hostiles

C'est

ex-nihilo.

Il

se

ou non,

ce que je vais

main-

étudier.

3) INFLUENCES INTERTRIBALES ET CIVILISATION

OCCIDENTALE : SELECTION,

REJET ET PERTE

J'ai d'analyser

les

adaptations

gement de milieu de faire

essayé,

des Wayapi

et de l'évolution

le bilan

matériel

que fonte

cette

d'objets rel

occidentaux,

et contact

Vue sous l'angle

"libérés" intégrés

et leur

depuis

du chan-

maintenant

avec les

ethnies

sont

des transformations yeux.

dire

finale

nombre

contexte

dans les

liés

technolo-

En effet,

de leur

des

de ce

avec l'Occident

longtemps

utilisation

majeures

dès le début

à leurs

pour ainsi

précédents,

Essayons

remarquer,

est moins nette

se sont

change intertribaux

fait

démographique

causalité

de départ,

démographique.

J'ai

dans la pensée des Uayapi. giques,

aux contraintes

de la mise en contact

Guyanes et avec l'Occident. chapitre,

dans les deux sous-chapitres

cultu-

réseaux

est devenue

d'é-

strictement

amérindienne. Un problème se pose en ce qui

concerne

de délimitation

l'abandon

mières

et d'objets.

Doit-on

milieu

ou comme des influences

les

Une dernière l'orientation

du présent

travail,

tout

ou l'adoption

considérer intertribales difficulté,

aussi

délicat

de matières

pre-

comme des adaptations

au

? qui relève

est de différencier

cette ce qui

fois

de

est reconnu


ou no* comme emprunt

par les WayZipi. Voici

les Wayapi considèrent me ayant bois

de tout

le bois

temps servi

est peu utilisé

employé pour langues

en détail waygpi

les

en me limitant

ge fait

partie,

commerciaux

3.1.

comme je l'ai

siècle

Troc et rapports

qu'ils

obtenaient

des armes à feu

de parure

du XIXe siècle visita Brésiliens

(perles, jusqu'à

en 1832 l'un , précise

(1835 p. 90).

part,

le mot

ce

dans les

(cf.

que je vais de la

affirmations

;

au sens le plus

supra p. 147), quels

ethnies

furent

lar-

d'une

les

axes

il

est

et les Occidentaux

certain

que l'essentiel

sources

des Portugais.

(Anonyme,

miroirs, nos jours,

des derniers

Nous

L'apport

nous est mal connu ; on sait

matériel

simplement

(TONY, 1842 ; KERKOVE, 1760).

également

de l'outillage

etc.

;> qui

les bases villages

même que les Wayapi portaient

Quant au commerce intertribal,

en fer

formeront

du troc.

ayant

du

1740 ; FAUQUE, 1839)

le commerce des esclaves.

en paiement

objets

pris

par l'intermédiaire

recevaient

recevaient

signalé

autres

qu'ils

qu'ils

part,

à nos jours.

par diverses

que les Way"api pratiquaient

indéniable

com-

d'une

successives

à leurs

Voyons d'abord

siècle,

de l'Amazone

savons expressément

d'autre

et les pertes strictement

déjà

avec les

Au XVIIIe commerce venait

que,

essentiellement

ou d'emprunt

de recherche.

du XVIIIe

et que,

Moraceae)

compte de ces obstacles

apports

des phénomènes d'échange

perspective

alors

est utilisé

en tenant

l'étude

autre

des arcs,

:

des Guyanes.

C'est

civilisation

significatif

(Brosimum quianensis,

à faire

/paila/,

du plateau

donc analyser

d'arc

un exemple

au sud de l'Amazone,

le désigner,

karib

-

175

Il

est

et des

tout

au long

ADAM DE BAWE, qui

des contacts

avec les

des vêtements

nous verrons

qu'il

européens ne


-

devait

pas être

nul,

En outre,

l'insertion,

d'ethnies

guyanaises

la civilisation

en dépit

radicalement

les Français chandises

de la frn

infra

d'axe.

va faire

rapports

L'instauration

de 1'Oyapock

européennes.

Cette

ments du XIXe siècle,

l'axe

période

divers

européens

ports

passages

un puissant

des répercussions

sur

du récit

Tatu

qu'il

ans)

; la fois

suivante,

quand ils

veut

par les Blancs.

de 1820 à 1880. Les témoiabondent

dans les

l'impression

du pouvoir

du chef Pierre

était

l'emmenèrent

fois,

docu-

que les

temporel

des hom-

Louis

aucune illusion même les déjà

;

montrent

bien,

sur leurs

rap-

conséquences

:

grand quand les Français

à peu près il

etait

comme $a (4 à 5

à peu près

(9 à 10 ans).

mais quand ils

grand

Il

l'emmenèrent

grand

partit (pour

comme ça

et revint

plu-

la première

fois)

un enfant.

C'est fut

des mar-

à Cayenne ?

:- On dit

c'était

de l'arrivée

du commerce avec les Blancs

était-il

Mis>

sieurs

avec

amzrindiens.

adjuvant

sur la vie

Louis)

l'emmenèrent

principal

et en redoutaient

:" (Pierre

volontaires

on a surtout

comme intermédiaires

avec les Français

(1) Miso

de membres

de rapports

récits

les Wayapi ne se faisaient

il

siècle,

des Wayapi vont

Wayapi et Francais

moins dans les

sont

se posent

en fait,que

des TJayapi.

commerciaux

va durer

Dans ces derniers,

mes qui

du XVIIIe

p. 291 ) dut avoir

1820, les

gnages sur le commerce entre

objets

de conquérants

matérielle. Après

changer

-

de l'attitude

ac partir ' (cf.

176

fait

dire

à cause de ce la que (cet capitaine(l),

qu'il

ne fut

voilà

homme) fut

ce qu'on

fait

capitaine

dit.

pas nommé chef par

les

siens,

mais

;


-

177

Des tas de marchandises ve)

jusqu'à

touches,

elle

disait

disait

ça montait parlait

feue notre Plus

entre

aussi

apporté

beaucoup

chefs

droit

fort

Il jeunes Tatu

un petit frère...

Mis3

(les

étaient

Eux,

Louis.

leur

famille

venus voir (vivant),

avaient fait

depuis

avec un en-

(...).

Pierre

venus voir

lui

que l'on

beaucoup,

encore.

c'était

leur

c'étaient

ses

?

famille.

Ils

unau (2)

un petit et si...

! ils

étaient

venus voir

étaient

venus

avaient

: "Heu...

nous échaudions

jeunes

grand-mère.

"Oui

! un chaudron

personnage"

à leur

à ses petits frères. ______-_-------------------(2) unau, ou paresseux â deux doigts

frère)

.

ce petit

ainsi

dans lequel

Il

- "Oui était

: Choloepus

?

"Heu...

du petit

aîné),

dirent-ils.

donna un chaudron.

(leur

le voir.

pour ça, comme paiement plus

leur

; ainsi

de l'échange

Louis)

ainsi

apporté

Walakutir

frères

Et il

indien

. dans un chaudron?"

: -Oui

der ce petit

Tout

nous compre-

au niveau

C'est

et d'autres

animal

: -Donc ils

un chaudron,

aussi.

humoristique,

(à Pierre

d'arc.

à ce propos...

personnage.. Tatu

frères

depuis

étaient ils

plus

ha-

:

L'aîné,

: - Ils

du sel,

régnant

en avaient

Sikay,

Mis-, : - Oui,

grand

lui

frères.

apporté

profond

jeunes

éloigné,

y avait

Des car-

des machettes,des

n'était

dans un passage

de bois

; ils

Il

le fleu-

grand-mêre".

et Européens - Ses plus

les

chez lui.

loin,

Mis.3 :

rouge,

(par

grand-mère.

; des allumettes,

sociologique

Amérindiens

et montaient

feue notre

; du tissu

et arrivait

nons le malentendu

montaient

son village,disait

elle

ches,

-

bien

grand

unau"

frère,

dirent

racontait

feue ma

nous pourrions ! dit obligé

didactylus

le grand

échaufrère.

de le donner

L.


-

Tatu

: - Oui,

bien

Miso

: - "Mais

il

dit

sûr

rien

à faire "Ils

unau).

les

cadets

ou du moins, ne veut

j'en

Il

est

il

de cadeaux.

des objets

devenu un intermédiaire

donc à bien

cier qui

la nature

(1) Pénélope

n'ont

le petit

pénélope('), perroquet,

des

les Blancs

n'en

faire

offre

les

à son tour

Louis

règles,

sorti

qu'il

du jeu, cartes.

puisse

qu'ensuite puissant

entendre

est

il

à ses frères

Il

offrir

redistribuera.

et dépendant

le ravitaillent

entre

aux cadets

du moins les

que des produits européens

des échanges

: son

; tout

la nature

son

des ca-

aux Blancs.

leur

part

européens

d'heureux

et l'intensité

le pratiquaient.

indiens étaient _-----~--__--_-_---

(en montrant

la nature

lequel

que ses frères

Les documents pour

bien

à la fois

qu'autant

deaux qui plaisent

fournissent

les Blancs

; mais ça, non,

Mais Pierre

sinon

de ses frères

en échange

consiste

dit-il

veux bien

à l'aîné,

en a changé,

commerce ne tient jeu

"Les Blancs,

agami (2) , ou un petit

nous montre

offrant

de la part

aux Blancs

ca ?

pas..."

en somme, un échange -

dit

chose pareille"

Ce texte frères,

choses",

feue ma grand-mère.

Louis.

ou un petit

comme ça,

veulent

qui

de telles

ne le mangent même pas ; mais un petit

je veux bien, choses

Pierre

d'une

m'apporter

racontait

Louis

c'est

Miso : - Oui,

plus

Ainsi

: -T' est Pierre

Tatu

-

!

ne faut

le grand frère.

178

: oiseau.

(2) agami ou oiseau

blancs"

Penelope

trompette.

compléments

du commerce ainsi

Les hommes qui des "petits

couvrant

faisaient créoles,

cette

période

nous permettant que la valeur

nous d'appré-

de ceux

le commerce avec les socialement

marail

P.L.S.

Psophia

crepitans

Müller. L.

marginaux,

amérvoire

;


-

; leur

déchus traînant

seul

aspect

179

positif,

-

l'assimilation

en Guyane conm'e dans le nord de l'Amérique.

d'un

traiteur

type

de personnage

du XIXe siècle,décrit qui

de douze cents

a reçu,

francs

aller

à la recherche

était

ivrogne,

fait

Il

il

poudre petit

il

saoulé

est

qui devait

servir

; n'ayant

(Wayana). fini

une somme pour

Cet individu

pendant lui,

quinze

jours.

sa bande et le serle feu a pris

l'expédition. il

en Guyane :

à Qyapock avec peu

En fumant,

rien,

ce

et comment a-t-il

arrivé

pour faire plus

siècle

années,

à son arrivée

au poste.

bien

et marchandises

a manqué de sauter,

se trouvait

voyage

objets

comment a-t-il

s'est

Le comportement

du XVIIe

y a quelques

des Roucouyanes

? D'abord,

Au grand saut, gent qui

il

la fin

en divers

aussi

son voyage

de choses.

depuis

en-

pas S'être

par BAGOT (1849),illustre

sévissait

"Un nommé Gautier

indienne

ne semble de surcroît

une communauté d'aspirations,

développée

à la vie

Il

retourna

à la

fit

comme il

un était

monté" . En dépit tant dit

avoir

été assez important,

que les.commerçants

(farine

de manioc

en visite plaintes

de cette

conclusion,

puisqu'en

dans la région

avec un envoyé du gouverneur du chef Waninika

à propos visé

plus

sur 1'Oyapock.

au fort

ayant

les

une valeur

"curiosités esthétique),

de la Guyane,

sur les

de cabinets" très

prisées

en couac

de la Yaroupi

de Cafésoca

Ce commerce portait cependant,

s'approvisionner

de la malhonnêteté

En 1842, un "passeport" ou moins le trafic

1836, TBEBAULT DE LA MONDERIE

de Cayenne venaient

torréfiée)

ce commerce semble pour-

(Yalupi).

l'auteur

(comprendre au XVIIIe

reçoit

les

des commerçants.

permettra

objets

Venu

de contrôler

les plus les

objets

siècle,

divers indiens étaient

;


-

au XIXe siècle le couac,

reléguées

ainsi

semblent

Mis2

avoir

duits,

tels

; lettre

cendues en radeaux, aussi

très

les miroirs,

tille.

Les objets

été échangés signalés,

des haricots

que Misa,

est

signalé

côte

reux

Venaient

acheté

qu'un

les

documents leurs

fusils,

que les Français

C'est

faisaient

1099, quoique

alors

alimentaires

brésiliens).

la distance

les

avoir

rarement parle

L'alcool'

de

enfin,

alors

les

qu'il

ethnies point

jamais

plus

tissus,

(à Saint-Georges),

Dernier

à des Indiens

d'a-

toujours

d'Asapo,

et Pierre".

oarmi

des-

étaient

sont

dans ces hchanges,

appel

étaient

nomment la paco-

semblent

les Wayapi n'apparaissent

bras.

les

de la nourriture

mineur

et réfugiés

ensuite

pro-

(1) , étaient

obtenus

des méfaits

pour Asapz'

rôle

170) qui

du XIXe siècle

dans le récit "avait

Palikur

de louer

bilité

les produits

tels

D'autres

la salsepareille

à la même époque comme une plaie

les

1883, p.

qui

joué

(Galibi,

à travers

médicinale,

Les produits

secs et du riz,

semble n'avoir

CODY, du 11-l-1839).

auteurs

de grand prix,

Malukf.

du père Jean

(CBEVADX, 1883, p.

ce que les

domestiqués,

de ce commerce (lettre

en fer.

avec parcimonie.

bien

sa victime

outils

sauvages

sur

Couy ou Martin,

En contrepartie, les

surtout

comme Charles

de Charles

ou une plante

tout

animaux

traiteurs,

d'acajou

demandés.

bord et avant perles,

. Certains

les billes

Le commerce portait

THEBAULT, les

été des spécialistes

AL-ET, du 17-12-1854

-

au second rang.

que le montre

comme l'explique

180

de la essentiel,

comme dési-

éloignés,

les Wayana,

(BAGOT, 1849, p, 7 ; CBEVAUX,

limitât

considérablement

leur

possi-

d'embauche. Pendant

toute

ethnies

amérindiennes

environnant

geable,

quoiqu'il

bien

fût

d'ailleurs souvent plus ~~~~--~--___--~-~~--~-(1) Plante

médicinale

cette

période,

les Waygpi ne devait

moins important

ou moins

le commerce avec les

intégré

anti-syph'.litique

pas être

quantitativement. aux transactions (Smilax

Il

négliétait

avec les

pseudosyphilitica). *-


-

Européens.

C'est

181

le cas en particulier

des échanges

du bas et du moyen Oyapock,

les Piriu,

sions

jésuites.

avaient

entre

Wayapi et Français

virent Enfin

Ces Indiens

régulièrement

leurs

nautés

les plus

aux Français,

les deux ethnies.

il

est

du fait

persécutée

à partir

lettre

de LEPRIEUR au Gouverneur, semblent

s'être

(cf.

Wayana,que

les plus

fructueux

contacts

sporadiques

siècle,

cependant les rapports

et fils,

de

des Indiens

symbolique

sur les

servirent

les

commu-

Réfugiés

lieu.entre

actuelles. s'établirent époque,

Boni

cette

(MILT'HIADE,

refuge

sur des bases

teintés

d'intermé-

eurent

traces

intermittents

1836),cherche

1822 ;

chez les Wayapi.. de vassalité

d'hostilité,

C'est famille

groupes

commerciaux

avec les

engendrées

de cette

avec les

durables.

existaient

les gêner considérablement. -------------------------(1) Le patronyme

ser-

1'Oyapock.

général"

de 1830. A cette

établies

et les plus

les hostilités

ils

(ADAM

comme nous le

p. 305);

C'est et surtout

bientôt

par les Noirs

DEBAUVE et FERRE, 1832, p. 217), avant

tard,

remontaient

que des échanges

d'échange

ethnie,

plus

dans le contact Plus

qui

que les Piriu

Nous en examinerons

petite

verrons

toute

indéniable

avec les Emerillon

Les relations

p.'3CC).

des Mis-

accessibles.

Des rapports également

active

de "Capitaine

une autorité

En dehors daires

infra

Indiens

des habitants

les Gnongnon Bosson (1) père

le poste

et exercèrent

waygpi

eu une part

aux voyageurs

chefs,

1840 à 1900, occupèrent

avec les

descendants

en 1817 (cf.

de canotiers

et surtout,

de 1'Oyapock

-

S'il

de langue

furent n'est

les plus

deux ethnies

depuis durent

1830 que des relations

a de. nos jours

évolué

Apalai

importants,

pas douteux

par la poussée wayapi vers

Karib,

que des

le XVIIIe longtemps stables

en BOSS~U.

<


-

s'établirent n'est

entre

pourtant

daise

Wayana et alliés

qu'après

de 1861 contribua

de traite

dans l'intérieur

entrèrent

de nombreuses

Emerillon.

Les produits

créer

deux courants

ce qu'ils

des Boni par

ethnies

: Boni,

occidentaux

à créer

cormnerciaux

Tirio,

provenaient

soit

C'est

sont d'ailleurs

été maîtres

Apalai,

Wayapi,

de Paramaribo,

soit

suffisante toile

pour

de fond

colporteurs

de l'inté-

restés.

De 1850 à 1880 pourtant, suffisamment

dans lequel

sur cette

peu à peu les principaux

franco-hollan-

un immense circuit

une spécialisation

inverses.

Ce

En ouvrant

circuit

Djuka,

offrant

part.

la mission

de la Guyane orientale,

que les Wayana devinrent rieur,

Wayapi d'autre de l'ampleur.

particulièrement

ces deux comptoirs

de Cayenne,

part,

prirent

officielle tout

-

d'une

1850 qu'elles

la pacification

le Maroni,

182

les Waygpi

du commerce de 1'Oyapock

semblent

avoir

pour exercer

une attirance

sur les Wayana et les Apalai. C'est rent

s'établir

p. 135

chez les Wayzpi,

éclaire

l'intérieur tent

nettement.

les

semblaient

sur ces contacts. deux dates

en pleine

de leur

taux

étaient

dans les

1870 et Leurs

de ces derniers

conditions qui

que le passage ont le plus

vincité

parcouru

1900, CBBVAUX et COUDREAU, insisrécits

passage,

sont

1878 et

d'autant 1889-91,

plus les

intéressants relations

évolution.

En 1878, les Boni,

époque que plusieurs

Les deux voyageurs

de la Guyane entre

beaucoup

qu'entre

à cette

contacts

avec les Wayapi,

un moyen pour les Wayana de se procurer

(CBEVAUX, 1883, p.

pas très

intenses,

porteurs

Wayana en huit

128).

puisque

Avec les Wayapi,

ce voyageur

mois de séjour

ils

ne rencontra sur l'Oyapock,

comme avec les

des objets

n'étaient qu'un

occiden-

d'ailleurs parti

de

col-

le Kouc et le Jari.


-

En 1889-91, Les Wayana, d'acheteurs, sur le haut Marwini, rançonne

depuis

157).

d'années,

Pourtant,

importaient

des.objets

européens

les

ventrues,

de coton,

produits

ou d'artisanat

des paquets

de tabac

sec,

de fait

la région

et semblent

particulièrement

les Wayapi renouèrent et les Français, affirment

avoir

la réciprocité, groupes

wayapi

les

qui,

depuis

1'Itany

De nos jours, et la région

ils

diverses

achetaient de fil

de la plumasserie. des WayZpi

du commerce dans

Wayapi,

relevant

plus

selon

Miso,

du moyen Oyapock comme le chef Pina, de l'alliance

wayana étant

rendues

et de par des

sur le Jari.

avec les Wayana allait

tentatives

et noix

des pelotes

parents

le KOUC, se rendaient

1950, le troc

; à cela

abusé (HRCKENROTH, 1939 ,

d'autres

des colporteurs

de la

l'isolement

le monopole

avec leurs

des rapports

les visites

Vers s'étioler.

contacts

des gamel-

canots

à cause de ces abus que,

en 1935. Pourtant, entretenu

les

en

particulièrement

des hameçons,

après

ce

Les Wayana

peints,

des hamacs tissés,

les Wayana détinrent

essentiellement

tout

la chasse,

centraux,

C'est

de l'oyapock.

(gomme de balata

du XXe siècle,

en avoir

(COUDREAU,

: chaque année,

Aux Wayapi,

pour

les

le pays wayapi,

pour creuser

dressés

Au début

p. 270).

autre

des couteaux,

de cueillette

qui

par son intermédiai-

métalliques

(hamac en filet).

des chiens

en 1889 encore,

du bas Oyapock

du Surinam,

des coffres

des herminettes

quelques

Certes,

à passer

toute

venant

des perles,

émaillée,

en contrepartie

obligeant

est

évolué.

amèrement d'Asapo

du Kouc et de la source

pour moustiquaires,

de Para)

fournisseurs.

de Wayana qui parcourent

des tissus

s'ajoutaient

a considérablement

françaises

la réalité

groupes

la région

vaisselle

les

les marchandises

particulier

rondes

la situation

sont devenus

tant

sont de multiples

-

les Wayana se plaignent

re pour se procurer 1893, p.

183

peu à peu

pour le réactiver

de Camopi par le pays emerillon

connaissent

entre peu de


-

succès,

quelques

objets

Wayapi craintifs

delà

annoncés,

de cette

de contacts la culture

intenses wayapi

avec les Wayana a laissé

à une règle n'est

ceux-ci

ont souvent

été limités,

plus

général

depuis

Entre

fournissaient

directement

guère

hollandais

fournis,soit

de ce commerce. Après

les

de nouveaux

échanges

et les Wavapi-puku

pour

premier

encore

tait avoir

cas,

c'est

le troc.

dominé les produits

d'outils

en fer

vaient

peu à leur

offrir.

dans

eux-mêmes ne de nombreux

réguliers

et

à une aire inséré

contre

isolés

res-

dans un en a subi

les

produits

les Wayapi

pour

du haut produits

en revanche,

d'origine était

la plupart

limite

Pourtant,

en loin

considéraon se découvre

les Wayapi du moyen Oyapock,

Oyapock et du Kouc. hollandais

Dans le

du Maroni

les produits

européenne grand,

pour

que de loin

du circuit

de l'ethnie.

: les Emerillon

des Wayapi-puku

positives

communautés de l'oyapock

recevaient

1900, la coupure

Dans Le second,

que ce siècle

du pays wayapi

français

de troc,ne

sur les

Au

par les Wayapi de la source, soit

à l'intérieur

partenaires

vu,

Pourtant

par les Wayana. Les Wayapi-puku,

les miettes

blement

1900, les

les

défaveur.

réitéré

à des échanges

manufacturés

des itinéraires

wavZpi

comme nous l'avons

1860 et

et à l'écart

des traces

L'isolement

1860, l'ensemble

des produits

à leur

évident

groupes

favorable

leurs

en détail.

deux communautés par exemple.

les vicissitudes.

manufacturés

les

générale.

de villages

circuit

plus

entre

groupes

entre

séparer

cependant

que nous envisagerons

pas obéir

treinte,

est

dissimuler

de Camopi lorsque

à s'en

récente , il

Les relations semblent

même jusqu'à

administratif

de peur d'avoir

situation

-

vont

chez le gendarme du poste

Wayana sont

184

: en effet, les Waygpi

que por-

indigènes si centraux

semblent

le besoin en a-


-185

Depuis avancés et,

de l'Occident,

plus

Mitico

deux décennies,

Maripasoula,

récemment,

les postes

sur le Paru,

le Jari

le commerce intertribal. sur de courtes commerce. besoins

en produits

De nowaaux Citons qui,

distances,

lors

d'une

que le Bureau Minier

par voie

aérienne

puis

via

retourna

chez lui

lent

Apalai

sillonnent

directement

grandes

et de l'assimilation,

de l'ailleurs

devient

nomie culturelle. sans doute lations

pour affirmer voisins,

d'avenir,

intermédiaires,

de la côte, Belem,

avion, tel

Wayana du Paru

déversent

s'embaucher

vint

pendant

six

Wagana, WayZipi, Eme-

certains

doute.

se ravitail-

poussant Voies

indispensable

En ces temps où

variés,

de leur

besoins

nouveaux

auto-

que c'est

Nous en avons cependant

comme hier,

voyeurs,

la connaissance

au maintien

de ce travail

jusqu'aux

de la déchéançe

chez eux touristes

les plus

la fin

de demain.

ont su équilibrer

de

des Amérindiens,

bases que le commerce que se dessinent

qu'aujourd'hui

ont surgi.

de ses frères

Macapa.

! J'en

aux messages

verronsà

sur d'autres

leurs

de la distribution.

de Guyane et d'Amapa,

certains

un facteur

NOUS

intertribales

la voie

traditionnelle

Paramaribo,

ou prêtres

qu'au

par le même chemin.

les mêmes moyens de communication fonctionnaires

aux sources

Belem et'cayenne,

les

diront

en éclats

désormais

hors-bord,

les fleuves

Cayenne,

règlent

et de

d'alliance

aux fêtes

de Cayenne employait

dans les bourgs

villes,

réseaux

moteur

visite

Santarem,

Négligeant rillon,

les

rattachés

directement

mais montrant

l'Itany,

mois,

plus

moyens de communication,

appris,

peu à peu voler

se maintiennent

d'ailleurs

Anatum sur le Paru

Bona, de Molokopata

fait

et l'Amapari,

manufacturés

sur les postes

Camopi en Guyane,

et chaque sous-groupe

un cas extrême, ayant

la polarisation

FDNAL d'bldeia

Seuls

Chaque ethnie

-

les Waygpi, et impératifs

déjà

les assez

redit

de même que leurs de la vie


-

communautaire,

l'évolution

par l'opportunité

3.2.

Apports

de leurs

culturels

et pertes

nouveaux

conserver

cette

aussi

très

sur l'intérêt

sur l'opportunité

revient

tel

objet

1, "ça se pourrait

bien!".

bien

attitude

de doute

chose de préexistant, /la&ga/

tation,

tandis

futur.

On dira

/yans ou bien

tel

comportement

gibier,

Illustrant

que

cette

conversations

mots illustrent

et de référence délimité,

se tra-

attitude, :

particulièrement

à quelque

ce sont

les mots /la/,

que /1$ ainsi

désignent

peut

en outre

aussi

bien

la fausseté

occasionnellement

que l'imi-

désigner

le

:

kîi ?/,

"est-ce

qu'ils

sont

comme nous ?",

moteur

hors-bord".

:

bien

"faux

palmier

"notre

. / kz'wiya/

désigne

kowiya/ bien

wili",

que : m3telZ/,

/yane

aussi

et /la%ga/

laânga

/wilil"a/,

/m3 -

de sérieusement

Trois

Dans le

exemplg à tel

à

et / kz'wiya/.

. /lâ//

aussi

de chasser

les

cherché

pas vain.

face

nouveau.

dans des

avoir

peut'par

sans cesse dans toutes

à la fois

deux siècles

semblent

divergentes

dominée

: un bilan

Le mot n'est

/p5 a?Ett cette

depuis

étant

personnalité.

les Wayapi

de doute permanent

de se procurer

une expression

de leur

se trouvant

en interprétations

en hésitations

humain,

selon

sélective.

attitude

bien

minimal

intertribales

à des hommes nouveaux,

une attitude

quotidien, duire

face

-

relations

et un engagement

Les WayZpi, milieux

186

signifiant

la valeur

futur

une chose équivalente "faire

de référence

l'échange". accordée

ou identique,' De tels

par

le verbe

mots trahissent

les Wayapi à leur

culture


-

que la démarche présidant pratique

nouvelle.

dentaux,

un emprunt

simplement wayzpi,

Loin

qui

surtout

ou d'une

chère â nos cerveaux

ainsi

les deux mots nouveaux

occi-

un remplacement

que,

ou plus

dans le lexique

suivants

:

"comme le soleil",

effectivement

ou quand il

le soleil

désigne

pour

la montre-

le comptage

de l'heu-

pleut.

/susula%gaJ,désigne

non pas par "comme le sein",

différent

technique

au plus

C'est

Jkwalaila&gaJ,

la nuit

nulle

d'une

une évolution,

à essayer.

remplace

le second,

étant

intégration

et JsusulakgaJ.

le premier,

re,

d'être

-

est donc pour eux tout

nous trouvons

bracelet,

à toute

une nouveauté

/kwalairla&ga/

187

le biberon.

mais par "faux

Il

sein"

est à traduire,

; sa crédibilité

le mot est donc,

aux yeux des femmes wayTipi,

sémantiquement,

de Jkwalaila&rgaJ. C'est

en tenant

maintenant

passer

en revue,

les pertes

de ces deux derniers

compte de cet ét,at

de manière

diachronique,

siècles,

tels

d'esprit. les

que les

que je vais

emprunts

envisagent

et les

Waygpi actuels.

3.2.1.

Perte

de traits

(1)

culturels

PECHE : - Barrage en fascines __-_- __----------grands

cours

correctement. cle,

d'eau

(walakala), ; personne,

technique actuellement,

Son abandon remonte

justement

lorsque

jadis

employée

ne peut

sur les

la décrire

probablement

à la fin

les WayZpi se replièrent

sur les

du XVIIIe petits

siè-

cours

d'eau. (1) ne seront rattachant

pas abordés

à la guerre

Les techniques

(cf.

d'utilisation

ici

l'organisation

sociale

ch 1, p 7û, et ch. IV, rare

ne seront

et les "rites" p. 219).

pas non plus

évoquées.

se


-

- ----_ Barrage -----simple_-----__________ d'une rivière de palmes,

parfois

technique soit

était

complété

(marées),

les mares et lagunes Son utilisation

Il

liée soit

fait

de branchages

sans clapet

aux changements

saisonniers

en correspondance

inondations

était

par une nasse

sur les petits

des grandes

-

(pali).

originellement

quotidiens

188

(masiwa).

d'eau

d'eau

maintenue

dans

principal).

de l'intérieur,au

de Mai et Juin,s'est

d'eau,

et baisse

avec un cours

cours

Cette

de niveaux

(inondation

et

moment jusqu'au

début

du siècle. - Hameçon en bois d'arc et corne de daguet (Mazama americana) ---- ____--__-----_____------------------- rouge----_--__-__--__-__ enchâssée (uk+). - ------_--_ poisson

Cet objet

aïmara

centre

(Hoplias

par

ancien

était

macrophtalmus).

et du nord depuis

employé

très

plus

les Waygpi-puku

d'un il

utilisé

pour

la pêche du

Abandonné par les Wayapi du

siècle,

il

y a encore

était

encore

sporadiquement

une décennie.

CHASSE ET GUERRE : - -----Les empennes -e--w de flèche "est-brésilienne" légèrement courtes était

(cf.

189),

attachée

Les actuels

volontairement

fruste

et surtout

avaient

12, p.

ligatures.

aux flèches

c'est-à-dire

qu'aux

ne devait

par deux

de cet empennage

la flèche servir

dite

que la plume,

deux extrêmités

Wayapi disent

puisque

qu'elle

une forme de ligature

était

destinée

qu'une

fois,

qu'il à tuer

par opposition

de chasse.

- Le casse-tête -----------------

de guerre -_-_-

de guerre,

arme de guerre l'actuel

fig.

distordue,n'était

un ennemi,

chants

de guerre

n'est

faite

couteau

nom de JsawalapaJ.

(sawalapa), plus

en bois

du métier

dont

évoqué qu'assez d'arc

et ayant

à tisser,

Ce mot relevé

lequel

le nom est vaguement les bords porte

attesté

dans les

comme étant tranchants

d'ailleurs

par LEPRIEUR en 1832 (1834,

une comme

le même p. 22.5)


-

a3

empennage Cwayapi

fig.

13

Deux

Empennage

modes

-

bl

guyanais 3

12

fig.

189

empennage CTapirape

ancien

dé en

ligature pierre

et

est-brésilien ,BALDUÇ ,197OJ

moderne

de

haches


-

était

ê. l'epoque

moins vers

le seul

cette

abandonnée

époque qu'il

fut

la répartition

géographique

pour "casse-tête"

abandonné

(cf.

utilisé

néan-

p. 224,. (1)

de /wafpgpi/

avec les Namikwan,

de l'arbre

; c'est

infra

par des écorces

la guerre

991%~

-

terme valable

- --La protection des habitations -----____------___------fut

190

vers

1830-40.

ne couvre

De plus,

que le sud

du pays wayZ%pi. - Les anciens fabriquaient des arcs de chasse --_----______----___--------------------Jyata’iJ

(Syagrua

inajai).

chez les Wayapi-puku. méridional,

à bois usage

dur

/grata’+/

amazonien.

ayant

Syagrus

s'est

maintenue

là une survivance

De plus,

(Oenocarpus,

très

technique

Qn peut voir

le palmier

dans le bassin

Cette

avec le bois

arcs

tardivement

de l'ancien

l'essentiel

les

dur du palmier

habitat

de sa répartition

faits

dans les palmiers

et Astrocaryum

caulescents)

sont

d'un

commun au sud de l'Amazone.

NAVIGATION : - Le canot en écorce ----------___d---au long

du XIXe siècle

canot monoxyle.

Il

Son utilisation

s'est

tuellement,

seules

supra p. 79 > semble

(cf.

comme moyen de transport

servait

au déplacement

maintenue

de loin

les personnes

avoir

été utilisé

en association

sur les en loin

cours

jusque

âgées en connaissent

d'eau vers

tout avec le étroits.

1950. Ac-

la fabrication.

VIE DOMESTIQUE : - Le feu. ----_-depuis

La technique

le milieu

prétendent

qu'ils

le chef Norbert ------------------------(1) arbre

ancienne

d'acquisition

du XIXe Sièc]le. sauraient a un jour

malheureusement

Si,

encore fait

â Trois faire

jaillir

non identifié.

du feu a été abandonnée Sauta,

quelques

du feu à l'ancienne, de deux silex

frottés

vieillards à Camopi, l'étincelle


-

qui enflamma

le nid d'oiseau-mouche

pers .) , mais c'est perte

des points

avec l'Occident

résines démarrer

un feu.

allumettes

mais toutes

en forêt

on voit,

d'illustration

ou les petites

filles

avec une bûche enflammée

vu faire

ainsi

dans sa jeunesse

(Fr.

de cet outil

/yi'a/.

il

Tawika,

y a une trentaine

pierres

de hache polies

ture

sur un bois

sont

connus ('cf.;

maintenue début vers lement

de loin

utilisés

pour

pour aiguiser

femaes' ami.

aujourd'hui

de /kulupiyg/

(Iryanthera

nous dit,

supra

qui

vu utiliser

s'y

Conséquemment, enchassage

1921. Il

p.

l'avoir

1.53 ).

un souvenir

rattachaient

dans la région

dans un bois

vif

. Un infor-' de *lAmapari,

creusé

des polissoirs

ou par liga/yiTakilika/

semble que la technique par les

Les polissoirs les machettes

tr88

le mode de montage des

les Wayapi du centre

les Waygpi-puku.

les

ne circule

(cf.

et l'utilisation

13, p.

des ragles

sur un foyer

Wayapi-puku

/tapui/

en loin,concurrencée

du XIXe siècle 1940 pour

l'a

(par

encoché) fig.

prise

en écorce

agricoles

d'années.

rapidement

de parenté,

Les Waygpi ont conservé

et des techniques

mateur wayapi-puku,

les

GRENAND, 1972).

- Habitation collective ancienne ~~_~_,,~,~~,,~~,,~,~___,,_,,,_> - Hache en pieEre,

selon

aucune famille

qu'un

encore

pour faire

à un chapitre

dans une boîte

Myristicaceae),

sont désormais

dans le village,

plus

de

comme au temps où les

servir

hostmannii,

de rupture

cette

majeure.

qui pourraient

avec son feu enfermé

velléité

à toute

récoltées

circuler

Parcontre,

considère

Ies femmes utilisent

De la même manière, rares,

(R. DE%AN, com.

génération

et même les briquets

Burseraceae

étaient

d'étoupe

et la jeune

en cas de force

les maisons,

de diverses

servait

faibles,face

Les allumettes dans toutes

-

qui

là un cas isolé,

comme l'un

contact

191

OU

outils

se soit

en fer,'jusqu'au

et du nord,

et jusque

sont

occasionnel-

les

encore fers

de haches.


- 192 -

remplacés

- Les anciens outils tranchants __--__-__-__-_---------------~ chettes,n'ont

laissé

en incisive

d'autre

d'agouti

(Dasyprocta

WayZpi de L'Oyapock, - Le seul

objet

trace

ne sait

domestique

par

les

que le souvenir aguti)

plus

faire.

ancien

dont

anciens

peu à l'écart

des cours

que l'on

étant

empilait

soit

à lame

encore

p aniscus)

Selon elle,

à des fins

connue

montée sur

de discrétion,

une des contraintes

d'eau,

J+ a/,à

par deux ou trois

Pekii.

couteau

du moins chez les

la fabrication

localisés,

des poteries ventrues, _-__---------------

grand-mère

et les ma-

/kwatak&gEJ.

- Les villages

On utilisait

d'un

que personne,

est __-----_--~--~~_-_ la cuiller en occiput-_---_--de singe - atèle(Ateles un manche en bois,

couteaux

était

la corvée

col étroit

(cf.

dans des hottes,nous

cette

technique

un

fig.

d'eau. 14 p.

explique

a été abandonnée

194)

la

au début

du siècle. - _____-__-__--_--------------------Les vêtements féminins et masculins 1850, les

femmes wayapi

plus

visités.

trale

en fil

soit

était

infra

soit

du XIXe siècle

en étoffe

Vers

ventrale

tissée

fut

sont

les Wayapi d'un

1830-50,

l'actuel soit,

importée,

le duvet d'aigle -m-----v collé, -------------

soit

tissé,

pour

obligatoirement

JwilaulaE/,qui

toile

ven-

1/1,

comme

de JinimJp$piyUnfz/ les

femmes adoptèrent

pagne drapé,

abandonnée

centraux,

les

ceinture

comme aujourd'hui,

pagne plus

considérées

étroite

avec le fruit

en coton

au profit

parures

p. 200),

d‘une

Jusque vers

des villages

à armure droite

Nyctaginaceae).

La ceinture

- D'autres

se vêtaient /kalama/,

évolué.

à l'exception

de bandes noires

(cf.

les Wayapi-puku, dèle,

tissé,

et teinte

la tangue

importée. la fin

de coton

olfersiana,

Ce dernier

nues,

Les hommes, eux,

les hamacs, (Pisonia

allaient

ont sensiblement

Jkamisa/. en étoffe

par les hommes à

et tout

récemment pour

fait

sur le même mo-

large, rouge.

comme totalement était

l'apanage

abandonnées, des guerriers,

tel


- 193 -

ou encore major)

la poudre -------------verte pilées,qui

faite

servait

d'oeufs

de coquilles

de tinamou

(Tinamus

faciale.

à l'ornementation

AGRICULTURE : - Les techniques des outils faire

un abattis

choisi

que l'on

un terrain

pauvre

s'y

prît

relativement

où la roche

était

Pour les

agrandie

de brindilles mourût.

au couteau d'abord,

étaient

ensuite

les Wayapi,

colossale

mois à l'avance en arbres,

arbustes

entaillés

qui

et que l'on

autant

dire

cassés

un

jusqu'à

à

La plaie

continuellement

ensuite,

en se servant

étaient

à la hache.

y ‘entretenait

de branchages

On le cassait

de tous

(3'. et P. GRRNAND, 1979).

les petits

et l'on

dépendantes

une tâche

de longs

affleurait

ils

arbres,

était

peu fourni

Sur ces bases, la main.

Aux dires

du feu.

avec une hache en pierre

à la fois

terrain

de mise du sol étaient ----------en façon ---------

et du mode d'acquisition

exigeait ait

anciennes

un feu

ce que l'arbre

de la hache

comme d'une

masse.

(F. GRENAND, 1972). Compte tenu de ce que l'on de relations, (cf.

puis

p, 316),

anciennes

il

d'isolement,des est probable

d'abattis

furent

le XIXe siêcle,avant très

rentable

d'être

au niveau

sait

des phases

Waygpi par rapport que,

selon

les

secteurs,

abandonnées

et reprises

totalement

remplacées

de la production

cycliques

à l'extérieur les

techniques

plusieurs par

fois

l'actuelle

durant technique,

et de l'investissement

en effort

et en temps. - Le domaine des Plantes cultivées _--------------et je me bornerai

ici

à suivre

Plusieurs

plantes

cultivées

mauvaise

adaptation

nécessiterait

une analyse

les.conclusions

furent

sur les nouvelles

strictes

abandonnées, terres

des Way?ipi.

probablement

occupées

spéciale

plus

que parce

par qu'elles


194

fig.

fig.

14

15

Jarre

P~ihite

ancienne

2 curare

La

incZs8e


- 195 -

n'avaient

plus

grand

sont difficiles

à identifier : il

. /alasa/ vallée

du Jari.

s'agit

est

. /away/ toxiques Aprës

: Ihevetia

fut

la migration

étaient

: Variété Elle

au village

feuilles

_

de 1820. Peut-être

Les graines

d'llluali

dures

et

sonnailles. vers

1945, sa

cultivée,

affirment-ils

de disette.

pendant

Il

font

Or, /makultyau/

signifiant

que c'est

plante

cette

pourrait

le nom de "caruru",

leur "tabac

utilisé

l'enfance

qu'ils

rivinoides;

que les Wayapi disent

de cette jeunes

mets le plus comestible",

comme épinard

des deux frères

constituaient

s'agit

connue par les

I

siceraria,

Phytolacca

légumes verts

que les voyageurs

de Solanum oleraceum,

de /kuya/

par négligence.

déjà en 1830 ADAM DBBAUVB et PERRE : "les et bFillies,

Lagenaria

avec /ka?aluiu/, des seuls

de manioc,

n'a

La pluviométrie

la disparition

1920, probablement

s'agit

Encore

des Wayapi.

du goyavier

actuel.

été perdue

vers

La culture

peut-être

de la gourde

: Il

consomm&.

des aliments

guyanais explique

aurait

et MiipEa, soit

. /malculEyau/

soit

dans la

des goyaves.

utiliséescomme

Myrtaceae.

dans le territoire

Cucurbitaceae.

hachées

qui pousse

comme étant

Apocynaceae.

guajava,

que sur le Jari

. /kwEli/

avoir

depuis

d'un enfant

dans l'habitat

et de /alasa/

et les

semi-domestiqué ses fruits

domestique

: Psidium

pu se maintenir

Misa

elles

abandonnée.

. /kuya/

forte

arbre

neriifolia,

de cet arbuste

culture

d'entre

araca.

l'empoisonnement

plus

d'un

abandonnée

de Psidium

la plupart

avec précision.

Les Wayapi décrivent

Sa domestication s'agit-il

Bien évidemment,

intérêt.

virent

plante

pousses

journalier" il

towt

est

dont parlent de tabac

(1834; plus

conscmsaar.

caboclos

au plus

de 1'Etat

vert,

p. 279).

que probable Il

peut

s’agir

de Para sous

ou mêlé à la soupe d'amidon

de


- 196 manioc

soit

(tacaca),

de l'épinard

Wayana du Paru nommé /kumapa/, du lmakulsyaulfut le Kouc,

abandonnée

: cette

sur le MOU~. Elle

il

Marantaceae Calathea

pu la décrire

plante

Wayapi,

à rhizomes

ovata,

chez les Apardi-

y a au moins un siècle

était

a été perdue

connue de plusieurs

récemment

(D. SCHOEPF, 1979, p. 88).

car aucun Wayapi n'a

. / makwali/

signalé

lors

il

s'agit,

et racines

et de /yuluw~/,

sur 1'Oyapock

et

correctement.

cultivée d'un

La culture

il

y a trente

déplacement

d'après

leur

tubérisées,

ans environ

de village.

Bien

description,

proche

Myrosma cannifolia,

d'une

de /walaa/, toujours

cultivées

de nos jours.

3.2.2.

Emprunts

culturels Les emprunts

auxquelles seront

ils

sente

ont été faits.

pas envisagés

ne pouvant

seront

encore

recherche

: leur

être

classés

Les plus

récents

digestion,

assurés , ils

par rapport

leur

aux ethnies

(dernière

rejet

ne peuvent

décennie)

ou leur

faire

ne

modification,

partie

de la pré-

ethnohistorique.

. Emprunts aux Occidentaux --~~~~~~~-~___---~--_ La totalité Les plus

anciens

Néanmoins, des siècles française; Voici

dre, suite

la qualité selon

houe,

sont

que la provenance

l'introduction

du XIXe

hameçon,

étoffe,

pantalon perles,

dans leur

et la hache.

hollandaise

ou

mémoire ces différences.

de ces objets

: machette,

couteau,

et chemise miroir,

origine.

ont changé au cours

portugaise,

probable

et début

abandonnés),

fût

a cette

le couteau

et la forme de ces objets

siècle

totalement

en fer

la machette,

les Waygpi ont enregistré

par siècle

- XVIIIe

emprunts

de l'outillage

(lesquels

aiguille.

: fusil seront

et pouen-


- 193 -

. XIXe siècle rent

que c'est

balles,

des râpes

en faïence

. XXe siècle duit fil

pour

à manioc,

ou en grès,

derniers

produits

nylon,

parfum,

perles

de cet objet),

poudre,

en fonte,

riz,

haricots,

canif,

alcool

perdus).

valise,

de verre

tôle

opaques,

ou en aluminium,

cartouche,

râteau,

considè-

perles

sel,

ensuite

actuels

marmite

rouge,

pétrole,

émaillée

la seconde fois,

Wayãpi

rabot,

étoffe

seront

: vaisselle

(les

date d'acquisition

en fonte , pelle,

platine

pour fabriquer

(ces trois

du fusil

là la première

plomb,

vaisselle

: réintroduction

fusil,

coffre fines,

réintro-

en métal

peint,

moustiquaire,

cocotte

en fonte.

.Emprunts aux Wayana -- ---_--^------En dehors cédemment,dont

de plusieurs

les Wayana furent

d'.eux un certain

les

nombre de traits

dbjets-

occidentaux,

colporteurs,

cités

les Wayapi

pré-

ont retenu

spécifiques.

- Chasse et pêche : - -----Curare ) /w%lali/ les opinions

ancêtres

encore

l'oyapock,

pensent

versions

ne fabriquent

seulement

donc soit descendants le curare

qui est

qui

donnent

la bonne , puisque de chasse.

par l'intermédiaire

les

le curare

ou leurs

anciens

à son utilisation

des deux

duXIXe siècle, tandis

le confectionner. plus voisins (cf.

de

sud-amazoniens

aux Wayana,

savent

'

;

Indiens

l'une

Tupi

était.

wayana

anciens

la fin

des Wayana, soit

adaptée

une origine

les

Depuis

son sujet,

que ce poison

C'est _probablement

ces derniers

des Proto-Tirio

pensent

a été donné par

fournissent

parmi

et la flèche

lui

ethnique.

pas ce poison

ce sont les Tirio ques-uns

qu'il

et S. guianensis).A

: certains

; d'autres

sans précision

dernières

toxifera

des Wayâpi divergent

connu de leurs d'autres

(Strychnos

que quelC'est

anciennement de 1'Oyapock Fig.

par des que

1.5 p 194 )


- 196 -

furent

introduits

ébullition,

chez les Wayapi.

selon

Actuellement

la terminologie

ce poison,

de VELLARD (1966),

curare

est en voie

par de

disparition. les WayZpi anciens,

- Encordage de l'arc --------_-------

:

descendants

ne laissaient

actuels,

des extrémités siècle,

ils

cordes

de l'arc

étroitement

de retendre

bien

technique

de

permet

intempestive

L'emprunt

du mot wayana

de l'arbre

Introduite

il

balata

/palakta/

(Manilkara

y a trente

les mains des jeunes

entre

à toit

des Wayana (tukuliipan)

ans environ,

et des adultes.

est

en dôme, /tukusipa/.

Cette

est,

de loin

en loin,

sans doute

ancien,

car un cas est

chez le chef A'+,

vers

maison

construite

par les

signalé

1830, sous le nom wayzpi

de réu-

sur la

de /Dka-piakwa/,

pointue".

- La hotte -----------_

de portage m--e - des Wayana,

JuluJ

(Ischnosiphon

arouma)

s'est

faite

la jeunesse

dire

du XIXe

parure.%

- Habitation -----------_---------circulaire

-maison

?i l'une

de deux réserves

Cette

/palata/,vient

que le lance-pierre.

Ybngalali,

de réserve

en cas de rupture

la gomme élastique

arme est un jeu,

Waygpi.

de leurs

la fin

constitué

de l'arc.

une corde neuve

- Vie domestique,

nion

autour

dires

spires

et ce depuis

wayana,

: son nom wayàpi,

aussi

bidentata) cette

enrouGes

les

en tension.

- Lance-Eierre ---m-w e---e désignant

l'encordage

rapidement

de la partie

que quelques

; actuellement,

ont adopté

selon

pendant

vers

1920-30.

- Diverses -------em

parures ------

secondairement

fait

est

Cet emprunt

finement

ouvragée

connue de quelques de nos plus ne paraît

de rejet

Wayapi.

: les

c'est-à-

se maintenir.

; certaines /waipu/

Son introduction

informateurs,

pas devoir

wayana ont été adoptées l'objet

vieux

en lames de roseau

cependant

ont

sont des jarretières ___-----c-


-199 de haut de mollet, -----------------

en coton,

ne sont que rarement L'emprunt

remonte

ornées

-

de longues

franges

, et uniquement

rencontrées

tombantes.

chez les

Elles

jeunes

enfants.

au XIXe siècle.

La tangue jadis de -w-m-_ -- wayana /w~yu/ devenue /kwcyu/ en Wayapi, faite . . c graines tissees, puis, de nos jours, de perles de verre, a été adoptée par les Waygpi vers devant

le milieu

le pagne et elle

n'est

tites-filles,

réduite

deux liens

noués au dos.

La ceinture -------_------‘( vers il

1945-50).

Elle

tissée

aujourd'hui d'étoffe

est

/panahele/,

résorbé

vers

La coupe----------r-------de cheveux --w--w gine wayana, Elle

s'est

maintenue

- Musique Les Wayapi

sont

des instruments

1920-30

/syeta/

été introduite parallèlement

chez les Wayapi.

Son

disparu.

serait,selon

vers

le milieu

aux cheveux

très

redevables

musicalement

que les premiers /pupu/

de la main pendant à quatre

diaent

très

les Wayapi,d'oridu XIXe siècle. longs.

trous,

Cette

d'origine

les Wayana au début

avoir

que l'on

symétrique -____ __ à deux encoches Tirio,

aux Wayana. Voici empruntés

formé d'une

- une ------flûte

par

sur 1'Oyapock

:

- une ---------______ flûte à encoche

flûte

par

en 08, a été introduit'

1965 et a actuellement

- -------------------____ l'ensemble instrumental du tranchant

en place

moderne des Wayana

son apparition

vers

mi-longue,--

et aurait

que pour les-pe-

rouge maintenu

jadis

sous sa forme moderne en aluminium usage s'est

régressé

Son succès va sans cesse grandissant,

d'années.

d'oreille,

utilisée

une création

a commencé à faire

y a une vingtaine 4e pendentif

plus

à un carré

de Perles -----

Son usage a ensuite

du XIXe siècle.

carapace

joue

/yami

aux seconda de tortue

de la flûte

:

frottée

de Pan, /slCwu/.

'akwsm%/.

et quatre

trous,

comme son nom l'indique,

de ce siècle.

la liste

/t*liyo

yrmi?a/.

a été introduite


- 200 -

- une flûte traversière --------------------________s est Wayana.

nasale

Signalons

cependant

Avec ces instruments wayana. les

Cependant

grandes

fêtes

sont

de nombreux

(J.M.

affirment langue

airs

avoir

qu'elle est

JpatitiJ.

de musique

été intégré

dans

BEAUDÈT 1978).

:

Il

cultivées

s'agit

- --------------------______) deux clônes de manioc

- une variété de coton, -----------------_--

adoptées

des Wayana l'ont

été à la fin

de : amer

- ~-----~-___~----_ une variété de tayove --->

Jmani'opîp3

/aima1 a/, JalimauJ,

- --------__------,___~ un arbuste médicinal indigène

apparus

eux ne semble

ritualisées

des plantes

du XIXe siècle.

Les Wayapi

que son nom dans cette

aucun d'entre

- Agriculture La plupart

Jkulipawaf.

J et /mani

(Xanthosoma

SP.).

(Gossypiumbarbadense).

Jtaya+p3aJ,(Jatropha

dans la régionidut,lui

a163 J.

aussi,être

curcas). préalablement

Cet arbuste-on introduit

chez

les Wayana.

. Eggrunts aux Apalai --------___ --__ - Seul le point à boisson à cette

JtawekaJ

corbeilles

carréea

et les ethnie.

exemple,

de vannerie

ou JtaltkaJ est

Je pense pour ma part

J piawanap8J

reconnu

qu'il

d'entre

regroupé

comme ayant

les

tamis

été emprunté comme par

(F. GSSNAND, 1979).

ces emprunts,

eux méritent

pour

y en eut d'autres,

. IZZprunts aux Emerillon et aux anciennes ------------------------------------------------.-------J'ai

utilisé

car leur

quelques

origine

remarques

ethnies

est

assez

de .Uaute-Guyane --floue;

certains

critiques.

- Chasse : - Les Wayapi disent flèche

de chasse

(cf.

avoir fig.12

acquis p.

la taille 189)

actuelle

au contact

de l'empenne des populations

de leur de haute


- 201 -

Guyane,

sans précision

dans l'est

d'ethnie.

11 est

des Guyanes une grande

d'empennage

certain

uniformité

en ce qui

/ GW&SZf : les WayZpi.disent

de certaines

en guise

de râpe à manioc

ce seraient

les Kaikugian

roches

Selon eux, débitées.

Par ailleurs

Chabrillan,

des Ouens (wes) dont le nom "signifie sortes

de râpes".

avec celui (cf.

On aura remarqué

de la râpe en pierre

infra

p. 266),étaient

mer l'affirmation lement

concerne

le mode

d'un nouvel

que le grain

faiseurs

de leur les

au manche souvent

sculpté

abattis,

végétales.

Les Waygpi le considèrent

introduit.

Il

semble pourtant

Ces /w&/,

obtenue s'agit

la tribu

de grages,

de langue

confir-

en pierre

a actuel-

été retrouvé

lors

était

d'un

à s!en

inégalable.

objet

en bois,

avec diverses

teintures

comme un objet provienne

ethnie

tupi

ce qui peut

ayant

de noir

qu'il

initia-

des femmes tinrent

Il

et verni

auraient

en

du nom de cette

des Kaikuxian,

I~&ls/.

l'usage arrivée

et vendeurs

l'apparentement

de la farine

- Louche à soupe d'amidon,

appris

(ARTUR, 1765) signale

; un exemplaire

disparu

de la mise en façon disant

lors qui

en Wayapi.

voisins

avoir

des Wayapi contemporains.&râpe

pratiquement

servir,

actuellement

:

- -Râpe-----en Fierre ---mm>

lement

existe

des flèches.

- Vie domestique

Guyane.

qu'il

emerillon

récemment

des populations

du bas

Oyapock. - Rituel

et musique

:

- Enterrement avec urne retournée _______,___---_--,-------------------------~ foetale.

Les Waygpi affirment

Kaikugian. risque Cette

d'être

Ce mode de sépulture dangereuse

coutume étant

sur la tête

avoir n'ést

adopté

attestée

cette

utilisé

pour les vivants dans diverses

le corps

étant

coutume

que pour

au contact

les morts

, en particulier ethnies

tupi,

en position

celle il

est

des

dont

l'âme

des chamanes. difficile


- 202 -

de trancher

s'il

s'agit

ou non d'un

emprunt.

- ----l'usage ---------_-------_---de la sève hallucinogène --__-- de /takwsni/

(Brosimum

Moraceae),

dont

a une aire

restreinte

puisqu'il

de /takini/ disent

l'action

est encore

n'a

été trouvé,

et de /tauni/,que

que c'est

à l'utiliser,

les

Approuague,

on peut

chez les Gal.ibi

utilisaient

également

les

le bris

(Geochelene

infra

années

"les

Karana

dans les

anciennes

sont

toutes

quart

Waygpi,

par

du fleuve de Guyane

donnés

premières

années

d'une

les Way&pi de Camopi,

tortue

de terre

a été introduite

par les

vivante émigrés

de

du XIXe siècle.

rapaces",

quelques

et les

chants

qui

venus des Piriu

/ a été empruntce

s'y

rapportent

du moyen Gyapock. aux Emerillon

vers

1930 ou 1940.

- -------_-----------un clône de bananier, selon

ethnie

un émigré

l'accompagnent

uniquement

(1) Elle

- --la grande ---------- trompe- /ama'ip3ks les

dans leur

des ethnies

qui

de la carapace

dans le dernier

selon

le premier

Les Wayapi

294).

pratiquée

rituel

- -w---v-_ la danse /tawato/, seraient,

p.

denticulata).

1'Approuague

et les Palikur.

Cet homme étant

chants

aux Indiens

- _-----__ la danse /y%w?tule/, comporte

proches

cet hallucinogène.

été volés (cf.

fut

que la plupart

- -----e-e la danse /tul&kala&/'et

du XIXe siècle

qui

années 1860-70.

penser

de répartition

sous les noms d'ailleurs

le chamane Asapr,

vers

comme ayant

mal connue,

acutifolium,

/pako

les Way%pi,emprunté

lors

tapf3iy/, d'une

"la trêve

banane

des Papi'?y",

avec ces Indiens,

fut, au début

du

XIXe siècle. - --------un bambou d'origine

asiatique,

/ilipala/

par le chef

1910-20

dans le haut

faire

Sat% vers

des clarinettes

JtulaJ ; l'usage

(Bambusia Gyapock.

en fut

montré

SP.>, a été introduit Il

sert

toujours

par les

descendants

de Masikili,

en

des Piriu. --------_-------__(1) Observation Juin

1972.

personnelle

de E. NAVET, au village

à


9

- 203 -

. Mprunts --v------waux EoEulations - -----_----------créoles Sous cette emprunté

rubrique, venant

de l'oyapock. tissée

est

la plupart

étaient

en proche

dans les

vers

déjà

panier

ovale

; je pense néanmoins

que,

vers

contacts

avoir

dans le bassin

cultivées

à. spirale ; la datation sauf

cas spécifié,

1850, pour se répandre.ensuite isolées

du pays wayâpi.

aient

en fait

de proche

11 est également

été empruntées

plus

avec les Brésiliens.

sinensis).

J, (Annona muricata).

Jk3lDss

arrivée

que de plantes

de ces plantes

JapiJ, (Citrus

Il

n'aurait

été introduit

que

1950.

- oranger - citron

amer, vert,

kusukaJ,

a moins de trente - une variété

- l'igname également

à la variété, ou JkalawasaiJ créole.

piquant, limitée

incisa

var.

seminifera).

Cet arbre

décennies‘seulement.

esculenta).

Elle

aussi

a été introduite

il

ans.

de patate

un relais

medica).

y a trois

JïàsiJ (Colocasia

- dachine,

JtapanaJ

il

sp.)

indica).

JsXtXyJ, (Artocarpus

a été introduit

correspond

(Citrus

J, (Citrus

Jsit3Ei

- châtaigne, fruitier

Jkamisa

/ma/, (Mangifera

- manguier,

après

faits

leur

(un petit

zones les plus

lors.de

- corossol,

près

difficile

que certaines

- oranger,

ce que les Wayapi affirment après

JpZyËJ) il ne s'agit

de ces emprunts

anciennement,

tout

de la basse rivière, A une exception

nommé

possible

je regroupe

Jkala

douce, très

dite

Jyati ?piyïiJ

importante

des Galibi. Sa culture

Les Wayapi l'ont est

de Camopi.

Jyati

pour la bière

limitée

BS?/, (Dioscprea

à la région

ou

mtikQ2

J,

de manioc,

dite

cependant.

à la région

cayennemeis).

empruntée

de Camopi. Sa culture

est

y


- 204 -

- le clône

de bananier

dit

/tayaus?l&miSU?

+J, "nourriture

des cochons

domestiques". - le pois

de sept

te pas au delà

ans,

d'une

JkumZnZ'iJ,

quinzaine

A travers nouvelle

fois

leur

toujours

clairement

culturelle, civilisütion rapide

tout

caractérisé autant

ainsi

montre

au lorr

aux autres

culturelle

conbien

ils

que nous allons

nue la bonne mémorisatîon

Zes

apres

également une mutation un gain

de Guyane qu'aux

le voir,

ne sont pas de leur

mobilité

comme positif

pour

suJstan8ielle

et

semble

de traits

en être

découlé,

culturels

pris

la

occidentaux.

Lifférement

particulièreçe;.t

anciens

ont conscience

et la digestion

en a été tout

et tout

une

anoaraît

du XVJTITène siêcle,

ethnies

ne remon-

nous prouvent

-même si les plus

En effet

n2r la sélection

Son introduction

les r'ayani

: tandis

quantitatif

matér&elle.

Il la vie

ce chenitre,

évoqués-

le bilan

SP.>.

d'années.

alantabilitk

eir.pr-unts et oes 2eïtes

(Vigna

pour divers

ire la guerre

a été profondément

aspects

de

dont la disparition,

ressentie

par

les Wayapi.


- m5 -

IV LA GUERRE

La plupart WayTzipi au XIXe siècle

des voyageurs

et au XXe siècle

comme des houunes pacifiques

MARIN et MAZIN (1856)

néanmoins

dans leur

cas - il

ciellement

par le gouverneur

maladresse

semble avoir

mot,

tables entre

les peignent

s'agissait

qui

ont visité

unanimes

à les

sur eux-mêmes.

les

décrire

Seuls

les

sombres couleurs

sous de

de prospecteurs

de la Guyane à la recherche

été la cause de la "résistance

envoyés

;

offi-

de l'or

leur

-

ouverte",

selon

des Wayapi. Au XVIIIe

non visités

sont quasi

mais un peu fermés

voyageurs

leur

européens

par

guerriers

siècle,

les voyageurs et vont

le gouverneur

en revanche,

français,

même jusqu'à

sont

considérés

provoquer

de la Guyane et le ministre

les Wayapi,

alors

comme de redou-

des correspondances des colonies

(D'ORVILLIERS,

1745). Qu'en est-il sur les Wayapi du XVIIIe

siècle

de cette

différence

de jugement

et ceux des deux derniers

siècles

si grande ?


- 206 -

Le domaine des relations dé dans un chapitre entre

les

précédent

situations

normales Il

geurs

européens

çais propre.

faut

n'ont

ou au mieux

permet

été forgées

intertribales

et le XXe siècle

entre

tables

se transformèrent

pacifiés

sinon

ment ce qui

Amérindiens

pacifiques.

se passait

de faire

que les

que sur' les

des rapports

que nous avons abor-

; nous n'y

comprendre

sur des luttes

guerriers

d'abord

et anormales

surtout

Or, la modification

tout

sociales

reviendrons opinions

contacts

fut

siècle

que les

redou-

étroit,

aucun de ces voyageurs

cadre

le XVIIIe tel

, vu sous cet angle

Enfin,

des voya-

de leur

entre

et Occidentaux

pas.

amérindiens-fran-

débordant de force

la différence

en hommes

n'a

vu réelle-

dans la forêt.

1) PLACE',DE LA GIJERFE DANS LA SOCIETE WAYÂPI Pour apprécier de comprendre uniquement l'étude

sa place,

à la tradition

de la guerre

des aspects

orale

rituelle

européennes

(wanini),

et son déroulement, et à la pensée wayápi. faite

wayapi.

d'une

ou liées

part,

pour

Fort

à la colonisation

et par

de comprendre

la disparition

la nécessité

donc

heureusement

par FERNANDES (1952)

Cependant,

tenter

je me référerai

un modèle qui nous a permis

de la guerre

l'anthropophagie vasions

son rôle

des Tupinamba

METRADX ( 1928) constitue bien

le phénomène guerre,

de résister

d'autre

part,

de aux inont oblitéré

peu à peu le phénomène. Les Wayapi actuels L'histoire Elle

racontée

constitue,

informateurs le "parler

par eux est

avec les mythes, francophones

sërieux".

sont des guerriers

essentiellement

Les récits

héroïque

le /mal%gatu/

non comme le "beau de guerres

sans guerre. ou dramatique.

qui est voulu

par les

mais plutôt

comme

récit"

prennent

chez eux une valeur


- 207

théâtrale

réelle

sentiment

de frustration

l'une

à laquelle

se rattache profonde.

de ses histoires

très

: - Bien sûr que c'est

Mis3

: - Ça n'est

jouer

: on essaie

qui

forts,

genre,

pendant

du village prouver

de noircir

des trois

une fête

de cachiri,

prirent

force.

(nikasi)

laisser

partir

multiplierai c'est sement,

était

d'annoncer

passable.

impatience

par les Blancs

fut

et tirèrent

..

circonstances,

j'ai

Lorsque

homme au service

par radio

le refus

homme faire

à en découdre,

telle

de ce

que les hommes

tous ensemble.,

pour

que la-

eu la preuve

de tous

au

"Nous

discussion

militaire, leurs

catégorique

que fran-

j'eus

la visite

hommesS m'intides Waygpi de

chez les

Blancs.

Je ne

Ce qui m'a semblé important

impatience

qui ne connaissent

aujourd'hui",

l'administration

la guerre

de ce genre.

par rapport

l'impression

tenaillait

semblé

pas beau la guerre"

d'une

la tension

entourés

m'ont

du présent

moments , j'avais

Oyapock,

pas les exemples

cette

c'est

de guerre

Lors

même latente.

aucun jeune

récits

? "Ce n'est

fusils

les

un jeune

du haut

les

forts".

leurs

En de tels

envoyer

chefs

mant l'ordre

ami,

: "Nous sommes faibles

étaient

de la guerre voulut

que ça,

la guerre

En d'autres

çaise

bien.

de rééquilibrage

revient

peur de la faiblesse

l'idée

suivent

nos anciens

Zidock leur

de

tes histoires.

un rôle

! La nostalgie

étions

à la fin

?

bien

les discussions

En vain

Miso

bien.

: -J'aime

la plupart

passé

ce que dit

même un

: - Ho ,! mes histoires...

Mis3

pour

très

pas si bien

: - J'aime

Pierre

parfois

bien.

Misr, : - Tu aimes bien

De plus,

Ecoutons

Tatu

Pierre

une nostalgie,

:

: - C'est

Pierre

-

pas les

contrariée, règles

malheureudu jeu

!

.


- 208

Quelles combat fait

partie

mot fo-yapisif contre

les

de l'horizon

désigne esprits.

la possibilité

sont-elles

contre

dans les

bales,

ici

j'examinerai

les

La chasse

ferme les

en guerre

"animaux

contre

(tEangE)

les

la mort, chasse

se double esprits

morts.

Il

guerre,

est

unissant

les

La forêt,

entre

intimidation

de gibier,

important

non pas bien

à la magie

activités. reliées

Ces gibiers

en conflit

lutte

des morts

la chasse

optique sociale,

magi-

un travail

permanente

donc de nourriture,

sûr dans sa fonction

esprits.

par ses pratiques

qui mériteraient

cette

sont

avec les

l'ombre

La chasse,

De plus,

(aya> ren-

Donc l'homme entrant

puisque

ou d'une

de conserver

clairement

domaine des esprits

également

45-52).

que

et intertri-

de l'homme.

abondants

aux WayZpi

imparti

trois

des esprits.

âmes des animaux.

(P. GRENAND, 1976, pp. un potentiel

rôle

et de lutter

Alors

inter-villageoises

domestiques"

extrêmement

libère

suivant,le

nourriture

gibiers

donc d'une

reste

et de chasser.

le combat se poursuit

les

ses tabous

q-s,

esprits

il

de

Le même

la guerre

(1) et la magie restent

la véritable

les

Même après

liens

de faire

impossible,

relations

de l'univers.

le gibier,

/Eima/,

les

le chapitre

comme normalisateur

dans la conception

rendue

été ? La notion

de la pensée wayapi.

de chasser,

La guerre

nous envisagerons,dans

? Qu'ont-elles

quotidien

l'action

de lutter

-

spécial,

contre

les

des vivants

pour

les

âmes des

pour

comprendre

la

mais dans son rôle

suprême. La guerre

wayZpi

coutume qui a disparu probablement ---___----------__---------------(1) Il les

n'existe

substituts

vais puku),

voir",

pas de terme utilisés

/awela/

fa-apisif

"je

sont "je

dès la fin

spécifique tous

rapporte",

combats".

ancienne

très

était

liée

au cannibalisme,

du XVIIIe

siècle,

pour "chasser". significatifs:

/aparokz/

"je

sans doute

En revanche, /aa-amaya/

nourris"

uje

(en Wayapi-


- 209

sous l'influence jusqu'à

portugaise.

nos jours

Néanmoins,

et la description

de l'anthropophagie cise

de leurs

pour ne pas ressembler

à la leur

(cf.

(1950,

p.

192),

ethnies

: "Si

infra

p. 231et

on est

l'on

par l'analogie

récemment de mort violente,

entité

surnaturelle-victime sacrificielle

espèce

de bénéfice,

qui était médiaire

C'est

bien

contemporains

entretiennent

aucune mort

comme naturelle.

le chasseur

en forêt

être

et ne doit

La tragédie dramatique

wayapi

poursuivant rencontre

tupi

à travers

: "N'as-tu

précise

et que L"'es-

sacrificielle

aucune de son corps

des ennemis

par l'inter-

que les Wayapi

puisqu'ils tué pour

détruit

se passe

appelé

way"api,

sa victime

que le circuit

ne considèrent soi

et pour

pousser

plus

et le sacrificateur

le sacrifice.,

être

pour le chasseur

nature

On pourrait

Celui-là

jamais

des deux

la-"substance"

esprits

vécue par le sacrificateur

ces deux cultures

?".

reconnu.

indique

du même type

Chaque animal

change de nom après

des

de FERNANDES

une récupération.

au pouvoir

avec les

la comparaison

pour ne point

d'une

une relation

sur les esprits.

Celui-ci

à celle

rituel."

est une récupération entre

pré-

humain dû à un parent

mais récupérait

du massacre

les Wayzpi

trop

l'analyse

de la relation

tombé précédemment

est

des démarches

impliquait

vengé ne recueillait

Tap%tly

lire

cela

était

maintenu

et parallèlement

annexe p,' 383).A

frappé

s'est

que donnent

les

propre

"mort"

prit"

blessé

ennemis

prend pour base le sacrifice

la relation

qu'il

son souvenir

assez-minutieuse

rituelle

Tupinamba

Asapo,

-

le mort loin

tupinamba.

ou distribue

au roucou

avant

ses biens d'aller

par son nom là plus

qu'ailleurs.

tupinamba

en action

mais le cordon

l'espace

Jean-Pierre,ne

s'affadit ombilical

qui

et le temps,demeure. dit-il

pas vu le gros gibier,

relie

Le chef

pas au chef Pasawa / miya/,

que j'ai


- 210

-

2) LES DIFFERENTS TYPES DE GUERREET LEUR EVOLUTION

Ainsi toriques

liées

Il

l'ai

à la pénétration

des situations j'esquisse

que je

à partir

m'a cependant

du corpus

recueilli

semblé possible,.à

partir

de distinguer

causalités

et des fins

les

récits

que nous avons recueillis

fin

du XVIIIe

siècle

quences

des conflits.

logique

me semble la plus

pu dégager

trois

deux groupes

matrimoniales.

niveau

commerciaux

pacifiquement

résolues,

récits

causes

Tous la

remontant

et les

la rupture

consétypo-

représentent tandis

d'alliance

et des relations

résume clâirement

cette

situation

des guerres

que les

guerres

:

potentielles

sont

le résultat

mal menées".

ne conduisent

peuvent

consommées par magie interposée.

que découlaient

les hostilités

ment,

waygpi.

opposa les

des

que nous possédons,

d'échange

Ces ruptures

clans

au niveau

dans le temps entre

les

est

des relations

"Les échanges

les

surtout‘

de base de

que la différentiation

Sur sept

LEVI-STRAUSS (1943)

être

conception

donc aucun récit

d'abord

traditionnelle

ayant

de tractations

que

causes différentes.

La plus entre

à leur aisée.

de typologie

avec les Portugais.

tout

C'est

les Wayapi dans

venus de l'extérieur.

se situent

au contact

his-

donc une spéculation.

d'une

1900. Nous n'avons

J'examinerai

j'ai

est

par les évènements

antérieure

circonstances

ont placé

imposées

des variantes,

et

les

La-tentative

variées.

la guerre,

à la période

signalé,

occidentale

conflictuelles ici

déjà

pas nécessairement

entre

les

des sources

C'est

ouverte,

de ce type

communautés et,

Un des cas les plus

gens du chef Salui

à la guerre

connus est de l'Oyapock,

plus

mais

de rupture ancienne-

la guerre et divers

qui Villages


- 211

Les cauees

de la région

de la rivière

Mapali.

pas claires,

mais tournent

probablement

de l'échange

de biens

cette

période,

Akalape.

ter

avouées.ne

autour

indique

laconiquement

descend

sur le Mapali.

au cachiri.

Akalape

sont

de ruptures

; dans un des fragments

Kwataka

"T&if

-

de récits

cependant

au niveau recueillis

sur

: Manu~& 1Ùi dit

de s'arrêr

donne un arc 3 Manuw& en paiement

d'un

couteau." En clair, boire ni

du cachiri

le lieu

que pour

ni

d'alliance

entre

le meurtre

les

d'un

le mort

arrive

par

au'ciel,

terre.

Le meurtre

chiens

ici

de dire

d'un

à quel

point

l'échange.

eurent

encore,

à fait

vite

pour motif. pae mince Ainsi,

s'i.1

ou les chiens

d'un

défunt‘

son maître

(-lepi)

également

la prolongation

les

effacées?par

paiement, de l'alliance

qu'il

peut'

d'un homme.

déclenchées,

du mort.

au.ciel.

qui demeure sur

magiques

au meurtre

augmentées , voire

lorsque lieu

conséquences

identique

la vengeance

est

les

an-

premier

accompagner

les hostilités

mot signifie

la guerre

par

ce n'est

aux relations

n'est

demande.en -le

Z

un peu plus

de l'homme.

par ailleurs,

chien,

donc tout

que‘ce

grave

Le prétexte

lui

Or,

comme les hommes ont une ombre (toanga)

se trouvent

puissante

hostilités

la norme - pour

Une fois

plus

D'autres

Yan&ya (Dieu)

- selon

les

premières

entorse

l'égal

solitaire.

ancienne.

là d'une

ces derniers.

ses chiens;

Enfin,

est

une.dette

est pour les Wayapi

pas martyrisé

entraîner,

s'agit

un voyageur

gens de *ka et ceux de Kuya'i,

chien

le chien

est mis à mort

rappeler

deux communautés.

puisque

n'a

lui

le moment. Il

entre

ciennes

Manuw$.n'invi‘te

Il

causes une autre

semble importWZ

ce qui montre bian fondée

sur

-


- 212

La vengeance, n'en les

est pas moins un moteur communautés

mort

si elle

des clans,

d'un

des leurs

chez les

ils

demandent

des renforts

"olsapisaa

n'est

privilégié

OU

à qui

-

pas un mobile

non seulement

mais de toutes Tapi?ly,

les

premier,

des conflits

guerres

les Waygpi disent

entre

wayapi.

Après

aux Noirs

fugitifs

:

si yawo kupa ; ya?&

"Nous avons été vaincus.

Allons,

tolEl&pG

Eipa"

que nous nous vengions

!" di-

rent-ils. Dans le même ordre par ce couplet

d'idées,

le chant

à me venger,

Aidez-moi

à me venger,

Aidez-moi,

à la fin,

là,

les Tupi.

employaient

fyepycai'pour

désigner

lors

avec les vants

un mot proche

chez de celui

la vengeance.

récits

les

de la guerre

et les

indications

de résidence

les hostilités

communautés vaincues,

aboutissaient d'attirantes,

attirées.

vers

de l'aide

de mes adversaires."

d'ailleurs

de généalogies,

d'hégémonie,

Ainsi puisque

les

des enquêtes

à des changements devenant

à me venger

un thème caractéristique

en fait,

D'après obtenues

commence

tîiî%yE

Les Tupinamba

des Waygpi,

à la guerre

:

"Aidez-moi

On retrouve

d'exhortation

la communauté de Ska,

1830 les villages

contre

les

fugitifs

gens de Kuy&,

s'agrégeant

vers

des sources brésiliens, 1860-70,

groupe

longtemps

de 1'0yapock se trouva,

complètement

aux communautés de la source

leur

après anéantie,

de l'oyapock.

important demandaient

les hostilités les

SurVi-

la


- 213

Les conflits

sont

forcée

aussi,

(rupture

raison

du XVIIIe

plus

semblent

d'alliance,

impérative

s'inscrire

mécanisme

du moins dans le contexte

des WayZpi de la fin

par une autre

s'ils

intertribaux,

dans le même schéma essentiel geance),

-

d'expansion

de la ven-

territoriale

et du début

du XIXe siècle,

: la nécessité

de trouver

motivés un espace

vital. La montée vers v,iolents,principalement les

deux cas,

des rapports

le nord des Waygpi,provoqua

avec les Wayana et les Namikwan (Tapi?'jry).

les Wayapi prétendent d'alliance

qui

pourtant

dant guère

de ceux déjà

Ainsi

Peku nous dit "/Zrnu yso-piri

@.i.kakupaf "Il

avoir

se dégradèrent

Les motivations

Sa'i

des heurts

entretenu

avec eux

rapidement.

de ces conflits

signalés

Dans

à propos

ne diffèrent

cepen-

des luttes

inter-villageoises.

capturèrent

(des femmes)

: slaa kupa/

waywy, walwl

y eut d'autres

le y~. /

(ennemis)

qui

et les emmenèrent." Pour les Wayana, Pilirla, causes de guerre "Oui

qui

On dit

que leurs

(wEpimÊ?E) visite

Ce n'est

Ce sont

étaient

avec les nôtres.

chez eux, étaient

pas bien

chefs

ils

en courte

disert,énonce

l'expression

! Les Wayana ont attaqué

des objets.

qui

sont en fait

plus

les

d'un

pour rien. d'avoir

Ceux qui attaquèrent

visite

latent

étaient

demandions

du troc

d'abord

dans la maison.

vengèrent

:

ça à ce moment-là.

de faire

(o- molnu),

donc eux que nos ancêtres

conflit

Nous leur

fait

en train

plusieurs-

ils

les

allés

Nos chefs

attaquèrent.

(z~-wcppi)."

en

~


- 214

Plus cet antagonisme "Ils

loin,

il

toujours

Quand ils

donnent

Et pour

(cette

Et c'est

pour

de ce qui Il

n'y

Le but

est

Pil+la

raison

pour

cela

vers

1'Itany.

d'anéantir

rien

" Les Tapi"iy nos ancêtres

dit

étaient

restés

nombreux

dit

-pa)

qui,

ennemis.

ce que l'on

étymolo-

déplacés

du même

auraient

des guerriers

sur l'autre

rive.

et qu'ils

C'est sont

allés

racbnte.

sont partis. auraient

? Ils

peur

de

:

S'ils

n'avaient

pas agi

tous exterminés."

: qui, n'en

à cette laissèrent

de même. Voilà,c'est

époque,

étaient

assez nombreux,

même pas un vivant

les Wayapi,

armés par

et les Noirs

ainsi."

Nous savons peu de choses des conflits qu'engagèrent

villages.

le fait

différentiation

que les Wayana se sont

est

commu-

Les commentaires

sur cette

restaient

bien

par les

(D-ml-ma

avaient

ceux qui

peu.

entre

dans d'autres

mais ils

les Wayapi les

agirent

est en revanche

chose,

Voilà

:

la guerre...'

linguistiquement

les Wayana n'ont-ils

qui

dit

vraiment

de territoire

bien

aucun doute

quelque

il

ont fait

il/faire/vider/totalité.

(Wayapi)

Des Tapir'î'y,

qu'ils

ou l'abandon

de celui

"Pourquoi

ainsi,

de

nous donnons deux couronnes.

des survivants

d'ailleurs

ne laissent

ce qu'on

en donnent

des conséquences

a pas dispersion

signifie,

"Tous

éternel

se passe dans le domaine des luttes

(3-lapisikc)

dire

ils

quantité)

cette

l'extermination

giquement,

les Wayana,à

du calicot,

petite

Les WayZipi distinguent vaincre

sur le caractère

comme ça,

L'ampleur

nautés.

insiste

: sont

différente

-

les Portugais,

contre

plus

anciens

les

Indiens


- 23.5 -

des Missions

de 1'Oyapock.

les

Cependant

ignorer.

également

guerres

d'extermination

1736 ou 1737, les

dissipés

par les

Indiens

Indiens

un carbet

et obligèrent

furent

attaqués

Indiens

portugais

Taripis

; ceux-ci

se défendirent

1742 ou 1743, les

Indiens

portugais

se saisirent

Caussanis (1) et emmenèrent sans qu'aucun

s'en

époque,

les

~LUS guère être

contre

n'est

tous

soit

les

L'an d'un

Indiens

échappé..."

sacrifices

pas à exclure,

puisque

des

s'y

(Anonyme,

rituels

de traite.

carbet

qui

1740).

et l'anthropo-

car les Portugais

célébrés,

des armes et des objets

des Missionnaires

et

voulurent

à se retirer(.....)

captifs

rapporte

:

portugais

ne devaient

_

indique

des Portugais.

des Indiens

Dès cette

fluence

archives

Indiens

trouvèrent

les

ou veulent

les

Indiens

phagie

ignorent

Armacotous

La même année 1736 ou 1737, les enlever

les

le peu que nous en savons par les

de véritables "L'an

Les Wayapi actuels

D'autre

troquaient part,

-,_

l'in-

le même document

: "Un père de Saint qu'il

était

et que,

où les François

(1) Kusari,

cf.

(2) Kurukwan, (3) Mutula (4) Araguari.

de Para a dit

avec le détachement

Courouanes(2)

Montoura(3),

Antoine

fut

(d'Indiensi)

dans un autre,

ont été,

ou celui

assés près

il

de 1'Aouary(4)

p. 268.

où vivaient

les Kusari.cités

plus

avait

qui

haut.

de Chassy‘ fut

chez les

vu les

endroits

de la Jeunesse,

p. 265 et293. cf.

au Sieur

.'

que par I:

.-


- 216

Un troisième les

guerres

de résistance

fondamentalement pas respecté,

mais surtout

adversaires

quatre

conflits L'un

contre

de ce genre

contre

sième contre

eurent

sont abondants

probablement

dans les

récits

Mis Pierre

: Oui,

des Wayapi.

au début d'or

deïniers

rencontre

d'arriver

par là-bas

à un endroit,

fuyant

l'autre ; un troi-

A l'aube,

probablement

:

des Boni avec Waninika, :

du Brésil,

ami,

tu comprends

leur

Waninika offrit

peut-être les

fit

bien

s'arrêter

de la bouillie

Ils

à Masikiri

arrivèrent . (29 .

(à son village).

de banane

; ils

ne burent

pas. --------------------__________

(29 En fait, en amont,

le village au confluent

un

ou de découragement

que les Boni entrèrent.

un endroit....

(1) Nous reviendrons

siè-

(19

dans 1'0yapock

venait

eux,

de ce siècle,

que nous avons recueillis

wayapi

par Selon

à la même époque

; enfin,

n'est

je connais.

: C'est

Il

utilisées

des trois

d'incompréhension

la première

: "Waninika

de la guerre

dans le XIXe siècle,

ex-chercheurs

de la Guyane.

la migration

Miso

tôt

brésiliens,

des "maraudeurs",

Ainsi, dirigea

très

au cours

par

se différencient

techniques

de pensée

lieu

constitué

Elles

que le jeu

que les

de l'horizon

Les exemples

qui

par le fait

les Brésiliens,

du centre

enfin,est

les non-Indiens.

les Boni dans 1'0yapock

contre

les placers

de guerre

par celui

sont hors

des fugitifs,

dernier

contre

non seulement

leurs

cles.

type

-

p. 339 sur l'identification de Waninika

se trouvait

de la Yawé et de l'oyapock.

de ces évènements. quelques

kilomètres

?


- 317

Pierre

: Ils

ne burent

Miso

: Non. Il

Pierre

: Ils

Misa

: De la cassave

Il

est évident

d'accueil, insistent

qu'alors

veulent

fait

(les

fusils

Pckil : Avec leurs

fusils. plus

; les

raconte-t-on.

ainsi

raconte-t-on.

"Ce n'est un jeune "Ce n'est

vont

pouvoir

ne burent

pas cette

esclaves

au découragement ceux-ci

c'est

pas !Il...

Le simple

ies

tellement

en boisson.

cérémonie

fait

qu'ils

le coeur net.

bien

fugitifs

brési-

: (les

Blancs)

et

la même chose.

? C'est leurs

avec ça qu'ils flèches,

ils

ne tiraient

font.

Les nôtres

ne tiraient plus

Certains

les

tiraient

faut

tirer"

dit

pas par là que sont qu'on

tu vois

autre

homme."

plus

leurs

leurs

flëches,

haut

en l'air,

un homme. C'était

bien

les

ennemis.

Il

qu'il

ne nous attaquent

du fait

plus!"

que cette

et que les WaySpi ne comprennent

la guerre

faudra

tout

en tue un."

essentiellement

apparentes continuer

pas.

homme comme vous autres.

"Mais

vient

contre

pas là qu'il

de même bien

ils

Ils

insultés.

anciens

ainsi

sans raisons

ça.

Xoirs),

: Avec leurs

flèches

ne burent

du tapioca

en avoir

place

en ont fait

ne tiraient

faite

tout

de la guerre

ceux-là

ici

en bouillie,

se sentent

qu'ils

l'incompréhension

Le découragement

; ils

pas ?

prépara

eux,

montre bien

Lg

du cachiri

que les Boni ne comprennent

les Wayapi,

P7kï.ï : "Ils

versa

ne burent

Lors liens,

pas ?

leur

On leur

-

avec de tels

gens.

dit

attaque

un

s'est

pas Comment


- 818

De même, ils fugitifs&autres en fin

Brésiliens

de récit

-

ne comprennent recherchent

le combat

les.étrangers

vous trouvent

C'est

Mais tu vois allaient

pour

il

cette

y avait

toujours

servaient

plus

grand

du haut

arbre,

avant

il

y avait

"Ce feu est tout

chasser colline

de leurs

C'est

Kwataka,pour

J.M.

impitoyables "Les Kalai

d'un

dirent

cependant)

Les étrangers avaient

les

grimpé

ob-

sur un très

vu la fumée de leur

ruisseau,

juste

à cet

feu. (les

Noirs).

comme ça que les

montaient

(pour

grattees.

(Kalai)

étrangers

le découragement de Mis2

BEAUDET, témoignent .

techniques

Les Brésiliens

ça3 ils

; pour ça, ils (un jour

<avaient

que les paroles

couillonades

de manioc

faire

et ils

marchaient.

font

te dis-je....."

semble bien

grandes

loin.

; ils

de même loin"

Avec les Brésiliens et il

étrangers

la fumée de leur

y arrivèrent.

avec nous,

les

à la source

deux,pentes,

là,

Mais ils

d'une

que (nos ancêtres)

dans la forêt....

sur la colline,

Entre

endroit

raison

toujours

. . . . . des hommes partirent

son fils

; PkkG

commente :

toujours.

même ordre

les Noirs

systématiquement

"Même quand on change de village,

feu.

pas pourquoi

d'une

souvent avec les

par

connaissance

(la

rivière)

Indiens.

mais faisaient Ils

grattent

des

les bourgeons

que ça ne pousse plus). ont fait

qu'il

solide

traduites

:

un gros

tas de tiges

Même si on se sauve dans la forêt,

parce

, ici

est du

n'y

nous rendent

a plus

de manioc.

malheureux."

de manioc on ne peut

déjà rien

Quand les Brésiliens

font


- 219

Dans de tels La lutte

conflits

tout

engagée demande un raidissement

communautés s'impose.

. Contre

la source

du Kuluapi

la crique

Zka,

villages.

L,'extermination

recherché

comme dans les

ment,

-

les

ne semble pas avoir

jusque

d'expansion.

été toujours

sur

de leurs

des ennemis

intertribales

les

les Wayâpi de

de cent kilomètres

définitive

permis. entre

demander de l'aide

chez le chef Sawaku, à plus

la réussite

être

et l'union

du Brésil,

et du Kouc allèrent

luttes

devoir

d'énergie

fugitifs

ou la fuite

paraît

est le but

Malheureuse-

atteinte

dans ces

conflits.

3) TECHNIQUES ET RITUELS DE GUERRE Un raccourci par

le chant

guerrier

un découpage

simplifié

qui était

C'est

couplet

le motif

entonné

des couplets

Chant / Wanini Ier

saisissant

/ "la

: "Aidez-moi

les

: "Mon animal

avec une courte

guerres

domestique de quoi

C'est

un petit

de /kakawa/

Il

analyse

déjà va mourir

un petit

meurt

domestique

meurt-il de soif...."

----------------------: Aratinga'solstitialis.

? (1)

déjà va mourir

donc ?

fourni

Je présente

Waygpi.

C'est

'De quoi

soleil

du départ.

à me venger..."

Mon animal

(1) perruche

lors

nous est

guerre"

avoué de toutes

2ème couplet

de la guerre

ici

des métaphores.


- 220

Ici

est placée

la solitude

du guerrier

: "Etions-nous

3ème couplet

-

loin

vraiment

des êtres forts

aimés.

quand nous buvions

du sang ? Nous mangions Ici

la soif

situation

le reste

de sang au sens propre précaire

des acouchis."

comme au figuré

est

comparée

à la

de la communauté en temps de guerre.

4ème couplet

: "Des guêpes mangeuses Voilà

de chair....

ce que nous étions

quand nous étions

en guerre." Les guerriers

au combat sont

C'est

impitoyables.

aussi

une allusion

à l'anthropophagie. sème couplet

: "Sors

de ton trou

Ton nez est La lâcheté

d'un

guerrier

6ème couplet

est

de pécari,

grand-père,

comme un champignon...

tournée

11

en dérision.

: "Nous marchions

jusqu'aux

mollets

dans l'écume

de la mer." La violence

est

On remarquera

telle

qu'ils

piétinent

la métapho1.e qui

dans le sang de leurs

fait

allusion

à des paysages

camarades. oubliés

aujourd'hui. 7ëme couplet

: "Il

se sert

de son casse-tête

sur les patates Ce couplet

se passe

(yetfpiyii)

sont

de commentaires.

les Noirs

8ème couplet

: "Les les

Ici

est

indiqué

l'achèvement

fugitifs taons,

douces noires, Les patates

ya ya ya !..."

douces noires

brésiliens. les

taons

déchets..." des blessés.

se ruent

sur


- 221

9ème couplet

C'est

la débandade

des guêpes ainsi à un rituel

: "Faites

attention

Faites

attention

aux guêpes /alasisi/

Elles

sont à la queue leu leu

Elles

suivent

le jaguar

Elles

suivent

le jaguar."

finale.

des taons

de métamorphose

à divers

que nous verrons

: "J'ai

vu un petit

final

symbolise

la paix,

Ce chant son allusion plet Il

aux Noirs

est par ailleurs

nous permet,

très

joint

riche

à d'autres

pour

pour

vivantes

tenir

qu'elles

Dès l'enfance, gibiers Les rites un rôle (Tayassu

leur

qu'il

(tapir,

aussi

données,

(application

d'endurcissement. albirostris)

le mot "musc"

/k%f/

les hommes ne doivent

de la vie.

grande

sont

la chasse manger

sous peine

consomm&par

dérivant

d'ailleurs

guerrières

et

indispen-

d'autant

que pour les

coeurs

de devenir

ou /y:pi?a/)

du mot /kasi/ d'amidon

plus

la guerre. des gros couards.

jouent

à lèvre

les hommes pour

pas manger de galettes

le cou-

remanié,

pratiques

; celles-ci

de fourmis

par

décrire.

La poche à musc du pécari est

ancienneté Pourtant,

techniques

diverses

pour

cervidés,...)'

de passage

à la guerre..."

d'une

de les

les bébés mâles ne peuvent pecari,

aller

de sens sur les

bien

loin.

a été au moins une fois

rang au combat

valent

plus

L'image

se réfère

à l'anthropophagie.

Les WayZpi connaissent sables

ennemis.

couplets

donne l'impression

indique

les

le renouveau

à la mer et sa référence

consacré

indienne

hocco sur le chemin

que nous prenions Ce couplet

en file

Les WayZpi poursuivent

que celle

IOème couplet

-

les

aussi

blanche rendre

"force".

forts, Enfin,

/tspGi>o mi'i/

car,


- 222

par analogie, tiques

leurs

concerne

nente

pour

pieds

bien

ainsi

colleraient

toute

l'état

l'âge

de la captive

sur au moins dix

du moment favorable. de guerre,

un rôle

"celle

aussi

appelé Bien

de village, sistent

être parmi

dans la force

de langue

identique

à /tuwiyZ/)

Chez les Karib,

quemment séparées m'est interne

impossible d'une

(GILLIN,

société

dation y avait

de guerre,

de rapports

entre

une visite.armée

au

choix

pouvait

devenir

alors

lever".

Le chef

de guerre

chef

concordance

entre

chef

; mais 'les Waygpi

actuels

in-

que cette

; chez-les

était

s'il

quant

un chef de guerre distinction

Tupinamba,

à la fois

chef

étaient

Pour ce qui est d'un

le "roubichac"

de village

ces deux fonctions

s'agit

semble

emprunt

et de fré-

des Wayapi,

ou de l'évolution

à un moment de son histoire.

Selon de déclaration

armée.

important

y avoir

1948, p. 852).

de déterminer

de paix

Notons

au contraire,

de

se sont étalés

fréquent,

tupi

progreseive

combats

pas très

de l'âge.

les ethnies

(mot presque guerre.

que ce n'était

immédiats.

chef de file".

et chef de guerre

sur le fait

devant rare

/tuwiyâ/,

rêvait

pouvait

entre

comme chez les Tupinamba

extrêmement

/ZikZma/ "le il

l'évolution

que les

jouait,

qui

guerres

pas des combats

qui nous fait

sûr,

perma-

éminemment impor-

Dans les

intervalles

(maau)

La personne

/obpu"~a/,

au combat est

bien

ans avec de longs

119),

une affaire

les Tapltly,

Wayapi montre

(MSTKAUK, 1948, p.

était

ne signifiait

contre

Le rêve

de pra-

mais la formation

une organisation.

d'hostilité

Dans le cas de la guerre

Cet ensemble

Wayâpi.

à la guerre

qui nécessitait

Amérindiens,

de guerre,

du guerrier

Partir tante

à la terre.

sûr non l'état

dire

-

la norme connue actuellement,

il

au sens où nous l'entendons. deux ethnies, au village

deux clans, ennemi.

n'y

avait

pas

En cas de dégradeux villages,

Quelquefois,

ces visites

il

il


- 223

se soldaient ration

par un premier

quelquefois

par une simple

déCla-

d'hostilité. vers

Ainsi, vint

combat,

-

seul

sur la place

habitants forêt.

de cette

pas jusqu'à

d'Uluali

lancer

communauté qui

L'incident

entraîna

une invective

avaient

mourir

contre

sa fille

les

en

mais n'alla

la guerre.

affirment

qu'il

de rappeler

y a quelques

décennies

en armes dans une communauté invitante taient

laissé

de L'Amapari,

guerrière

avec les Wayapipuku,

une rupture

11 est important tuels

Tawa'a, du bassin

1945, le chef

appuyés

derrière

les buveurs

que les WayZni ac-

encore,

: les contre

ici

arcs

on entrait

et les

les poteaux

toujours

flèches

du carbet

resde

réunion. THEBAULT DE LA MONDERIE (1857), source

y fasse

déclarer

signale

écho,

la guerre

pourtant

voulait

sin, un villageois

; au milieu

la pointe

en haut

8-

au village

dan8 le bois,

avec lequel

de ce sentier,

; et quand il

il

voulait

il

voulait

voifréquenêtre

plantait

une flèche

la paix,

il

la plan-

en bas." existé,

ceux qui

et ne visaient

il

pas à l'élimination

une réserve était

ne devait

impliquaient

Le départ

Le village

en 1819 pour

la guerre

un sentier

du village

en guerre

'Si ce code a bien

constitué

déclarer

cherchait

té par les habitants

de conflits,

un code utilisé

autre.

:

"Quand un village

tait

sans qu'aucune

laissé

à

des relation8

qu'à d'alliance

certains

types

préalable

des adversaires.

2 la guerre

de viande

s'appliquer

boucanée

ne se faisait pour

la garde des vieillards

les

pas sans avoir

femmes et les

enfants.

et de8 adolescents.

*


- 224

Les guerriers

étaient

les francophones taient

des adultes

actuels.

d'ailleurs

de plus

A la fin

si petites

-

de trente

du XIXe siècle,

que cette

ans, les

norme n'était

expliquent communautés é-

guère

facile

à

respecter. Puis que homme faisant ne reviendrait

les

ensuite

de guerre

un discours

sans doute

se marier.

chants

exécutés,

à sa fenune, lui

pas et lui

Les femmes faisaient

étaient

indiquant

alors

expLiquant

avec qui

entendre

cha-

elle

les pleurs

qu'il

devrait

de deuil

(yaokh). L'équipement sement réglé (Jpok, par

Si, au XVIIIe

kupa).

les Portugais, Bien

contre

ce n'était

à cette

armés de fusils L'équipement

en quantité

grand-mère encore .soit

Pekii -et

pour en bois

d'arc

d'encoches

étaient

ligaturées

flèches

n'étaient

siècle, bois

but.

était d'arc

utilisé

(sawalapa)

très

encore.

du voyage

était

le bras" utilisé

de flèches, , citaient

fois,

les

en bambou, lancéolée, sommaires

de la plume.

plat

cette

Ces

touchent

ou non

Au début

du XIXe

à double

à l'ibirapema

la

aujourd'hui

empennes très

qu'elles

de LEPRIEUR (1831),

indique

soit

casse-têtes.

un casse-tête

composé de

de forme

; les

du XIXe d'affrontements

d'abord

aux deux extrémités seule

armés de fusils

totalement.

tout

à celui

guianensis)

semblable

à corps

la perspective

soulevaient

armes étaient

encore

Lors

wayapi

qu'une

été minutieu-

des guerres

démoralisait

(kulumulikulu)

seulement tirées

époque,

Les pointes

latérales

au corps

le cas lors

arc comparable

(Brosimum

Les autres

Tupinamba. doute

d'un

avoir

les WayZpi furent

les

leur

le gros gibier.

munies

leur

- "elles

puis

siècle, plus

au contraire,

des ennemis

flèches

semble

en vue du combat à distance,

oy&

siècle.

du guerrier

tranchant

ou au tacape arme existait

en des Sans


- ii25

succéda un casse-tête

Au /sawalapa/ laire

fait

était

équipé

-

en bois

d'arc

de six

court

ou de balata

de ces armes,

(wirlasï)

à section

(Manilkara

spp.).

deux pendant

triangu-

Chaque guerrier

sur la poitrine,

deux

sur le dos et un sous chaque aisselle. machettes

Au XIXe siècle, de plus

en plus

les Tapi%y,

en complément

Sa7i P&Kc cite

/amilik?

saa/,

précise

(1893,

"machette

des casse-têtes. les

/alala

"becs

d'un

objet

contre

de ara"

Sous ce dernier

s'agissait

intervinrent

Dans la guerre

s?ngE/,

américaine".

p. 38) qu'il

et couteaux

ou

nom, COUDKEAU

de traite

apprécié

en Guyane. Selon ment variait.

Si les ils

et des esprits, de colin

guerriers

lement,

ils

blanchâtres

des palmes

de /Kuluwa/

en palmes

O.batawa)

qui

deux écussons, de /pin-J/

servaient

également

guerrières offensive singe

sajou

de protection

: langage et cris fauve

SP.).

sifflé

(Oenocarpus

bacaba

les

d'un

danger

(Cebus apella)

qui

celui

de l'oiseau

(et

et

les Wayapi utilidans leurs

En temps de paix,

(Walakapa)‘

flèches.

de cet équipement, vocale

folioles

Un équipement dorsal

était

se re-

un combat de harcè-

l'autre

de ralliement.

c'était

voulaient

Spectabilis).

contre

pour prévenir

de peaux collées

) dans les jeunes

ventral,

abondamment l'expression

en temps de guerre, (Crypturellus

(Attalea

ou de /patawa/

En complément saient

(samelc

l'un

faite

pendant

de l'équipe-

vus des hommes

; s'ils

dans l'obscurité des couronnes

commun était

tressé

guianensis)

tressaient

le reste

pas être

une cape (apela)

de Guyane (Odontophorus ou se reconnaître

des combats,

ne voulaient

portaient

grouper

plus

la tactique

ou lancer

c'était

reste tinamou

tactiques une

le cri

encore) /suwilyly/

utilisé

du ;


- 226

Les autres que : s'enduire pendant

de roucou,

la marche vers

le corps,

pratiques qui

avec de la cire

servait

encore

rieure

à toutes

Anilawa

aux esprits

elle

d'être

(cf.

des Wayapi, des guerriers

mentés celui

Elle

substance

au fond des cours

d'eau.

d'oiseaux-mouches. d'éclaireurs

Ils

Dans les

rendant

chez leurs

ennemis,

aliment

que du jus

de piment. Voilà

informateurs,

aussi

sur le front,

en guêpes,

couune des guêpes,

pas. /makay/

Elle

et surtout

"farine

qui rend

remplacée

qui pouvaient

guerres

ou selon

Tupi voisins

était

devenaient

supé-

ainsi

émerillon,

voler après leur

par ou

a'être rôle

aliétait

(NAVET, 1974).

Les guerriers

le côté défensif.

frottée

Chez les Emerillon,

les

jugée

par le héros

le nom de/KgyFma ku?i/,

n'existait

extraordinaires,

perdue;

le sol...

portait

que PirlTla

était

jadis

de se transformer

mythe en annexe).

cette

enfin,

volée

aujourd'hui

sans toucher

invisibles.

du vautour,véritable

à ce duvet

magique

: la substance, et

sur tout

sur les Wayana.

pratique

aux guerriers

de courir

invisible"

autres

les esprits

; se coller

blanc

C'est

la victoire

/ay%%i.?/

1 permettait

d'autres,

marcher

les

le duvet

éminemment magicontre

ennemis

la victoire..

Une dernière

un rôle

de protection

d'abeille,

donnant

aujourd'hui

avaient

le ou les villages

charme propritiatoire attribue

-

Il

s'astreignaient n'emmenant

le portrait

aux Wayãpi qu'à

rude en se

pas de hamac, ne prenant

du guerrier

se résume en trois bien

à un voyage

offensif

techniques leurs

; examinons

communes, selon

voisins

comme

les

Tapi?ry.

nos


- 227

Les meilleurs Lors

chiens(').

d'une

- "Mais &tres Plus

loin

ils

s'enfuirent

filaient

chez les

l'api7?y,

avec leurs

chiens,

encore

enfin

chiens

maintenant

nos ancêtres

une fois,

ils

d'écorce

étaient

les

P&kg explique tu sais

:

:

! Et nos an-

te dis-je'!

Ces plaques à étage

; hai,

hai,

hai

très

grands

! et ils

dans le creux

protection

d'un

; ils

forcèrent

tronc

un de

d'arbre,

était

constituée'

par des plaques

épaisse

et ne brûlant

pas sous les 'flèches

étaient

attachées

le toit

et permettaient

de son voyàge

vraiment

l'acculèrent..."

/waypspi/(2)

flanrmées.

étaient

à entrer

L'autre

Lors

des villages

: - '1 3.. mais les

maisons

défenseurs

attaque étaient

-

sur

aux villageois

de 1832, ADAM DE BAk

l'existence

d'un village

à rattacher

à la présence

palissadé,

des

de se retrancher.

signale

technique

des fugitifs

et le flanc

en-

aussi

(1834,

sans doute

brésiliens

p. 33)

exceptionnelle,

avec qui

les Wayapi

étaient alors en guerre. _---------_-------_---(1) Les Indiens

Emerillon

pour sentir

ennemis.

cendres

les

de têtes

. disent

avoir

On préparait

de serpents

dressé pour

mêlées de celles

spécialement

cela

les chiens

une bouillie

de moules

faite

d'eau

(NAVET, 1974) . (2) Grand arbre du pays wayãpi.

non identifié

poussant

sur le versant

.

amazonien

douce

des

'.

_


- 228

Enfin, les plantes

mollir,

tels

les

en temps de guerre, (y+wZy31) (1) , plante

sensitives

des zones habitées.

Les bras feuilles

de la plante

numériquement recueillis. Wayana. Il

n'est

cité

très qu'une

rare

d'embuscade

Une variante

très

village

walima).

(taa

une diversion

tuant

WayZpi que significatif

peut

à corps

semblent

et se postent

par surprise

(sa7?? k3

l'encerclement

soudaine

ou il

fut

aussi

les

d'un

peut

entre

les

envoyé célèbre

lupi).

y avoir gens

en obserchez les

pour nous :

- Melu

: Ça va ! Si un serpent fais

(1) Mimosa polydactyla

des groupes

se dispersent

de phrases

: Comment ça va,

Se voyant ------~~-~------__-------~

et du

au corps

un homme seul

cet échange

et

les WayZpi et les

comme dans le cas des combats

- l'arrivant

- l'arrivant

être

rachis.

que nous avons

utilisées

isolément

chez lesquels

eut lieu

textes

censés

variables

entre

nos textes,est

L'attaque

préalable

très

entre

les plus

utilisée.d'après

de ZKa et de Kuy&i, Alors

les

sur leur

se poursuit

Les guerriers

(w-PlT).

là étaient

@-pala)

fois

que près

de la nature

dans les

seule

Les techniques

sur le chemin des ennemis,

vateur.

esquissé,

commence à la flèche , puis

avec des casse-têtes. combats

déjà

touchaient

n'existant

se repliant

J,e combat de face

importants,est Il

rudérale

de combat étaient

comme nous l'avons

nombre des antagonistes.

les villageois

dassennemis qui passaient

Les techniques dépendaient,

-

attention

: Peut-être dévoilé,

bien

l'arrivant

HBK, Mimosaceae.

demi-frère

vient

!

sous ton hamac,

! que toi;

tu mourras

déclencha

l'attaque.

en dormant

!!


- 229 on peut

A ce point, les

assaillants

restent

bénéficiant

temps,

car les

assaillants

étaient plus

achevés. souvent

queur.

on essaie

Les femmes étaient

emmenées en captivité,

Seuls,

les

enfants

de la guerre.

Il

vienne Il

les siens

d'adoption

le laissait

organisait

laissait

le choix

ou-être

On le découpait ne gonfle

ensuite

pas.

Cette

que le bourreau

mourir

en morceaux

dernière

avant

des prisonniers

le repas

état certain

de parler

latent qu'il

logique

qu'il

son village

de boisson,‘&

on lui

en acceptant

d'être

exé-

dans le dos en fuyant.

et on le lacérait devait

pré-

d'adoption.

les hostilités,

une fête

être

de paix.

d'hostilité n'a

vu là.encore tupinamba.

anthropophagique.

Que ce tableau cependant

Après

(ou aux

le temps

gens de son village

pratique

vain-

pour que sa chair exécutée

soua peine

ne meure de la m&e façon.

rituelle

cependant

à l'homme

"adverse"

ignominieusement

On aura évidemment l’exécution

réservé

courageusement

fléché

mais le

dans le groupe

devenue

faire.

à son intention

entre

cuté au casse-tête

par les

ennemis

égorgées,

admis comme une éventualité

de l'attaque

semble même qu'on

parfois

était

dans la communauté voisine,

Les blessés

épargnés.

spécial

"nommes) marié

les habitations.

Si le combat s'engage

intégrées

parfois

ils

ne dure pas long-

les blessés.

puis

étaient

Un traitement

était

le siège

violées,

: soit

à découvert,,soit

rapidement.

de dégager

attitudes

d'enflammer

sont bonnes, se replient

plusieurs attaquent

essayant

des bois,

du village

au corps à corps,

choisir

de la surprise

sous le couvert

Si les protections

-

fort

Certes,

semble avoir

représenté

J'y

une analogie

avec

La ressemblanize reviendrai

plus

s'arrête bas.

sombre ne nous empêche pas tout

au long du XIXe siècle,

régné.

que des fractions

Pourtant,

il

est

de temps fort

un

à peu près réduites.


- 230

Après

la guerre,

phases

de paix

prendre lis5

les

deux communautés passaient

successives.

- donner)

C'est

nautés

au début

la fin

au lieu-dit

mE7Fy/,

Ensuite,

s'allient

commerciaux

(littéralement

par un échange

de ce genre qui

du XIXe siècle.

des réseaux

/a-y~pizi:

la norme par deux

eut lieu

Kulgkatp~.(littéralement

s'invitent,c'est-à-dire

taurant

selon

des hostilités

une cérémonie

et Wayana sur le Jari en wayana)

La première,

marquait

de cadeaux.

-

entre

rituaWayapi

"ancienne

par petits

(a-ygkway)

et des relations

très

gkoupes,

de nouveau,

:

paix"

les

commu-

réins-

matrimoniales.

4) ABANDON DE LA GUERREET DE L'ANTHROPOPIiAGIE : DN VIDE CULTUREL

Ainsi pitre,

la conception

sur le fond assez côte

du Brésil

que nous l'avons

et la fonction semblables

ils

est

diqua

au long de ce cha-

chez les Wayãpi restent

furent

cher. les

Tupi

de la

au XVIe siècle.

l'abandon

reconnaissent

allusions.

tout

de la 'guerre

à ce qu'elles

La première subie

montré

Ainsi,

grande

acculturation

de l'anthropophagie volontiers

cette

lors

enquête

d'une

que sa grand-mère

avait

que les Wayapi aient

rituelle. pratique

Ainsi

et y font

généalogique,

mangé de l'homme,

que je l'ai

dit,

même de fréquentes

feu Emmuel PawE. m'in"ce qui

se voyait

par

sa grande mâchoire", Cependant, cription propos

de repas de leurs

l'anthropophagie

dans tous les

anthropophagique ancêtres. des Noirs

abondamment sur celle

n'est

En revanche, fugitifs

des Tap$'ïy.

récits

faite ils

brésiliens

font

recueillis,

aucune des-

par nos informateurs une allusion et surtout

rapide ils

insistent

à à


- e31

Pans un récit comment ces Amérindiens au bout

d'une

du village rôtis.

longue

où ils

récits

Il

d'une

escarmouche

y a là matière

Ces Tapi'?y au combat aussi

bien

namba qui,

que cherchant

saient

bien

les morts

privilégiées

de leurs

sur ce dernier tueur

point,

ne doit

interdit

toucher

était

cas d'abandon

de village,

ennemis morts

dans la place,

nouveau plus

trop

connaissons tiquaient

jusqu'à

ils

les

rapproche

des Tupi-

des prisonniers,

au village

rôtis-

que quelques

peut-être

nos jours,

ils

que, ne pouvant obligés

d'en

parties

différents

affirment

ni même à la flèche

étaient

cette

groupe

qui serait

et trop

authentifiée

des Tupi

disjonction,

éteint

que le

qui

toucher

l'a

tué.

., 'Cet

plusieurs aux'corps

reconstruire

depuis

la description 150 ans'me

par la ressemblance

en général,'pour

un“

semble

de l'anthroà la fois

avec ce que nous

ne pas se rapprocher

de ce iue pra-

les Waygpi eux-mêmes.

les Wayapi en Guyane,

boucanés

la

sur les morts

que les Wayãpi nous ont cité

Par ailleurs,'les

prisonniers

contre

loin.

d'un

précise

à faire

dus au fait

Nonobstant pophagie

et mangés

repas anthropophagique

d'un

Les WayZpi étaient

respecté

exécutés

aux guerres

ce qui

captifs,

ni à sa victime,

si bien

sur la place

Ie cannibalisme

ne rapportant

puisque,

et

à réflexion.

surtout

corps.

montrent

de la veille.

pratiquaient

que sur les

sur place,

, puis

consacrés

le début

ils

les mariaient

à une fête

par surprise

rapidement

sur un WayZpi tué lors

prisonniers,

conviaient

saisis

dans les

décrit

leurs

les

période,

Par ailleurs,

m&ne tribu,{est

que nous donnons en annexe,

élevaient

étaient

-

élevés au village

affirment

Emerillon, avoir

pratiqué

et les ennemis morts (NAVET, 1974).

Enfin,

Tupi qui

ont précédé

l'anthropophagie

au combat, Ies autres

qu'ils Tupi

sur les

apportaient peuplant

la

des ,

'.


- 232

Guyane au XVIIe

siècle

anthropophages

(Norak,

tait

dépit

Akokwa,

à aborder

de l'affirmation

moribonde

dit

dès la fin

mangé de la chair

les Portugais

achetaient le danger

" Car disoit que s'en

(1570,

celuy

qui

du XIXe.

fournie

reprises,

écrits

C'est

qui préten-

(1893,

par les

p. 360).

des chroni-

que les Français

aux Tupinamba.

é-

en 1890,

centenaire"

dans sa jeunesse".

les me vendit,

: car depuis

Ceux-ci

et

rapide-

ie ne scay d'oresenavant

que Paycolas

(entendant

nous ne mangeons pas la moitié

une situation

décrit

Claude

Villegagnon) de nos ennemis",

en ont grande traitent

d'ABBEVILLE

ses conséquences

chez les

compassion , et quand ils

_ rudement

des esclaves Rois de Portugal

permettant

similaire,avec

Tupinamba

de la

:

A la fin

"Les

la pratique

p. 210).

de Maranhao

à ce problème

Se pense

:

fera

traumatisantes,que

çais

comme

de COUDREAU, qui, presque

des prisonniers

C'est

"Ils

humaine

à plusieurs

est venu par deça,

baie

cités

coutume.

ou le début

des propos

nous est

Jean de LERY écrit,

ment virent

tous

de cette

siècle

un "vieillard

La raison queurs.

l'abandon

du XVIIIe

sur la WaipskDle

"avoir

sont

de Pawe sur sa grand-mère,

du moins ce que je peux déduire rencontra

Piriu)

par les Pères GRILLET et BECHAMEL (1674).

Reste qu'en

-

néanmoins

les

du XVIIe indiens

leurs,

ils

siècle, un tour

ont fait d'acheter

voyent

en pleurent"

la politique

cesser

des Indiens

(ibd.

portugaise

particulier

depuis

que les Fran1613). donna

: ce brigandage, qui

auraient

en

été pris


- 233

en guerre rement

par d'autres

d'être

la troupe cents

d'autres

des tribus

vivaient,

de COUDREAU, que, ils

s'éteindre

purent

deloin

nautaires

pourraient

est

la guerre.

relations

ils

à des changements

définitif

inverses.

C'est

baisse

démographique

totaux

ou semi-totaux

en nombre,

ne pouvaient

la plus

forte

des groupes plus,

du XVIIIe

siècle,

comme le prouve où ils qui

dut

des Wayapi,

il

est

ont cessé de

intertribales

d'autant

que nous avons signalée

L'abandon

est

partie

avec les Français.

comme hier

redeviennent

un besoin

moitié

de l'histoire

locaux;

dans ce cas indiquer

à faire

dès le passa-

la pratique,

contacts

démographique

rait

pensé.

possible,

maintenir

ment que la croissance la frustration

font

chez leurs

de semi-indépendance

aujourd'hui

Ces raisons

enlever

donc probablement.

cependant

extrémité

fournir

Ceux qui

point

dans la première

dans l'état

Nous avons vu que les

à aller

de quinze

que les WayZpi firent

de se demander comment et pourquoi

combattre.

faire

C'est

de leurs

A l'autre

couleurs...

n'auraient

certain

en loin

définitivementlors

important

Il

ordinai._ de ce qu'on appelle

(ARTUR, 1765).

à ce trafic.

déclina.

était

composée ordinairement

Indiens

qu'ils

Nord de l'Amazone,

que l'anthropophagie la citation

Indiens

l'origine

de toutes les

est à peu près

encouragées

ge sur la rive

souvent

sans cela..." Il

C'est

Portugais

engagent

prisonniers

et dont le sort

Del Rescaté,

ou deux mille

voisins

Indiens,

tués et mangés.

de Rachat,

ce trafic

-

ou intercommude bonnes raisons

plus

importante

valables

actuelle-

pour certains

au début

de

groupes

de ce chapitre

pour-

de renouveau. de la guerre à cette

période

de l'ethnie locaux,

à mon sens,

(vers qu'il

1905) correspond faut

et la formation

Ceux-ci,

extrêmement

se permettre

situer

la

d'isolats limités

la guerre.

En outre,


- 234

la culture

de repli

sur le strict l'hégémonie

caractérisée

par une civilisation

minimum ne fournissait des colporteurs L'abandon

vrissement

culturel

engendra,

que pour

matérielle

guère de surplus l'ensemble

de la guerre

donc à saisir

tant

est

par la monotonie

créé à l'intérieur

basée

d'échanges.

Wayana absorbait

des Wayapi, le vide

-

du troc

Enfin, wayapi.

comme un appau-

existentielle

des relations

qu'elle

intercommu-

nautaires. Depuis culturel

est

Blancs

(palafsï)

combien

sensible, qui

vingt

ans,

les querelles détiennent

de temps encore

?

les

les

relations

bouillonnent... clés

de la paix

ont repris,

le dynamisme

mais ce sont

les

et de la guerre.

Pour


- 235

-

V

à plusieurs

L’EQUILIBRE

INSTABLE

A travers

l'ensemble

reprises

senti

avec le monde, avec les faire

invisibles

permanence

dans tous

si nous avons enregistré avons abordés, par les

magiques

par le chamane, actes

magique

des changements

des Wayapi,

ancienne

conceptions

magiques

informateurs.

Seules,

çà et là,

des techniques

ou reçoivent

un apport

sent une légère

modification

1) L'HOMME ET L'UNIVERS

à coeur

leur

En effet, que nous

données comme inchangées magiques

subis-

extérieur.

: UNE CLE DE L'ETHIQUE POLITIQUE DES WAYAiI

Nous avons déjà nous tient

de montrer

les domaines

les

ici

ni du contrôle

et actuelle.

dans tous sont

des Wayapi

Je ne voudrais

mais me contenter

de la vie

nous avons

des relations

avec l'impalpable.

autres,

les

de ce qui précède,

le caractère

une étude ni des conceptions

des forces

DE LA MAGIE

dans divers

eu l'occasion

travaux

d'aborder

ce sujet

qui

(P. GRENAND, 1976 ; P. et P. GRENAND,


- 236 -

1977).

Nous savons que, pour

les Wayapi,

prits,

/ayg/.

exige

Aller

en forêt

magiques

que l'on

y court.

Ils

/man+wo

naikayf,

lesquels

doivent

de lutte

plus

fort,

mythique qu'il

du voyage

évoque les

d'homme qui,

terres

nouvelles.

Le chef,

traquenards

éliminés,

soit

On touche

là au fond de la morale

soit

en devenant

pas faire

d'excès,

avec les respecter

trop".

wayapi

le récit

découvre

et les

dit

annexe p. 367) découvre

au fur

des

et à mesure

à chaque fois

aventuriers

des créatures

sont

de la forêt.

résume ainsi

et ce en toutes abuser

choses

: .

: pas

de telle

ou telle

interdits".

différemment

atèles,

Ainsi

chef,

que Alasuka

on dit

Un bon nombre de mythes

des singes

de l'homme

aussi

d'un

femmes , pas trop les

d'interdits,

comme une technique

allégeance.

inspiré,

par la mort,

se comporte

à une série

p 155. cf.

désobéissants

nourriture,

jaguar,

(cf.

des dangers

dont nous avons déjà

les

coucher

qui

d'une

Seuls

"On ne doit

parfaite

tend aux hommes et indique

protecteur.

en fait

compris

le domaine des es-

Ils sont l'apanage

magicien

que la forêt

trop

grâce

sous la conduite

l'interdit

"il

être

temps immémoriaux

un groupe

De celui

évités

faiblesse,

montre

les

sont

du monde, voyage

autour

est

une connaissance

que comme une privation.

et non la marque d'une

la forêt

des cervidés

./E7i

ts

d'origine,

piras

/,

comme ,ceux

et de divers

esprits

du

sont basés

sur ce thème de l'excès. Au niveau par la lassitude Pierre

Louis

coercition, l'absolu, excès

rapide

que l'on

et Ka7iluwiyZ. il

n'y

opposés du pouvoir

dans l'organisation

historique,

a qu'un

à ces prémices mais en admirent sociale,

de l'excès

a des hommes forts,

D'être pas.

le danger

ennemis

Pourtant, étatiques. la force.

de l'excès

tels

se traduit ces Waninika,

à ennemis

de la

les Wayapi ne sont pas, En vérité,

ils

Ce balancement

nous le vérifierons

plus

loin

dans

redoutent s'est

les

traduit

dans les


- 237

-

évènements.

2) DES VILLAGES ET DES MORTS

Le rapport morts

détermine

tion

avec autrui.

que les Waygpi entretiennent

profondément

la mobilité

qu'une

mort n'est

jamais

soit

de l'acte

direct

respecté

la règle

du jeu

git

récupérant

un parent

naturelle d'un

(cf.

esprit

soit

chamane. Comprendre

la cause d'une

de dangers

Pour y parvenir,

du chamane, mais aussi /m31%$. Ulukut+.

Ainsi, Au cours

par un jaguar.

d'un

vers

convient

certain

à l'égard soit

encore

d'un

mort,

c'est

Le fait

fut

d'abord

Il

s'a-

d'une

personne

n'ayant

de celui

de l'âme

d'un mort

esprit

téléguidé

largement

nombre de signes

pas

par un

se prévenir non seulement

interprétables,

un village

de construction,

considér6

de rappeler

les Wayapi disposent

1910, le chef S$tita fit

des travaux

et la communica-

P. et F. GRENAND, 1977).

des interdits,

vivant,

futurs.

territoriale

il

Dans ces domaines,

avec leurs

ou

sur la rivière

un enfant

fut

dévoré

comme un /mt?%&~~~ et t'emplacement

abandonné. Il tions les

influent, autres

est aisément

aujourd'hui

communautés,

compréhensible

comme par le passé,

créant

des situations

que de telles sur les

rapports

d'hostilité

larvée

concepavec ou

ouverte. La conséquence bandon des villages. de détecter nauté

éclate.

Le processus

, par exemple, Soit

la plus

est variable.

la progression

les morts,

trop

importante

d'une

nombreux,

Soit

reste

un présage

épidémie, enterrés

cependant

l'a-

permet

et la commu-

près

du village,

fut


- 238 tourmentent

les vivants

temps de guerre, de toucher,

et les

-

obligent

la présence

de morts

d'enterrer,

oblige

donc,

à émigrer. ennemis

miques.

très

fréquentes,

manoeuvre

de la magie un fait naturel.

d'un qu'il

Gardons présente

qui nous empêchera suite

exemple,la

malveillante

de mobilité

et occultent

En attribuant,par

de voir

auxquels

encore,

en

est

interdit

il

à la même migration.

Ces causes magiques l'histoire,

Soit

même parfois

présence

chamane wayana,

ne saurait

Ztre

à l'esprit

cette

l'attitude

s'avèrent,à les

travers causes

de fourmis-manioc un Wayapi place

question

politique

à une

sur le plan

de qualifier

conception

écono-

de

des causalités

des Wayãpi comme une

d'incohérences.

3) LE CHAMANE : MEDIATEUR OU FAUTEUR DE TROUBLES ?

Si l'ethos /paya/,

n'en

joue

pas moins un rôle

de l'Amérique

latine.

de l'invisible,

il

l'autre

étant

la permanence

quotidien

En réalité, est

l'un

naturel.

L'un

lement

en guerre

ment attestée

avec les

au niveau

comme le guerrier

est

assimilé

à un geste

ses guerriers,

/tDwayakU/,

invisibles.

du langage

esprits,

en permanence

guerrier. dès lors

entre

du second. d'un

l'autre

Cette

situation

Ses esprits où il

opère.

sur-

est perpétuelest

solide-

/o-yapisi/,

; son souffle,

domestiqués,

dans

La spécia-

même pouvoir

guerre,

ennemis

wayapi,

les deux réside

: le chamane combat,

combat les

dans le monde

de la société

issue

d'une

le chamane,

comme dans le reste

temporaire

est pourtant

forces

les

ici

La différence

le moment opportun

de tous,

spécialistes

et le caractère

des deux personnages rêve

essentiel,

des dèux

lisation

l'affaire

en baignant

le chef de guerre. du premier

est

/Eima/,

/psyu/, devienne

Un chamane francophone


- 239

parle

même de son

hautement

"On s'asseoit tuels

maraca.

contre

s'asseoit

ce moment-là,

c'est

peur. bien

Yawalu

:

haut que les bancs habi-

lui

qui

qui

toi.

lui

qui

comme un enfant

aboie,

sans cela

le retenir,

presque

c'est

chante,

c'est

Un chien

le mollet,

sur le banc devant

Mais un esprit,

lement

c'est

en longueur (1) ; on secoue la maraca,

placée

vient,

un esprit,

que l'explique

sur un banc un peu plus

basse,

l'esprit

d'apprivoiser

ainsi

risquée,

en le mettant

main très

alors

Quant au fait

"armée".

là une entreprise

-

un enfant il

la

à terre,

et

A partir

de

secoue la

: cela

a faci-

crie...

Il

qui

se sauve et l'on

faut

est

malade". Si le chamane a le il

invisibles, tants

que tous

court

les villages

que les villages unité

Brésiliens être

voisines.

; seuls

- sont

réputés

tués par les

esprits,

risques

censés posséder

ce qui permet

échelle

de contrôler

des risques,

sont

des ethnies

et permanence,

sur une grande

donc aussi

pouvoir

les Blancs

ne pouvoir

plus

impor-

de même encore

conflictuels

et les Noirs

..

- mais non pas les

dans ce jeu. pas,

forces

se retrouvent

des liens

entrer

mais ne savent

d'autant

un chamane,

A ce niveau,

d'établir

les

Ils

peuvent,

en sens inverse,

les

contrôler. De nombreux intertribaux.ne le plus lent.

souvent,

Examinons

peuvent les

se régler

actes

de plus

près

à califourchon.

villageois

que par une guerre

magiques

politïque de la magie. -_-------------------(1) On s'asseoit

conflits,individuels,

certains

et les

actes

exemples

entre

de guerre typiques

ou même chamanes ; s'entremê-

de ce rôle


3.1.

Le chamanisme est

une prolongation

des conflits

armes:

Vers

1870, quelques

années après

le conflit

plusieurs

villages

se poursuit

du haut

entre

Oyapock à ceux de la rivière

le chef Pierre

Louis

qui

Mapali,

opposa

celui-ci

et un homme de la Mapali,

Takulupayk. - Tntu Louis

: "Comment dit-on est mort

- Mi s 3 : Il il

que le grand-père,

le grand-père

Pierre

?

a été tué ; voilà

bien

ce qu'on

dit,

petit

frère

?

a ét$ tué ?

- Mû"p~a : On dit - Mis2

: On dit

plutôt

Pierre

que c'est que c'est

Louis

notre

grand-mère,

était

aussi

qui il

: Et grand-père

- Miss

: Grand-père

doute

se querellaient-ils

lerie.

Moi,

doute

jamais

TakulupayE

le tua par magie.

Pierre Pierre

je resterai

Louis

Louis

bien

dans des histoires sur un autre

disait

"

Qui t'as

"C'est

lui

C'était

tué.

le tua,

Non, c'est dit

Et grand-père

digression)

aussi

était

feue Takulupayt

?

aussi

un chamane. histoires

Sans

de sorcel-

; je ne me lancerai

sans

comme ça.

le corps

le grand-père. tué ?" lui

un autre

qui m'a tué.

père en mourant. (Autre

tué.

sujet)

tué",

Tameyua".

l'a

Il

tranquille

"Ils

tue".

l'a

pour d'anciennes

que ses gens soignèrent

m'ont

qui

tua Takulupayt.

On raconte m'ont

qui

un chamane.

- Tatu

(8;gression

TakulupayE

Ainsi

dirent

nom de grand-père

Vengea-moi,

de TakulupayS. raconte-t-on.

ses gens.

"C'est

Pierre

vous autres",

"Ils

Louis. dit

le grand-


- 241

'ge crois

bien

sommeil.

Pendant

vint

à guérir

pas

que la mort de Pierre qu'il

dormait,

Takulupaye)

Sa femme aurait

Louis.

comme cela

-

bien

assimilé

situation

chamanistique aussi

(qui

souffler qu'il

furent est

cependant

très

clair

(pour lui

n'est

i

qu'une

prolongation

de deux hommes est également

comme c'est

au, moins ici

attesté

mordit

5%écarter". entre

pour

cha-

La

que le conflit guerrier. celui

-

cruellement

y sont identiques.

du conflit

ne par-

le chasser),

que le conflit

Les danger8

son

sur Pierre

difficiles

du moment nous prouve-d'ailleurs

que le conflit

nautés,

le contre-sortilège

voulu

il

à une guerre.

historique

pendant

mais on raconte

se fait,

Dans ce récit, est

arriva

se retourna

la main et que ses mâchoires

manes

Louis

.-

On constate

de deux CO~~U-

l'attitude

des gens de

Takulupaye.

3.2.

Le Chamanisme est

la sauvegarde

Dans un récit avec les Brésiliens, des seconds, Brésiliens

sur les

les premiers,

se réfugient

ültime

du groupe

démêlés historiques

désespérés

en forêt,

tel

ethnique.. des Wayapi

des incursions

le chef' Asingau.

désastreuses.

Pourtant,

insistent: Miss (et

: "C'est leurs

une vraie

pour cela

passagers

que la grand-mère

brésiliens)

chamane. C'était

de piranhas.

D'autres

liens.

pour cela

C'est

chez nous,

par

qu'après;

bouffer

les poissons

dans le Jari,

monstres,

fit

*,

là où il

mangèrent il

n'y

eut plus

les

par son fils

Kwataka

pour J.M.

C'était

y a beaucoup aussi

les

Brési-

de Brésiliens

chez nos ancêtres".(')

de Mis3 traduit

canots

piranhas.

-------------------------------(1) texte

les

BEAUDET.


- 242 -

Cet acte Sa7i du haut

3.3.

correspond

Pas, Jari,

de salut

historiquement

abandon qui

Le chamanisme

est un facteur

vidus, C'est il

psychologique devient ce qui

se situe

à l'abandon

vers

de la magie,

et contribuant

du récit

chef,

(un immigré

qui

à la mobilité

désé-

des indi-

des communautés.

suivant

de cette

sorts

de Tekwatï),

K;lawa

fleuve

Oyapock,

convoitèrent sur le haut

conté

environ

Ils

habitaient

par ap.aa

querelle

;

Akusi.

(et par peur

YanEya dit

faire

un contre-sortilège".

: "Quelqu'un

YElEman avec les plumes mit

à vomir

des mauvais (sur

mécontent,

fina-

par magie, l'a

YElEman,

empoisonnée. ?".

Kulawa,

du sang et mourut."

qui

Il

- "Il

dans chaque narine".

de ara.

le

remonta

et s'installa

- "Comment mon père

une plume de ara rouge

à

Les gens du bas

Kulawa,

tua,

pro-

et Kulawa

chez Ka7iluwiya

Là, il

avec

deux villages

à 150 km en aval).

gens du Kouc.

de YanEya.

se disputa

; TEkwatT à Yemi'iwi,

Oyapock avec son ami Akayawa,

fille

de voyage,se

Kulawa,

s'installa

sa femme, Sali

chez les

planter

s'appelait

wayana).

>kawd+. A la suite

r&ent

un certain

1900.

de l'oyapock

lui

entraînant

de modification

ches à la source

lement

des communautés

largement

essentiel 6. en particulier

MUpca : "Un petit Tckwatï

chamane,

par les Brésiliens

de modification

un facteur ressort

de la grand-mère

dura de 1840 à 1940 environ.

L'utilisation quilibre

public

faut

faut Ils

rentrait

enterjuste


- 243 -

3.4.

Le Chamanisme peut

devenir

un moyen de coercition

Le cas le plus Il

est signalé

connu est

d'Asap2)

un peu en amont du confluent assassinats

Roucouyennes

marchandises, récalcitrants

157) : au saut Coumaraoua,

a déjà

du Camopi,

main,

les qu'il

à son actif

les

pour moitié

et nous avons vu que,

lors

de l'oyapock

arrivent

et prend

pour lui

en menaçant

assassiner..."

crimes

d'bsap-,

furent

pour moitié

commis par l'intermédiaire

de sa déchéance fut

dérisoire

plusieurs

(...).

de chez François

empêche de descendre paye un prix

de les

En fait,

des Indiens

établi

(Wayana) sortis

chez Raymond, celui-ci leurs

p.

, au XIXe siècle.

commis sur des Oyampis et des Emerillons

Quand les

de sa propre

d'bsapo

en ces termes par COUDREAU(1893,

"Ce Raymond (nom français

les

celui

d'envoyer

(cf.

commis

d'actes

magiques,

1301, le premier

p.

un chamane extraire

les

soin

esprits

de sa maraca. De ces quatre ambivalente sauvegarde

de

nation.

elle

devient

tour

cause de destabilisation

Ce panorama

dans l'ensemble

peut

la magie et de son spécialiste,

du groupe,

de la guerre,

exemples

car de l'uniformité

l'uniformité

des réactions

éminemment instable

qui

s'établit

substitut

expérience

les Wayãpi.

de l'utilisation

; autant

la position

le chamane. Elément

à tour

notre

avoisinant

essentielle,

déduite

de

ou prolongation

des communautés ou moyen de domi-

se retrouverait,

des ethnies

être

dire entre

nous l'a C'est

montré,

là une réalité

de la magie dépend

que de la magie dépend l%quilibre ethnies,

villages,

individus.


- 244

forces traĂŻise,

invisibleo

-

Comme ĂŻe souligne

MiEoa, le danger

rend circonspects

leu utilioateuru

dana une certaine

mesure,

le9 antagonismes.

3 manipuler

le9

de le magie et neu-


Lâ&#x20AC;&#x2122;HISTOIRE

WA YAPI :

UN BILAN

EVENEMENTIEL


- 246

Dans la partie vail,

je me suis

à-travers

attaché

la conscience

large

premier

bilan

en une ligne la mémoire jusqu'à

du passé

l'ethnie

amérindien

chronologique

nous à travers

les

ethnohistorique

divers

de ce tra-

changements

de la société

que les WaySpi en ont.

événementiel

collective

proprement

à dégager

Une fois plus

-

replacée

des Guyanes,

de l'histoire continue

et les

diverses

le hasard

dans le cadre historique je voudrais

wayapi, les

c'est-à-dire

temps forts

de l'histoire

le

souder

sélectionnés

données d'archives

organisé

présenter

parvenues coloniale.

par


- 247

-

PEUPLEMENT DU BASSIN DE L’OYAPOCK ET DES REGIONS ADJACENTES AVANT

Les Wayapi étant comprendre les biens

bien

des aspects

de

anciennes

qui

civilisations

avec lesquels

ils

furent

de 1'Oyapock.

Je me contenterai

contradictoires

qui peuvent

ciennes,

les

traditions

des immigrés,

leur culture sont

ici

orales

reliés

sur les phases

et surtout

intéresse.

De plus,

successives

les

été menées que dans leszones découvertes,

il

est

impossible

difficile

les

par les

du Jari

et

sources

an-

écrites

l'archéologie. plus

ou moins bien

de la région

archéologiques

de dégager

post-colom-

données les moins

que des éléments

où les milieux

de

sans appréhender

dans les bassins

de peuplement

recherche&

est

actuelle

de retenir

recoupées

Nous ne possédons

il

le moule des groupes

en contact

être

1700

ouverts

méthodiques

qui nous n'ayant

favorisaient

un panorama

d'ensemble.

les


- 248

Pour l'intérieur, il

semble

soirs,

nous devrons

que 1'Oyapock

quentée

et peuplée

ait

que le Maroni,

recueillies

Par exemple,

des pétroglyphes

de communication

l'autre

les périodes dans les

d'indices.

abondance

été une voie

Force nous est doncpour évidences

nous contenter

par la relative

certain,

-

et des polis-

beaucoup

grand axe de l'est

les plus

plus

fré-

des Guyanes.

reculées,d'extrapoler

les

zones périphériques.

1) ARCHEOLOGIE DE L'EST DES GDYANES Il de l'est Il

des Guyanes s'est

s'agissait

faite

savanes

prouvé

période

pré-céramiques

du Sipaliwini

Par comparaison

que l'occupation

à la dernière

de civilisations

tée dans les 1977).

est maintenant

sites

épanouies

plus

Ces savanes intérieures sont \ en Amazonie, durant le Pléistocène

l'outillage sation

lithique

le sud de la région

correspondent

le nord

sans doute

Si cette

(PRABCE, 1973, &

pu exister

d'autres

reliques

d'une

elles

il

s'agissait largement

civilisation

n'en

D'après

d'une les

civili-

feux

de savane il

extension

de a pu

a probablement

de 1'Amapa et le bas et moyen Oyapock, forestier

du Pleistocène,

de GRANVILLE, 1978).

civilisations,

sur la pêche et la collecte a été identifiee

attes-

(BUBBERMAN, 1973,

(MEGGERS, 1975).

que nous étudions,

à un refuge

1'Holocène

ce type

les

qui utilisaient

le gibier.

pas été de même pour

basées

au Sipaliwini,

de chasseurs-cueilleurs

concerner

est

10 000 et 7 000 B.P.

découvert

savane pour rabattre

l'existence

de Guyana et du Vénézuela,

se seraient

grande

sèche du Pleistocène.

et du Paru de 1' oeste

avec d'autres entre

dont

ancienne

Dans cette

puis

qui de

zone ont

contemporaines

des chasseurs

de savane,

des crustacés.

Une civilisation

de

à Alaka

en Guyana.

Guyane et en Amapa est hautement

spéculative.

Evidemment,

sa présence

en


- 249

Ces phases entre

des

d'accord

et éclatements

l'Amérique

tropicale

qui

rels

été atteint engendrés,

l'île

le plus

grâce

le passage Trois

site

de vannerie

3 000 ans B.P.

Saladoïde

ancien

exploré

plus

Faute

deux voies

que l'agriculture

grands

changements

et lieux

cultu-

indiquant,

et à une certaine résument

notre

de la phase Ananatuba,

entre

connais-

différentes.

au nord de

(MEGGERS, 1971, pa 36).

2 500 et situé

ancien

site

a pu être

1 300 B.P.

en milieu

céramique

à Wonotobo,

daté,

Par ailleurs,

anaérobie,a

un

donné

rattaché

à la tradition

dans la vallée

du Corentyneia

(BUBBERMAN, 1977). d'autres est

indications, arrivée

de 3 000 ans, puis,,beaucoup

MEGGERSet EVANS :

semble

de

au C 14 (TURENNE\ 1973).

du Vénézuela,situé

y a plus

géographique,

en Guyane française

du même gisement

été daté t 1 920 B.P.

prudence

ethnique

à l'agriculture

daté de 4 2 950 B.P.

en datation

- à Surinam'le

diverses

carte

de la poterie,

dates

céramique

à une couche d'argile,

débris

les

sont

:

ancien

site

par les

l'apparition

région,

de Marajo,est - le seul

à la complexe

tardivement

du peuplement.

sance sur ce point

de l'Ama-

et archéologues

période,partent

cul-de-sac

des Guyanes,

que très

du moins pour cette

-

aboutirent

en particulier

sédentarisation

à l'échelle

Linguistes

que de cette

la dernière,

moderne. L'est

n'avoir

déclenché

importants.

pour dire

migrations

en particulier

par ailleurs

humains

mouvements

actuellement

il

de sécheresse,

3 500 et 2 000 B.P.,ont

zonie,

-

Comme le font

d'abord plus cependant

nous pouvons à l'extrême tard,

avancer est

. à Surinam,

remarquer,

avec

des Giayanes, et ce, par

dès 1957,


- 250 "Except

for

this

single,

Phase,

the period

phases

on Marajo

groups

in the Territory

that

these

hunting

is not

fishing

,

éclaire

singulièrement

cités

haut

sont

soit

tous deux très

favorables

savons pas si les représentaient de savanes

It

cette

sols

des adaptations

ordinaire

les

glissement

progressif

D'un autre

côté,

rattachée Cette

d'immigration atteint

la plus

avoir par

les

aussi actuelle

zones côtières

l'ensemble

groups" civilisations

qui

? Pour MEGGERS

être

le long

céramique

été remplacée le style

grands L'un

renferme

d'un

de l'Amazone.

connue à Surinam, le Vénézuela.

par une deuxième

Barrancoïde.

cours

l'extra-

issues

venue du Rio Negro par

de peuplement

et les

de la région.

de l'intérieur

nous ne

de Marajo,jusqu'à

civilisation

y a 1 450 années B.P.

Ces vagues lieu

partie,

des anciennes

périandines

Saladero,est

caractérisée il

anciens

de Cayenne,

and gathering

elle-même,semblent

ancienne

semble

le Surinam

de 1'Ile

donc ces civilisations

de civilisations

civilisation

les plus

de "campos de varzea",

En contre

agricoles

Marajoara

au complexe

biotopes

haut.

civilisations

civilisation

by

593).

Les sites

basiques

forestières

either

des différents

citation.

, fishing

D'où provenaient et EVANS (1957),

(p.

dans des milieux

hunting

making

they were inhabited

groups"

volcaniques

pottery

must be concluded

or that

à l'agriculture.

plus

and Formiga

of Amapa...

soit

"possible

évoquées

Mangueiras

sur les possibilités

installés

sur les

by the Acauan

by comparable

and gathering

amazoniens

occupation

represented

areas were unoccupied

aujourd'hui

pour Marajo,

short-term

of the Ananatuba,

Ce que nous savons

plus

-

Ce style

vague aurait

(BUBBERMAN, 1977). , quoique

affectant

en premier

d'eaujtouchèrent

des indices de nombreux

en est

sans doute

la toponymie

toponymes

en


/-ni/,

/-uni/,

toutes

les

radical

l-onil,

après

à des populations

étant

stable,

des phases

-

stable

désignant

arawak (1) . Or, cette

langues

tée dans l'intérieur, buer

- 251

est

céramiques

trop

rattachées

guerriers.

savanes Formiga), entre

datées,

furent

associés buttes

sous l'angle

à un peuplement non encore

et continu tières

ayant

à faire

dense.

face

la migration

ëre),de

des Aruadont font

qui

et les

secondes troublées...

être

devaient

récentes

de

en Guyane française

peuplement venant

soit

rattachée

pu être

culturellement de pierre

établi

dans l'est des Guyanes,sont ~~----__-_____~~------~-~-~ Inini,

il

côtier

dense

des zones fores-

grandes

faut

(entre

rat-

par MEGGERS

1 300 et 1 400 de notre

de l'Amazone.

Bien que cette

à la zone circum-Caraïbe, à caractère

phases

cérémoniel,

des autres

Tapanahoni,

Sikini.

en

aucun

Guyanes.

pré-colombiennes

les phases Mazagao et Aristé Marwini,

peut-être

finales,étudiées

avec les phases

Les dernières

(1) Notons par exemple,

un siècle

de l'embouchure

par ses enceintes sûr n'a

violente,

les phases

passer,en

1'Amapa aux îles

civilisation

relais

(phase

adjacentes.

et EVANS (1957),les

particulier

des

périodes

d'Iracoubo

à des pressions

Aux cas d'expansion tacher

1 285 B.P.

Les découvertes

dans le sens d'un

de.

au milieu

de telles

dans la région

aller

accompagnées

et à Marajo

de sites-refuges

relativement

fouillées

(TURENNE, 1979),paraît

1 065 et

peut-être

/-uni/

à une quelconque

érigées

à Surinam,

entre

sont à attri-

la racine

probablement

à Hertenrits

été attes-

arawak.

sur buttes

970 et 1 070 B.P.,témoignent

si on les considère

toponymes

A contrario,

à des peuples

les premières

jamais

mince pour l'attribuer

Les civilisations

inondées,repérées

la rivière,dans

n'ayant

les

le XVIe siècle,

Ces migrations heurts

famille

pré-colombiennes.

l'indice

l'eau,

connues

de l'Amapa,aux-


- 252

quelles

sont

phases

rattachées

semblent

la phase Koriabo

correspondre

du bas Amazone. Rejetant certains notre

de leurs

les Ar&

s'accompagnait dans les

dans les

représentants

auraient

la rive

des bouches

atteint

céramiquea,posaédaient d'une

zones de "Varzea"

MEGGERSet EVANS (1957) était

constitué

soit

ce type

de l'arrivée

en raison

variable,

allant

de plusieurs

Surinam

nord

de l'Amazone,

dès 1 200 de

abritant

Evidemment,

du point

de vue de l'organisation

bien

chacune

du Brownaberg,

En Guyane française sur le moyen Maroni, Sur ces bases, que quelques

siècles

avant

des commu-

des familles

au village étendues.

contemporaine secondaire

des os du défunt,

l'état

pénétra

actuel

en

semble

être

avoir

déduites

n'aurait l'arrivée

de nos connaissan-

dans l'intérieur

sur brûlis,

le site

a été rattaché

l'agriculture

de la (buttes

communautaire

en outils

de pierre

récemment

même phase

été développée des Européens.

dans la région

(BUBBERMAN, 1977).

de Kormontibo,

à cette

des terres.

localisés

côtières

de la phase Koriabo

intérieure,

de l'habitat

peu de choses peuvent

les populations

été contemporains

en raison

de l'enterrement

des agriculteurs

fournissant

surtout

sociale.

époque l'agriculture

cependant,

soit

dans la phase Aristé,

Nous ne savons pas,en

A Surinam

Celle-ci

que la structure

hutte

ou de la conservation

répandue.

quelle

inondées,

ont montré

La pratique

été très

l'agriculture.

de la complexité

qui prédomine

des Européens.

caractérisées

ou moins importante,

de la grande

maisons

d'habitat

de la crémation

plus

et de savanes

érigées). nautés

toutes

sédentariaation

des sols,

polie,ont

illes

longeant

pré-colombiennes

fertilité

ces,à

rapide

Ces

ère.

par des niveaux

urne,

de Guyana et du Surinam.

à une migration

Les civilisations

C'est

-

fouillé

(TURRNNE, 1979).

dans l'intérieur Certaines

traditons


- 253

.orales

des Amérindiens

actuels,

ment attestée

dans l'intérieur

sens : ainsi,

selon

logie apparue

qu'au

dont la présence

p, 4),

des Tiriyo

XVIe siècle existant

ou Akulio),

le problème

XVIe siècle

a été posé par le même auteur.

dant,

comme RLOOS (1977),

faisantes, vants.

une régression

Poser ainsi

ou de progression problème soit

culturelle

pour

Quoiqu'il

en soit,

dominé à l'arrivée

sédentaires

d'eau,

grands

cependant

sur les

et petits,

chasaeurs-

les

à ces sociétés

du

anthropologues

cepen-

d'explications

satis-

groupes

actuellement

d'ethnies

enttermes

peu satisfaisant,

aurvi-

de régression

le véritable

et la disparition,

survivre

disciplines ethnies

quelques

des sciences

soit

côtes,

totale,

groupes

Certes,

représentant

des Guyanes cependant, arawak

et tupi

Européens,simplifie

semblent

ferme.

l'affiliation

la prudence

autant

agricoles

le long des cours De çà, de là,devaient

posé aux chercheurs

linguistique

le simple

quelque

de terre

des

de chasseurs-collecteurs.

les phénomènes de diffusion, peuples

que‘ l'est

par des sociétés

semi-sédentaires

problème

famille

est vraisemblable

des Européens

humainesAest

précolombiennes.

savons tous qu'une

il

de la forêt

Un autre

karib,

D'autres

, sans fournir

l'adaptation

ne serait

par fusion.

plutôt

entre

direct

culturelle

de l'archéo-

Des groupes

ont postulé

entre

dans le même

des Tumuc Humac (Tiriyosa

rattachement

me semble d'ailleurs

se situant

Guyanes était

rentes,

dans la périphérie

la situation

aller

ancienne-

que l'agriculture

Rio Paru.

collecteurs

de leur

la plus

la mise en corrélation

montre

dans le haut

encore

est

Guyanes, semblent

des

FRIRRL (1961,

et des traditions

-

peut les

des différentes

linguistique

est?là recouper

influences

encore&de

avoir

que seules

de milieu

De plus,

dif-f-é--chocs

Dans l'est

à l'arrivée les

Nous

et les

ou presque,les

été représentées

peu le problème.

mise.

des cultures-

de causes de perturbation. fait

des

études

familles des de glotto-


- 254

chronologie

comme celles

de la famille tion

entre

arawak

mille

qu'il

et les

y rattache

permis

d'ouest

diverses

de montrer

C'est

rattacher

phases cette

la formation

très

les

de Marajo. langue

des langues

une certaine

en est des grandes

arawak.

faut

la phase Arua,

extinction p.

(1965),ont

des langues

linguistique

Barrancas

de NOBLE concernant

les déplacements

et la dispersion

-

phases

probablement

civilisations C'est

ayant

corrélacéramiques à cette

fa-

Saladero,

avec certitude

pu être

que l'on

recueillie

avant

son

(BLJBBERMAN, 1977, MEGGERSet EVANS, 1957, NIMUENDAJU, 1926,

195). Les phases

originaires

du moyen Amazone,

de langue

pu être

datée

archéologiques.

en provenance la région ethnie

sont

du sud-ouest

Enfin,

HARCOURT en 1608,entre

est

à des Indiens

actuel

pourtant

établis

et Koriabo,

de groupes

dans l'état

ne se sont

Aristé

attribuées

l'entrée

deux faits

de l'Amazone

les Norak,

Mazagao,

avec doute

avec précision

Rappelons

des bouches

tupi,

récentes,

(BUBBERMAN, 1977).

karib

Guyane n'a sances

plus

: les Tupi

XVIe siècle

dans

(METRAUX, 1927) ; la présence

attestée

par KEYMIS en 1596, puis

le bas Approuague

et l'oyapock

(cf.

en

de nos connais-

certains

qu'au

tupi

d'une

par

supra p 149 ).

2) SITUATION ETHNIQUE A L'ARRIVEE DES EUROPEENS Nous ne commençons à saisir peuplant

la région

que les

larrivée

des Européens.

de poteries

peuvent

Cependant,

à la différence

d'autres

le Brésil,

les Guyanes ne furent

siècle. celle

styles

qu'à

La première de FI%ER

pénétration

remontant

l'ensemble

être

remplacés

régions, pénétrées

attestée

le Maroni

Ce n'est

telles

qu'à

partir

de là

par des noms d'ethnies. que le Vénézuela

que tardivement dans l'intérieur

(1608).

des ethnies

ou

au XVIIe des terres

Dans la zone côtière

est

pourtant,


- 255

les passages précoces

d'Européens,

: 1499, avec Vincente

de Jean COUSIN est en particulier, Amérique

à la fois

méridionale

contraintes

s'étalent

abri

diverses

(Karib)

encore

entrecoupé,

Sebaio,

du panorama

14).

ethnie

Il

s'agissait

certainement

arawak de Surinam

nom de Sabayo (ibid.

p.

de Trinidad,

dispersé

et en migration

à 1'0yapock

p.

16),

les groupes Les autres

était

lors

siècle.

du XVIIe

arawak

vers

d'Amérindiens

en cours

du passage

lors

faut

Les

dominé par les

leur

pays était

dont le principal,

Corossony l'ouest

et celle

(TAYLOR 1977,

à rattacher

de peuplement

porte

à l'actuelle encore

le

la conduite

attestées

dé leur

fuyait

par une ethnie

les Espagnols.

de KEYMIS (1596), s'ëtait

des voyages

et de MOQUAT (1617).

arawak et karib ethnies

quart

la rivière

les Yayo ou Yao, qui

les Yayo.,sous

ici.

Cependant,

Trinidad

qu'il

14).

et à Mayacaré,

de HARCOURT (1608)

compte de ces

historiques

et du bas Maroni, dont un clan

La côte réfugiée

en tenant

en l'une

que je propose

de groupes

jusqu'à

d'oyapock

fut

de la Guyane était

à Surinam.

de Cayenne,

de Counamama et s'étendait p.

ethnique

au premier

au XVIe siècle, l'île

C'est

nord-ouest

de 1'Approuague

peuplait

très

naturel

et des vents),

et de ces réalités

du XVIe siècle

Galibi

furent

d'atterrissage

des courants de la côte.

Le littoral

les

sûr et point

fréquentées

naturelles

et Espagnols,

(JULIEN 1946, p. 2) ; la baie

(en raison

la reconstruction

sources

Hollandais

Yanez PINZON, ou même 1488, si le voyage

authentique

des zones les plus

lire

surtout

-

fixé

de la RKVARDIERE (1604),

De langue

karib

(TAYLOR, 1977,

chef Anakayouri,fédérèrent

du bas Oyapock et de 1'Amapa contre avec, sûreté

Ce peuple ,

sont

les Galibi.

les Arua ou AruZ à l'embou-


- 256

chure

de l'Amazone,

Uaça,

les Maraone sur la rive

Aes lagunes entre

les

et les Mayé (1) du Cunani à la rivière

les Palikur

de Mayacaré.

Il

-

droite

du bas Oyapock et les Aracaret

semble bien

que ces groupes

familles

linguistiques

karib

dant plus

complexe

: les

les Palikur,

cependant

des affinités

nord-ouest

Aru%et

et arawak.

linguistiques

de l'Amazonie,

qu'avec

plus

se répartissaient

Le problème

d'authentiques fortes

au bord

cepen-

arawak,

avec les

les Arawak proprement

est

langues

dits

ont du

de Surinam

et de Guyana. L'intérieur côte

où l'ensemble

de guerre

des ethnies

et d'alliance.

en 1608, ses guides rieur

qui

peur

avoir

entrer

un groupe

JE§SE DE FOREST signalent

tupi.

d'évitement

entre

le Maroni

en 1609 (RARCOURT, 1926),

douze jours

entre

du Tapanahoni

les

Galibi

"découvertes"

Tapiri),

Acooreo

que cent (Akulio,

(1) Les traditions

orales

non publié)

archives

et les

représentait

il

ans plus

autre

au-delà les

compagnons de commençaient

ne rencontra

personne

et le premier

actuels

d'un

du confluent

au XVIIIe

(Taripi

qui ne OU

siècle),

(DREYFUS, P. et F. GRENAND,

(JESSE DE FOREST, 1623) laissent le résidu

pendant

des tr%us

Tareepeeanna

à

FISHRR remonta

village

on reconz'sîttard,

de l'inté-

des sauts,de

Lorsque

nom des Tirio

des Palikur

ethnies

côtières.

cite,

1'Araguari

A..&+ même date,

commerciaux

tribus

de la côte

Parmi- les noms qufi?I

seront

que ce groupe

et les

remonter

hostile.

En 1623, cependant,

s'établir

des relations

avec les

pas remonter

que des contacts

ces derniers

voulut

en contact

une attitude,

peu coupé de la

en alternance

Ainsi,lorsqu'HARCOURT

du bas Oyapock ne voulurent

des Norak,

été quelque

entretenaient

ne purent

affichaient

les Yayo

semble

peuplement

très

entendre ancien.


- 257

Atameeso

(Norak)

déjà

soit

Tiriyo.

de tribus

A l'extrême

souvent

avec les

fortins

(connus

chercheront

périphériques

refuge

lors

ge, l'oyapock

jouera

dans les

et EVANS (1957, (nord

quelques

existantes.

que,

accointances

les

grandes

razzias

qui

suivra,

Tucuju et Arua

aux ethnies

compte tenu des données

la carte

ethnique

sera vers

groupes

fugitifs

Mais c'est

sur le fait

à 1 500. A Surinam, décennies

GRILLET et côtiers

seront

de vue de zonesrefudéjà

là le début

possibles

de

des civilisa-

siècles

que les

250, 200 et

120 ans après

la phase Koriabo

(1550).

? MEGGERS

styles

et Masagao (sud de 1'Araguari)

Européens

du XVIIe

aborder.

des XVIe et XVIIe

respectivement

de l'inté-

la fin

par les Pères

les rattachements

p. 588) insistent

que quelques

par les Tupinamba,

françaises)

De ce point

important.

dans les sites, fixée

après

archives

de l'intérieur

un rôle

de 1'Araguari)

des actuels

(GOUPIL DES MARETZ, lh90),

du siècle

certain

des Wayapi que nous allons

précolombiennes

qu'il

en Amapa méridional,

de leurs

vite

de ce qu'elle

Quels sont

survécu

en raison

de présenter,

Tout au plus, aux ethnies

formateurs

appelée

et français

est à peu près

de l'exploration

venus s'ajouter

Nous verrons

en Guyane.

guère différer

BECHAMEL (1674).

Aristë

des Tucuju

particulièrement

que nous venons

ne devait

l'histoire

1'Oyapock.

c'est-à-dire

ethnie

sous le nom de Tokoyennes

les noms des Coonoracki

de sous-groupes

hollandais

décliné

Il

tions

soit

En 1596, KEYMIS (CORREAL,

côtiers

sur le .Tari en 1654. Tout au long

de Marajo

siècle

tupi,

par les Portugais

anglais,

avoir

effectuées

des Indiens

comme habitant

la grande

Persécutés

semblent

rieur

auprès

Akokwa).

du sud du territoire,

signalée

Tapujussu.

ils

collecté

et Wacacoa (Akokwa)

s'agissait

est

Cocoanno (peut-être

(Aramiso),

1722) avait

-

Aruâ' (Marajo) survivent

l'arrivée

semble n'avoir

des


- 258

-

Ces preuves qu'aient

été les

ences directes des ethnies

acculturations

découvertes

au niveau

des corrélations

à mon sens d'être cultures

haut.

de l'est

les

surtout,

ne sont

ces civilisations

étaient

ne correspond relativement

quasi

sociétés

des Tupi

: peuplement

littorales

côtiers

à ce tableau

mérite

plus

p. 566-579). côtières,

Les traits

Galibi

aux ethnies des Wayapi

ou fluviales

très

dominants

de

dense ou même très sociale

par des édifices

et autres

discutés

ancêtres

relativement

; organisation

concrétisées

que sur un point dense.

que les

pas

de reconstruire

applicables

de l'hinterland.

sédentaire

; religions sait

des éléments

donc à répéter

aux civi-

offerte ici

influ-

une partie

sommes certes

pas enfin

surles

les

correspondaient

par MEGGERSet EVANS (1957, fondées

quelles

entretemps,

mais la possibilité

avec des populations

des populations

que,

sûrement,

Nous n'en

à mon sens que partiellement

ont été en contact

Ce que l'on

voyageurs

des Guyanes au delà

Je me bornerai

dense ; habitat

survenues

Je ne tenterai

données anciennes

l'intérieur.

clairement ou, plus

archéologues.

certaines,

a été fait

De plus,

hiérarchisée

par les

soulignée.

Le travail

différentes

des Européens

par les premiers

lisations

les

intertribales

ou indirectes signalées

montrent

(Tupinamba, sommaire,

sans doute cérémoniels. Tupinikin...) le peuplement

de


- 259

-

II LES TEMPS ANCIENS

1) LES WA61

FRANCHISSENT L'AMAZONE.

Nous avons vu que les Wayapi ne se souviennent de peu de choses sur leur en fait, au bord

s'ils

se souviennent

du grand

en revanche,

période

ils

fleuve

fort

bien

avoir

et en ont conservé

ignorent

NIMIJRNDAJU a pu prouver

de résidence

totalement

avoir

que les Wayapi

que

au sud de l'Amazone vécu au voisinage,

des évocations vécu plus

(Guaiapi

: sinon

diverses,

au sud. Pourtant,

des Portugais)

venaient

du Xingu. "On the Upper(')

Jari

(Iratapuru)

found

near

a streaui

open sites

derable excellence, ______----_--------------(1) En fait,

le moyen Jari.

bearing

River, which

both

Nimuendaju

yielded

incised

pottery

and applied

(1927) of consirelief.

-


-

One pot

was

concav

or

the

The of

Oyampi

sherds

the

the

Jari

River

two

rivers

En dehors (1947,

des

preuves

des

Wayapi

les

"Guayapi"

fixés Bas

the

be

EVAEJS,

the

time

other p.

XVIIIth old

from

824,

Century.

the

the

on the

journey

Guaiapi

the

and

vessels

sites

disappeared

that

because

lines

on their

Guaiapi

trip

easy

1948,

early

The

heavy

these

them

from

same

each

de

ces

from

Oyampi Xingu

mouths

Amazon

River of

to

these

River."

NIMUENDAJU,

1927

217)

correspondancesarchéologiques, des

irréfutables

parlant

et

Xingu,

et

à Belem

par

le

vers

Nord,de

leur

migration.

Ainsi,

reprises

(1691)

et

BETTENDORF

Volta

Lingua

certains dans Grande.

la

par

(1699)

Geral,

même auteur,date 1736.

chroniques des

à deux

le

NIMUENDAJU

similitude

cités

Jésuites

dite

de

la

et

sont

de Bettendorf, les

archives

de

(Oyampi)

par

le

would

attributes

material

the

; and

opposite

p.

SAMUEL FRITZ

Au temps

about

in

bottoms,

parallels,

left

River...

convex

decorated

spirals,

in

to

had

S.d.).

lis .

et

Guianas

Guiana

et

were

believes,

Xingu

in

pots

NIMUENDAJU

similar

River

(XEGGERS

Xingu

are

appeared

extrait

the

Middle

Xingu

and

incised

wholhe

into

the

with

elements.

northward

The

sides,

bands

quadrangular to

-

anthropomorphic.

straight

horizontal

260

portugaises "Guayapi"

groupes région

des

migration

siècle,

chroniqueurs

comme vivant un furent

Un document la

au XVIIe

les

c'est-à-dire

et

tupi

sur

le

pur.

même brièvement

grands

sauts

du

anonyme,enfin,trouvé "des

Guayapi"


-

La validité confirmée le

bas

avec

par

de les

Xingu

poteries

vées

éléments

dans décrites

aujourd'hui

et

sont

anthropomorphe, le

troc

par

sous

le

d'autres

Waygpi

étaient

trouve

impliquée

historique

les

et

sites

la

Si

la

peut

de

de

se

trou-

villages

être

l'on

La forme

à celles des

connaissance

traversée

Wayâpi.

L'unicatum

NIMUENDAJU,

ou

suffisante

correspond

nom de fila/.

pêcheurs,

Le moyen

des

vieux

populations.

des

partie

de différence

NIMUENDAJU

par

en grande

possédons.

présenter

dans

trouvée

avec

nous

mémoire

encore

connues

semble

que pas

la

-

données

ne doivent

l'Amazone

des

ces

261

wayapi

la

poterie

'expliqué

souvient

que

du canot

l'Amazone

n'est

par les

se pas

un

obstacle. Si

tout

NIMUENDAJU, causes

cela

concorde

nous

de

ne percevons,

cette

migration

avoir

franchi

l'Amazone

des

Amérindiens

était

rivières

? La

du XVIIe

et

à un

des

portugais

le

forts Rio

réfugiées

dans

avec,

les

incursions

identifiés comme étant

par les

dans

la

aux

en

les

terrestres

des

une

de Gilbert

lettre

"Ouyampis".

était

les

Pourquoi général

supérieurs

Amazone

vers

des

la

fin

d'ailleu.rs

pas

contrôlée

par

entre

la

Paru

et

Gurupa

et

Paru

(Almqirim

était

colonisation

1736,

tup,i.

puissantes

EVANS,

bien

cours

région

de l'Amazone, d'une

très

ne paraît

Destero,

(MEGGERS.et

Pourtant,

du bas

de

mouvement

les

La région

face

îles

où le

siècle

de Toheré,

au profit

de Belem

groupe

vers

mouvement.

les

d'un

régionale

portugaise,

dépopulation région

tel

démonstration pas

époque

du XVIIIe

ceux

Maraca,

La politique

à une

la

a priori,

l'isolement

début

favorable

avec

tardive

situation

le

bien

tribus

arawak

orientée

vers

agricole

dans

la la

1957). archives

"Indiens

des

françaises Portugais"

d'ORVILLIERS,

Paradoxalement,

signalent

c'est

qui en

1745,

également

sont

_


-

en

1736

date de

que

la

le

document

traversée

nécessité

fragilité

de

transport

numérique

de

la

que

les

du nord

et

est

de

1'Amapa

la

même année.

date

est

migratoire sur

près

de

n'a

se faire

Portugais.

Il

est

cette déjà

stimulant

Wayâ'pi,

poussée

vers

le

humaine

menée

le

avec

la

neutralité

les

tribus

ayant

est

que

cette

bienveillante mais

cela

par

22.).

tupi, Dans

concordance

reste

eux.

migrations p.

politique

Portugal

les

encouragée

(1929, la

probable

central

certain

sur

de noter

peu

(1) -

été

étude

Européens

nord

par

ait

son

convient

la

la

l'importance

attaquer

même possible,

migration

des

il

sans

de

déplacement

ailleurs

peut-être

dans

le

décennies. par

et

tenu

de

comme point

Wayâ'pi,

deux

s'avère

pu

à prendre des

Ce qui

le

de

le

cas

leur

de désertification

contre

la

France

dans

la

région

l'llmapa. La présence

sur

la

bas

Xingu,

(1)

il

du centre

note

dans

transit,

et

1736

METRAUX

p.

cultivars

en

à prouver,que

de

plantations,

divers en

NIMUENDAJU Compte

émigrer

immigration

des

des

Wayapi.

pu

période

rôle

les

par

aient

dû s'étaler

des

par

de nouvelles

population

Cette de la

découvert

l'Amazone

de faire

Wayapi

-

portugais

de

la

262

217) les

cf.

adaptations

colonie

de

de peuplement

aussi semble rapports

chapitre

tardivement indiquer entre

III,

anciennes

"Guayapi"

mêlés

portugaise que

1763

également

une

Portugais

et

p. des

146 où sont Wayapi.

de

à des Souzel,

(NIMUENDAJU, certaine

Juruna dans 1948,

continuité

Wayapi.

examinées

les

diverses

le


-

Un dernier la

direction

déjà

pris

avaient Il

de ce

la

d'un

la

mesure

dans que

les

sur

le

existé

Norak,en Paru

les

traits

dernières

Ensuite leur

2)

le

périodes

panorama

humain

du XVIIe nous

de

relativement

l'bmapa

dense à partir

travail

Guyane

(P.

et

Indiens

des

liens

et

les

ancêtres

avaient

culturels Wayapi.

gratuit,

mais

un

de LA MOTTE AIGRON

texte de

non

des absurde

l'bpprouague

jusque

lointaines,

campons

à

Guyanes

dans

de

l'est

des

le

début

du XVIIIe les

siècle.

Wayapi

à travers

et

territoire

sur

du XVIIe

le

de

GRENAND, en Guyane"

la

Guyane

de

40 000

et

(HURAULT,

DANS L'EST

population

française

de

était

habitant

15 000

par

encore Km2

personnes

Km2

vue partielle des Wayapi,

relations 1972),

siècle,

de 0,37

population

ici qu'une l'histoire les

la

chiffre

de

DE L'INTERIEUR (1)

SIECLE

et

d'une

(1) Ne présentant compréhension de à mon

Tupi

et

suivre

DES POPULATIONS

Au tournant

un

et

pourrons

DES GUYANES AU XVIIIe

occupant

exp lique

événementielle.

IDENTIFICATION

calculé

qui

échanges.

ces

seulement,

l'intérieur

par

des

années

histoire

eux

rendaient

faire

Quittant grands

sait

1697,se

pour

siècle

certes

où l'on

D'autres

wayapi.

entre

argument,

a pu jouer

enfin

au XVIe

peut-être

-

facteur

migration

chemin

s'agit

263

je

limitée renvoie

intertribales surtout 1972).

à l'ouvrage

à la le lecteur

en haute "Français


- 264 -

(extrapolation

du recencement

admissible. leurs

talents

précédé

contre

surtout

raissant

qu'une

Akokwa 1

de les

fois

situer

vu la pénétration Déduction

et pouvant

et les

allaient

? Les cinquante

guyanais.

de l'intérieur

GRILLET et BECRAMgL) est

que les Waygpi

avaient

sur le versant

le peuplement

permettant

ces peuples

wayapi

seule

des pères

Qui étaient-ils

guerriers.

la migration

péens,

voici

C'est

partiel

être

à cette références

exercer ans qui

de voyageurs faite

considérés époque,avec aux archives

avaient euro-

des nomîn'appacomme un sobriquet, les

cours

qui

d'eau

les nomment.

- Camopi

GRILLET et BECHAMEL (1674)

- Camopi et Tamouri

DROUILLON (1697)

- Camopi

LA HAYE (1722)

- Bas Camopi et

Père FAUQUE (1729)

Oyapock - Confluent

Camopi

PREFONTAINE (1749)

et Oyapock

Aramakoto (Armakoutou)

- Haut Kouc et sour-

LA MOTTE AIGRON (1688)

ce de Csmopi - Source

du Camopi

DROUILLON (1697)

Haut Tampoc

AramiOo

- Haut Camopi

Anonyme (1740)

- Bas Csmopi

CBABRILLAN (1742)

- au sud-ouest bassin

du

GRILLET et BECWWL

du Camopi

-Idem

DROUILLON (1697)

- Marwini

CHABRILLAN (1742)

(1674)


- 265 - Mersiou

Emerillon (Mauriu, Merillon,

Meriyoou Meraiou)

et Mauriou

sur le Haut Arataye

GRILLET et BECHAMEL (lh74) et

Haut Approuague - Moriou,

source

de

DROUILLON (1674)

1'Approuague - Moriou,

émigrés

sur

la Ouanary - Merillon,

GABARIT de L'HERONDIERE (1716)

haute

d'ANVILLE

(1729)

Mana - Meriyoou,

"dans

le

FOLIO DES ROSES (1733)

Yary” - Emerillon,

Inini

PATRIS (1766)

LEFEBVRE D'ALBON'(1729)

Itutan

- haut

(Itoutanes)

- Idem

Père FAUQUB (1735)

Kaikuaiana

- Tampoc

LA HAYE (1732)

-Idem

CHABRILLAN (1742)

(Kaikusian)

Cassiporé

- Confluent

Karana (Caranes,

Karan )

du Camopi

PREFONTAINE (1749)

- Tamouri

TONY (1769)

- Moyen Oyapock

GRILLET et BECHAMEL (1674)

- Sauts du Moyen OyapockFEROLLES (1703) - Moyen Oyapock

LEFEBVRE D'ALBON (1730)


- 266 - au nord

Kusari

- bassin

du Moyen Araguari du haut

- Courouaïe

Oyapock

(bas Approuague)

. GOWY DES MARETS (1690) DROUILLON (1697) CONSTANT et GRAS (1720)

venus par mer

Makapa

- à l'est

du Haut Oyapock

- arrière-pays

du fort

de

GRILLET et BECHAMEL (1688) GOUI'Y DES MARETS (1690)

Macapa - réfugiés

près

du confluent

DE MONTY (17319

du Camopi - Idem

PREFONTAINE (1749)

Namikwan

- Haut Kouc

LA HAYE (1729)

(Tapi7?y)

- Source

PREFONTAINE (17499

du Camopi

PATRIS (1766)

- Jari

- Haute Comté, moyen et

Norak (Nourague)

haut

bassin

GRILLET et BECHAMEL (167 '4)

de l'Approua-

me

Piriou (Pirio,

Piriono)

- Approuague

DROUILLON (1697)

- Bas Approuague

GABARET (1716)

- Approuague

CANADA (1722)

- Haut Camopi

GRILLET et BECHAMEL (1674;

- Haut Camopi

CANADA (1722)

- Région

D'ALBON (1730)

confluence

Camopi/Oyapock - Région Moyen Oyapock

PREFONTAINE (1749)


-.267

Taripi (Tapiri)

- Yaroupi

CANADA (1722)

- -Idem

LA HAYE (1729)

-12

Père FAUQUE (1735)

- Confluent

Way et Win (Wayou, W&)

GRILLET et BECHAMEL (1674)

-I&

DROUILLON (1697)

- Haut Camopi

CANADA (1722)

- Td.em

Père FAUQUE (1737) du Camopi

est

l'identification

de leurs Il

les tique

familles

tupi

ce problème

idiome,

différence Mercious

(Emerillon). des Galibis,

tait

familière

langue

est

fort

Le premier

le second,

territoriaux. se soient

La première

partagées

remarque

entre

linguis-

des Pères GRILLET et BECHAMEL (1674)

nous assura,

que parlent

langue

des Waygpi.

demeu-

:

à ce qu'on près,

celle

points

de ces ethnies,

et karib.

est

quelques

propre

semble que ces populations

de 1'Approuague

"Cet

l'histoire

mouvements

linguistiques

concernant

sur 1esNorak

d'éclairer

(1750)

de la décadence

d'approfondir

linguistico-culturelle

la compréhension

d'ORVILLIERS

pas de l'histoire

mais me contenterai afin

(1750)

- Sud du Camopi

Je ne reparlerai

rés dans l'ombre

d'ORVILLIERS

du Camopi

- Confluent

de ces peuples,

-

est

les Acoquas

Nous avions

douce ; mais celle

(Akokwa)

et les

déjà un peu d'aide

que quelques-uns au P. Béchamel.

le même, à peu de

entendaient,

La prononciation des Nouragues

dans la

et qui

é-

de cette a quantité

de


- 268 -

mots,

dont les uns se prononcent

rudes,

les

on trouve

quelquefois, (1854,

avec les

autres,

tribus parlent

les

Caranes,

de Galibi

Cependant

De plus,

ronnantes,

aussi

qu'elle vers

leur

le sud-ouest

Galibi,

il

langage,

phagie

et commerce entre

à l'est

pas

qu'à

l'ouest,

les

ethnies

Mairé...' que les

est

puisqu'ils

ne signifie

sans rapport

sur la culture

donnent

rapports

de langue

Tupi

d'une qui,

: plus

avec les des Nouragues

intertribaux,

l'impression

nullement

précieuse

GRILLET et BECJIAHF,L, telle les

envi-

à la même

douteux,

'indication

karib

remar-

et Akokwa étaient

appartenaient

Autre

indications

par les Pères

groupes,

ainsi

ce qui d'ailleurs

des Norak,

la polygamie,

l'ancien

des populations

le cas des Karana

D'autres

c'est-à-dire

ou Maira,

que l'ensemble

une population

géographique.

par

ont beaucoup

ne connaissent

que Nourague

vivait

un bloc

qui

et les Acoquas l'appellent

maternelle.

entre

(Aramigo)

Dieu Tamoucicabo,

langue

culturelle

entendue

Au sud sud-ouest

quoiqu'ils

clairement

Seuls,

les Aramigo.

rituelle,

Piriou,

avoir

que:

semble bien

bien

des AkokwaJdonnées

Makapa):

des Aramisas

Les Nouragues

la langue

soit

Akokwa,

des Nouragues

appellent

linguistique.

"entendent"

après

(...>.

phonétiques;prouvent

des Tupi.

nous précisent,

ennemis

Ce nom même de Mairé,

famille

mot"

de ce nom".

Galibis

du ciel.

ques

dans un seul

également

que nous apprenons "les

difficultés

tous la meme, qui est

dans leur

Indiens

(Norak,

on trouve

des Acoquas,

ils

loin,

de la région

"Ils

les

serrées, ou du nez ; et

dents

ces trois

fort

p. 233). Un peu plus

énuméré les

avec des aspirations

l'anthropoalternant

relative

de surcroît,

et

guerre

unité formaient


Carte.8:

Les

ethnies

amérindiennes (1650-

dans

l’est

des

Guyanea

1750)

I

1-

--a

De’portation v.¶rs le Nard-Est du Para h!igratiOn Spontanée vers la Guyane

-> ‘,

3741

t m .

Mission Jésuite Fort Portugais Fort Francais

IOOKm


- 270 Les documents complbments

appréciables

des Karana

"ennemis

par divers

documents

à ce puzzle

des Nouragues"

siècle

humain selon

postérieurs.

renforcés

des Palikur,

du XVIIIe

nous fournissent

: l'isolement

culturel

GRILLET et BECHAMEL, est précisé

En 1702, FEROLLES envoie

de quinze

des

soldats,

pour venger

contre

eux

l'assassinat

de

deux traiteurs. En 1720, sur le bas Approuague, envoyés

par

le Gouverneur

les Karana,

ne parviennent

montrer

sentiers

les

concernant

pour

chercher

l'or

pas à décider

de leurs

anciens

ces Karana,collectées

et "faire

les

restée

bien

différenciée

le chef Norbert, Karana

Wayapi

chefs

ennemis.

nouragues

Diverses

des autres

Amérindiens.

y avait

beaucoup

construisaient

des villages

qu'ils

de deux mètres

de large

la région,

planté

cette

population

comment

la "guerre"

montagne

des

cannibales.

existe

Ils

tuaient

pour

entrer

un Créole,

il

remonte

le fleuve

?".

disent

Ils

les

chez les Kalana

(2) C'est évidemment une aberration très faible vers 1700.

pas tombaient

encore.

Créoles (2) qui

autour

Les Kalana remontaient

et les mangeaient.

Un jour

et demande : "Vous n'avez

non, mais ils

Une seconde fois, ils avouent -________---------------(1) Les sites connus en Guyane sous le (Abonnent, 1954) ne sont expliqués que été trouvés que dans le nord-est de la

Le fond

de ces fosses

de Camopi (1) et ailleurs

le fleuve

mes camarades

de profondeur.

des restes

Ils

avec des fossés

Ceux qui ne savaient

Il

près

de Kalana.

protégeaient

sur un mètre

de piquets.

dessus et mouraient.

étaient

orales

:

"Dans toute

d'une

à leur

chez les Palikur

Voici

il

avec

traditions

point

en français

était

de Camopi,

à quel

raconte

et des Blancs

banaré"

par NIMUENDAJU (1925)

et par nous-mêmes chez les Wayapi , montrent est

CONSTANT et GRAS,

le fait

; les

les

avaient

soldats

pas vu

mangés.

viennent

nom de "montagnes couronnées" par la tradition orale. Ils n'ont Guyane et le nord d'Amapa.

historique,

le métissage

étant

encore


-. 271 -

alors les

à la pagaie tournent

beaucoup

et s'enfoncent

de morts,

tombent leurs

et attaquent

chez les Kalana

dans les fossés.

; il

n'y

a plus

données du XVIIIe

siècle

restent

bien Il

identiques

"avec

que les

"tout

ajoute

le loisir

qui

Dans une lettre le même langage

les l'inven-

que les Piriu.

indique

que Kaikugiana

de la

qu'il

pas de la famille

les

langues

Les Karana il

écrit,

indiennes

des que j'ai

que les Karana

étant

très

s'établissait

réduits peut-être

une acculturation

parlaient

karib.

à faire

linguis-

de 1738, le Père FAUQUE insiste, et Aramakoto

s'en-

ce qui montre

je l'emploie

avec les Piriu,

dans une lettre

langues

le Galibi",

avoir,

de toutes

au moment où le Père Jésuite

sur le fait

les

de 1735, le Père FAUQUE dit

en nombre et s'intermariant

Enfin,

; c'est

d'affiner

que toutes

savaient

que je puis

apprises".

tique.

dans

au Brésil

en revanche

du moyen Oyapock n'étaient

et des dictionnaires

chez eux,

s'enfuient

les conduit

; mais en 1733, il

au Galibi

grammaires

parlent

survivants

et Indiens

une énigme culturelle,

entendre

ceux des sauvages langues

; Blancs

des Pères GRILLET et BECHAMEL. Dans une lettre

de 1730, le Père LOMBARD laisse

tretient

y a une bataille,

en Guyane",

nous permettent

ethnolinguistique

Guyane sont

qui

Il

surtout

Les Kalana

de Kalana

Si les Karana

mais les Kalana

dans la forêt.

canots , par une crique

fini

taire

les villages,

une langue

lui, apparentée

au Galibi. Deux cartes (AUDIFFREDY, 1763 , domaines plus

linguistiques

qu'une

valeur

de la seconde moitié

MENTELLE, 1779) nous permettent tupi de témoin,

et karib. puisque

Cette

limite

les populations

du XVIIIe

siècle

de délimiter ne représentait qui

les déjà

se trouvaient


- 272 -

encore

de part

de fusionner

et d'autre

en 1730,étaient

sur les missions

sur l'oyapock.

L'étude

jésuites

des toponymes

montre

que le pays de l'Oyapock,

mètres

en amont du confluent

dernière Plus

rivière,

au nord,

et l'Inini,

sont

des premiers

étaient

aisément

des Tupi

localisés

les

d'alliance liation

linguistique

identique

en 1760 par KEPK9VE qui à Camopi) et surtout

ou encore

L'identification

encore

comme les

jouent

précisément

(1) "J'ai quelque 1730).

vu aussi

de premier

Examinons

d'abord

un de leurs

figure

bizarre

d'un qu'ils

chefs

des rapports d'affi-

venu commerco,r

traits

culturels

les

motivée

et d'autres

plan

les Taripi saillants

l'anthropophagie

un rôle

de palmistes

Ces deux groupes

groupes

problème;tels

Namikwan et les Kusari,mérite

"Longues

Maroni

de 1730,

entretenaient

posant

les

signale

est karib.

le cas des Okomayana signalé

de ces groupes,

Namikwan, les Indiens _-_~~~~~~~~-------~~~

de feuilles

des Karib.

un de leurs

Parmi

kilo-

réapparaissent.

ethnique

avec d'autres

(c'est

avec des groupes

CJUJ'ZILLAN (1742)

geance.

eux,

interrogea

les Kaikugiama.

groupes,

et Arami

entre

nous

de cette

entre

tupi

Foy,

Akokwa, Way, Makapa et Emerillon

de la Guyane actuelle,

et d'agressivité

à soixante

de confluence,

à la situation

et les Aramakoto

ces cartes

sauts

toponymes

et

et de Sainte

du Tampoc en revanche

dans la région

que les Piriu,

au sua-ouest

Paul

de même que celui

La vallée

En se reportant

de s'éteindre

que contiennent

domaine des Emérillon,

on en déduit

de Saint

du Camopi,

tupi.

en arrivant

en train

plus

d'être

énigmatiques

dans l'histoire

pendants

d'oreille

pouce de large. en noir

Ils

car ils way+i.

données des archives. (1) , les Tapir"iy

peignent

par la ven-

tentée

Oreilles"

de ces

Les

des Way+i,

: c'est

un rouleau

gravent

sur le tranchant

et en rouge"

(LOMBARD,


- 273 -

sont signalés

dans le bassin ils

les Karana, n'entretenant

apparaissent

de définir.

diverge

de celle

des Karib

un peu LA HAYE Précise les

parler

(Upului)

de tribus

indique

que nous

que leur

langue

du Camopi et du Tampoc : par notre

Armacoutou

qui entendait

à l'est

du kouo et

installés C'est

à l'ouest.

wayana dans la littérature.

la première

notation

de

Dans la seconde moitié

nous indique

y a (là)

et des nations toutes

de la source

que les Namikwan étaient

TONY (1769) "qu'il

deux groupes

langage..."

"Pouroui"

ce sous-groupe

comme des "outsiders"

de ce voyageur

avons fait

leur

de jeu

avec les

Une citation

"NOUS leur

du siècle,

d'entrée

pas de relations

venons

signale

du Kouc par LA HAYE, en 1729. Comme

une suite

de villages

roucouyens

(Wayana)

Amicouane

(Namikwan)

et Appareille

(Aparai),

amies et alliées..."

Dans le même ordre

KERKOVE (1760) transc&vant

d'idées,

les

paroles

du chef Okomayana parle "d'une

autre

nation

sur laquelle

ils

qu'ils

nomment Oyana du nom d'une

sont établis.

Ce sont

les

rivière

Amicouanes

ou

Grandes Oreilles". Les Namikwan ne seraient préhension

linguistique

s'expliquerait de la famille

donc qu'un importante

linguistique

karib.

Ils

ques avec les

tupi

classer.

tribus

entre

eux et les

Aramakoto

différents

Nous y reviendrons.

ont été signalés

semblent

des Wayana. L'incom-

à deux aous-groupes

siècle commevivant sur la Yaroupi

dans le haut Maroni.

formateur

existant

par une appartenance

Les Tapiri XVIIIe

groupe

avoir

du Camopi.

par

divers

auteurs

du

et auparavanf au XVIIe siècle, entretenu

Rien d'autre

des rapports ne permet

pacifide les


- 274 -

guère plus près

Le cas des Kusari , émigrés

du centre

Qu'ils

près

clair.

se soient

de Kourou ou à l'Approuague,

cation

sur leur

galibi

le cerf

inondée déjà

langue

(Odocoileus

expliqué,

tique, tribu

qu'ils

de savane,

cariacou), rien

leur

pas d'indi-

nom désigne

de mangrove

mais,

quant

de Camopi ou, par mer,

pratiquement

Certes,

ainsi

à leur

en

et de forêt

que nous l'avons

appartenance

ont été au moins en contact

n'est

avec les

linguis-

Galibi

ou une

apparentée.

XVIIIe

siècle,

niques,

l'un

un bilan

.

démographique

aussi

jouer

HURAULT estime

Il semi-sédentaires

variant

entre

(1938-40),

vers karib,

C'est

vingt

modernes

de FRIKEL (1958)

eth-

de tribus

centre

ou

la vallée

difficiles

à classer de différence

et va,

blac,

comme les Wayapi,

de la région. de ces Amérindiens

du moins ce qui pour

et soixante

en petites ressort

personnes

essentiellement

et la nôtre,

étaient

unités

des écrits

proches des Pères

les Norak et les Akokwa,

de mon investigation,

de terrain,

blocs

un troisième

se dessine

et vivaient

indiquent,

du

en moyenne le poids

le sud-ouest,

semble que la totalité

A ce point des enquêtes

pour

ethnies

dans l'histoire

GRILLET et BECHAMEL qui unités

D'autres

et agriculteurs

unes des autres.

avait

formés

sauf dans le cas des Kalana,

Enfin,

important

aux Karib, qui

tribus

Deux grands

à 1 000 personnes

composé de groupes

un rôle

sur les

est possible.

l'autre

de chaque ethnie.

marquante.

d'archives

la région

pas présenter,

culturelle

revue

sommaire

peuplaient

de 1'Oyapock.

ne semblent

cette

~.?. aux Tupi,

affilié

de sous-tribus,

les

animal

ne prouve

Après

lui

culture.

virginianus

cela

sinon

nous n'avons

et leur

de Virginie,

installés

de l'Amapa,

jette

rassemblées

des

en malocas.

la comparaison

avec

celles

de DE GOEJE

un éclairage

nouveau.


- 275 -

Dès 1938, DE GOEJE, confrontant relevés

de terrain,

montre

que les

et Taripi,

appartiennent

apparentés.

Plus

le chef wayana,

loin,

Namikwan étaient pour avoir relatif

sans doute

de

longues

accord

Les indications sur les relative

unicité

signifiant qu'un soit

du chef

territoriales

deux rives

sobriquet

"trou

utilisé

soit

des Upurui

dans la tradition

n'est orale

orale

(Wayana),

Ce mot n'a

wayana

tombe donc en

par KERKOVE en 1760. plaçant

Upurui

l'impression

d'ailleurs

bien

la part

pu être

comme le suggère Okomayana.

La place

pas douteuse

et reste

clairement

établie

des Wayana, même au niveau

apprirent liées plus

les

techniques

aux événements grande

partie

comme chez les

auteurs

venus

a retrouvé karib

parmi

localisés

signification

les

ensuite

eux se fondit loin

:

parmi

encore

tiriyo

en Guyane au XVIIIe tiriyo

encore,

siècle.

(cf.

97). de les

auxquels

Après de nombreuses

sous-groupes

en langue

Plus

parti-

anciens

distinction

du bas ou moyen Jari,

agricoles.

FRIKEL va plus

cette

généalogique.

que nous conterons d'entre

Taponte,

le chef

COUDREAUque moi-même avons relevé

sont pour eux des réfugiés

de

Namikwan

(COUDPEAU,1893, p. 558 ; LEBLOND, 1789 ; P. GRENAND, 1972, p. Aussi

et Namikwan

en croit

des Wayana,

et

que les

Namikwan et Upurui,

pour les Upurui

pour les Wayana si l'on

culière

tradition

aussi

des Tirio

indique

d'eau ' renforcent

d'oreille".

et ses

connus dans la tradition

de LA RAYE (1729),

des Orokoyan

Karib

lui

Okomayana relatée

d'un même cours

en tupi

Taponte,

Cette

oreilles.

avec celle

au sous-groupe

des Upurui

archives

Namikwan et peut-être

Aramakoto,

les Arami.

les

Upur&

ils

péripéties

p 287 ),

la

les Wayana. que DE GOEJE, puisqu'il

actuels

la trace

des groupes

Leurs noms ont tous une


- 276 -

- Taripiyo

: "indios

- Aramayana

macaco prego".

(ou Aramakoto,

chez les Wayana)

: "indios

Abelhafpreta". - Aramih'tcho'

: "indios

- Okomayana : "indios Tous ces groupes

parlent

Pombo". Vespa"

ou parlaient

FRIKEL a pu par ailleurs

de la cassave

découvrir

de la région

(1958,

étant p.

l'origine

de la rivière

l'Amazone

Tap%'?y

des oreilles

lpasi'il,

(Iriartea

un agrandissement Wayapi disent de

la leur

Autre

fait

Wayapi

rapide

témoignant

rapports

de ces derniers

dansle

sous le nom

"les

permettait langue,

les

différente de LA HAYE.

évoqué sur la guerre

appellent

les Waygpi de leur

des

/Kalai/,

antériorité

connaissance

de des

Portugais.

orale

wayapi

gens du chien",

traduit

leur était

Wayapi et de leur

avec les

mythe d'origine simplement

déjà

par là même à la fois

aux intrus

les

du palmier

provoquée

géographique

ces derniers

La tradition ment les Kaikusiana,

karib

chez les Wayana

épineuse

mais qu'elle

la localisation

les Tapi71y,

par rapport

est

la

groupes

à identifier

Concernant

dans le texte

présence

qui

suggestives de l'agrandissement

La suppuration

la comprenaient

intéressant,

"Brésiliens",

inclus

aucune peine

de l'orifice.

et confirment

contre

différents

enquêtes

avec la racine

fait

exhorriza).

qu'ils

les Wayana,

de la cassave",

pour les

aux Namikwan par les descriptions

progressif

Parmi

180).

nous n'avons

les Waygpi,

tiriyo.

149, 166, 1749.

du mot Urukuyana,

Sur la base de nos propres et surtout

1958, pp.

la langue

le second nom des Wayana : "indien rivière

(FRIKEL,

notifie

abondam-

dont nous avons vu qu'ils

des clans.comme en tupi

également

formateurs

de Yawaimi-gw%gc

sont

des Wayapi, (cf.

p.69

).


_- 277 -

Or, d'une ethnie

part

et

les Wayana et les Waygpi gardent

d'autre

formateur

part,

connu sous une double

dant que FRIKEL n'a

à.partir

penser,sur

la foi

apparentés

au tirio,

être

rattachée

Aramakoto seuls

d'autre

anciens

et Aramigo,ne

tels

part

en tirio

groupe

Notons

cepen-

chez les Tiriyo

orale,

par cette

j'incline

en wayapi

à

de mots karib

de mots tupi;qu'elle

apparentés

sont apparus

du seul

présentée

que les Aramigo

groupes

de cette

et tupi.

de ce groupe

d'une

part

doit

et les Aramakoto.

avec sûreté

aux Tirio

connus en cours d'enquête

actuels,

que des

Wayana Deux autres

dans les par les

sources Indiens

la première

écrites,

fois

groupes

qu'une

"Jenipoko'!

(Inipuku)

pourtant,il

aurait

: il

est rarement seule

fois

été signalé pas.

non contactés,situés

avec notre

l'existence

Tampoc) disait-il,

tardivement

fréquemment

des Aparai,

évoqués

signalés

pour

signalé

dans la littérature

et n'a

par ADAM DE BAUVE, en 1832, sur le du Jari.

dès le XVIIe

Selon MARTIUS (1862) siècle

par une source

ADAM DE BADVE affirme

lait une langue Tupi. ___-------____-----(1) Les Kaikuidjana et Kaikutsyana

(2) Pour être

s'agit

dans le bassin

que nous ne connaissons

rapport

apparaissent

par KERKOVE en 1760, et des Apamâ (Apama, Apamay).

été visité

koto-charumg

enfin

mais sont en revanche

contemporains

Ce groupe mystérieux

sait

karib

d'identification

de la présence,

les

s'agit

et de la tradition

aux groupes

A contrario,

trace

la difficulté

des archives

il

appellation

pas trouvé

Malgré

actuels('). ethnie

chez ces derniers,

le souvenir

qu'il trop

signale loin

en outre

qu'il

sont des groupes

vers

l'ouest

par-

para-

pour avoir

un

ethnie.

juste,

un seul WayaT>i, feu le capitaine

ancienne

des Aramigo,

entre

mais je pense qu'il

tenait

"Kampi

Eugène Inâinu.,,GonnaiSet Alawa"

ce savoir

(Camopi et

des Wayana.


- 278 -

Beaucoup plus KRUSE, signale, Ces Indiens'

1830, semblent existe

peuvent

en arrière,

ne les

lors

rattache

à leur

FRIKEL (19589,

sur les

matérielle

avoir

sources

ressemblait

été dispersés

du haut

d'après du Maecuru.

à celle

sur une grande

Oyapock nommé Apamgl%,

représenté

de la première

pas volontiers

le cas des Aparai

de nous,

village

avoir

un affluent

Ils

des Apams'. resté

en 1944, un ultime dont la civilisation

Wayapi vers puisqu'il

près

selon

tupi

ceux-ci

aux Wayapi,

et des Namikwan -.Tap%'fy,

surface, "rivière

moi un groupe

migration

les

vers

partiellement

la Guyane.

semblant avoir

des

Je

comme dans

trouvés

sur place

arrivée. Le cas des Aparai

nord-ouest

des Wayana dans le texte

indiquer

le haut

depuis,

ils

rivière

Paru,

groupes

de langue

que les

Comanianas

leur

D'après

SCHOEPF (1977,

du XIXe siècle plus

tard

rébarbative,

il

tico-culturels

avaient

Maouriou). un groupe

"avaient pour

faire

Paru était

de résumer

avec eux,.."

jusqu'au

série

longue

rapports envoyés

alliance

Ce n'est

par eux.

premier

dé-

sur le Paru.

de données, grands

de la Guyane orientale

quart

que quelques

Jari

les

semble

été installés

tué les

A partir

de cette

à l'ouest

de mauvais

du haut

quelque

traits

peu

linguis-

au moment où les

:

Norak,

A ce groupe, plus

habité

Cités

ont toujours

que les Wayana passèrent

de l'intérieur

: Piriu,

députés

p. 219, le rio

1) Au nord nord-est, émigrées

: (Ils)

me semble possible

WayZpi y pénétrèrent

ils

le même voyageur, tiriyo

exclusivement

connu.

de KERKOVE de 1760, ce qui

sur laquelle

entretenaient'selon

avec les

cennies

est mieux

le bloc

des tribus

Akokwa,

Way, Makapa,

j' associe

les Karana

anciennement

arrivé

et d'affinité

tupi

les plus

Emerillon qui

anciennement

(Mersiou,

constituaient linguistique

sans doute inconnue.


. - 279 -

2) Au nord-ouest

et au centre

nommerai proto-tirio et d'autres

: Aramakoto,

encore,

voyageurs

hollandais

3) Au centre vées diverses, siècle

plus

toutes

sous le nom galibi et au sud-ouest,

karib

Taripi,

Kaikugiana,

connues

à l'époque

que je Okomayana, par les

d'Akuli

(DE GOEJE, 1940).

des populations

sans doute

des affinités

entre

elles

d'arri-

dès le XVIIIe

: - Wayana, probablement

dent habitat

aurait

- Upurui groupe

Aramigo,

à l'ouest,

mais ayant

des populations

nord,

installés

été la rive (Upuluy)

qui ne font

par les Wayapi,

peu ; leur

précé-

nord de l'Amazone. sans doute Plus

avec les Namikwan ou Tapirlly.

ou massacrés

là depuis

tard

ces Amérindiens

qu'un

seul

assimilés restent

et même

aux Wayana

pour moi linguisti-

quement inclassés. - Aparai, qui

établira

plus

SCHOEPF, 1972). notés

groupe karib tard

des relations

L'existence.,en

par FRIREL (1958,

wayapi,

soit

d'origine

p.

avec le groupe

du nord-est,

étroites

aparai,de

suivant

mais qui

des Wayana, mais

avec ces derniers

nombreux

13l),indique

- Apamg (Apama, Apsmay), au groupe

différente

emprunts

une relation,soit

(cf.

au tupi, avec un clan

: groupe

serait

tupi

à rattacher

dans ce cas resté

sans doute au sud pendant

tsa migration. Le portrait faire

perdre

contrecoups

que je viens

de vue que ces populations de l'arrivée

Amazone. L'irruption bouleversement

figé

des Européens des Waygpi allait

ethnique

de la région.

avaient sur les contribuer

de brosser

ne doit

déjà probablement côtes

pas subi

les

de Guyane et le bas

largement

à accélérer

le


- 280 -

III LA CONQUETE WAYAPI

Les Wayapi commerciaux d'anciens

se montrent

avec les Portugais, ennemis.

Entre

peu loquaces

sur leurs

ne voulant

voir

aujourd'hui

1780, ils

n'en

sont pourtant

1730 et

rapports

en eux que pas,

tant

faut,

à la rupture. Nous avons déjà cité (cf. p. 215) leurs diverses . attaques contre les Kusari, les Taripi et les Aramakoto. Les faits sont

incontestables "tl

: est

à souhaiter

au Gouverneur des courses de la nation ne peut Indiens".

,,répondait

d'ORVILLIERS, des Indiens

rapporter

des Coloniés

que vous ayez pu prévenir

Ouyampis qui

des Coussanis

que s'en

en 1743 le Ministre

(Kusari) à votre

avaient

enlevé

; en tous cas, prudence

pour

les

suites

une partie Sa Majesté

contenir

ces

s'en


- 281 -

Le chef Okomayana, Amiacaré, à Camopi en 1760, confirme

et, en notifiant

bien

la puissance

chez eux la présence

avec les Portugais

Amiacaré

au delà

avait

avec eux ; mais ils

de fusil,

sans pourtant

Caicoucianes devaient

lui

leurs

être

parler

des Français,

qu'ils

craignaient

le reçurent personne.

parlé,

eux-mêmes,

lui

accointances

dès lors

avec qui

ils

voulaient

à contenir

sur le Yarri

que se sont

établis

dont l'histoire

ressemble

anéanties

à feu,

que leur

engager

à leur

une des trois tués à cette

nations

donnaient

Camopi au confluent

de cette

rivière

amitié

et

guerrière

les

Indiens

d'Hélène,

, qui

Oyampis

enlevée,

et

ont eu une guerre

en ont été repoussées

et

munis d'armes

les Portugais

favoriser,

avaient

et c'est

donnée par rapport

faire

entendu

que ces Oyampi étaient

; ils

au Camopi.

avaient

avaient

des esclaves.

nations guerre,

taient établis _________--_-----------

à celle

: parce

fournir

ils

commente :

pour une femme qu'ils

presque

dit-il,,l'empêcha

l'organisation

les Wayãpi,

avec trois

Oyampis

fâcher."

ou Ouampi, qui,

considérable

faire

que les

et cela,

que,

pour

arme dont les

croire

parce

de les

du Camopi au

et ses gens à coup

Cette

fit

En 1769, TONY, dépeignant des Wayana, destinée

lui

avec les Français

alliés

tuer

des cacaoyers

été thés ces indiens

tuer

avaient

de les

(1) Indication

, prouve

époque.

:

sud-ouest(').

"C'est

par KERKOVE

des Wayâipi à cette

de fusils

-"Les Oyampis Sont installés

banaré

interrogé

presque

C' est

à la position

les

Les Armacotous

depuis

-(...)

pour

tous

ce temps-là aussi

étaient

été pris qu'ils

en partie

de la Mission

avec 1'Oyapock.

les

ou s'é-

parce de


- 282 -

que ces Oyampi s'étaient à feu

9 qu'ils

(...

vivaient

peu militaire"

d'entre

ainsi

elles,

la plupart

avec les Portugais

totalement

- soit

entre

leurs ils

- soit

seuls

les

sources

écrites

un

ne sont pas

de certaines

très

précis.

Seule

évoquée en filigrane,

plus

cultures partie

d'alliance

Les déclarations,

de fusils,

elle

éléments

rupture

comme alliés

des politiques

culturels

:

voulurent

aux Portugais,

à la guerre hypothèse.

wayapi

: nous avons vu à quel culturel

esclavagiste. 11 faut

et portugaise, point

les

cepenet

relations

des Wayapi et comment

s'intercalaient

négatives,

waygpi

;

la première

de l'univers

orale ultérieure,

participèrent pour

pour expliquer

;

d'eux

et de troc quoique

avancées

et la tradition

jamais

villages

concordance

font

être

avec les Portugais

quelques

de leurs

nombreux

reste

gommée, soit

peuvent

comme dépendants

distinguer

intertribales

les

déjà vu,

compte tenu de leur

Je penche personnellement

les phases

et le souvenir

soit

ne se considérèrent

plutôt

finalité

de police

anciennes

Quant à la possession

hypothèses

rapports

mais bien

dant

armes

oubliée.

les WayZpi,

- soit

est,

de Asingau.

Trois le décalage

par leurs

sous une espèce

des guerres

que nous l'avons

comme dans le récit

oublier

ainsi

par les Waygpi contemporains,

l'alliance

est

si redoutables

(TONY, 1842, p. 232).

En fait, contestées

rendus

entre

les hostilités.

du chef okamayana en sont une preuve,

partagés

entre

Wayapi et Karib

voisins

en sont une autre. Quelques des Wayapi sont

contenus

et SAINT JULIEN visitèrent

autres dans les

indices archives.

sans problème

sur la convivence Ainsi, des villages

pacifique

en 1740, LA JEUNESSE Haracoupi

(entendons,


- 203 -

le clan wayâpi

des Walakupi)

PREFONTAINE recensa groupes

isolés

un village

du rôle-clé

indépendante.

Il

Wayapi avaient

est déjà

cependant glissé

formateurs

cités

haut,

plus

archives

certain

vers

sud-est

décennies

Namikwan occupaient du confluent

A cette

rivière

des Apalai

installés

moyen Jari

et ses affluents

Cette

documents

un pont

entre

s'était

l'est faite

situées

vers

MARTIUS, à qui l'on

des luttes

contre

des tribus

survivants

s'étant

doit plus

dans les alliés

plus

l'ouest

au territoire le

et de gauche,

de l'Amapari-Araguari. d'autres

repliés

ethnies

à l'est,

mal connues,

: les

sur le Paru de l'Este les

ces renseignements,

à Almeirim$à

reste

Les Wayâpi occupaient

du bassin

immédiatement

dispersés.

sans peine

l'Ipitinga,

au détriment

rivières

le souvenir

et du Kouc à partir

de droite,

et les

les

les

les Wayana et leurs

sur le Paru de l'Este.

et les Apamâ', les premiers

visita

situées

du Jari

Apalai

il

être

et confinaient

et atteignaient

occupation

tous

:

période,

les bassins

de cette

l'Iratapuru,

ni sur le KOUC,

de dresser

avec les Wayana.dont

deux camp-a,peuvent

1760-1780.

Parmi

tels

l'embouchure

les

la conviction

orale.

Les guerres dans les

établissements,,

de 1'Oyapock.

siècle,

territoire.

j' ai pourtant

de TONY nous permet

et tradition

unité

du XVIIIe leur

Ces

des outsiders

véritable

milieu

actuelles,

1) LA DOUBLE HEGEMONIEWAY&/WAYANA

vivant

qu'au

aucun de leurs

celui

représenté

le nord et agrandi

orales

exister

ni sur les

ont peut-être

joué par la communauté,

Compte tenu des traditions ne devait

En 1749, BRULETOUT DE

Oucampi dans "Le Sud de 1'Oyapock".

du gros de l'ethnie

souvenons-nous

qu'il

sur le haut Amapari.

seconds cite

même

les Aracaju, du Parusen

s'étant

dont 1820.

:


- 284 -

Ces premières laissé

que de vagues

n'eurent

peut-être

de longue

durée

pas un relief

remarquable.

jusque

semble avoir

été particulièrement

populations les

vers

Entre

en guerre

conflits,

remuante. possible

permanente

Atupi

à partir

(Uluwu'i),

travail,paraît siècle.

- vers

orale

nous invite

bornée

été précédé

alors

bien - vers

alliés attaqué

Jésuites

deux rives

de 1'Itany

étaient

indiquer

une voie

les

médiane.

événementielle des chefs

des chefs

qu'il

propose

wayâ'pi

wayana !iarière

et

dans son

Il

:

amorce un conflit

précise

cependant

attaque

des Wayapi

s'étaient

occupées

Il

contre

issus

joints

Ces Galibi

Arami%o,et

indique

les

des des fugitifs

se seraient

auraient

que vers

par un groupe

Upului,

p. 556).

probablement

du Tampoc, les p. 558).

(ibid.

violent

que ce conflit

par des Galibi

de Kourou et de Sinnamary.

(ibid.

et d'en

p. 379) qui minimise

auprès

des Waygpi

auxquels

Emerillon

indispensable

qui présente

à choisir

des Wayana dans le bas Jari

karib

est-il

une histoire

1775, les Wayana sont attaqués

avec un groupe les

chronologie

p. 556).

du bas Maroni,

des Missions

Aussi

progressive,

des données d'archives

par une première

distincts

ce qui,

à LEBLOND, PATRIS et MENTELLE pour le XVIIIe

1760, la pression

avec les Wayana (1893,

villages

L'utilisation

résumée'la

avait

guerres

du sud de la Guyane

et HURAULT (1972,

et Pierre'(Ka'iluwiyR),

s'être

Voici

les

période..

p. 556-560)

de données recueillies

et du Boni Apatu.

cette

des événements

COUDREAUnous propose

François

qu'elles

avec une atténuation

et,

COUDREAU(1893,

la tradition

de la région

est vrai

1820 ou même 1830, l'histoire

une chronologie

circonstances,

; il

du Paru n'ont

En revanche,

de comprendre

de 1760

probablement

les

ethnies

les Wayana ont marqué les protagonistes,

va me permettre

ici

les

chez les Wayapi

A partir

de discuter

contre

souvenirs

contre

secondairement,

guerres

également

1760-1770,

proto-tirio,

les

les


.,_ 4.’ 3 P Okomayana &bid.!p. :

- 285 -'

Y

;.

Y.

des Way@i;-il ;; Li haut Itany,Let Tampoc et la Okomayana de

559).

.____c.ô_t.e., .les..s~conds-s.e D ‘-

i: II.

retirant-sur-les-

_-

'-

' -'

affluents-gauches.de

‘3

-. ‘.S,.(.

le le les la

-l'It,any-'.----.----

1,

.p. 558). ' I. ,Y<’,.

,c. ',.. :'

l . ! ,:; ..i I '_. *'

-. ' .._ ; -y, .-i i *788 sans préc?er si:c'est.par, ;c . suF,te de la vic$oire .-' . I< ._ ''7 indique,que les Wayana occupent les Tumuc-l$&ac'et 3 :: z y. installe le&Upului,au ndrd',de leur habitaf sur _'. r? . i haute Wakï; Il indique,iqui 1:s Galibi d'une part et ;j ;f 1 i -. t l'au;re,ont été.dainc&, les premiers descendant sur

- *e;s

(ibid!

.-

i.

..I’

.--_ ,- ‘.',. z,c) .,. i ,.- ..' I i ..’ Ii

- vers .lJ$.C, il ne mentionnegas de conflit~..a~ec-~e?,Wày~~pi, mais 1 ,*'.,<' ,.' \ .)'.I +-.y---_., i.-- '>. ..X"' I -8 '.-'. .,__ _./-.. ,-'._ -7 I signfle le reflux des,'$$rs Boni sur la rivière.-$arwiiii, fuyaht les I .y 1 .-*;,1; , -> ,.".-.y‘,', Y-...: per$dcution~'de~. Noirs Djuk~~$+$$.V~@~h) , armés:bar les Ho'llandais. La ' ,' *' ?.I,,~ ‘Q.,*, ./' .d' .? .. pe?r des Upului face auxjBor(i aurait proï'oqué'.des hostilités entre$& _. . :..a t*‘ <.-: ;: : Y' 8 Wayana et cette_.G tribuyaÉsale,,qGij aurait alots'.,dté installée'sura'le ,:' ; '.'",J 7:; .' , -, .." '. i,"P,~,.(i~'i~i?p.,~~9;160),.:,;' Tapanahoni; /puis e,ntxe,le Sari-2 ,.+: ,' ; t +

I

L. I

s'étiolent.

_. _.l.

--_ -

_-..

. ----

.

. 2' ... _.-i. __ ., .-z*r. T,/ \ /,* _-. -..-....__. .1 ,.f'<., f i ..>..y. -. : ‘I .._ _. /‘t y.; _ _ _ _ __.__.-. -.._-A.---__ ,..-;

p..

.

.:*.,;,

- I_ -- -. ----_

.___-- AI .

i 1


Carte La

conquête

9

wayapi

(1760-1810)

LEGENDE ----A

‘Bataille

m

Bataille

/

Wayana/

Voies

pdnétration

Raids

WayZpi.

Limite

f

Wayana/Galibi.

du pays

WaySpi. Wayapi.

Wayana

en 1780.

‘-‘\

Limite

du pays

Wayana

en 1769.

e-- \

Limita

du pays

Wayapi

en 1760.

---z-

*

Localisation d’autres

et mouvements ethnies.


- 287 -

- vers

1850, une paix

solennelle

est conclue

entre

les Wayapi

et les Wayana sur le moyen Jari.

Si ce tableau ce qui

n'est

évoque des populations

que partiellement

du phénomène guerre

et de l'organisation

voir

recouvre

cependant

Il

est certain

qu'il

de la plupart moitié

siècle.

incursions

tôt,

conflictuelle

puisque,

p.286

nous allons

est bien

enregistrés

la cause

dans la seconde s'étaient

dès 1736, les Wayapi

du second voyage

de PATRIS,

territoriales

de façon

précise,

des Wayapi.

TONY ajoute

l'étude

réels.

que la poussée wayapi

et ses conséquences

La citation

social,

constante,

firent

leurs

armées.

En 1769, lors

d'intrus

des évenements

montré

Nous avons vu que les hostilités

amorcées plus

premières

bien

que l'a

du système

des mouvements migratoires

du XVIIIe

d'ailleurs

ainsi

possible,

en guerre

sont

la situation

solidement

romancée sans doute,

Pour ce qui est de la répartition

installées.

la situation territoriale,

:

"les Ouest,

Indiens

(Wayana) nous ont dit

de l'autre

côté de la rivière

nous avons remontée,

il

amies ou alliées,

et s'étendent viens

Amicouane qui

jusqu'auprès

de parler"

"(nos

(Marwini)

de villages

et Appareille

communiquent

de la chaîne

le

Sudque

Roucouyens (Apalai),

par un beau chemin de montagnes

dont

je

les

souvenirs,

quoique

non datés,

:

ancêtres)

Wayana. Ils

vers

(TONY, 1769, p. 332).

Pour les Waygpi, sont' sans ambiguïté

allant

Ouahoni

y a une suite

(Wayana) et les nations toutes

qu'en

faillirent

faillirent

les

exterminer

(3-m3 Erra-&)

exterminer

tous.

tous

Les chefs

les

combatti-


- 288 ; tous

rent Les combats son récit est

semblent

les

chefs".

bien

avoir

de plusieurs

considérable, reculées

lieu-dit

Kulbkatpë

du confluent

"une fois".

puisque

les plus

du fleuve,

que l'oyapock

combat eut lieu

en forêt

voulu

prendre

reste

combat dans les

TukuBipan,

précisément

dire orales

qu'à

collines

avant

1760-1770.

contre

la période

aux traditions

ses traces

côté,

est grand

les Wayana

de pierres

utilisés

dans le chant

où PATRIS décrit

que le seul

leur

organisation

semble bien

nous remarquons

indiquer

le nord, que les

en Guyane,

traditions

s'être

produites

si l'on

se réfère

par COUDREAUet nous-mêmes. à COUDRRAU, que les décrits

de manioc (1973)

Upului

par HURAULT (1963)

découvertes prouvent

comme site

c'est-à-

nom de Wayana. Les hostilités

- Namikwan ne semblent définitive

contrairement

naturelle

signalent

des Wayana vers

recueillies

de plantation

Tumuc Humac furent

Jari,

la migration

Tap+?ïy

orales

Museum d'histoire

du Jari

fleuve)

Un troisième

des combats

de l'entrée

(1) Les alignements

Sauts)".

près

près

des Tumuc Humac, sur le mont

Par ailleurs,

les

je ne pense pas,

combat au

mais se situe

: "(le

localisation

dés Wayapi n'évoquent

ouvertes

non précisée,

le Kouc et le haut

dans la région

La simple

se situent vers

zones

les Wayapi à revers.

/kalau!{un

qu'ils

d'un

déroulé

indique

(à Trois

les

dans le moyen Jari,

combat se serait

Les Wayana, de leur

guerrière(l).

par les hostilités

connus atteignirent

car Pi-lfla

entre

ponctuant

couvert

en Wayana),

La localisation

cours

Pglila

Les Wayspi parlent

paix'<

Un autre

'de même largeur

ayant

combats

("ancienne

Pit&a.

dans le haut

les

durée,

Le territoire

du pays wayana.

du Kuyari.

au lieu-dit

eu une longue

refuge

furent

repoussés

et les

nombreu-

par la mission bien par

que les

Enfin,

ORSTOM-

inselbergs

les Wayana.

des


du bas Jari

seulement

moyen Jari

et la rive

vers

1760, puisqu'ils

occidentale

étaient

du Roue lors

installds

du voyage

sur le

du Sergent

LA BAYE

en 1728.

sur ce point

-

d'ensemble Nord.

Territorialement

- toutes

la poussée wayapi

a pourtant

des Wayana et de

Cette

expansion

forcée

mouvements en sens inverse lui

aussiAbien

Hollandais blement

et attaquant

actuel

les

Palanacwa (2).

Ils

installés

traditions

les

les

par des

de la côte.

Le fait

Inini.

installèrent selon

est ,

Vraisembla-

un village

COUDBBAU (1893,

dans

p. 5671,

de l'Ulemalii'selon

le chef wayana >. des rapports amicaux avec

alors

la rupture

des deux tribus

de la côte,

et enlevaient

les

Selon

11 est

Galibie

la tradition,

les

ayra

@ira

toujours

Galibis

pour nommer les à flèche

barbata)

utilisé

marchandises

qui manquaient

femmes des Roucouyennes”

la martre

en visite

avec leurs

les

séduisaient (ibid.

pF 567).

mangeuse de miel

actuellement

de

et déni-

par les Wayana et

Galibi.

(2) En 1968, ce chef nous a montré de roseau

rapidement.

se rendaient

les Galibis,

autres,

toujours

(1) Ce nom désigne

intervint

par COUDREAU,

Indiens

tenaient

cheuse d'oisillons.

peuplement

ils

tard,

cependant,

femmes, dit

les Emérillon

le

sur le Tampoc et les Wayana du haut Marwini.

uns chez les

qu'ils

et Namikwan vers

de la rivière

entretinrent

recueillies

"quand

d'accord

un déplacement

été contrariée

Galibi

Emérillon

années plus

Avec ces derniers

sant

surnommés Taira (1) , armés par les

galibi,

en amont du confluent

les Arsmigo

les

des Indiens

entraîné

Upului

avoir

sur le moyen Marwini

le haut Maroni, sur 1'Itany

paraît

des partis

quelques

alliés

sources

: MENTELLE, BRISSON DE BEAULIEU et FIEDMONT

établi

en 1767 signalent

leurs

les

cet emplacement

(Gynerium

epp.).

marqué par un grand


- 290 -

Un combat important boni),obligea

dans le haut

les

actuellement

Galibi

au lieu-dit

à redescendre

magnifiquement

"ils

Itany,

abattent

Tribiki

sur la côte.

évoqué dans le chant

les

(1) , leur

Kalipono

(en langue

Ce combat est

/kalau/

encore

des Wayana :

sang se répand

à terre

comme une vomissure. pas le sang des Sieouyana (2) , c'est

Ce n'est

charrie

Le courant

brisés

Les canots

en écorce

se mettent

y a de l'écume

groupes

durent

également

des constituantes les

la source

les

pu être

a fait

les

une revue

siècle,éclateront

Tirio

Elles-sont

(2) sieouyana, wayana.

"gens

ennemis", du coati",

entre terme ethnie

(3) mëpu : "arbre Hymenaea courbaril", ethnies du sud de la Guyane pour faire

contrairement jusqu'au

dernier

furent

encore

signalés

LEBLOND. D'autres

de 1'Itany

pour devenir

les

1950 en effet,

années

Okomokê et Arakopina les

attaques

une

à

ultérieures

signalées

que par COUDKBAU

cependant

probables

français

p. 2-121,montrent

des frictions "indiens

rivières

En revanche,

ultérieurs,

(1955,

(1) kalipono,

: vers

Okomayana ne sont

des voyages

des flèches"

fui

1789,par

à l'ouest

sur les

confirmées.

aient

, puisqu'ils

la Waki,en

du Paru de l'Este.

récits

est peu probable,

émigrer

vivaient

des Wayana contre et n'ont

il

des actuels

"Aramihtcho"

emporte

126).

avec les Galibi

des Wayana,sur

coulés.

le courant

COUDREAU, que les Aramigo

sur le bas Maroni

des rochers.

de /mëpu/ (3) sont

En revanche,

au voisinage

en travers

sur l'eau,

(BURAULT, 1968, p.

à ce qu'affirme

des Kalipono.

des flèches.

Les canots

Il

celui

car tous

ou hollandais>dont que,tout

groupes

tirio

au long

DE GOEJE du XIXe

et wayana sur 1'Itany.

général. qui apparait

dans plusieurs

principalement utilisé leurs canot en écorce.

contes

par les


- 291 L'existence

d'ancêtres

Wayana actuels

collectées Il

lés

okomayana récents

n'est

pas certain

rent

sur les Galibi,

à la fois

effet,

non sur l'Ltany,mais la source jusqu'â nette

une suite

signalée

du texte

par COUDREAUentre

leurs

villages

l'organisation

un siècle

ment géographique

relatif,

et WaySpi ne pouvaient

plus il

plus

alors

1790, conséquents

vallée

du Maroni,

des Wayapi. d'ailleurs très conté

clair.

Les faits bien

plus

le triste

destin

travaux

1972, p.

J'ai

même pu monter

131) que les Upului

Réfugiés

vraiment

p. 31-34)

mais

En revanche, identiques éloigneque Wayana

survenus Boni dans la

avec l'histoire les Boni, sont

tel

qu'il

est

le moins exagéré,

dans

(DE GOEJE, 1941 ; FRIEEL,

que les Upului

dans un préeadent

sont

deux,

en donne un récit

des Upului,

ou pour

contemporains

1956 ; P. GRENAND, 1972) ont montré les.Wayana.

évènements

par COUDREAUconcernant

par COUDREAI&me semble douteux,

la mesure où tous les

les

des Noirs

connus et CREVAUX (1878,

En revanche,

certain

pas

en guerre.

n'interfèrent

avancés

côte à côte.

pas ici

aux mouvements

car ils

les

COUDREAU. De par leur

être

Je ne discuterai vers

entre

donc à peu près

très

ressort

Les communautés étant

est

à

La séparation

installés

tard

installés,

que ce chemin se poursuit

la distinction

a disparu,

à ce qu'observera

recherchè-

Tamouri

Wayana et Upuluine

bien

leur

En 1789 en

de la rivière

apprend

comme étant

militaire

Upului

wayana et upului

ou du Paru de l'Este.

de TEBLOND, qui fait

donne

il

Oralement,

du Jari

alliés

de villages

instal-

COUDREAU ; après

avec les Français.

sur un chemin allant

de 1'Itany. la source

comme l'affirme

et le contact

LEBLOND observe

des

que les Wayana se soient

les Wayana et leurs

la paix

généalogies

en tous cas des contacts.

par RURAULT,prouve

sur le bas et le moyen Itany

victoire

dans les

la composante

se métissèrent travail

la plus

parmi

(P. GREBAED, importante


- 292 -

aes actuels

blableç,puisqu'en 1

aes heurts

Wayana. Pourtant 1937

son informateur

entre

DE GOEJE (1941,

alliés

restent

p. 2) apprend

vraisem-

de la bouche de

wayana/,T.aponte,{que

"dans un combat,

les

Oupouroui

Wayana ; ces derniers

avaient

prirent

les

été vaincus

par les

femmes des Oupouroui"

2) LA PAIX WAYÂ?PI

Il

semble donc bien

et les Wayapi,

séparant

seur de.forêt,

n'entretinrent

Il

est également

la source tendre le Jari très

ch. 1

p. 90 ),

avec les

et il

ou intermittents

documents

devaient

et les

En sens inverse,

si l'on

avec les

antërieures,

sources

des ethnies

les Amérindiens

"libres"

des Wayana) se seraient sur la haute vieille

Waki,

mission

entre

de Saint

part, orales

limités

en-

une ethnie

de leurs

des,:contacts

rapports

permanents

Cette

affirmation de LEBLOND (1789)

l'ensemble wayápi

les données des auteurs une diminution

1730 et 1750 ; ainsi,

survivant

le reste

dehors

d'une

on constate

en 1789

couvrait

alors

les observations

traditions

compare

territoire

amérindiennes.

de LESCALLIER (1787)

du XIXe siècle

de la liste

qu'en

entretenir

entre

déjà

diffus.

de LEBLOND le laisse

que leur

probable

de la différence

et le recensement

que des rapports

Les Waygpi,forment

avec des minorités

est déduisible

par une bonne épais-

plus

phrase

cependant

est fort ils

respectif

qu'une

médians.

Brésiliens,

1780, les Wayana

que les Way%pi fréquentaient ainsi

et ses‘affluents

puissante

territoire probablement

possible

de l'oyapock,

(cf.

leur

qu'après

des

d'autre

part.

précités considérable

en 1787-1789,

dans le sud de la Guyane (en dehors à une ou deux communautés arami

de la population

Paul réouverte

entre

vivant

autour

1784 et 1790.

de la


- 243 -

L'effectif

de 172 personnes,recensé

mêmes issus

du métissage

émigré de 1'Itany teurs

de plusieurs

et des individus

wayana et arsmigo.

Or les

auteurs

mière

moitié

des Kusari

en 1787,se

du XIXe siècle du XVIIIe

p.

166).

femme wagne (Way) dans un village

p. 38).

En 1890, COUDREAU, à son tour, avec les Wayapi

(1893,

nombre de 200 à 300 personnes Kouc, vers eux, Il

1860 (ibid.

la rivière

Mapali

et celles

wayapi signale

Notons

comme habitat

villages

signalés

entrèrent

Les membres isolés

de la Mission

Kaikulian

en cours

qu'ils

étaient affluent

principal

sources

au du

indiquent,

au XIXe siècle.

de la fin

on doit

1800

du XVIIIe

ethnies,

de Saint

qu'aucun

mouvement des habitants car les divers

LA MONDERIE (1857)

que ceux

en contact

issus

Paul après

Paul autre

avec les Way?ipi.

de la dispersion

sa fermeture

; l'auteur ne se fasse

de la région recensements,

la vallée

comme la femme way vue par ADAM

eux peut-être

qui a vécu à Saint bien

admettre

vers le Kouc,en suivant

en 1819, THEBAULT DE LA MONDERIE rencontre

dans son cas,

limité,

avant

inévitablement

d'autres

DE BALNE et FERRE, sont

un Indien

(1835,

que les Wayapi actuels

les

une

sur la Waki en 1766 et 1767 par PATRIS et

se déplacer

du Camopi où ils

Ainsi,

du Kuluapi les

du groupe

entre

montre

du XIXe siècle.

MENTELLE,durent

tants

connues de la pre-

Yasi?ynf,

Dans le cas des Kaikugian, de leurs

colpor-

donné comme inhabité.

p. 369) et précise

y a donc là une contradiction

Emerillon

surtout

En 1832, on lui

sur la rivière

p. 527).

(eux-

en 1830, ADAM DE BAUVE rencontre

vieille

de fusion

diverses,

des ethnies

Ainsi,

(1834,

en Piriu

Win, un groupe

du pays était

signalent

siècle.

sur 1'Inipuku

ethnies), d'ethnies

Le reste

divisait

de Saint

en 1790. sur le haut

pense qu'ils connaître

Ipisi

sont plusieurs (1857).

Paul dut pourtant

en particulier

et de BAGOT (1849),montrent

des habi-

Ce être

ceux de THEBAULT DE que la population

était


- 294 -

restée

géographiquement

stable

entre

Le cas des Kusari côtières

ils

se dispersèrent

obscur

soit

sur la côte

d'un

n'apparaissent

carbet"

plus

(Anonyme,

1740).

dans les

archives

ensuite

DE BAUVE et FERRE en 1830. Il kusari

isolés

début

des zones

du XVIIIe soit

dans l'inté-

les Wayapi "emmenèrent Les Kusari

tous

de l'intérieur

jusqu'au

voyage

est donc vraisemblable

survécurent

1830-1850.

: fugitifs

de Guyane,

de 1'Amapa où, en 1743, sur la Mutura,

les habitants

lages

est plus

de 1'Amapa au nord de l'Araguari.jusqu'au

siècle, rieur

1789 et la période

de ADAM

que plusieurs

dans le haut bassin

vil-

de l'ilmapari-

Araguari. Kusari, Paul,ne

sont probablement

avec les Wayâ'pi entre aussi

KaikuBian

des Karana

pas les

1790 et

(Kalana,

Nous avons précédemment

étudié

(cf.

cas très

du point

intéressant

laissé

une trace

qu'ils

furent

cette

dispersion

descendants même récit

dispersés

(1) Les enquêtes nouvelles

p. 269).

orale

Les Karana

parle

et incertaine représentent

orales

ils

ont

alors

concernant

dès 1836 (BAGOT, 1842) chez les NIYUENDAJU, en 1925, note

et nous-m&aes

entre

chez les Wayapi,

et un chant

concernant

présent

pas permis

un

1969 et 1973, avons à trois

la même affaire.

menées par nous-mêmes et S. DREYFUS chez les de ce récit.

un

car

indiennes,

de Urucawa (1) . Enfin,

des récits

en contact

wayapi

particulière

dans les mémoires

du chef Alexis.

Emerillon

de Saint

des Namikwan ou Tap&?î!y.

dès 1702. Les traditions

nous ont jusqu'à traces

et surtout

à être

de vue de l'ethnohistorien,

profonde

chez les Palikur

reprises recueilli --------------__-_

Amërindiens

la situation

supra

sont attestées

des Piriu

NAVET chez les

en 1978,ne

très

seuls

de la mission

1800. La tradition

Kalana)

de ces deux ethnies

et fugitifs

de mettre

à jour

Palikuy de


- 295 -

Tous les : les Karana

d'archives variées.

Seul,un

en recense Un fort emerillon teurs

Mompera,

après

l'est

(en 1729, LEFEBVRE D'ALBON

des grands

par la rivière

et aboutit

vers

par la rivière

que redoutaient

tant

les

toujours

derniers,

Notaye,

fortifiés vrirent,

guides

C'est

mais ce n'est

de L'Oyapock). selon

l'actuel les

informa-

et Miss,

deux autres

et Mul.&ni

; un autre

(Matapu)

et c'est

chef

groupes fuit

probablement

Norak de LA GARDE en 1729. Enfin, et Miso,

la colline

circulaires.

Marupi

Armontabo

selon Yawalu

et y installèrentssur

sauts

au sud du pays palikur,selon

le sud par les rivières

l'ouest

données

1702, dans des directions

sur 1'Oyapock

dans la région

vers

avec les rares

de NIMUENDAJU. Selon les FJayapi Yawalu

fuirent vers

fuit

concordent

se dispersèrent,

noyau survécut

17 familles

parti

récits

gagnèrent

la

nommée Yaya?+tl,un

11 que les

que plus

tard,

ancêtres

auprès

source

lui les

de 1'0yapock

de leurs

villages

des WayZpi les décou-

des Piriu,

qu'ils

apprirent /

quel

avait

été le sort Yawalu

des Rarana.

: "Nos anciens

et dansèrent ne virent

traces.

Depuis,

que ce groupe

Compte tenu de la position

de l'oyapock se fit plus

entrèrent

- on peut

au plus tôt

tard

vers

dans le XVIIIe

Waygpi vers

1800. Cependant, d'une

leur

ensuite

gëographique

elle

village

saouls,

nous connaissons

que la rencontre

siècle,lors

dans leur

étaient

disparut

:

les

danse".

sans laisser

des Rarana entre

les

peut

aussi

expédition

Earana

de

- la source

deux peuples avoir

guerrière

eu lieu des

le nord. AU

le problème

penser

moderne raconte

une nuit

avec eux ; comme ils

rien.

Les Wayapi affirment

Le récit

regard

des contacts

pour la connaissance

de ce qui vient

d'être

avec les Namikwan-Tapi'î'y

de l'histoire

wayapi.

dit

pour

semble

Les données

les

plus

Earana, important

que nous possédons


- 296 -

sur cette

période

différentes

nous amènent d'ailleurs

de celles

wayana disent (à partir

avoir

alors

en guerre

que nos informateurs

que de conflit

avec les Namikwan-Tapi'ïy.

avons aéjà

(cf.

on peut fondé

sur le fait

(surtout

si l'on

que les

dans la région hostilités

hostilités

se seraient,selon tandis

les Tapi?î!y je vois attribuer penser

de leurs

les WayZpi, entre

le haut de leurs

des faits, Peut-être

sont exactes., pure

pur et simple,

et simple

d'Upului

reprennent

le théâtre

différentes.

l'extinction

à ce que nous

un malentendu

contre

unicité

ne parle

des Nsmikwan et des Upului,

du haut Kouc. Les deux régions

deux traditions

des Wayapi qu'à

au contraire,

se réfère

voyagea),ne

alliés

une relative

aux traditions que les

où il

eux,déroulëes

dans le bassin

les Wayapi

de COUDRRAU, métissés

que les Wayapiplacent

la encore

Si l'on

pas devant

informateurs

du Jari

compte les

Camopi,

n'est

contre

wayapi

p 272) sur l'apparentement

se demander

assez

de COUDREAU. Nous avons vu que ses informateurs été continuellement

de 1800),

dit

à des conclusions

pas à leur

lesquelles Tampoc et le haut guerres étant

le décalage peut-on

plus

contigües, étant

à

simplement

et n'attribuer de la fraction

contre

l'oubli qui participa

à ces combats. Les relations être

plus

aussi

profondes

bien

les

anthropophagie mutuelle Ainsi,

encore

récits

En définitive,

WayZpi et Namikwan durent,en

les Wayana proprement

aux guerres

rituelle9témoignent,d'une d'autre

Wayapi Piamisi,enlevé

de chez eux alors nous voyons

qu'avec

consacrés

des cultures, le

entre

qu'il

était

les WayZpi entrer les

premières

que ceux racontant

part

part

d'une

enfant marié

dits

d'une

longue

fait,

car i leur

bonne connaissance

période

de relations.

par les Namikwan,s'évada

et père

dans un village

de famille. en visiteurs

années du XIXe siècle

n'ont

Plus

tardivement,

pacifiques. probablement


- 297,-

guère vu d'hostilités

et ont dû représenter

stabilité

territoriale,

les Wayapi amorçant

pacifique

des minorités

amérindiennes

années plus définitive d'autres

tard,

sans doute

de leur

territoire

ethnies.

nous allons

Mais c'est

maintenant

étudier.

après

leur

survivantes. 1810, qu'ils

actuel déjà

une période

processus Ce n'est entameront

et entreront

là le début

de relative

en conflit

de leur

d'absorption que quelques l'occupation avec

décadence,

que


- 298 -

IV LE DECLIN

A partir entraînant piter

du début

des transformations

et les Wayapi,

du XIXe siècle,

démographiques

d'invaincus

qu'ils

les

profondes

étaient,vont

évenements vont

se prëci-

se replier

sur

eux-mêmes. C'est XVIIIe

siècle

se dégrader.

probablement

que les relations Les raisons

dès la dernière

avec les

en sont assez

humaine du bas Amazone et de l'kaapa en 1796. A cette

date,

aux côtés

de l'Angleterre,

lever

deux Missions

les

d'Amapa, Les seuls Wayapi.

déportant Amérindiens

le Portugal et l'une françaises

quelques restés

Brésiliens

était

totale

en guerre

de ses premières

centaines nombreux

à

: la désertification

quasi

de Counani

du

commencèrent

évidentes

était

décennie

et fut

contre actions

et de Macari

d'tlmërindiens et accessibles

achevée

la France fut

d'en-

sur la côte

au sud de l'Amazone. étaient

donc les


- 299 -

1) RUPTURE AVEC LES BRESILIENS,

A partir Wayapi,

d'alliés

qu'ils

les Portugais

, proie

deux documents

d'archives,

relatif

à son voyage

relatif

à ses voyages

celui

qu'après

: ils

qui

avait

époque,

ils

demandais

fort

ils

ils

vivaient

avec elle

comment ils

avaient

de la tribu.

Ils

avaient

aussi

qu'il

et de là à Cayenne comme soldats

; qu'ils

nation

habitaient

que les Oyampis et qu'ils

gais, s'établir

force

d'avoir

la bande des Oyampis s'était à l'endroit

où elle

les

ne vivant

que

peuplade cette

facilement environ

et conduits étaient

pour

; et

partie.

y avait

Portugais

; qu'à

mois,

tard

chez cette

par les

de l'Amazone

plus

et en faisaient appris

:

occupé Cayenne

et que, depùis

me répondirent été pris

; je

à la chaîne

plusieurs

accueillis

ne

qu'autrefois

évadés

arrivés

p. 220)

la ren-

boncréole

qui avaient

s'étaient

étaient

bien

je fis

condamnation

dans les bois

sauvages,

les

qu'ils

erré

d'une

pi 29)

des Wayapi

me répondirent

des Portugais

se sauver,

avoir

prêtées

en particulier,

des carbets,

qui me parlèrent

au service

de fruits

de ADAM DE BADVE (1834,

aux alentours

sur le fait

voulu

paroles

causes du mouvement migratoire

en 1815 et que, par suite avoir

les

pour

de THEBAULT.DE LA MONDERIE (1857,

de deux Indiens

étaient

- les

comme en témoignent

de 1828 à 1832. Le premier,

sur les

avant

peu à peu une proie

en témoignent

de 1819, et celui

interrogeais ils

déjà

en hommes bons à recruter,

"En me promenant contre

devinrent

commerciale,comme

; proie

aucun doute

de 1796 - et peut-être étaient,

au chef Asingau

laisse

ALLIANCE AVEC LES‘FRANCAIS (1790-1818)

Je leur la langue trois

ans

au Para

de la même

une des branches

été tourmentés vue contrainte

est actuellement."

par les de venir

Portu-


- 300 -

Si les WayZpi ont été "tourmentés" c'est

probablement

plus

militaire,organisée. bords

avec les

du chef ?" leur

Brésiliens.

temps qu'il pondaient

citation

les relations

était qu'il

montre entre

siècle dront Il

le vase,

bien

vers

Il

est

dans quel

Amérindiens

avec les

Le récit

avec les

Brésiliens.

puis

tué,

"Il

vivant

est au Jari" Il

climat

les

vivant

répondirent

y avait

très

Brésiliens

: "Ton frère

toujours

"Où

longré-

va monter

dans un autre

de tromperie

pays".

se nouaient

alors

et Portugais.

évènements

de 1815 furent

dans la forêt après

de dire Brésiliens,

la goutte

qui fit

dut commencer dès la fin 1815, quelques

comme nous le verrons,

difficile

rupture

par eux,

et à chaque fois

En sens inverse,

est d'ailleurs

sur les

de ce chef,

pris

pas vrai.

toujours

canot.

pour un temps contact,

première

est parti

parti,

le repli

précédent.

de troc.

que le frère

demanda-t-il.

était

Si les déborder

déplacement

ensuite

Mais ce n'était

dans un autre

sa capture

:

"Le frère

est mon frère

Cette

Portugais,'fut

mal définie

Miso:

d'un

par les Wayapi actuels,dit

librement

pour une raison

lors

Portugais,

que par une action

de TBBBAULT place

sans doute

de As&gau,~,raconté

les

ou séduction

L'informateur

de l'Amazone,

parti

par traîtrise

par les

si le récit

villages

avec les

d'Asingau

repren-

Brésiliens.

porte

ou sur la seconde,

du

sur la

définitive,

1830-1840. En se repliant

nord-est,

les Wayapi furent

amenés à occuper

mêmeqpar endroitspdésertes. conflits

éclatèrent

de l'occupation - 1800-1820 la haute

Yaroupi.

géographiquement

C'est

sporadiquement

des terres

nouvelles

: occupation

à cette

peuvent

de l'Ipis?,

le nord et le

des terres

période

avec les

vers

peu peuplées

pourtant

autres

ethnies.

être

résumées

du haut

ou

que de nouveaux Les étapes comme suit

Oyapock et de

:


- 301 -

légende no

commune 10,

11,

aux

12,

cartes

13,

14.

a 3 itinéraires ------------

itinéraires ADAM

wayapi

DE BAUVE

CREVAUX

[carte

COUDREAU

autres

i-l-+-l--l-++

itinéraires *

[carte

no

12

et

colporteurs

. 1824

sans

nom,

.1860?

date

et

. Mikula 1870 - 80 ,---., , \ .w-_ 2

avec

nom

e Mikula 1870- 80

d’après

la

littérature

0 Wayûlo 1890-1910

d’après

La

tradition

. SBIUT -1882-95

recoupé

par

les

03

autres

avec

date

nD

wayapi dénomination localisation

imprécises

chef

et

villages

date

de

sans

localisation

localisation

sources ---mm--

ethnie

sans

[envahisseurs,

0

ethnie

NAMIKW AN 1831

dl

m

orale

deux

sources

ethnies

territoire groupes

avec

territoire évènements

hostilités

MaySpi/autre

hostilité

inter-villageoises

tribal. résiduels]

tribal historiques ethnie

1830-32

f

1870

3

133

wayana

de

localisation

de

carte

wayapi des

b] -communautés localisation et ----------------------------

groupe

101

no133

chemins

de

par:

no

no111

[carte

GRENAND __-_---

relevés

[carte

wayapi

précise


- 302 -

- 1820 - 1830 : occupation jusqu'au

confluent

les

objets

de traite

Portugais.

Connaissant

Portugais,

ils

cependant

bien

comprirent

à la fois

d'alliance qu'ils

l'antagonisme

d'intermédiaires.

merveille

de lyrisme,

expériences

passées

mais

aux

dont

certains qui

sur la version

descendent

servirent de COUDREAU,

sur le fond et montrant

des Amérindiens,

rendus

des

avec les Français

et des Piriu

identique

auprès

mais manoeuvrèrent

du contact

néanmoins

de se

les Français

favorable,

des WayZpi de Camopi,

Je me baserai

la stratégie

précédemment

opposant

Les circonstances

connues

les Wayapi

avec les Français,afin

obtenaient

des Wayapi qui y participèrent

pleine

de l'oyapock,

dans le haut Oyapock,

que le moment était

avec prudence.

sont actuellement

certes

arrivée

à nouer des rapports

procurer

du bassin

du Camopi. Dès leur

cherchèrent

de l'ensemble

méfiants

à

par leurs

avec l'Occident. En 1817 ou 1818,

"une femme indienne mystérieusement.

du bas de 1'0yapock

Des Pirious

dans un canot

affirmèrent

monté par des Indiens

d'en

par les

bas ?" (ibid.

Oyampis pour faire

inconnus"

bien

soit,

une Indienne

qui vivait Beaurepaire, rechercher

pour but de se faire Piriu,

avec un vieux partit

vue passer (1893,

était-ce

connai,ssance

p. 280)

un ingénieux'

avec les

Indiens

de Camopi,

ce rapt

p. 280). Pour Norbert,

avait

de disparaître

l'avoir

COUDREAUcommenté : "Peut-être moyen inventé

venait

veuve soldat

actuel connaître d'un

des Français.

planteur

"protecteur

avec un groupe

la disparue.

chef wayapi

de Piriu

woiqu'il

de l'oyapock, des Indiens" vers

en

M. Popineau, nommé

le haut Oyapock pour


Carte.10 1815-1850


Carte. Les

11

communautĂŠs 1850-1885

wayZpi

.. .._

<


- 303 -

"A la hauteur avait

réussi

pirogue. (ibid. Norbert,

1'0yapock devenir

Elle

et qui descendait

raconta

qu'elle

avait

rencontra,

qui

dans une petite

été bien

traitée"

p. 280). précise

des paroles jusqu'à

avait

descendit

wayapi

été libérée La petite

où le contact

personnage

Waninika

rencontra

qu'elle

de bonne entente.

l'Ppi-s?,

le principal

décennies. où il

à s'évader

de son côté,

pour porter

on ( la)

de la Roche Mon Père,

se fit

par les Wayapi

expédition

remonta

avec Waninika

qui allait

aux yeux des Blancs

pendant

dans le bas Oyapock jusqu'au

fort

deux

Saint

Louis

les Français:

"Ouaninika canots

remonta

d'indiens

l'attendaient

("hommes")

au nombre de trois civilisés

et un vieux suspectes.

d'amitié

et accompagné

Les peïtos

des Indiens

sur une roche, marchandises

présents

civilisés. au dégrad

Les présents

ce traité

comblé'de

piaye

Au village,

si étrangement

de Ouaninika

cents

guerriers.

et des Blancs ("chamane")

furent

exorcisa

de grands absolu".

par plusieurs

étalés ces

cachiris

(ibid.

scellèrent

p. 280).

2) LES DERNIERS REMOUSDE LA CONQUETEWAYIPI (1815-1840) Les hostilités pour toute

cette

exagérées.

La seule

du député

Roucouyennes

par leurs affirmation

selon

assertion

NOYER en 1820, 'Les

Cette

période.

entre

Amérindiens,

CODDREAU, semblent contemporaine

qui ne fut d'ailleurs viennent

d'être

très avoir

dramatisante

importantes, été hautement est

pas un témoin complètement

celle oculaire

:

exterminés

ennemis les Oyampis" erronée

était

sans doute

basée sur le fait

qu'à

la fin


- 304 du XVIIIe

siècle, "ils

ainsi

(les

que l'a

montré

Wayana) avaient Sévèrement

eu la sagesse

de renoncer sud"

La fermeture

de la mission

et l'abandon

de toute

Gouverneur

atteints

à ce contact

de Saint

Paul,

indienne

sans doute

de la Guyane confirme

avec les Français

par les

épidémies,

ils

et de demeurer

(HURAULT. 1972, p.

politique

et l'Empire,accentuèrent

HURAULT,

noué des relations

de l'oyapock.

dans l'extrême

-

point

d'ailleurs

isolés

181). où se faisait

le troc,

sous la Révolution

ce repli.

avaient

Le rapport

française de BAGOT au

partiellement

l'appréciation

de HURAULT : "Les guerres

qu'ils

eurent

(les

des Oyampis en diminuèrent il

y a environ

soixante

D'après mentielle

- hostilités brésiliens

et,

contre

1'0yapock

(1849,

les

investigations,

s'est

retiré

l'histoire

1810-1850

Emerillon

à l'arrivée

p. 7).

les Namikwan-Tapi??y,

progressive

au colportage

- décadence

ans"

la période

secondairement,

- réconciliation

le nombre et le reste

mes propres

des Wayapi pendant

Wayana) à soutenir

événe-

est caractérisée

un groupe

par

:

de fugitifs

et les Noirs

Réfugiés

avec les Wayana et réouverture

Boni. de

de ces derniers.

démographique

et début

de l'atomisation

géographique

des Wayapi. En 1819, sur,la apprend

que les Wayapi

séjour,

il

en guerre gardent

rencontre avec les

le souvenir

sont

rivière

en guerre

!Epis~,

contre

les

THEBAULT' DE LA MONDERIE Emerillon

des Wayapi venus de la source, "Longues

Oreilles"

de ces conflits,

eu avec les Wayana lors

de leur

arrivée

ou Namikwan. mais dénient

qui

lui

; en fin

de

disent

être

Les Wayapi actuels totalement

sur 1'Oyapock.

en avoir


- 305

A l'époque Emerillon,

ces derniers

rencontre

-

oii THEBAULT signale

sont installés

le conflit

sur la rivière

MILTHIADE en 1822 (HURAULT, 1963, p.

avec les

Inini

155),

où les

c'est-à-dire

200 km au nord des Wayapi de 1819. Pourtant,

des renseignements

par COUDREAUchez les Wayana du haut Marwini

en 1889:éclairent

les

rapports

possibles

entre

"Les Emerillon

bien

dans le haut

Camopi,

p. Dans ce cas,

Elle

la guerre

présence travaux

les

limitée

entre

d'alternance

venus

heurt

violent

victoire actuels,

et allaient Kouc”(1893,

wayapi. contées

entre

de rapports

plusieurs

et ne faire se maintint décennies,

leurs

hôtes

s'explique

en soit,

les

d‘inimitié

très

avoir

se serait

Inâmu (Wayapi) emerillon

aux

‘.

Boni que par une

traditions

orales

à E. NAVET, R. DEMAhj accentuée

Boni au XIXe siècle, toujours

la

peut-être

Réfugiés

par Mompera et Chanel

1830 et 1835. Un parti

d'échange.

de visiteurs

nes Noirs

Quoiqu'il

Wayapi et Pmerillon

au va et

Wayapi et Emerillon

de vassaux

sur le caractère

et le chef

été liée

et aider

avec les Wayana semblent

Mompera (Emerillon) Oyapock,entre

n'y

chez les Wayapi de 1'0yapock

avec les Way?ipi et les Noirs rapports

Il

villages

de la crique

pendant

se ravitailler

Ce comportement

et moi-même,insistent

leurs

(...>.

(...)

aurait

au sein

,que par la pression'grandissante

rapports

qu'autrefois

à des poignées

La situation

d'Emerillon

des Bmerillon

:

de Tamouri

Bmerillon

1830, ADAM DE BAUVE signale

hypothétique

un peu

avaient,paraît-il,des 2

chez les Oyampis

contre

dans cet état

d'ahattis.

autant

au-dessus

et de la rupture

que peu de victimes.

puisqu'en

ils

recueillis

156).

donc pu qu'être

probablement

longtemps,

danser

de l'alliance n'a

sont moins nombreux

a pas encore

fréquemment

vient

Wayapi et Emerillon

à

de leurs

alors

que

été bons.

déroulé,

Le dernier

selon

au saut Wayuwaru,sur venu de 1'Inini

le chef le moyen

par le haut


-

Approuague serait

et la rivière

reparti

Sikini

être

limités,

il

le haut bassin trouvèrent

concensus

hostilités guerre acte

du Kouc,

permanent

engagé.

présence

depuis

la participation

L'aide

fugitifs

les actuels

au moins

face

entre

En occupant

massivement

les Wayapi Il

dégénérèrent

se

ne semble

les deux ethnies,

décennies

passage

final

car les en véritable

de ADAM DE BAUVE signalant

contre est

par la tradition

les

Tapilïy,

la

orale,

nous pouvons

terminée.

semblent

armés de fusils

avoir

fut

concerné

une grande

et de la source

déterminante,

partie

de 1'Inipuku.

ainsi

que l'affirment

Wayapi.

certaines

Ces évènements mêmes (Aparai

la destruction

portions

à des agressions

haut,permet

du Kuyari,

ceux du haut.Kouc

Après encore

celui

dont nous savons,

1831, l'affaire

de Noirs

Tap&'?y.

durent

En 1819, nous savons par TIIEBAULT que le dernier

Les combats des VayXpi,

de Wayapi et

Wayapi et Emerillon

avec les

plusieurs

au conflit

qu'en

un groupe

avec les Namikwan-Tap&'?y.

Grâce à un court

de Noirs

affirmer

entre

pu se dégager

d'extermination. est

antagonismes

et sans doute

ait

latentes

attaqué

(DEMAN, 1977, p. 5).

en va différemment

en conflit

pas qu'un

aurait

par le même chemin Si les

-

306

sont

de-leur

des seuls

territoire,

non-amérindiennes essentiellement

et Wayapi), une datation

les

cette signalés

mais l'allusion

"Nous nous mîmes en route

à huit

heures,

(rivière

A trois

apprîmes

où il qu'à

peu

à onze. y avait

environ

de distance

Wayapi eurent venues

contestant à faire

du Sud. eux-

de ADAM DE BAUVE évoquée 17 Janvier

Takw&i-)

leur

par les Amérindiens

le

habitation

: en effet,

fois

ennemis

heures, cinquante

se trouvait

plus

1831, passâmes le Tacuandé nous tombâmes sur une individus.

Là, nous

un établissement


-

de mulâtres qu'avec

et de nègres

terreur.

vaient

les

ni être

Ils

de‘la

de rapines,

nombre,

114).

important

pas venu de Guyane,

bien

informés,

colonie

ils

provenaient,

les données être

que nous

douze à

que ce groupe

immanquablement

signalé

enle-

de fugitifs

car ADAM DE BAUVE et FERRE, voyageurs

auraient

avaient

mêmes ils

peuvent

de remarquer

parlaient

souvent

mais d'après

(ADAM DE BAUVE, 1834, p. est

n'en

d'où

qu'ils

probablement

petite

Les Indiens

nous présumons

Il

semi-officiels

vivaient

sur leur

avons recueillies,

n'est

marrons.

femmes. Nous ne pûmes savoir

fixés

quinze"

-

307

une évasion

su si des planteurs

d'esclaves

dans les

années

hésitants

dans

précédentes. Les F?ayzpi actuels, l'identification "Noirs",

de leurs

/m&ikalo/;

des combats pu être

antagonistes.

sachent

bas du Kouc. Leurs

installations

une courte

d'alliance

entre sation

période

la source

de ADAM D

permet

l'histoire

wayapi,

nommé Aikoro,

été anthropophages, la même pratique

contre

les

très

ce sont

simplement

des

en 1978 en marge du récit

demandent ancêtres

et la guerre

recueilli

sporadiquement

content

Cabanos. Le récit, ----------------------(1) Parmi d'autres

que leurs

sont

qui

s 'ils les

n'auraient

faisaient

s'ensuivit

Tapi%y-Namikwan

venir

pas du

- après - se fit

ce qui correspond

à la locali-

BAUVE.

demeurèrent

le XIXe siècle,

Pek&se

du Kouc et le Kulaniiti;

Un récit lesquels

interrogés

par la grand-mère

quoiqu'ils

à eux,

Pour eux,

Yawalu et Jacky,

faits

Boni,

quant

d'étayer

fait

en contact

une hypothèse

de deux enfants, qui furent

par D. SCHOEPF en 1976 chez. les Aparai,

l'un enlevés

aparai,

faisant chez les

les Aparai ainsi "Noirs"

accusent

écho au récit qu'ils

plus

solide.

Brésiliens

"2 ait les

l'autre

et le Paru par des allusion

à un épisode

Cabanos d'avoir

des Wayâpi qui

combattirent.

depuis

Les Aparai

normné Anakari,

sur le Jari

sur un mode merveilleux,

détails,

avec les

signale


-

connu de l'histoire auxquels (cf.

amazonienne

s'adjoignirent

l'Amazonie porta

mais aussi

préjudice

définitivement groupe vers

aux entreprises

fin

à leur

Cacau,

occupation

venu sur le Kouc était le nord,

alors

repliées

que les

que cette

ensanglanta

C'est

mettant du Jari.

composé de fugitifs déjà

à

Cabanos détruisirent

occidentale

Cabanos subissaient

certai-

eurent

de l'Ipitinga,

de la rive

ne

brésilienne,

que Wayapi et Aparai que les

tribalisés

révolte

dans la forêt.

affluent

sans doute

indiens

des Indiens

de colonisation

de D. SCHOEPF précise

sur 1'Igarape

métis

1977, p. S),

prouve

de ces groupes

L'informateur wayapi

aparai

tribales

nement à un ou à plusieurs

un village

et parfois

in RODp'IGUES et OLIVEIRA,

aux populations

face.

des Cabanos,

noirs

de 1825 à 1836. Le récit

pas seulement

faire

: la révolte

des esclaves

le cas des Mura,

-

308

Le

repliés

des revers

face

aux

Brésiliens. @oiqu'il en raison

sans doute

cependant

fin

dernier,

de fixer

du chef

de Yawalumiti) et portent

en fait

entamée.

exterminant

qui

les

mirent

jusqu'au

du Kouc et du Jari.

Plus

(signalé

"sont

visités

cf.

tentè-

ADAM DE BAUVE

à s'installer

en avant,il

chez visite

les

par BAGOT sous le nom de Damoucoume, et par la tradition par les

Brésiliens

orale

Brésiliens p. 62.

fondèrent

sous

et les Mission-

(ADAM DE BAUVE, 1835, p. 90).

en 1839, les

de Wayapi.

Brésiliens

Ainsi

cherchant

des vêtements"

un groupe

ces évènements,

de Yaouaroupicic,

affirme que, sur le Jari -----------------------(Ij

en les

de Brésiliens

Oarapixi

par COUDREAUsous celui

naires

déjà

les Wayapi au bord du Jari.

les b7ayapi au confluent

celui

démographique

et après

en 1832 un groupe

Tamocomes(*)

baisse

démoralisés,

1832.

vainement

rencontre

d'abord

des "Noirs"

Pendant rent

les Wayapi,

de leur

aux exactions

vers

en soit,

SOUZA, en 1873

avec les

Waygpi


- 309

"a povoçâ'o, Enfin,

GILLIN

hoje

(1948,

NIMIJENDAJU (1927)

em ruinas,

p. 8159,

signale

-

chamada Tujuju-maiti".

citant

VASCONCELLOS (RONDON, 1912) et

un groupe

wayapi

(19 , ayant

nommé Paikipiranga

-

émigré entre 1859 et 1860 de 1'Araguari sur le rio Anauira pucu situé _. ces Wayapi éplus au sud, puis à Macapa. Coupés du reste de l'ethnie, taient

complètement

métissés

avec des collecteurs

de caoutchouc

vers

1914 (FARABEE, 1917). Les rapports à du travail

obligatoire,

sur le Kuluapi,

avec les

car à propos

Brésiliens

devaient

de 'Yawalumiti

fort

installé

ressembler

en 1839

BAGOT conrmente :

"Ilme

dit

dans ses récits

qu'il

était

de 1'Amaxone(2) mais que tracassé enfoncé

dans les montagnes

autrefois

par les

pour y vivre

sur la rive

Portugais, tranquille"

il

s'était (u@JT,

1841). Après

1840, hormis

cas exceptionnel A cette

date,

des contacts cité

individuels-toujours

précédemment,

les Wayapi ont déjà

la rupture

possibles, devint

noué des contacts

et le

donc définitive. dans d'autres

* direc:

I

tions expliqué

depuis

longtemps

au niveau

: vers

les Français,

des adaptations

ainsi

que noüs l'avons

socio-économiques,

mais aussi,

déj-à

.

vers

les Wayana. Il CC‘

parlent

aussi

bien

est difficile

de dater

COUDREAU(1893,

du nom /pa7i/

"oncle",

solennelle

dont

p. 563) que lés Wayapi d'aujourd'hui.

Une lettre de M. BOUDAUD, commissaire -----------------------(1) Le début

la paix

du quartier'd'oyapock, indique.qu'il

nous montre

s'agissait

peut-être

du chef de ce groupe. (2) Ce mot, de la lettre.

comme nous l'avons

déjà vu,

ne doit

pas être

pris

au pied

.


-

qu'en

-

310

1837, un Uayana nommé Gros Jean Baptiste

et ajoute

fixé

près de nous"

: "Il

a reçu

caboteur, allait On peut

en confiance

de 1%. Alexandre

et d'un marchand porter

nommé Faval,

qu'à

cette

date,

par le Tampoc et le Tamouri,pouvaient wayapi.

Le seul

tutelle

autoritaire

que vers

obstacle

qu'ils

combattu

de leurs

d'alliance

soixante

influencé

ans plus

débuta

par les Cjuka, les

esclaves.

de Cafesoca

prit

devant

le fortin,

firent

diverses

1'Itany.

avec les

Français

ou wayapi.

C'est

était

donc plutôt

la

vers

1830

là même où ils

deux populations de 1'0yapock

avaient

exemple

sur un groupe

dans l'oyapock, rencontre ou l'agression

ce comportement

divers,

naturaliste

libre

soit

avec le naturaliste

que Miso nous évoque

de quelques

contagieux du poste

se présentaient

suivirent,

les

Boni,

planteurs

l'officier

années qui

à l'égard

les

petits

de Boni qui

alternant

Boni.

Au cours

par les de vie

quelque

des Boni et fortement

de la France.

1837. Dans les

cette

par les

LEPRIELJR encouragea

de malentendus tirer

furent

que le voyageur

mal accueillis qu'un

le 30 Avril

en 1839- avec l'exploitation

Itany

le nord du pays

Tombé à la merci

2 se rapprocher

et fit

-telle

les

rousseauiste,

Par suite

incursions

C'est

en 1832 alors

Boni furent

peur

en paix

à Kulekatpê,

entre

de basse Guyane qui craignaient pour leurs

du haut

sur la route

d'occupation

d'atteindre

d'essais,

qu'il

tôt.

nar la philosophie

persécutés

Boni.

sur le Jari

épisode

LEPRIEUR tentait

des marchandises

COUDREAU,que Wayapi et Wayana établirent

par la tentative

Ce lamentable

traverser

alliés

Les relations peu freinées

Grandyo,

les Wayana venant

rencontraient

1850, comme l'affirme

des rapports

?lure,

dans son pays".

donc admettre

voyages

"est

tentatives Charles

des villages

les

Boni

de paix COUY piriu

p. 216. En 1341,


-

las de leurs poursuivit Camopi.

exactions un canot

Le rapport

d'oyapock

et sans doute boni

qu'il

aussi

rattrapa

du colporteur

explique

-

311

de nègres

Bonis,

et un autre

avec son frère

le capitaine

de sabre

Ananica

même qu'on

cassés d'un

et deux femmes ont été tués, rivière

et l'on

n'a

de cette

fraction

7 Juillet

1841. Les Boni demeurèrent plus

de leurs

Après

mortellement

d'un

coup

mort.

Son frère

coup de sabre.

Trois

nègres

Boni

s'est

qui

une longue

le croit

un seul

bande fut

exterminée alors

à l'oyapock.

exactions

Indien.

Ananica

Bonis

sauvé dans la

pas pu l'atteindre".

Une autre

et ne reparurent

hommes et

du capitaine

a été blessé

sur la poitrine,

a eu les deux bras

Seuls

sur 1'Inini

dans le saut Maripa

confinés les

le

dans le haut Maroni

Emerillon

eurent

et déplacèrent

encore

leurs

à

villages

et le Camopi.

3) LA FIN DE LA COHESION DE L'ETHNIE De toute a été possible

de suivre

pied

ET LA DECADENCEDEMOGRAPHIQUE

la période

de reconstituer

été possible

que nous venons

l'histoire à pied

à grands

l'évolution

d'évoquer,

traits,

des clans

il

mais

il

n'a

pas

ou même celle

locaux. Les informateurs

que les généalogies importante

des raisons

au nombre de quatre

se trouvait lutte,

plus

du

MARTIN envoyé au commandant du fort

l'embarcation

des groupes

Waninika

à Kumalawa près du confluent

de deux femmes ont attaqué

sur 1'Inipi

des siens,

:

"Une embarcation

souffrir

du laxisme

les concernant,

; mises

événementielles,

à part

contemporains alors

retenu

que la population

les généalogies, un certain

n'ont

ils

avec précision était

positionnent,

nombre de communautés

beaucoup pour

et de


- 312

chefs, vu, clans

mais ne suivent

ils

rattachent, localisés

à travers

pas leur

quoique

parfois

du pays wayapi

étant

séparés

marche ou de canotage. sont

très

clairs

la plus

à ceux du Jari

des pluies,

lorsque

vont

voir

pas encore

leurs

et des habitudes guides

pour

tous

se rendre

de 1'0yapoek

de Moucourou affluents

fort

prennent

de parenté

de culture

amis d'outre-monts. est

rivières

à la

leur

source;

que l'éloigne-

sont

Par suite

très

facile

sur le

Jari"

de

peu de temps

(22, au commencement.de

travaux

il

sont joints

depuis

ces rivières

les

Oyampis des

et des divers

relâchés

de voyage,

qui

sur les

par des liens

de

de la Guyane centrale,

consanguins

dans lesquelles

n'a

ils

établie

comme leurs

ment actuel

ou deux de

de la ville

par les

partie

(1Y, ceux des sources \.'

sortis,

de déduire

LEPRIEUR (1832)

en face

avec ceux des leurs

des Tamocomes qui est

sont unis

et surtout

aisée

faible,

par une journée

fréquentée

Nord et Sud de cette

des montagnes

relativement

dans l'Amazone,

qui ont des relations

1'0yapock

la circulation

:

la route

et Garapanatoube

ancêtresàdes

1820 et 1850 permet

les uns des autres

se jette

deux versants

tribu

entre

et nous l'avons les

côté,

ADAM DE BAIJVE (1832)

"Le Jari , qui est

autre

de cloisonnement

sur ce point

Gouroupa

En revanche,

avec hésitation, D'un

que nous sommes à une période les villages

évolution.

territorialement.

la totalité

-

la saison

terminés,

de ces relations

de trouver (LEPRIEUR,

des 1832,

p. 212). L'évolution avec les Français)

à 1850 ayant

démographique été bien

de 1817 (date étudiée

du contact

par BlJRAlJLT (1972,

p. 359-

360), elle nous èst connue avec une précision relative. Je me contenterai ---------____------------(1) Respectivement Mukulu et Ralapanati, affluents du haut et bas Inipuku. (2) souligné par nous.


- 313

.d'en

rappeler

phique

les

étapes

probablement

principaux A partir

chefs

d'interrogatoires

personnes. les

venus

il

BAGOT (1849)

28 higrés

Ce voyageur

Même si l'on

Sauts,

.faits

quinze

de 1'Inipuku

que 700 Waygpi

avec HURAULT, une légère au moips

de Piriu 6 000 ajouter

ans plus

tard.

et la source

survivaient

4 000 personnes

officiëlle.

les Français.

on peut

à cette

exagération

-

et les

soit

430 en 1840, auxquels

le bassin

penser

sement de BODIN, c'est

Waninika

par l'intermédiaire

qui fusionneront

pas visité

admet,

à Trois

de sa mission

les WayZpi à 1 500 flécheurs, en recense

on peut raisonnablement

Lors

démogra-

le XVIIe

en grand nombre pour rencontrer

de l'Approuague, n'ayant

de l'écroulement

smérindienne.

méthodiques

estime

s'agit

connu .i en Guyaneientre

BODIN rencontra, wayapi

du bas Oyapock,

fulgurant

une société

(1824) , l'ingéniaur

Il

essentielles.

le plus

et le XXe siècle,i(pour

-

.

du Kouc;~ date.

pour le recen-

que l'ethnie

perdit.en

20 ans. Pour ce qui celle

des autres

ethnies

chapitre

'(1972,

maladies

importées,*ajoutées

causes

à nos jours, de bière

de Guyane,

p. 372-378)

essentièlles, telles

de manioc

est des causes

où il

montre

bien,

que celles

que dénutrition, ou empoisonnement

extinction,

HDRADLT y a consacré

aux endémies

mais aussi

de cette

hygiène sont,

un excellent

non seulement

que les

..

traditionnel-lesten avancées

sont leh

du XVIIIe

insuffisante, soit

absurdes,

comne

siècle.

consommation soit

peu

influentes. Dans le cas des Wayâpi, concentrations

momentankes

observées

et en 1824 par BODIN, ont favorisé maladies

infectieuses

cutanées

il

est.indéniable

que les

en 1819 par THJ?JADLT DE LA MONDERIE, des épidémies

particulièrement

de bronchite violentes.

et de La région.

.


-

visitée

par THEBAULT entre

appelée

/Tekol&a7G/,

lentes

imputables

ritaires,

le haut

"la

terre

aux luttes

du moins après

-

314

%pfsi

et le Kouc est d'ailleurs

des maladies".

Face à cela,

intervillageoises

toujours

les morts

et intertribales

1800, et n'affectèrent

vio-

sont mino-

que quelques

dizaines

d'individus. Un autre nautés.

Les Wayapi actuels

que leurs c'est

ancêtres

qu'il

étaient

y eut entre

aspect

du problème

savent

peu de choses

nombreux.

due non seulement

à une tactique

de dispersion

sciemment

en 1824, il

wayapi

n'en

semble avoir

le village

à la baisse

excepte

reste

très

de guerre

de 100 personnes,

très

face

(Awalasr)

visite

il

son émigration" familles n'avait parate

dit (1833,

nucléaires, avec lui

qu'un

les

en grandes

unités.

artificiel

que l'importance

des communautés

à 1 200 personnes.

et "autres

de Trois

THEBAULT, en 1819, estime

ADAM DE BAUVE signale

actuels,

plus

telle

: "Une vingtaine p. 214),

En 1830, après

des "établissements"

considérables" A côté

Indien

celle

de familles

et même d'autres,

comme celle

tend pourtant

importante,

encore

(1833,

de ces villages

des communautés moyennes de 50 à 100 personnes,

aux villages

dont

aussi

aux épidémies,

progressivement.

Waninika

200 personnes,

similaires

sinon

des unités

démographique,mais

no 126, p. 217 et 219 ; 1833, no 127, p. 266). il

considérable

le rassemblement

pas moins

années d'épidémies,

importants,

question,

semble à peu près certain,

et d'isolement

fléchi

du chef

plusieurs

des commu-

par les Waygpi contemporains. Si l'on

Sauts

sur cette

1820 et 1840 une réduction

de peuplement,

utilisée

Ce qui

est la taille

de Waninika,

très

et ses deux femmes".

à montrer

Wayspimaintenaient

qu'en

dépit vers

d'une

de bJawaracigne l'avaient

suivi

dans

formées

de quelques

réduite

puisqu"'i1

Cette réduction

1830 une structure

situation

dis-

démographique du peuplement


-

Le lien en gros villages partir

de 1850,est

réelle.

existant

et l'évolution difficile

on voit

contraires

aujourd'hui

tallaient

au maintien

par les

peut

être

le clan /I&?ii voir

/W!clapaim+aw&gs/

là qu'une

La période

1800-1850

et la volonté waygpi

(les

du système

tentative

est aussi

à l'époque

que s'appuiera villageoise.

intermittentes. la vie

carte

non plus

des clans

actuels

Waip3kDle

de la rivière

1850,

inconvénients

Or, s'ins-

bien

des débris les

vers

ies

3 p. 71).

lorsque

Ainsi,

et

des clans,

2 en palier

constitués, de clans Wayapi situent

et le clan

Y&nagalalG,

faut-il

ne

de la base territoriale.

celle

des grands groupes

indique

bien

brassages

étrangers

même de l'écroulement

géographique Ce n'est

des communautés,

plus

évolutive

démographique. va faire

va créer

sentir

des semi-isolats

sur la structure

mais plutôt

intertribaux

comme des clans

la dynamique

de 1840, la dispersion

et le cloisonnement

aux relations

(cf.

bien

siècle

survivantes

démographique,

certains

T?ayana par exemple)

A partir ses effets

sols

de maintien

de présenter

clanique

d'abord

sur la rivière

rnGZw"ange/ dans la région

intuitivement

du XVIIIe

des familles

terres,

déjà même intermêlés.

la fin

structure locauxlà

aux groupes

de la base territoriale

sans doute

de la baisse

de cette

me semble

entre

origines

sur de nouveaux

en raison

des clans

survenus

sur ces nouvelles

mais déjà,

le maintien

à dégager,mais

que les WayZpi cherchèrent en s'enracinant

entre lente

Si les déplacements

1820 étaient

-

315

clanique

sur l'endogamie


- 316

-

V L’ISOLEMENT -

;

Avec le chiffre

de 700 personnes

les données de BACOT, apparaît

d'après

de laquelle aussi

ET LA SURVIE

l'histoire

peu après

contemporaine

déjà

de Mltake

conséquences

et des sources

grande

(...).

1840

à partir

coupure

de l'ethnie

C'est survient.

bien

nous marchâmes dans des abattis Il

paraît

du reste

et que les

retirés

‘(1834,

loin"

montrent

Les Wayapi actuels

les

:

de ces émigrations fort

démographique

de l'Amapari,

sanitaire

la journée,

abandonnés

pour

amorcé en 1830 car ADAM DE BAUVE et FERRE, visitant

de la situation

"Toute

l'unité

avancé

des Wayapi va se construire.

1840 que la première

Le mouvement était la région

:

Naissance des Wayapi contemporaine (1840-1940)

qu'une

Indiens

nouvellement

épidémie

qui ont survécu

est

se sont

p. 266-67). situent

un peu plus

la cause

tardivement


-

ia scision tard

entre

Wayapi du nord et Wayapi du sud, qui deviendront

les Wayapi-puku.

grand-mère d'Awala

D'après

c'est

Aitu,

(donc vers

épidémies,

-

317

une tradition

à l'époque

1840-50)ique

décidèrent

recueillie

de la jeunesse

de Sulu,

les Wayâpi du haut

de se replier

sur leurs

auprès

de la

grand-père

Oyapock,

las _. territoires

anciens

plus

des du

sud : Aitu

: "Lorsqu'ils

l'arbre resta Le groupe

(qui

franchirent

leur

servait

sur la rive

et alla

récents

du Jari.

sur l'Amapari,

s'établir

cassa et une partie

gauche vit

dans cet

incident

un mauvais

dans le haut Kouc dans le voisinage,d'émigrés

Le groupe où il

de passerelle)

gauche".

demeuré sur la rive

présage

au saut Wllasapa (1) ,

l'oyapock

qui avait

franchi

1'Oyapock

alla

vers

fonda une communauté sous la direction

le sud,

du chef

Wisiwisi. La réalité version

de la grand-ère

est

Aitu

a le mérite

des Wayapi' et des Waygpi-puku. des deux groupes

fut

très

sans doute - plus

entre

1840-50,

plus

mais la

l'unité‘originelle

loin

que la scission .

relative.

une période

Wayapi et survivants

de souligner

Nous verrons

Nous avons montté dès 1790, s'instaure

complexe,

précédemment

de convivence

des petites

la situation

n'est

pas encore

fasse déja nettement ---------------,------------

partie

de l'histoire

(cf. puis

.

p.~ 29iy

que,

de brassage

ethniedde

._ hamte ti~a&.V~o

clarifiée.,

bien

interne,des

,

etlubique

què ce brassage Wayapi.

Né~oins,

' . (1) Le toponyme de cet évènement

/wilasapa/, historique.

"passerelle'>est-d'ailleurs '.

porteur‘du

souvenir


- 318

avant

d'aborder

intertribal

celle-ci,

survenus

-

j'examinerai

après

deux autres

cas de métissage

1840.

1) LES RELATIONS INTERTRIBALES

Le premier du bas Oyapock nécessite

et de l'bpprouague,

une présentation

confluent

descendants

missions

jésuites

graient Noirs

(esclaves

tupi,

de plusieurs

ethnies

depuis

à 65 personnes, recueillies

Paul la fin

libérés

étant que,

jadis

du XVIIIe

des premiers

et

sauts

vu précé-

aux abords

Foy de Camopi.

siècle,

Ils

divers

de la côte,

fussent

très

des inté-

des éléments

Indiens

Quoiqu'ils

au

à l'époque

installées

mulâtres),

Geral.

:

métis

déculturés,

des écrits

de THEBADLT DE LA MONDERIE, que

subsistait

chez eux et en particulier

amérindien

alors

diversifiée,

comme nous l'avons

et de Sainte

ou, déjà,

la Lingua

le chef Alexis

très

des Indiens

(1) qui représentaient

Piriu

essentiellement

le fond culturel

habité

181) par les

parlant

ressort,

Notaye,était

de Saint

en outre,

brésiliens il

p.

est d'origine

1819, le moyen Oyapock,

de la rivière

demment (cf.

celui

détaillée.

Vers

les

de ces deux groupes,

même unilingue. selon

la langue

En 1840, BAGOT estime

la compilation

par THEBADLT en 1819 et 1822, ils

ce groupe

des données démographiques devaient

encore

atteindre

la centaine. En 1830, ADAM DE BADVE et FERRE signalent groupe

indien

les Wayapi. étaient

installé

au Saut Keimou

Dans son rapport

sortis

vingt

de 1849, BAGOT explique

ans plus

immi.ation entre 1825 et -------------_--------------

(KEimukwal&),

tôt

de l'Approuague,

1830. L'origine

un nouveau

entre

les

Piriu

clairement

qu'ils

ce qui place

cette

de ces Indiens

estimés

(1) Quelques auteurs, comme BAGOT, conscients de l'assimilation de ce groupe,les désignent de l'appellation vague d'"Indiens

et

à 28

profonde Créoles".


- 319 -

personnes

tout aussi diversifiée

en 1840,,est

données démographiques apprennent petits

amérindiens,

et des Nouragues étant

Vers

en relation 1840-50,

l'oyapock,

après

les

sonnes,

Indiens

(Indiens

et leur

négligeable

tant

que relais

culturel

apparaît

du point

en bas de l'oyapock, Palikur

et alliés

émigrés

de 1'Approuague

encore leur

les

avec Wayapi.

de l'Approuague,

nous indique

mais cette (1893,

nommé François,émigra les

Tapouyes.

Si,

fois,

plutôt

sur la côte tôt,

de Yawalumiti

Bientôt

où il

per-

travailleurs

un rôle qu'en

non

tant de relais

en effet,

de proche

Geral.

cinquante

Ce même rôle

du haut

en proche

de 1'Approuague

: ;

en 1856, MARIN et MAZIN signalent

en 1878, lors

301) que, vers

Un peu plus

Waygpi du village des Piriu.

p.

~~300)

avec émigrés

avec les Wayapi est déjà

Piriu,

eurent

p. 181).

total

Au même moment s'amorçait avec les

résiduels

s'établirent

; Piriu

et les

groupes

haut vers

plus

suivirent.

(cf.

quIIndiens,

la Lingua

plus

qui

des métissages.

avec Piriu

émigrés

mixage

(cf.

les deux

Les trois

citées

Créole5

amérindiens

des rapports

plus

commune était

de vue historique

au niveau

indigène,

ne dépassaient

avec les

de l'Occident

également

p. 308).

dans les décennies

Ces groupes

était

trois

des Tapouyes

brésiliens

des familles

ensuite

d'Inde)

(cf.

langue

de 1'Approuague

nous

l’Amazone. Les Maraones étaient

métis

des Cabanos

l'émigration

qui fusionnèrent

"coolies"

groupe

et les Tapouyes,

constante

Les

et DEVILLY (1850)

en amont : des Maraones,

de 1'Amapa et de

vers 1830, après la révolte

des Piriu.

du XIX siècle,,survivaient

Seul ce dernier

des réfugiés siècle

début

d'aval

(Norak).

venus au XVIIIe

étaient

par NOYER (1824)

que sur l'Approuague,au

noyaux

autres

fournies

que celle

du passage

. un processus

au détriment

similaire

des Wayapi.

1870, un neveu du grand devint

BAGOT (1849, qui furent

de CREVAUX,

matelot

p. 6) cite attirés

CODDREAU

chef

et navigua

Waninika avec

le cas de deux

par Gnongnon,

chef


- 320

De nos jours, sages

Tatu

-

et Mis3 commentent

ainsi

ces métis-

: Misa:

- "Au fait,

mon fils) Tatu

Milat*la

:'-

Misa:

- Il

sûr,

n'a

n'en

: - Ils

sont

- Ils

sont

Tatu

: - Il

y eut

Tatu Mis

Miso:

! Voilà

ce que l'on

aujourd'hui

dit.

?

ami.

tous morts, ?

tous morts. (quand même) le chef Gnonghon.

: - (aujourd'hui), : - Oui,

Elie,

- Oui,

bien

Et quel

est

sûr,

il

y a aussi

mon fils

déjà

?

Boss~u,

mais comment

: Wananika

,(3) .

ça : Waninika.

qui montèrent

(jadis

y en a un qui

De qui

Monsieur

? (ça me revient)

- Hein ? non ! Wananika,

Il

le nom de l'autre,

BOSS~U(2) ,

l'autre,

: - C'est

y a Elie (1) .

il

: - Monsieur

s'appelle Tatu

(de Waninika),

- Oui !

Pierre Misa:

M?Jatsala

pas de descendants

a pas,

Miss:

Mis>:

neveu

?

bien

: - Il

Pierre

(le)

Oui.

Misa : - Oui, Pierre

comment s'appelait

était-il

Saliyana&Toto

Wananika. le fleuve)

s'appelait le descendant

et les

autres

Il

y en a encore

avec Monsieur

Toto. déjà, étaient

On disait celui-là

d'autres

Hurault. ainsi,

ami.

? De

les petits-fils

(1) et (2) : Elie BOSS~U et Henri BOSS~U vivent à Saint Georges de 1'Oyapock. Créolisés, ils sont pourtant, parmi les descendants des derniers Piriu, ceux qui sont le moins métissés. Tous deux sont canotiers sur le fleuve. (3) Georges Wananika, métis physiquement très négroïdehappartient au même groupe, Bien qu'il ait passé sa vie à Saint Georges et à Cayenne, il connaît encore des chants en langues tupi. Son nom est évidemment une corruption de Waninika, l'illustre chef wayapi, ce que suggère d'ailleurs la réplique de Tatu.


-321

-

de KaliyanalE(l). Tatu

: - Tous sont des nôtres.

Mis1:

- Tous sont des nôtres.

Pierre

: - Ils - Oui,

Mia:

sont semblables ils

sont

aux Wayapi.

aux Wayapi,

semblable8

c'est

même une

certitude. : - Ge ne sont pas des Galihi.

Tatu Miss:

- Non. : - Ni des Palikur.

Tatu

Mia : :Ni Pierre Mis3:

des

Palikur.

Mis

- hi,,

: - Ils : - Ils

Il

sation. les

doit-on

dire

pu être

(9).

des nôtres

,'

du fleuve."

pas notre

ami.

.. ,parce qu'ils‘.'habitent

‘en

-

semble donc évident avec les pour cette

que ces ancêtres

pu êtrt . langue,,

aUraient

Créole..

que le Crcole,

que trois

Ils

ne comprennent

que.le

ne parlent

par métissage

wayapi

mais ils

ne parlent

En sens inverse,

généalogies

auraient

ce sont des gens de Maripa.

aval

des éléments

Ils

: - Mais ce sont des gens de Maripa@).

des nôtres, Tatu

.

que les Way"api aient

Piriu, époque,

ascendant8

ne s'unirent

eux-mêmes'eü nous n'av'ons reconnus

voie

perdu de cr&ogi-

retrouvé

conmt Piriu,

pas directement

à'dts

mais aux.émigrés de 1'Approuague avant leur fusion. -------------------------------(1) Kaliyanalg, ou Kaliyan?i, chamant piriu qui vécut vers a été évoqué.à propos du chamane wayapi. Asapa. (Cf. p;,;&.

daits

encore Waygpi,B

1880. Soti nom

pu mener la vie tribali," (2) Mis3 veut dire : "Ils auraient (3) Ainsi sont nommés par 1e.s Créoles de saint Georges les derniers métis Piriu, du nom de leur dernière localisatiod;#W le saut Maripa.

..

::


- 322 -

L'autre wayapi

après

plupart les

1840 est celui

des auteurs

rapports

amérindien

qui marqua l'ethnie

des Aparai

et surtout

des Wayana. Si la

du XIXe siècle

insistent

des Wayapi avec ces deux peuples

eux parlent mixte

apport

de la seconde moitié

privilégiés

peu d'entre un mariage

grand

dé.mariages

Wayana/WayPpi

intertribaux.

sur le Jari

de langue

(1893,

p. 551) et DE COEJE

Wapurumuit,

vivant

en 1937 au confluent

Loué et de l'Itany,

dont

qu "'il

descend

Oyampis"

(1942,

p.

dit

que plusieurs

mariages

ces unions

intertribales

valorisation

selon

métissage

donnent

une importance

plus

évidente

grandiose,

- à dire

:

ainsi

qu'à

et. le début

Même si des liens citée8 liens

étayer

:

des

beaucoup

conclus.

délicate

alors

par la disparité

qu'au

contraire,

Mi83 n'hésitant

de celui-ci),

époque

son propos

ressortir

lointaine

(la

clairement

culturelle

fin

lui

la

du siècle

devinrent

généalogie

ont existé,

guère

pas - en contradiction

nos pères

d'une

de

de

ceux-ci

et de la réalité

de cette

sur

L'appréciation

que les Wayana se métissèrent

de parenté

Ci-deSSOUS font

insistent

furent

habituel8

partir

des Wayana, parce va même 'jusqu'à

du côté maternel

Les Wayana ne se vantent

avec les Wayapi,

dernier

Il

mixtes

est rendue

de ses propos

"C'est

wayapi

les deux ethnies.

de leur

avec la plupart

de la rivière

12). Or, nos informateurs

le fait

karib,

Seul COUDRRAUsignale

le cas du Capitaine

il

sur

vraiment

avec eux." fictive.

les

l'artificialité

deux généalogies de ces


- 323 -

n Moloko

oKulienpë

Misû

Tuluwahahe

A PawE

1 - généalogie

Taliliman

fictive

Uweli

: personne

donnée comme wayana.

Paw&

: personne

donnée comme wayZpi.

A

ri’ Aika Yamilie

A

l-

l-

aplili

A

AI<L

;

Matali

Yamaull

Walusi -

-7 0

A

Miso

A

l-

a

SZJui

..

A

2 - généalogie Taliliman

: seule

Alamasisi

Aitu

Pawc

réelle personne

wayana du diagramme.

(c'était un colporteur wayana venu s'installer chez le chef waygpi Pierre Louis, lequel lui donna sa soeur Walusi comme épouse). .

Fig.

16

et "réalité

Les métissages généalogique"

Wayana/Wayapi

: tradition

orale


- 325

Pourquoi

une généalogie

nous ont habitués

à plus

de rigueur

que la généalogie

réelle,

recoupée

de référence voir

au niveau

dans cette

niveaux

interne

manipulation

généalogique8

wayana qui vinrent

qu'il

vement.

tout

importantes

fourni

Sensiblement

ces unions,

Voici mouvements matrimoniaux

est la seule

résumés,

modeste,

colporteur8

et qualitatiles unions

quoiqu'elle8

de haute

d'elle8

aient

avec été

au moins ait

réputation. chronologique,

Wayana, Aparai

les

et- Wayapi.

entre

Wayapi.

-

ethnie H.

aux

et nous allons

quantikativement

et que l'une

Wayana, Aparai, Q00000

de créer,

donc

1920-30 chez les Wayapi.

dans un tableau

connus entre

valeur

ne faut

avec les

non éclaircies,

de chefs

ayant

Il

privilegiés

- Mouvement8 matrimoniaux

date

? Précisons

aujourd'hui.

moins valorisées,

numériquement

aux Wayapi une lignée

souvenirs

fois,

les années

pour des raisons

sont

chez ces Wayapi qui

est donc un peu plus

de nuancer

les Aparai aussi

maintes

des liens

commercer vers

Par arlleurs,

dans leurs

de l'alliance

supérieurs,

convient

fictive

que le moyen pour certains

La réalité voir

-

commentaire F-.

vers 1860-70

Wayana

WayZpi

Taliliman fille

cendance vers 1875

Wayana

WaySpi

se marie

est chez les Wayâpi.

M3&lim% entretient adultérin8 wayana.

avec,Walusi,

du chef way?ipi Kwanu. La des-

des rapport8

avec des colporteur8 La descendance

les WayZpi.

est chez


- 326

vers 1875

Il.

F.

Aparai

Aparai

-

Pins, et S?I

se fixent

les WayZpi.

La descendance

chez est

chez les Wayapi. 1890

Wayana

WayZpi

La fille

du chef Kuluwa

se marie

avec le chef wayana Marier:. Aucune donnée sur la descendance qui naquit 1895

Wayana

Wayana

en pays Wayana.

T&kwat? et MDyuata chez les Wayapi.

s'installent

La descendance

est chez les Way?ipi. 1900

Wayana

WayZpi

Tolonpo

prend

femme chez les

Wayapi.

La descendance

est chez

les Wayana. 1930

WayZpi

Wayana

Pilakaka

épouse Miyulu,

wayana du Jari.

femme

La descendance

est chez les Wayana. 1950

Aparai

Waygpi

SalapD,

Aparai

du Jari

se marie

avec Atu et s'installe

chez les

WayZpi.

est chez

La descendance

les WayZpi. 1950

WayZpi

Aparai

Osa se marie

avec Ptkîi,

veuve,

mère de SalapD.

Ils

chez les Aparai

du Jari.

cendance

vont

est chez les

vivre La des-

Wayana de

1'Itany. 1959

Waya"pi

Wayana

Pituku Pasolina

émigre

sur 1'Itany

et pren

pour femme. La descendar

est chez les Wayana.

1964 1965-l

WayZïpi

Wayana

WayZpi

Wayana

Man%z émigrés

et MDysini,

en pays wayanaiont

des familles après

jeunes

hommes fondé

avec des femmes wa;

1970 seulement.


- 327

S'il mises

à jour,

décennies, après

est possible

ce tableau

l'apport

montre

numérique

-

que d'autres

une évolution s'inversant

unions très

nette

nettement

n'aient

pas été

au cours

au profit

des

des Wayana

1900.

2) HISTOIRE DES GROUPESLOCAUX ET CHEFFERIES

Après l'évolution

des groupes

sont de plus actuelle.

en plus

1840, il locaux,

sûres

Pour apprécier

est possible étant

cette

évolution,

mais surtout

localisations

A partir

montrant

l'évolution

ce tableau tions

sert

que nous allons

système

politique,

j e renvoie

de quelques

noms de chefs

et des communautés.

au chapitre.11

et des

un tybleau

La lecture

des évènements

Pour unè meilleure

le lecteur

de la période

nous avons dressé

à la compréhension

commenter.

peu à peu

que nos connaissances

nous disposons

de nombreux

d'elles,

de la chefferie

de support

entendu

à mesure que nous approchons

données démographiques, précises.

bien

de suivre

de

et des situa-

appréhension p. 96.

du


Tableau EVOLUTION

-

moupes

principaurr.

C&i

-

3 COMMUNAUTES

groupes

DE

secondaires.

1840

à 1940

----

évolution

hypothétique.


La période particulièrement Pôkü peut

sombre et le mot "démoralisé"

en effet

en deux grands pression,

qui va de 1840 à 1870 semble avoir

caractériser

groupes

à lire

pas la seule

les

s'est

l'état opérée

rapports

et qu'une

d'esprit à cette

forte

atomisation

été obligé

leur

trafic

on ne peut

du bassin plupart

que mettre

de 1'Oyapock

après

chef

installé

contrastait

avec la faiblesse

p. 5). Auguste sition

Dans cette (3kitF constante

des bassins

également

(cf.

chefs

de 1'Inipuku

traiteurs

orale),

européens.

et de l'Araguari,

-----------------------------------------

qui

chiffres

fréquentation

intense

De plus,.

est

que son autorité

de 1'0yapock

(1849, reprises

semble avoir

est

été en oppo-

Dans les régions

la situation

la

étendues.

par les voyageurs

rég-ion, le seul chef signalé -à, plusieurs dans la tradition

même

en 1840 et

sanitaire.

dont BAGOT dit

des petits

économique

de Guyane ayant les

en plus ch. 'III

de la pression

cette

signalé

n'est

de plus

à une ou deux familles

important

sur le Kuluapi,

avec les

l'im-

isole

respectivement

situation

des communautés sont limitées

Yawalumiti,

Si une scission

on a nettement

1842. En comparant

en corrélation

et la mauvaise

Le seul

intense

le Gouverneur

,de BAGOT et. de MARIN et MAZIN, collectés 1856(l),

époque,

Souvenons-nous

et créoles,

de freiner

la grand-mère

des Wayapi.

géographique

p. 176) que nous sommes au moment le plus français

par

de BAGOT et de MARIN et MAZIN qu'elle

les communautés les unes des autres.

des traiteurs

employé

été

devait

plus être

isolées

sans

(1) BAGOT indique 223 Waygpi sur l'oyapock, 207 sur les zones qu'il visita dans l'intérieur (Kuluapi, Mltaks et source de l'oyapock) et 93 Indiens "Créoles" et émigrés de l'Approuague, soit un total de 523 personnes. VA@IN.et $ïAZIN indique& en 1856 un total de 238 personnes pour' tous les Indiens de l'Oyapock,'des premiers sauts à la source de 1'Oyapock. Même en tenant compte du fait qu'ils ne visitèrent dans l'intérieur que la source de l'oyapock, c'est une diminution de.200 personnes en seize ans,) dans le bassin de l'Oyapock,qui doit être notée.


- 330

doute moins négative de la société

et c'est

ancienne

dans ces régions

étaient

Ainsi,

vers

1865-70,

dans son ensemble ne peut être

tives

pour créer

va redonner

vie

trois

contrôlant

dans la région

permettre

aux relations trois

régions,

de 1'Amapari

du haut Oyapock.

Trois

"un Blanc et non plus quement la tentation

de puiser

Waseyli

mourra au combat.

être

dans la région

son père Alasuka.

nement pas antérieure sur la côte,

les parages

un comportement

il

européen+

par le chamane Takulupaye le voyage

s'attira (cf.

de CREVAUX.

autorités

face aux

; Pierre

Louis,

et qui illustre

un pouvoir

magnifi-

que l'on

Louis mourront

ne peut

ensorcelés

;

dès 1856 par MARIN et MAZIN,

en amont de salupa français

et créole,

- peut-être

époque - il

Adoptant

trois

un peu en arrière.

sur les Blancs à cette

de navigabi-

chef traditionnel,

Miso,

Son installation

commerce du haut Oyapock.

avant

mais aussi

du Saut Manoa. Le chef du village

s'appuyant

qui fréquenta

à la limite

de lui

est signalé

à 1860. Parlant

: Was&yli

du Kouc, et T%myu'a

de vengeance

Mais revenons

impossible,

période

guerre

et Pierre

qui,

noms, ceux de

; WasaylG,

à l'extérieur

Louis

cette

tenta-

une dynamique

Trois

authentiques,

dit

Aslngau

Pierre

plusieurs

l'homme de la résistance

un Wayapi"

de l'intérieur.

installé

chefs

la vieille

asseoir

guerriers

de l'ethnie

démographique

Louis,

un groupe de réfugiés

qui pratiquera

ins'tàurer

dans la région

de Pierre

: Asingau,

Brésiliens,&,rassemble

vont

résument

; Aslngau

lité

différente

de bonne,

intervillageoises.

connu sous son nom français

le dernier

qualifiée

un redressement

plus

d'origine

même si la situation

des communautés fortes

sans malheureusement

que les aspects

les mieux conservés.

prise

chefs

-

dans les relations

p. 240),

mourant

alors

n'est

certai-

ayant

voyagé

le voyageur

parvint

des inimitiés

devait

MARQUET

à monopoliser avec les et fut

le

siens

ensorcelé

sans doute peu de temps


Les

communaut& (1885-1915)

‘waySpi

-.-

-.-

:-

,“.,.,:


f

. I


- 333

avoir

Le sort

d'As'lngau

été surtout

populaire

parmi

les Waygpi du Kouc. Néanmoins,

ensorcelé

à la suite

d'une

joute

mourut

deux hommes convoitaient

et mourut

connu.

chamanistique

qui opposèrent

commandés par WastylG peuvent

rien,

sinon

qu'il

les

plus

d'abord

les

saillants

à ceux du haut Oyapock.

paraître

vexante

futiles

; mais

il

des causes

: le meurtre

semble bien plus

d'un

qu'elles

profondes

dans le premier

Après une attaque se reprirent

ces évènements tête

chefs

vers

sans doute

lancèrent

et les villageois

quelques

années plus

gens furent

une expédition Ils

même quelques

isolées

vers

familles

les

récupérèrent voisines

cas.

tard.

ceux de

leurs

adver-

et le Kuluapi. les

On peut

gens de la Mapali.

de Pierre

principales

punitive

des objets

complètement

entre

Louis

et de Sa"lui,

Après une ou deux escarvictimes,

et firent plusieurs-de du village

subir

ces deux derniers de lourdes

leurs

du passage

pertes

femmes et

de Yalalapi,

qui

le haut Oyapock peu après. Lors

prati-

que des

des gens de *ka,

sur le Jari

1870. L'hostilité

aux gens de la Mapali,

émigrèrent

surprise

au-

croissante

cas ; la monopolisation

se réfugièrent

Yalalapi,

leurs

: l'importance

et en deux temps défirent

Lès survivants

sont

un troc

ne soient

par les gens du haut Oyapock dans le deuxième

mouches dont

un grand

Kuya'i

chien,

de traite

se passa

aussi

Les causes rapportées

de Wassyli

avec à leur

lui

période

gens de la rivière

du groupe

dater

fut

de cette

cachant

saires.

semble

avec Alama : les

prétextes

Kuya'i

Il

bravement.

les hostilités

qué de façon

moins bien

je ne sais

Les évènements

jourd'hui

m'est

la même femme.

De Waseylr, chef

-

de CREVAUK, en 1878, la pacification


- 334

de la région

semblait

(1) , et même si ce voyageur

totale

on peut déduire

l'ensemble

des communautés,

des grands

chefs dont la figure

lement

reprenait

dernier rapports

ses frères

atteint

Son village,

wayana,

trait

détaillée

après

de plus

d'union

entre

pendant

décennie.

cette

Il

des conflits

grations

ou de simples

fut

favorable

ou des individus

et aparai.

déplacements

est évident

sont certainement

non plus.

important

précédente

qui lui

déclare

Compte tenu du retard à l'une

Cette

des groupes

l'évolution que les des mi-

destabilisation

locaux.

Aux guerres

des phénomènes de fusion

avec des groupes

à des ethnies

: c'est

qu'une

situation

guerre

étrangères

évoquées plus

il

d'éclater

s'agit haut.

le cas

ou de colporteurs si variée

vient

des nouvelles,

des deux guerres

des données

ont déterminé

d'individus.

et des Apulakawakiï,

que "la

La descrip-

de rappeler

wayana

va se refléter

dans la composition des nombreux groupes locaux : ------------------(1) Cependant il rapporte (1883, p. 99) la parole d'un Jari,

pas

du pays par des colpor-

à nous en montrer

très

aux transformations

appartenant

va à nouveau changer.

en 1889-90, à partir

d'ailleurs

de la période

des Kaikugian Il

des Piriu

septentrional

les deux cultures,

est aussi .

communautés s'ajoutent

des Kusari,

plus

en face du lieu

le plus

fréquent

des communautés wayapi de COIJDREAU,suffit

entre

de

1880, la situation

en plus

géographiques

très

entretenait

installé

le point

à l'isoPierre,

et les descendants

de CREVAUX et de COUDREAUn'y

le parcours

retombées

la tendance

la mort

par les Wayapi.

Les grands voyages

teurs

qu'après

par exemple,Jean

du chef Waninika,

de la forêt.

Pourtant,

étrangers,

évoquée,

Dans le moyen fleuve,

de 1'Approuague

n'a pas visité

de sa relation

d'être

Roche hion Père marque d'ailleurs

jamais

tion

vient

de la famille

avec les émigrés

qu'avec dit

ses droits.

descendant

-

chef wayana du

dansle

certainement

bas du Yari". d'une

allusion


- 335

-

Dans le moyen Oyapock, sur le Saut Kumalawaiun François,

originaire

semble s'être

petit

groupe

en 1889, nous trouvons

local

dirigé

de la source de 1'Oyapock

éteint

François

(Pal&a),

haut encore, principal

à la suite

à Mutusi,

c'est

Ka?iluwiyZ

du fleuve

jusque

de l'hpprouague, d'évènements

en effet,

vient

dramatiques

Wayapi du chef Jean Pierre personnage

ne tolérant Pierre

et son frère

Umalukct.

pendant

Kaliluwiya

isolé

quand le

chamane de mauvaise

puis relaxé

Jean

Gnongnon,

à Maître

à régler

KaliluwiyZi

il

Aimé Belon les

affaires

récupère.la

Avec les personnages

ce sont de nouvelles

réputation,

assassiner

grâce

française

Son fils

avec les

décennie,

ou fait

issu

En 1882 ou 1883

A la demande du chef Piriu

de la justice

le

chef,

définitivement

d'une

assassine

Plus

de son père Asapa

supra p. 130).

Asapo,

aon emprisonnement.

et François,

Ce jeune

du pouvoir

déjà plus

tôt.

qui va devenir

1905-1910.

ont fusionné

(COUDREAU, 1893, p. 300).

chefferie

vers

groupe,

à Cayenne,

l'incompétence

tribales

Petit

le chef Uluwu?i,

ans plus

ou Pierre,

(cf.

suzeraineté,

en justice

qui plaide

depuis

de leur

pas cette

est traduit

dit

groupe

est installé

d'hériter

les gens de 1'Approuague

principal

; ce petit

émigré du haut Oyapock vingt

personnage

des émigrés

par M+kula,

rapidement.

Plus en amont, à Wiliitu, dit

installé

chefferies

Asapo,

puis

qui apparaissent

dans 1'0yapock. La population ailleurs

des plus

du pays wayapi-puku l'bpprouague (Norak)

émigrés

; descendants

et Piriu.

constituer

Jusque vers

1910, ils

et du sud, attirés de puissants

locaux

récents

de 1'0yapock

groupes

aux anciennes bénéficieront par les objets locaux.

est par

du haut Oyapock et même

des émigrés de Waninika

et du bas Oyapock rattachés

de Wayzpi du centre pouvoir

composites-:

des groupes

Ainsi

; gens de

ethnies

Nouragues

d'apports

incessants

européens, le plus

sans

important,


- 336

celui

de Ka?il&wiya

jamais

excéder

qui connut

quatre

-

localisations

perpétré

par COUDREAUqui, le chef François.

permit

une richesse

d'acquérir

il

et donc d'attirer

est vraisemblable

totale

que Ka'iluwiyZi

groupes

le WascypS ?I ; celui Tuwcle 1

(formateur

vement

isolé

A

vers

de Salui

(haut

cours

fusionneront

; celui

locaux

groupes

principaux

qui représente

au modèle de l'endogamie

en paire

des villages.

avoir

été de courte

jeune

chef,

était

émigré

kusari, de 1'Inipuku

localisé était via

la rivière

récents

Oyapock et le

celui

relati-

le plus

En 1878

suivront,

ils

pour former

les

Salui

stable

tempérée

de Kaul&

tandis

trois

et Tapi?i

par une association semble,

de son

ce dernier, que Kaul&

au nord sur l'%pis?,

Mitaka.Au

les

et correspondant

et d'Akala

en effet,

de la rivière

1920. Parmi

des chefs

villageoise

plus

issus

et de Wila

sur le Pilawili installé

sur

par COUDREAU,jcomme

sur le Kouc vers

c'est

durée.

et Akala

des années qui

d'Alipipoks

L'association

côté,

d'origine

Au cours

le noyau géographiquement

le mieux

sont

le Waypskale.

que nous trouverons sus-nommés,

Kaub

et de AlipGp>k>,

composées d'émigrés

de 1'Amapari).

les Wayapi

sur le haut

communautés visitées

avec les villages

groupes

70 personnes.

des chefs

de Wlla

importées,

1890, la population

des eaux,

et de Tapi?i

le nord-ouest'sur

En

à peine

: celui

leur

proportionnellement

réussi.

du partage

du Kuluapi)

Yakami et Malakaya,étaient Mapali

aurait

locaux

Les autres

sur Ka'iluwiya,

européens

atteignait

Dans la région en trois

de ses missions

des hommes. Sans les maladies

des Wayapi de 1'0yapock

regroupés

au cours

puis,‘surtout,

en objets

été involontai-

semble avoir

s'appuyant,

géographiquesisur

considérable,

ans ne dùt x

35 habitants. Ce mouvement hémorragique

rement

en quinze

alors

, chef après

moment du passage

de

avoir


- 337

COUDREAU (1889-90),

Kaul~

commencera une installation

(COUDREAU, 1893, p. 431), sur le moyen Ipis'I Celui-ci pendant

en passant

temps encore

ses descendants

avec les

autres

avec les restera

survivraient

est mal connue.

Il

nautés

région,

ont,

groupes

est certain très

est celle

des rivières

Kaluni

(Mapari),

formatticee

La dépopulation

avait

région

évidemment

COUDREAUfait

p. 3681, il

ne semble cependant

après

son passage,

d'ailleurs

vers

le haut

et le moyen Oyapock,

groupes

actuellement,et

locaux

Des autres pratiquement

rien,

sinon

haut Oyapock était

totale

COUDREAUentend

parler

les

guerres

évoquées

récentes

la portée.

est

personnes.

qu'il

précé-

_

(1893,

Une décennie visita

émigra

Mis?.

sans doute

désormais

des villageois

de cette

nous les

avons rencontrés

.,

région

contemporains.

Wayapi-puku

que leur

(Agaiouare)

à moins de‘30

selon

de la Mapari

nombreux

zone qu'il

Au moment de son voyage,

de la population

sont relativement

des commu-

La seule

à ces hostilités

les Waygpi descendants

les divers

le

la situation

Yakamiwa

se réduisent

une zone déserte,

parmi

refusant

que ses informateurs

(Caroni),

pas en mesurer

reste

Si le-bassin

dans la région

la plupart

de silence.

pour causes

allusion

l'ultime

parce

de l'llmapari.

demment..Si

gens du haut Oyapock.

ou Wayapi-puku,

certainement

les deux communautés de cette

Posisi.

mais entretiendra

cependant

que COUDREAUignore

délibérée

et Mapali

à son fils

wayapi.

une volonté

sur ce point,

parcourt

s'installera

actuellement,

Chez les Waygpi du sud

de cette

puisqu'il

la chefferie

des relations

de la cormnunauté KaulF-P3sisi

de l'Zp&sî'où contact

mourra

d'avis,

chez Kaliluwiyá

sur le moyen Oyapock chez Ka'iluwiya,

quelque

Une partie

mais changera

où il

émigrera

-

de cette

scission

d'avec

en 1890, et ce, depuis

des "Calayouas"

à l'est

époque, les

je ne sais

gens du Kouc et .du

une décennie du Jari

au moins.

mais ne cherche

pas


à les visiter en fait

par cette

voie.

des Mayapi-puku

bonne,

vraisemblable

stable.

on peut déduire

d'ensemble

que j'ajoute

de 500 personnes

à partir

Nous arrivons

pour l'ensemble Cette

une période villages

fin

d'hésitation.

des groupements

vraiment

de groupes

voir,

des tentatives

ainsi

tour

à tour

et force

lages, nent,

force

ils

de stabilisation

donnent

unité

avoir

jouent

par la circulation

négativement Des maladies

de COUDREAUpourraient L'épidémie

de près

pour les Wayapi, les

On ne peut pas

Exploration un rôle

et

essentiel

de certains

des hommes qu'ils

: vilentraî-

la clé de l'époque.

intervenir

relative.

être

comme nous venons de le

été faites.

dit,

de

géographiques,

par l'enrichissement

'Flalheureusement, de plus,

peut

contraint

par secteurs

aient

que je l'ai

de dispersion

été,

la population

dominants , quoique,

une

du XIXe siècle.

de communautés solidaires.

pour y parvenir

commerce intertribal,

identique

semble avoir

Pourtant,

relatif.

c'est

des données globales

à la fin

du XIXe siècle

nous retrouvons parler

de l'ethnie

1885-

sans être

donc à une estimation

La faiblesse.de

à un isolement

que, vers

du moyen Oyapock,

.COUDREAUpour le haut Oyapock et le Kouc. Un chiffre avancé pour les Wayzpi-puku.

s'agissait

des Wayapi était,

Aux 70 habitants

de 200 personnes

qu'il

Karapanatg.

ce qui précède,

démographique

relativement

estimation

est très

de la rivière

De tout 1890, la situation

Il

-

338

semble avoir

causé en particulier

les maladies et obliger

pulmonaires

en être affecté

la cause

importées

vont,

les Waygpi à renoncer amenées par la mission

une fois à leur de 1891

(COUDREAU, 1893, p. 505 et p. 525).

un nombre considérable

la mort de plusieurs

chefs,

de villages dont Wila.

et


- 339 A cette nouvelle

agression

d'après

situation

extérieure

tard vers

1905. Il

secondairement,

et Français

étaient

alors

prouve

venir

cherchant

(à l'époque

un peu le Wayana. Les noms déformés

indices

la tradition

: si le dernier

nance anglo-saxone.

orale

que furent

à penser

vers

du Lawa de 1888 ou-mieux

furent

peut-être

les vieux

que leur

fuite

des voleurs

mineurs

guyanais.

poursuivis par la justice,

ils

village,

à descendre . eut un effet

furent

siècle

est

psychologique

conscience

d'une

noire

faiblesse

ces Noirs

car ils

eux,

Siling,

parlaient Pase

ne sont que de faibles f\ le premier est à consodes intrus,

de 1'Inini

aux ruées

de 1900. Ces hommes

des "maraudeurs"

comme disent

sans doute commis quelque

crime

dans la forêt. les villageois,

et

Arrivés puis

s'emparèrent

aient répété ces exactions dans un second en deux temps, un seul rescapé venant

étant

parvenu

s'ajouter

aux épidémies,

l'isolement,

donc l'af-

désastreux. par la dispersion,

de la dynamique

la période

à celle

Cet évènement mineur,

Caractérisé faiblissement

Wayspi

la justice

la ou les nationalités

rançonnèrent

exterminés

le Jari.

wayapi,

s'enfoncèrent

femmes. Après qu'ils

à

est sans doute à rattacher

Ayant ils

d'entre

a retenus

de placers,

chez les Wayâipi du Kouc, ils de plusieurs

de trois

est un sobriquet

Quelles

à échapper

Guyane hollandaise),

wayapi

j'incline l'or

entre

du Kouc ci> . Selon les Wayapi,

dans la région de Surinam

et MitefprAque

que les relations

nulles.

Un groupe de Noirs

devaient

de Guyane. L'évènement,

peut être daté au plus tôt vers /4 laissé aucune trace dans les archives

n'a

ce qui,

parvint

fois-ci

wayapi

françaises,

EranFaise

vint s'ajouter une

catastrophique

venue cette

le nom des protagonistes

1895, au plus

-

d'alliance

de l'ethnie trop

et d'échange,

le début

du XXe

wayapi. Chaque communauté avait

grande pour tenter

de s'accroître

aux

dépens des autres. Nos informateurs les plus âgés, Mis>, Awala, Pina, -- -------__----------------------(])Leur itinéraire exact dut être 1'0yapock et le Knluapi. Ils ne semblent pas avoir visité les villages du WasEyp"t? f ni ceux de la source de l'oyapock.

,


- 340

nous disent tandis

qu'alors

les villages

des félins

réduite

à un point

tallées

dans les

pour danser.

de repli,

préjudiciable

riences

de contacts

tinction

physique

que les

taire,

est

pilotis,

enfants.

La vie

pourtant

les

dans la forêt, étaient

faites

sociale

jarres,

l'objet

pas de doute

culturelle, contribua

Signalons

et simple.

d'actives

trouvé

mais au contraire

Emerillon p.

ne fait

du XIXe siècle,

les Wayapi n'auraient

sur leurs

auges à cachiri,

à la richesse

1910 et 1940 fut

enserrés

était

étaient

ins-

et que bien peu de communautés possédaient

Il

pure

petits,

femmes et les

habitations

une place

entre

les

tel

étaient

haut-perchées

que les habitations,

pour protéger

-

exploitation

là pour le prouver

mais tirée à sauver

assistance

attitude

des expé-

l'ethnie

que la région

prospections

en ce lieu

que cette

de l'ex-

du moyen Oyapock

aurifères

et que

ni matérielle

et maladies.

Le

(HURAlJLT,.l963,

p.

ni sani-

cas bien connu des

140 ; DEMAN, 1977,

12-13). J'ai

aujourd'hui

époque que les Wayapi, le plus

faible

pris

dans leur

les

S"atZ et Walapa,

deux groupes ne doivent

du siècle

épidémies celle

locaux

pas excéder

vers

cette

leur

chiffre

respectivement

ensuite et celle très

groupe

par les

chefs

semble moins mauvaise

de Alamasisi,

se divisèrent

seul

à la période

50 personnes.

la situation

de l'oyapock,

formé qu'un étaient

de 1'0yapockjdirigés

sur le Waseypl"i

une des deux sources

deux chefs

atteignent

venus des sources

sous la chefferie

du XIXe siècle

de Sapat3

sent n'avoir

ensemble,

d'apports

A la source, au début

que c'est

de population. En dépit

précédente,

la conviction

le fils

en trois

de Ilu?ay

proches

local

les

survivants

des

communautés

du frère

:

sur la Salamandre,

géographiquement,

en relations

; réunis

parais-

constantes.

d'Alamasisi

Leurs

et son


- 341 -

propre

fils.

pouvoir

La troisième

une famille

de maintenir jusqu'à

communauté,

d'origine

la cohésion

de Pila,

dont le rôle

des groupes

locaux

voit

arriver

dynamique

au

permettra

du haut Oyapock,

et ce

nos jours. Les trois

cours

Aparai

celle

d'eau

au coeur

ne recevant du Jari.

communautés,

installées

de La forêtsvivaient

que de loin

Numériquement

en loin

repliées

la visite elles

faibles,

sur de minuscules

d'un

sur elles-mêmes,

colporteur

ne dépassaient

wayana venu

sans doute pas l'O0

personnes. Sur le haut repli.

Dans le haut de la rivière,

du chef Mulu,

fils

en plusieurs devait

communautés,que

totaliser

penser

villages totale

cependant

oscillant

maintenaient entre

local,

autour

sans doute

pu identifier

ce chiffre

de la source

par la mort de Sa%, plus

rien

pour cette

divisé

avec sûreté,

leurs

1920, l'i‘solement

du fleuve.

vingt

C'est

bas atteint

de certains

plusieurs

donc une population

que j'avancerai

le plus

On

groupes

pour

1915-i920.

par les Waygpi.

devient

total.

Sa& du moyen Oyapock rompt avec le chef Le règlement

tué par magie

Pendant

de dispersion,

effectifs.

comme le seuil

le chef

époque des WayZ$pi-puku.

situation

420 et 450 personnes

En 1915, par exemple,

visiteront

nous n'avons

que, dans cette

Vers

Sapsts

Ce groupe

est regroupée

de

70 personnes.

isolés

Je considère

la même situation

la population

du chef Yakami.

Je ne sais peut

Kouc, on observe

ans.

interposée.

de leur

conflit

se terminera

Les deux groupes

ne se


- 342

un cloisonnement

Chez les Wayapi centraux, visite

de loin

en loin

d'un

que par la médisance,

colporteur

un lien

Le tableau que, parmi

les

et du Kouc, il

trois n'y

Leurs relations un constant

de scission d'après

paraissent,

qui prédomine,

entre

de la vie

sociale,

les divers

; sur les

et Kapasi

que l'association

Il

est aussi

tiers

certain

du pays wayapi

et peut-être gistre

vers

que l'isolement

un léger 1930-35,

essor. contre

à travers

le chamanisme.

c'est

l'endogamie

villa-

par paire

permet

le maintien

total

de ces trois

Ygw?

secteurs

de la stabilité

un total

170 vers

et

ceux de Sapotr, et de Pi3a.

le maintien C'est

de ApiyDk3

ceux des frères

de l'oyapock,

favorise

recueillis,

les festivités.

; sur le Pilawili,

sources

mariages.

et des phases

uniquement

du XIXe siècle,

néanmoins

du Pilawili

témoignages

des phases d'alliance

en particulier

qui sont associés

montre

et même quelques

Sur le Kouc, ce sont les villages Mas513

ne serait-ce

des chefferies

se concrétisant

tandis

la

certain.

Comme à la fin geoise

wayana assurant,

de la source de l'oyapock,

eut point

ces dernières

moins net s'instaure,

de succession

groupes

balancement

d'hostilité,

-

fores-

démographique

de 190 personnes

que j'enre-

les années 1915 pour l'ensemble

des Wayapi centraux. Dans le moyen Oyapock, beaucoup

plus mauvaise.

en 1927 par le Major montrent

Les rapports

au confluent

chefs

de ces villages

des missions

BOANERGESLOPES DE SOUZA et,

les Wayapi divisés

l'autre

la situation

en deux groupes

du Yaroupi étaient

et totalisant Malukawa

: l'un

est à cette

brésiliennes

époque

effectuées

en 1931, par P. MOURA installé

près de Camopi,

de 40 à 50 personnes.

et TZwZtZ, respectivement

fils

Les et


If I ’

Carte.14 Les

communautés 1915-1970

wayàpi

inconnus


- 344 -

petit-fils

du chef

Ka?iluwiyg.

dans un isolement

relatif,

le milieu

puisque

créole,

que tupi

Malukawa

le Wayapi qui rétablit

la distillerie

de rose.

La seule

douanier

. qui contrôlait

ble

aussi

avoir

les

participé

quoiqu'il

soit

plutôt

témoins

de cette

entre

cette

à l'exploitation

avant

et du haut

totalement

isolés.

1949,viennent

du Camopi.

désertes

du Pilawili,rencontrent

venus par la source

en présence,

rendue

et les

échanges Lors

furent

frapp&

générosité dont

région

sem-

opérant

En dépit

des hostilités

pas impliqué solennelle

des Waygpi-puku,

les

des Waygpi-

sur leur

situation

Wayapi du Kouc

après

de chasseurs

peut-être

la visite

1945. C'est

vers

les

sources

wayapi-puku du XIXe siècle parents

est alors

des deux

lancée

la réciprocité

par les est

se multiplient. de ces contacts,

par la prestance

et par l'autorité

la chefferie

leur

un grouoe

une invitation

Après

des rares

de Uluali,

de 1'Inipuku.

n'avaient

gens d'lllualir.

Il

le

dans la mémoire des

Les connaissances

fréquenté

en 1944 que des chasseurs

groupes

était

des Wayapi de la région,

essentiellement

Oyapock qui aient

d'ailleurs,

de bois

dans la région

demeuré comme un médiateur

en effet

qui,

112).

époque.

encore

et vers

p.

créole

et précise

Plus mal connue est pour moi la situation puku > alors

bien

d'essence

des placers

dans

gens du haut

situation

une autre

d'or

aussi

de rhum (1955,

administrative

sorties

son groupe

plongés

parlaient

les contacts

ajoutait

représentation

vivaient

qu'ils

pleinement

de rhum s'en

de maintenir

siens

pour une distillerie

et gens du bas en 1935,confirme qu'à

essaya

et les

SOUZA indique

et travaillaient

qui fut

Mis4,

Si T,?wgtZ

remontait

les Wayapi du haut Oyapock

de leurs de leurs

sans doute

freres

de la forêt,

chefs , en particulier aux années

1920.

Par leur de Taws? a,


- 345

Il puku ont, ment,

en relation

pour le groupe Kumakalg

constante.

de 1'Inipuku

quelques

et de Tawa?a. d'Uluali:

de la part

En dépit

Les contacts

: cette

seule

étroits

jeune

en forêt,

fille,

D'autres tout,

croire

On voit

très

bienkdans

arriver

car,

guerre une fois

des deux dernières

l'ensemble

des Waya"pi centraux. Au regard

Wayapi-puku le total

devaient

de l'ethnie

Entre

encouragés tratif

par les autorités

de Maripa

contrôlant

Ils

point

l'ensemble

plus

stables.

puisqu'il

montre

envisager

de

pas le temps d'en

après

pour cette

Sapjta

du fleuve.

les

ce qui

les

porte

sources

renoués

>, ils

qui ouvrirent

1935 pour

époque.

entre

D'abord

toute

actuelles,

1935-40,

les contacts

(?Cs?,

les

d'isolemen~somme

vers

à nouveau.

l'isole-

et favorise

encore

va s'achever

de 480 personnes

françaises

fille

à de la malveillance

ce cas, à quel

n'auront

250 personnes

de Wayapi venus de la source

locaux

de Yaliki,

des données démographiques

et le moyen Oyapock se multiplient groupe

la mort

paranoïa

la période

1935 et 1944

de Tu$

avec les groupes

pouvaient

décennies,

avoisiner à plus

comme celle

est exemplaire

de revanche.

bénéfique,

dispersé,

à la même époque furent

isolées

de plus,

; et Apisalu

très

à son père

une certaine conclus

de

à M~yu, de la communauté de Yaw'il,

le cas des Wayapi-puku

la vieille

habitat

après

laissa

mariages

qu'actuelle-

ont pour nom Kawu

Felicio)

existé,

ce qui

que des communautés totalement pratiquer

d'un

locaux

pour le groupe

(rio

entretenus

mariée

ment des communautés entretient

Par dessus

que les Wayapi-

chefs

cité,

avoir

se distendirent

des Wayapi.

conflits.

déjà

communautés semblent

et du Pilawili

de Taw&Ta

certain,

Les principaux

de 1'Amapari

du Kalapanati.

grandes

sinon

; Taw ETa,

.; Tup?i pour le groupe

pour le groupe

'mourut

est vraisemblable,

époque , peu ou prou les mêmes groupes

à cette

tous

-

par un

furent

ensuite

le poste

adminis-

Leur but était


- 346

essentiellement

le regroupement

(HECKENROTH, 1939, p. 268), puissante

du nouveau

des aayâ'pi

s'appuyant

En 1939, le groupe

de GitZ brève

et celui

période

en ce lieu,

locaux

zone

les

amena, entre

amazonien,

la direction

d'une

et son oncle

Maluka,

fils

consécutive

plus

certains

aspects

à la tentative

permanente

d'origine

de constitution

ainsi

d'abord

par 1'Administration

wayapi,

et ne tomba jamais Arrivés

sur la situation

aux gens de Uluali.

qu'un

françaises des trois

groupes

et Uluali,

groupe

avec le

suivra,

local

chef

sous

Pierre

le chef Pierre

créés

Yakanali

de souligner sut rester travers

présenter

d'un

de l'histoire

celle

la situation de la réalité

en en acceptant opposée

par Eugène Inâmu

un équilibre éloignés

qu'Eugène,

entre du pays encouragé

un authentique Pierre

Louis

wayapi,

que nous avons cotoyée

Sortant

opposera

résistance

en deux points

à ce point

gique,

tout

Cette

de maintenir

dans les

contemporaine,

à partir

Après une

missions

française,

française,

ethnographiques.

comme un cliché

paternel

de SapDt3 émigrèrent

communauté forte

important

de nos recherches je préfère

former

qui

d'une

les

est d'ailleurs

village

du village

et sanitaires.

l'avantage

wayaZpi. Il

vivants

aparai,

à l'influence

technologiques

dynamiques

le vieux

peu ces

connu sous le surnom de Caïman.

dans le moyen Oyapock,eut deux pôles

quelque

1946 et 1949)un regroupement \ Kwam%"a, sur le haut Oyapock,

Dans la ,décennie une résistance

favorisa

aux nombreuses

pour ne plus

famille

sur la personnalité

et de l'oyapock.

la direction

en deux communautés,

sur le versant

entre

quatre

de Camopi

Eugène IGïmu.

de Sapsto

du Takw&i-

passant

démographique

dans cette

pour ce faire

se divisa

du confluent

sur le moyen Oyapock, La baisse

dans la région

chef du moyen Oyapock,

En 1936, la mort desseins.

-

par exemple.

nous débouchons au cours

de la reconstitution des vingt-cinq

sociologique

dernières actuelle.

chef

chronoloannées


- 347

-

VI SITUATION

Au cours ont vu apparaître le administratif un certain

ACTUELLE

des trois

dernières

deux facteurs

essentiels

et l'assistance

sanitaire.

décalage

chronologique

(1940-1975)

décennies,

de la vie

politique

L'apparition

en fonction

les Wayapi : le contrô-

s'est

de l'isolement

faite

avec

des sous-

groupes. 1) INSTALLATION DU CONTROLEADMINISTRATIF ET DE L'ASSISTANCE En 1940, les Brésiliens Service

de Protection

attirer

Wayãpi et Emerillon.

près de ce poste soixante.

qui

des Indiens

(S.P.I.)

Seul un groupe

se maintiendra

jusque

créent

un premier

SANITAIRE poste

du

sur le moyen Oyapock pour emerillon vers

s'installera

le début

des années


- 348

-

En 1947, les Français, l'Inini(,créent

le poste

de gendarmes

apparaît

temps,

la totalité et les

signe

politique

les détenteurs

des Waygpi.

groupes

d'une

La dynamique

du Maroni)

de la France.

eurent

des groupes

l'accès

populations

indigéniste

de

une succession

et filtreront

pour les

de ce poste

du Territoire

toute

contrôleront

nos jours,

Avec Camopi (et Maripasoula

le premier

un premier

de Camopi OU sera installée

qui , jusqu'à

en pays indien.

dans le cadre

Dans

pour but d'attirer

locaux

du haut Oyapock et du Kouc restèrent

sut leur

isolés

résister

jusque

vers

1956. A cette

date,

de Camopi et les missions Brésilienne)

accentuent

les Français. de brousse

C'est

tement) français. Créole

font

hydrologiques le contact

également

sout ouverts

et la suppression

les missions

intermittentes

(Commission

des villages

à cette

de Frontières

Franco-

du haut Oyapock avec

époque qu'une

école

et un dispensaire

à Camopi.

En 1967, la francisation

des "populations

du territoire

(qui

de 1'Inini

des Wayapi et des Emerillon,

Une commune est créée à la mairie,

des gendarmes

maire

et

à Camopi.

conseillers

tribales"

est rattaché

au dépar-

entre

autres,

des citoyens

Après

le bref

passage

municipaux

sont,

d'un

dès 1970,

Wayapi et Emerillon. En 1967, l'Armée d'aviation De nombreux

stratégique Amérindiens

sur le .Tari,au de la région

'En 1971, un poste et une école

bilingue

de l'Air

sont

itistallés

brésilienne

village

ouvre

une piste

wayana de Molokopata.

participent

aux travaux.

émetteur-récepteur, dans le haut

une infirmerie

Oyapock,

à Trois

Sauts.


- 34:s -

En 1973, les Wayapi-puku construction

de la route

(Organisme

brésilien

et un dispensaire

Psrimétrale

de tutelle

nord

menacés par la

sont contactés

des Amérindiens).

par la FUNAI

Un poste

d'assistance

sont créés. En 1978, un poste

le Jari

de l'Amapari,

à Molokopata

pour

d'assistance

FUNAI est ouvert

sur

les Wayapi du Kouc.

2) SITUATION DES GROUPESLOCAUX Cette l'évolution

récente

et tableau

4 p. 352.

situation

est en grande

que nous venons

de résumer

Les groupes sont dûs au regroupement amont entre pression

locaux

récent

des villages

de l'administration

et de la mort du chef Eugène In&u Les groupes pour le premier deux villages population

d'une localisés

communautés installées

la survie

de plusieurs groupe

population

membres s'est

de la communauté,

local

regroupée

D'abord essaie

stable

en

au compte de la (gendarmerie)

une force

contraire.

Sauts,sont issue

composés;

en 1967 de

qui regroupait

en quatre d'ordre

en particulier dispersé

.temps,

l'ancienne

du chef

1967,

sanitaire après

dans les

de se reconstituer

sous la direction

immédiatement

du Kouc et du Kuluapi

pour des raisons

hommes adultes.

3, le groupe

4 a émigré

de Camopi (1 et 2)

; pour le second de deux

près du confluent

et 1972, essentiellement mettaient

de Trois

de

15, p. 350

locale

qui représentait

près du Saut %tus%say,

Ce groupe

carte

installés

française

du haut Oyapock et du Pilawili

le produit

est à mettre

3 et 4,dits .

importante

(cf.

de la région

1947 et 1960. Ce regroupement

arbitraire

partie

au Brésil. 1969, 1970

qui comprole décès

deux villages

et une partie Pina.

du de ses


Carte.15 A %

: Ancienne

: Centre

A4 :Village : Village 0

e-s L-2 .. . . . :....:

fl

: Aire :

:Situation

actuelle

des

commt%%és

waygpi

communauté

odministrotif

Francois

WcyOpi (chiffre

ou

de renvoi

Poste

FuNA~

eux groupes

emerillon de ~arcaurs

actuelle

Aire de ~orcours récemment Mouvements de population

des

Wayapi

abondcnnée

“Brésilien’.

locaux)


- 351

Le groupe Indien

Aparai

la fin

des années cinquante.

vers

issu

personnel

Installé

de Sarapo,

migration.

Invité

d'aviation

au village

se déplaça

momentanément

La situation éclata

par la Funai

se déplaça

française.

à Trois

(groupe

ait

Il

éprouvé

de trois

locaux

s'agit

toute

la conrmunauté

Sarapo,

avec des

vers

la Guyane

émigrèrent

eux aussi,

avec le chef Pina,

par la source se fixant

chef Roger Ramala),

6 de 1'Inipuku

par les 1965-70.

contacts

soit

alors, à Camopi

l'ethnie

anciens

wayapi,

D. TILRIN-GALLOIS,

avec les Brésilien:

ils

du Rarapanaty,

étaient

probablement

déjà installés

Il

il

avoir

est actuellement forestiers.

récemment affluent.& les

semble

une date été

sur le Kouc et le Jari,

par des chemins

7 et 8 formaient

groupes,

signalés

jusqu'à

les Wayapi-puku,

communautés reliées

dans le bassin

de très

a constitué,

Selon D. TILKIN-GAJAOIS,

Les groupes groupes

dégradée,

1, chez le chef Norbert!.Tiyu).

les années

constitué

AparaifWayapi-puku.'

après une migration

récente, le coeur de ce que j'appelle

durant

Sarapo

au village

3, chez le

Le groupe

durement

Jari,

piste

revint

Wayapi-puku

(groupe

semble

puis

en Guyane française, Sauts

Il

d'une

sur le haut

rapidement

reçut

joué dans cette

à la construction

à Yasi)rni-,

de' ses habitants

Les autres

de l'oyapock,

chamane réputé,

hommes adultes.

en aval

ce village

de 1'Inipuku.

très

Sarapo,

du Eouc vers

venus du bassin

avec sa communauté mixte

dès le décès de plusieurs

wayana déserté

sur le Pilawili,

à aider

s'étant

du chef

dans la région

Wayana de Molokopata

sanitaire

Wayapi-puku,

de la famille

venu. se fixer

du moyen Jari,

1965 de nombreux Wayâ'pi-Puku

que le poids

soit

5 est

-

encore

a-

bas Inipukm. plus

stables

de

par ADAM DE BADVE en 1832, D'après sur des terres

très

giboyeuses,


. I

.

.

352

-


-

Selon notre 1'Igarapé

de la Funai, chercheurs 'le

le second de diamants

dernier

de l'Amapari),

(1975)

cas connu d'hostilité

importante?

ou vécurent

selon

Cet épisode

sur

à la demande avec des

constitue,

signalons-le,

armée chez. les Wayapi. 9 enfin,

région

il

Les groupes. en deux villages

le premier(l973)

semble être

nos informateurs

dans cette

ont dû se déplacer

après une phase d'hostilité

(garimpeiros).

Le groupe plus

ces groupes

collègue,

da Onça (bassin

-

353

Sisiwa

le reste

d'une

et TzJ%J%. qui visitèrent

y a une quinzaine

d'années.

7, 8 et 9 sont aujourd‘hui

près du poste

Funai

population

rassemblés

de Mitiko.

3) DOMINATION OCCIDENTALE ET RENOUVEAU

1 en contact sont

avec les

e immédiat si,

démographique,

et est très

puisque

décennies

(cf.

la situation

nous-mêmes,permet

tableau

d'estimer,

l'accroissement

total

artificiel,

pour'maintenir

1"endogamie

de

569

à près de cent récents

.récupérés

villageoise

ou brésilienne. de l'oyapock,

stable

très

ont été,

sur\

au Brésil

précis

personnes personnes

été

sur neuf

dû à 0. TILKIN-GALLOIS

pour un total

pleinement

tant

a été négatif

semble être

Le recensement

4, p. 152),

de l'ethnie

locaux

française

le contact

actuelle

Les regroupements caractère

groupes

jamais

1940-50 pour le bassin

du Kouc-Amapari,

bonne en Guyane française.

nous présentons

cinq

des administrations

dans les

et 1965-75 pour le bassin le plan

que les ETayapi n'ont

Occtdentaux,

sous le contrô

En contre-partie,

est indeniable

que et

en 1978, depuis

en dépit

1950.

de leur

par les Wayapi qui en profitent

tempérée

par les relations

par paire.


- 354 L'assistance

sanitaire,

le danger chères

de son côté,

des épidémies , permet

aux Wayapi,

Tandis par les

de leurs

mouvements,

du centre tière

que la forêt

non-Indiens,

parfois

et le Brésil

et de menaces du côté brésilien,

pratique

et en Guyane est aussi

une politique

électoraliste), charge, de leurs

produits

encourage

sans malheureusement

de l'ethnie

par la froninsistent

du côté

français,

la scission. à celle

des pouvoirs

à la base d'assistances occidentaux (liée

: tandis

leur

permettre

lieu,

l'atout

diffé-

que la France

à une arrière-pensée

les Waygpi à une saine

reste,

en fait,

sa maîtrise

Face à des tendances la conviction,

au cours

pragmatismaaujourd'hui

parcourir

renforcée

et

un écoulement

prise

en

satisfaisant

produits. En dernier

Ces choix,

liée

de dons inconsidérés

le Brésil

les Wayapi libres

; les deux administrations extravagantes

mesure

Wayapi du nord

se trouve

économique

les

dans une large

entre

pour maintenir

La disparité

en ce qui concerne

active.

en théorie

historique

sur l'oyapock,

de communautés fortes,

encore

laisse

à coups de fables

au Brésil

surtout

plus

reste

ce qui

la séparation

la France

d'ailleurs

rentes

sociale

et Wayapi du sud (Wayapi-puku),

entre

d'achat

en éloignant,

la reconstitution

et donc une vie

inviolée

-

le plaisir la forêt

économique

parfaite aussi

des années passées

du milieu contraires,

auprès

comme par le passé,présidait de faire et de glisser

la fête,

de l'ensemble

de donner

sur le fleuve,

naturel. j'ai

acquis

des Waygpi, à leurs

qu'un choix.

et de rendre, sont aussi

grand

leur

de force.


-

355

-

CONCLUSION

Nous voici travers

la tradition

orale

arrivés

au terme de cet itinéraire

Wayapi,

nous a conduit

qui,

à

de l'anthropologie

B

l'histoire. En effet, donner

des sociétés

sociale

pendant

une vision

du moment perçu

les'rapports a tenté

liant

afin

contemporain

et:, plus

récemment,

le troisième de constituer

: la société,

volet

la nature

c'est

sont

lisibles

avant

Amérindiens leurs d'autre

racines part,

tout

à deux niveaux d'Amazonie profondes,

naturel.

que doivent

part

le reflet

ces mêmes sociétés,

à l'écologie,

celui

travail de la

de l'ethnologue

et l'histoire.

apparemment

: d'une

a su

l'organisation

Le présent

du tryptique,

de ces trois

sur elles

sociale

en s'ouvrant

le champ d'observation

Les intéractions -car

l'anthropologie en décrivant

cohérente,

les hommes au milieu

d'introduire

diachronie,

longtemps

composantes

se porter

de celles fruits

nos observations-

contradictoires

les sociétés qui

fondamentales

actuelles

chez les sont,

de par

les ont précédées,

de bouleversements

post-coloniaux


- 356 -

et d'enracinement

sur des terres

comme largement

nouvelles.

de composante

du fait

vient

permanent

oblique

Il ancrés

temps,

tendu

ayant

Dans cette

entre

tous

leurs

efforts

sociologique

de la seule

Autrement

dit,

âme dans un passé dont -même s'il voire

s'agit

au début

la dure réalité

parfois

aux Wayapi, à l'Amazonie

des expériences

historiques

7 Ce n'est

qui peuvent

fournir

La plupart Guyanes Hurault,

(Coudreau, 1968;

nos enquêtes

Guyane française, 1. d'une concentration inter-villageois

d'axes

1972, Grenand,

font grande

elle

état

sur la côte

puisait

son

"pré-colombienne" au XVIIIème

siècle,

de vivre

dans

historique

est-elle

propre

à une question

nous suggère

quelques

voire

qui réflexions

orales 1960,

recueillies

1961,

dans les

1971, De Goeje,

1926,

1948) ainsi

que dans l'intérieur

1948, que

de la

:

div,ersité

très

les deux

de recherches.

1958,

ethnique

dans les

le long des grands

sur des distances

2. de peuplements

société

dire

1972, Nimuendaju,

tant

du peuplement

de la réalité

post-coloniales.

de répondre

des traditions

1893, Frikel,

actuelles,

d'éléments

à un phénomène commun aux Guyanes,

néanmoins

autant

en même

à partir

et sa raison

de l'expérience

pas le lieu

un ouvrage,

et,

parfaitement

remontant

seulement-

ou correspond-elle

necessiterait

illustrent

histoire

dichotomie

un va et

à la fois

en fonction

est pour ainsi

d'une

et permet

passé amazonien

vivant

du XIXème siècle

Cette

médiatrice

un peu comme si cette

la saveur

l'histoire,

pour constituer,

Haute-Guyane, c'est

envisagées

que les Wayapi,

à leur

un noyau moderne solide,

être

et culture.

pas de doute

hétérogènes,

niveaux.

devient

nature

culturellement

doivent

perspective,d'ailleurs,

anthropologique,

ne fait

parfaitement

diverses,

temps anciens,

cours

d'eau,

avec

et de contacts

considérables.

importants,

de puissances

guérrières

et


- 357 -

d'organisation

politique

3. d'une clairement

différentes

période

de baisse

à la pénétration

gements de milieux

de ce que nous connaissons

demographique

européenne),

naturels,

enfin

(pas toujours

de migrations

de regroupements

actuellement.

mais souvent

tous azimuts, tendant

vers

liée

de chan-

les ethnies

contemporaines. La totalité

de ces traditions

Guyanes sont caractérisées c'est

à dire

lointains. dont

le rôle

un rôle

à rendre

D'où,

cette

où plus

,A travers

sans doute volonté

de cette parce

de survie,

autant

successives concepts

(tant

passif,

que je viens

1'Amérindien

répétitives terres

les

récente

ancienne

d'Amazonie

à qui

est assigné

- répétitive:

le même choc - une puissante démographique

catastrophique,

de notre

travail

et passe

des idéologies

rapports

la représentation

individuels phi&okophique

à l'économie

lignea"montrent,

de multiplier

occidenta*les

que les de l'univers),

de subsistance

diversifiée

de tenter

pour les Wayapi.

y a urgence

pour un tel

semble être

du moins je l'espère,

avec les

les reconstitutions

d'Amazonie

les plus

de l'histoire

chapitres

d'Amazonie

Il

dans le temps

naturel.

Ces quelques est important

évènements

une histoire

mais catégorique,

indéfectible

s'enfonce

moral.

ont subi

concerne

ou encore

du milieu

entre

de la réduction

en ce qui

de pouvoir

survivantes

simplement

des différents

par un refus

les

et une histoire

des basses

en dépit cours

et à l'intégrité

il

visible

ces tendances région

que par un attachement

point

opposition

que ces sociétés

a été observée'au tout

(mythique)

des

de la chronologie

à mesure que l'on

merveilleux

est bien

métaphysique

amérindienne

croissante

au final,

politique

de la région

par un phénomène de tassement

une imprécision

et une tendance

orales

sorti

sociétés

méthodiques

à quel

amérindiennes du passé

travail

car si,fort

du long

tunnel

telle

celle

heureusement

de l'extinction


- 358 -

les plus

sociétés le fruit

nouveaux livres

amérindiennes

d'aujourd'hui

de nouveaux

regroupements

moyens d'expression les

indispensables

à se pratiquer

connaissances

chez les Galibi

et redeviendra

sommes pas encore

inter-tribaux

et de luttes,

vont de leur

et,

cherchant

probablement passé

tel

de plus

en de

puiser

dans les

que cela

commence

par exemple.

L'anthropologue-historien authenticité

et de demain seront

un témoin

là et la tâche

sera,

dès lors,

du temps qui passe.

qui nous reste

est

renvoyé

à sa propre

Mais nous n'en

immense...


ANNEXES


-

ahnexe

359

-

1

Origine

des

perroquet

clans

du

amazone

singe

sapajou

et

Cka?iimi%wZngô

du

et

.,

kulôi.mi~w%go)

Kamala Awala

-

C’était

-

C’était

mière

il

y

a

il

y a

longtemps longtemps,

apparition

me5

furent

sur

lors

la

enlevées

à cette

?

terre.

il

y

de

notre

Toutes

a

pre-

las

longtemps

fem-

: c’était

époque-là.

c. . . 3 Kamala

-

Les

Awala

-

Désormais,

hommes

manioc

: une une

jour,

ils de

la

save.

étaient

et

“Nous

avons

animaux,

leurs leur

paravant; de

virent

la

ment travaille

sur

ainsi

repas,

peu

pas pour

Ensuite,

avait

et

pour

de

les

nous

la

cas-

hommes,

Les

leur caesave.

avaient

servi

dans les

de

Auà

intrigués,

subreptice-

observer: préparer

ser-

l’eau.

hommes,

revinrent les

avec

‘de

trempée

le un

leurs

y

dirent

leur

oassave

[. . . 1.

revinrent

domestiques,

animaux

s’éloignèrent

ils

1”

les

chasser.

accompagné

Après

et

amazone

qu’il

faim

animaux

les

à ce

travailler

travaillaient,

d’,elles;

repas

fem-

sapajou,

perroquet

partis

près

viande

virent

boire

de qu’elles

?

sans C’est

pour singe

femmes

bien

cassave.

de

femelle

eux,

de

femelle

revinrent

et

arrivèrent

pendant

hommes,

sans

bel

plus

qu’elles

autre, Un

étaient

n’avaient

moment-là le

désormais

ils

Ils

mes.

étaient

Wui notre

donc nour-


- 360

riture?”

se

Kamala

-

N’étaient-ce

Awala

-

C’étaient

roquet

demandaient-ils. pas

était

une

De femmes du

manioc.

le

village:

ce

le leur

avec

rez

femme

que bien

leurs

mangeons qui

vlop!

la

fit

la

dépouille

lancèrent

au

: elle

dépauille, devenu

quet

amazone.

-

singes

Et

les

perroquets

ment

des

femmes?

-

Oui.

sèrent Kamala

-

Et

Awala

-

C’est

Ils

ainsi animaux avec

avec

même

les

Kamala

-

Une

queue

-

Une

queue.

perro-

ce

Ainsi

des

singes des

donc, sapajous

femmes.

étaient-ce

plusieurs

elles

égale-

hommes

qu’ils qu’ils

que

l’on

chose

ces

queue.

Awala

bien,

vrai

épou-

nous nous

peut arriva

engendrèrent?

engendrèrent.

appeler avec

une les

descen-

sapajous

amazones.

Mais une

vrai

domestiques.

elles ce

La

qu’avec

que

homsapajou

que

étaient amazones,

leurs

e’urent

dance.

épousèrent

C’est

c’est

eh un

contenu.

sapajous

les

un

conservèrent

avaient

hommes

‘les

ne

dans

kikS,kikO,kikO...

c’était

plusieurs

hop!

devenue

L’autre

dépouilles

dirent-elles,

vivre

loin.

était

sapajou.

hommes

prépa-

singe

pLpi...,

car

“Oui,

quand

singe

les

qui

dépouille:de

p-ipi,

que

Awala

-

virent

revenir

entrèrent

vous

rentrer

animales la

?

en-

préparons.”

allaient

enveloppes

et

hommes

7”’

le

une

hommes et

donc

nous

Les

Kamala

les

noua

ramas&rent

dans

per-

meme. les

“C’est

?

Le

vivait de

l’abattis

Alors

Elles

mes

qui

singe

vers

domestiques

domestiques.

cachette,

partir

dans

animaux

animaux

animale;

c’est

leurs

leurs

veloppe

les

-

ex-femelles

singes

avaient


-

Kamala Awala

-

On

ne

-

Celles

rent. tié

de

réussit qui

dit.

la

queue.

de

leur

nombreux

?

coupée

en

coupa

donc

que

elles

qui

sont

sont nos

ancêtres

qui

dit-on, mais

moi-

la à

1’

ce

les

que

l’on

à l’origine

ils

à descendre

mouru-

avaient

assurément

aussi,

Alasuka,

couper

queue ne

voilà

sont

grand-père très

Ce

ceux

la

la on

tombantes; Elles

à

eurent

autres,

de

-

pas

Aux

origine fesses

361

sont

des

de

assurément

Pemelles

de

sapa-

jous. C’est tains

de

nos

gland

de

leur

ancêtres

n’y

eut de

pas

la

même

raison

décalottaient

que si

cer-

bien

le

pénis. Avec

pas

pour

de

femelles

les . probleme,

de

perroquets,il

p uisqu’elles

n’avaient

queue.C...l

recueilli Sauts. duction F . Grenend

en

mai

1978

Transcriptioh

Ilipa

de .

à Trois et

Paul

traet

de


-

annexe

362

2

Origine

de

C’est les

-

différente

un

clans

homme,

way”api

Yawapûks,

qui

a créé

Wayapi. Il

d’un

singe

était

atèle.

devenue

vers. une

Les

ciens

se

qui

vers

de

un

resta

vers

qui

les

singe

qui

sont

à

après,

en

la

avait

était

peau

gonflé,

pleine

enfants,

un

de

garr;on

et

/kwatatapuluks/,

“an-

. quelqu’un

la

forêt.

accumuléa

1’ origine

ramassa elle

et

des

jour,

dans

après,

il

terre,

ancêtres

stèle”

s’étaient temps

en

transformèrent

sont

longtemps

Quelque

longtemps, temps

pot

Un qui

a

Quelque comme

vers

fille,

y

perdit

une

Yawapaks

dans

la

ils

devinrent

des

/wilapayalikake/,

Les

/ak&kiimiaw%ge/,

ramassa

flèche

un

flèche les

vermoulue,

gargon

et

une

fille

“ancienne

flèche

vermoulue”.

singe

hurleur”,

sont

venus

de

la

“descendants

même

manière

que

du

les

/kwataimiaw%ge/. Un dans

un

vers.

tronc

Ils

fromager

donnèrent

descendants grosses

de

du

;

c’était aux

fromager”,

qui

ramassa une

des

grosse

vers

espèce

de

/kumakaimiZwZngs/,‘*les

sont

de

gros

hommes

et

de

femmes.

l’abattis

et

C’était

y

le

d’elles un

mâle.

lui Le

des

longtemps,

a

entendirent

L’une

todaotylus. lage”.

Yawapûke

naissance

Il à

jour,

soir,

chant

de

dit:

“Viens le

mâle

la

femmes

allèrent

grenouille avec vint

moi faire

Lepau

vil-

1’ amour


-

avec

la

femme

dans

son

hamac.

mois

plus

tard,

elle

deux

et, gras.

Les

sont

gens

ses

qui,

de

la

ce

furent

règles

mises

rent

l’une

fant;

la

retourna

à

l'ano&re

son

Wopliae”.

la

dans

un

arbre

garcon

et

grande

et

dants

de

un

palmier

Ces

fille

son

et

les

et

que

l'on

et

un

des-

a-

aooouohè-

véritable

parmi

en-

Hoplias les

qui

hommes;il

dessendants

du

recueillit

étaient

les

des

longs;

descendants

pois-

vers

ils

donnèrent

sont

aujour>hui

/kaisuimiaw%gs/,~lles

descen-

/wiliimiaw%gs/,

les

la

cadavre

même

jour,

vers

costauds. appelle

"descendants

qui

sont

les

/mayuim&%w&ge/,

descehdants

recueillit

avait

donnèrent

Ils

"les

du

origine.

Yawapoks

d’anaconda Les

village.

petits

,

Elles

poisson

Yawapake

vers

qui

rivière.

/tasiimiZwEng.z/,

Uh

de

fut

aoajoui'.

t3actrisrr

d’un

eut

"les

dont sont

la

un

vécut

jour,

l'arbreTaohigalia';ont

cots

et

le "les

Hoplias,

monde

bébé

Les

de

poisson

au

Le

Ce

gros il

filles

à

/talE*iimi$wSngs/,

acajou.

l'arbre

jeunes

première

mit

rivière.

minces.

comme

/muluimisw&gc/,

deux

Le

elle,

une

enceinte,

homme

gras

pourtant

par

Un

un

jour,

l’autre.

des

d'un

sont les

bientôt

Leptodactylus".

enceintes

seconde,

fut

accoucha

allèrent

après

est

Celle-ci

sont

grenouille Un

leurs

-

aujourd'hui,

descendante:

cendants

vaient

363

été

tu&

naissance

les

asti-

les

gens

à deux

ancêtres "les

par

de

tous

bébés les

descendants

Wayana

de

l’ane-

avec

son

oonda”. Une chien alla

dans fut

un

recommença d'où du

sont

village

enceinte et issus

chien",

que

et et

l’on

faisait

accoucha

accoucha tous

grand-mère

cette les

vivait l'amour

d'une fois

d'un

aussi/kaikugien/

-----c------m.------.

cl]

mot

karib

signifiant

la

même

avec

portée

/yawaimiaw%g&/,

appelle

seule

chose.

de

gargon

lui.

Un

chiots. et

d'une

"les descendants El3 .

jour, Elle fille

_


-

de

poisson

tu

des

des de

Leporinus.

enfants

peaux tous

de les

pleurer poissony>. /walakupi/,

Un

jour,

Un

jour

364

-

Yawapakz

conserva

il

dit

à sa

? Ce

sont

les

enfants

Ces

deux

"peaux

enfants de

conté

femme:

sont

mai

viennent

les

ancêtres

Leporirius*y.

1974

par

La

grand-mère

sur

le

-champ

suka.

peaux

"Entends-

qui

poisson

en

des

par

à Trois PEI&; son

Sauts traduit

PilsAla-


-

annexe

365

-

3

Identification

des

étant

à

animaux

l’origine

et

des

plantes

clans

animaux ---m--nom scientifique

nom f rangais

nom wayZpi

rouge

AloIi.atta Cebidae.

seniculus

Tinamus Tinamidae.

major

L.

akiki

singe

hurleur

in”amu

grand

t inamou

ka?i

sapajou

fauve

Cebue dae.

kUlE

amazone

meunière

Amazona Psittacidae.

kwate

singe

m%igZngZ

bourdon

Bombicidae, tères.

mûyu

anaconda

Eunectes Soidae.

murinus

mulu

grenouille

CSP.3

Léptodatitylus dactylus todactylidae.

pentàLaur.,Lep-

talc?&

poisson

Esp.

3

Hoplias mus Pell.,

walaku

poisson

Cspp.

yapakani

oiseau

apeila

AteTes Cebidae.

atèle

spizaète

1

Gmelin, L.,Cebi-

farinosa pàniscus

Bod. L.

HyménopL.

maorophtalCharacidae,

tête de ségrégat couvrant plusieurs espèces des genres Leporinus et Schizodontopsie. Spizaetus ornatus Oaud. ,Accipitridae.


-

366

-

plantes ---v--kaisu

arbre

acajou

Cedrela Meliaceae.

kumaka

arbre

fromager

Ceiba pentandra Bombacacaae.

tasi

arbre

CSP. 1

Tachigalia Aubl.,

wili

palmier

wilapa

flèche, dire flèche

Csp.

3

c’est roseau

à

[3actrls Rod., à

odorata

L., Gaertn.

(jariictilata Caesalpinoidae. elëgcins Palmae.

Gyn&riuni àagitattuti Beauv. , Poaceae.

Barb.


-

annexe

Il un

grand

voyage femme

Ils

ses

hommes..

arrivèrent

un

Le

sans

s’attarder

devant

seul

qui

n’écouta

sirent’et

se

chef

dit:

pas;

de

des

ne

mourut.

Les

sans pas

autres

beaucoup

de Il

tombe

pas

sur

quantité

de Les

rir.

Mais

ces

repas, Le d’y

le

raps

attachés

il

y

“11,

sai-

avait

faut

met-

piquer”. de

hurleurs pour

obéirent, reçut

alors les

chef

dit:

Le

piqûres

la

et

il

qui

tombent

que

cela

sauf sur

“Un

crabes le

"Non, de

récalcitrants. se

mirent

va

le

y a des ne

vous

dernier.

tête

manger”.

mangèrent

hommes, :

ordonna

qu’ils

ferez

chapeaux,

Tous

des

oinqüante

attacher

singes

qu'il

terminé,

refusèrent

chef

vous

passer

“On

environ

enavalant

fois

où dit:

va

le

continuèrent.

chef

couvert

le

l’arbre

autres

fur-

fut

La

le.fit

mou-

continuèrent.

d’hommes

camarades Une

de

tête”.

Le quantaine

il

dit:

des

déjections

autres

vous :

chef

mettre la

quoi

arbre

normalement, homme

rivière

le

obéir

déjections faut

une

comptait

grand

continukent. Le

arbres.

marcher dernier

Les

devant

un

de

lui.

faire

ne

devant

faut

/maniisï/,

voulut

partit

L’expédition

Le

sur

Chaussures,

dernier

qui

contre-forts

refermèrent

poissons

monde

chef

jour

“Il

ies

du

un

l’arbreY’.

k-rivé beaucoup

autour

jadis

avec

.

voyage

y eut

à contre-forts.

tre

-

4

Le

aucune

367

et chef

ne

des dit:

couper

part

de

petits

poissons.

%On,

on

alourdis pas

une

très à peine comme

de

longue

leurs

repart”. par

tout

Dr, à grogner

cin-

différemment

étrangement on

Une

leur

suite”. liane

et

étaient-ils des

pécaris

à


-

lèvres la

blanches,

liane,

et

forêt.

Les

Les les

cinquante

autres

gros

déféquez,

les;

si

vous

si

gros

bousiers,

le

dernier:

lui

tapa

de

chef

bien

le

continuèrent.

allons

dormir

oiseau

grand

Le

de

venir

bec

qui

pas

et disperse. Le

a le

monstre

gardez Le

pas

dernier

autres

le

homme

creux

et

des

feuil-

tous

les

ceux-ci obgirent

sauf

alors

ie

chef

tout

de

lui,

dit:

près

*'Nous

le

cri

de

cra..."

Les

hommes

certains

lui

demandèrent

accepta, avec

mais, qui

en

autres

de

désobéit

l'oiseau

chef Il

courlan. ainsi

le

courlan

il

en

chez

il

1'

lui

de

son

coucha;

la

variété

de

continuèrent.

"On

va

passer

où .

son

arbre,

le

il

monstre

mourut.

de Les

gros

Gviter Le

dernier

de

s'en

dit: faut

lui".

sortit

chef

Wn lui

Tous son

autres Le

,

avec

/tukamayu/,mi-toucan,mi-anaconda dans

y si

y

Ne

le

re-

mangerait'?.

VOLE

le

il

mangea.

Les

continu+ent.

ranger

de

et

dit:

il

immédiatement.Les

transformèrent

chef

Le a

mourut

hommes

Les

comme

s'approchant

L'oiseau les

se

corps

Tous

et

eux.

piqua

déjections,mais

cra,

crier,

avec il

se

la

attention

feront

entendait

"cra,

ne

hurlèrent

pécari

vos

tombait

Cn

ibijau:

dormir

ceux-ci

soir

passer

tueront."

l'homme

ici."

empoisonné,

alors dans

bien votre

bousier,

tête;

va

ils

pas, sur

énorme

de

"On faites

vous

la

autres

lachèrent

s'enfuirent

protéger

viendront

un

demandèrent

dit:

faites

qu'ils

sur

chef

pécaris

bousiers;

ne

ile

sont

du

continuèrent.

insectes

vous

-

compagnons

Le a de

368

trou

servir

mais

trous, homme

était pour

et

1% où pardon

sauf

1.;

piqua

il

y

de

le avec

le

dé-

dernier; son

bec;

continuèrent. Wn

dit:

va

passer

Prenez surtout,ne bien

se

passer

obéirent,

coléoptères/suw%uw%/. leurs

va

demander

guider,

tous les

armé

d'un il

s'en

là un

servit

y

bâton

touchez bâton,

il

pour

pas." mais pour

au

lieu

toucher

a


- 369

une

de

dans

ces

larves

son

monstrueuses:

trou.

Les

autres Le

de

grosses

patte

et

,

une

jusque

de qu'un

un.

Le

homme je

caïman

sais

deux'*. 'le si que

pas

très

cela queue

le avait

tailla lui le ses

tout

près

petit-fils,

et

l'homme

déposa

sur

flûtes;

avait

presque du

noir.

gros

Le

animaux. vous

avez

réduites; le

de à

que

alla

quand

continua

.-

chemin,' l'homme

noir

rota ne

sent

Grand-père, grand

coup

mécontent. des

et

1' se

martin-pêcheur

était

chemin

de

Mais

bambous le

il

son

tous

répondait

cela

Fii,

comment

yeux

cours

caïman

coupa

chanta

les Il

Il

mer

caiman,d'un

s'en

1'

juché et

sur

retrouva.

camarades. Ils

que

et

et

dit:“Eh

la

lyhomme le

arriva

là,

demandait

répondit:

il

crevé

caïman

il

d'etan

noir

en

rivage,

pays.

puis

obligé

compagnons,mais

caïman

est-ce

rive

son

loin,

faisait

fois,

le

entre

il

mes

fois

Alors

la

retrouvé

des

dos

mauvais".

fut

souvent,

du

"Mon

il

qu>i'l

à chaque

y a

désobéit

tràs

traverserons

à chaque

il

rainettes

dernier

. Enfin,

Le

nous Très

mauvais;

très

homme

ce

et

mauvais?"

sent

Là,

retrouver

prendra".

fois:

sauter

passât

dos

rota;

fit

bien

guidez-vous Le

demanda

là grosses

bâton,

mer.

m'y

mon

Arrivé une

la

comment

noir

non,

de

caïman

lui

aussitôt

passer très

pas." le

côté

voudrais

sentait

encore

votre

gros

firentAils.

caïman

de

touchez

sur

Ainsi

cela

las

noir "Je

monte

17cn va

monstrueuse

très

l'emporta

d'oie,

avec

ne

l'autre

dit:

ne

bien

mais

grenouille

tendre

dit:

patte

Toujours

trous

elle continuèrent.

chef

rainettes

d'oie.

les

-

montra .

le

dit

l'habitude

voyez

chef

chef

arrivèrent

celles-ci:

à ses de

hommes:

tuer, ce

sont

ca

il

y avait "Tous

ne

les

sont vraies

de

les

très

animaux

que

des

espàces

espèces!'>

Et

successivement: vrai

tapir,

/miyalusu/,qui

.

le

vrai

agami,

/yakamiwasu/,qui

.

le

vrai

hocco,

/mitYwasu/,

.

la

vraie

.

le

vrai

biche,/sa?ûwasu/, cariacou,

/kaliakuwasu/,qui

était

un

était qui

était

qui

était

éléphant, un

nandou,

une

autruche,

une

girafe,

était

un

cheval.

*


-

Et "L'agami

que

une

fourmi!".

tous

ces

et

ils

Puis grands

les

le

avez

VOUS

chef

les

dernier C'est quille;

cette

ne

eau

border

les

rivières

Déluge

qui

commençait.

ne

leur

là chef

ce

chef

où des

pas

frappa d'eau

voulait et

plaisantant: n'est

qu'

attaquèrent

de

leurs

couteaux

y

avait

un

continuèrent.

faut

et

beaucoup

en tuer,

seulemnt

ils

le il

désobéit

que

et

arrivèrent

monstrueux,

homme

dit de

armés Puis

'Surtout,

alors

leur

hommes

animaux,

mangèrent.

d'eau dit:

chef

-

l'habitude

Ils cargot

370

escargots le

la se

pas

il

d'eau.

toucher!". de

à sortir

la

son de

s3arrêter,

recouvrit

elle

le bâton.

la

CO-

fit

C'était

terre.

Le

Mais

coquille

mit

es-

déle

C...3

Conté

par

Alasuka

janvier

1972,

Traduit

par

et

à Trois eux-mêmes.

Ilips Sauts,

en


-

annexe

371

-

.‘

5

Chant

Vous

arrivez,

Mais

d’où

Vous

arrivez

/pilau/

r

pilau; venez-vous par

donc, notre

pilau

?

rivière.

Ils

se

rassemblent

pour

la

fraie,

Ils

se

rassemblent

pour

aller

pileu,

Ils

se

mettent

en

ligne,

les

Ils

se

mettent

en

ligne

pour

Ils

entrent,

Par

le

Ils

entrent

saut

On donne On

leur

C’est

C’est

leur

à boire

aller

dans

les

mares.

la

plante

qui

rendu

est

pêche

le

du

pilau.

comme

bassin,

ça

(23 qui

parfumée de

les

pilauC1’ 1 ‘écume

m’a

plante poison

demeure,

aux

boire

le

Qu’est-ce

?

/kumakayula/,

qui la

pilau,

pilau,

dans

fait

Qu’est-ce C’est

le5

les

plus

parfumés,

/salisali/

dangereux

? m’a

fait ç33

ça, qui

pour

m’s

moi.

fait

?

ça.


C'est

le

Qui

poison

vient

de

- 372

-

pêche

/salisali/.

s'ajouter

aux

C'est/pilauluku/qui

Ils

se

Fpcttent

fjans

le

bassh,

t3ac-s

le

grand

L’un

vas

belle

fond

de

On

les

voit

se

l’autre

les

peintures,

rendu

comme

Fa

la

plante

parfumée,

le

poison

de

pêche

/salisali/,

C'est

le

poison

de

pêche

/kunami/

Ils

se

frottent,

Sur

le

banc

les de

Oans

le

bassin,

Dans

le

grand

L'un

contre

?

c43 .

pilau,

sable,ils ils

se se

remcu, l'autre,

grcgnent,les

le

pilau,

pilau,

C'est

leur

piiau,

sb fmat%ent

C'est

Clans

les pilau,

l'eau

quim'a

Dans

pilau.

zigzaguer.

Qu'est-ce

Ils

aux

las

frottent

ils

reniou,

Même

?

s'ajouter

contre

ils

Gin ~1% au

pilau

vient

frottent,

frottent,

ils

sa

frottent

les

pilau,

pileu,

demeure, bassin

qui

les

pilau,

est

leur

maloca.

11s

se

dispersent,

en

quête

de

leur

village,

les

pilau

Ils

se

dispersent,

en

quête

de

leur

demeure,

les

pilau

Depuis

le

banc

de

sable,

Ils

se

remettent

En

quête

de

nourriture,

Ls'alignent.

les

Ils

en

ligne,

pilau.

ils

SS dispersent,

les

pilau,

les

pileu.


- 373

a-t-on

-

Grâce

à quoi

Grâce

au

fruit

de

/kulupa/

fléché

Grâce

au

fruit

de

/kulupa’i/

Grâce

au

fruit

de

/sûkûlo/C73.

Grâce

à quoi

Grâce

au

a-t-on

fruit

tué

de

les

au

fruit

de

/kulupaoi/,

au

fruit

de

/s3kalo/,

Grâce

à

Ma

flèche leur

Dans

le

Ils

bassin

un

autre

les

pilau,

pays, /&mawa/,

Au

pays

de

/wayali/.

s’arrête

la

les

fait

fait

ils

abandonnent,

Ils

pileu,

les

d9

?

(81 .

les

elle

pays

les elle

Au

,

pilau

/pilima?&/

fuir

demeure

s’.errêtent

Dans

de

fait

Dans

?

/kulupa/,

Grâce

fleur

pilau

CSJ

Grâce

la

les

(53

fuir.

s’arrêtent,

pilau,

belle

tant par

chanson

des

Cette

version

chant

des

Jacky

cripticn

pilau.

et

du

plus

Wayapi

Paws

Enquête

et

fuir,

chantée

1977.

en de

impcr-

a été

J.M.SEAUDET;trans-

traduction

de

ALASUKA

F. GRENAND

notes --I-m .Cll

On

empoisonne

la

rivière

avec

des

produits

xiques. C2 3 plante ichtyctcxique,

parfumée

: mataphare

Lcnchccarpus

pour ctiryscphyllus

/imoku/,liane :<leinh.

tc-


[33

/salisali/:

autre

nom

métaphorique

de

la

même

liane

ichtyotoxique. (43

c51

/kulupa/:

de

Clibadium métaphore

pêche,

cette

sylvestre

pour

l'arbre

fois-ci

plante

Aubl. /yanipa/,

Genipa

ame-

L. métaphore

/kulupa?i/:

sprutieana /sûkûlû/:

[8]

/pilima?&/:

cet

arbre,

mangés

pour

l'arbre

/yanipa"i/,denipa

Steyermark.

(73

dans

poison

cultivée,

ricana (63

autre

/kunami/:

herbacée

par l'eau,

arhre,Sim.&a

'multiflbra

arbre, ainsi les les

que poissons. hommes

Qualea les

coerüleà

fruits En sont

JU~S.

des se sûrs

postant de

Aubl. trois

Les

fleurs

de

précédents,sont là

surprendre

ils

tombent leurs

proies.


-

c. le

chef a fui.

As’ingau

31

3 fuir.

emmené lorsque

ge, liens

des

la

vérité:

“Ton

jusqu’au

et

tua

de

son à

à

du

trou

mandèrent

guars

ne venger

-

était

son

“Peut-être

-

au

par

les

été

mangé

jamais

car

ils

aussi.”

C’était Le

faisait

pas

beau

.

lr. Partez

!” ,

leur

disait-il

pour

essayer

de

un

par

les

laissé

déraciné,

pour

Brésiliens

jaguar !

? Le

le

chef

modérer.

un

ne

de-

Mais

chef

monstre

les

ja-

l’avait

Fr

Brésiliens

tué

alora

hommes

lui encore

tireront

dessus,

la

saison

parla Sa

. Il

des

très

fort

femme

le

les

les

frappa

très

nom-

dirent:

davantage te

Mais

!

monterent Ses

bientôt

t’attaquer; dessus

repar-

avaient

les

Brésiliens

d’A.slngau.

“Prépare-toi,

leur

Bresiliens

arbre

chef

otage]

camarade: mangé

jamais

mangent

village

viendront

dit Le

[en

qu’ils

suivant,

Les.Brésiliens breux

Brésiliens.‘*

Mais

Asïngau,lui

restât

un

Erési-

frère.

a-t-il ne

les

les

voya-

tarder.

avec

fois

par

voyage

été

mangent

monstres

les sans

ami

celui

formé

leur

a-t-il

pour

chasse

à chaque

l’enterrer. A leur

-“Peut-âtre

par

Une

frère.

chef,:nais

nouvelles,

Brésiliens

forcé

Brésiliens

et

revenir

tué

des

la

ses

devenu

a été qu’un

emmena près

avoir

de

vrai

les

frère,

allait

était

frère

retour

le

pas

demandait

à ce

Aslngau

jeune

ont

un

auparavant,

son

qu’il

Brésiliens

pourtant

temps

qui

alors

était

ville

répondaient

Br->siliens,

demanda

tis,

la

Asïngau

lui

un

à

les

. , J Autrefois,

Quelque avaient

-

6

annexe

il

375

de

Brésiliens

mais

pluies, aux tenait même!

toi,tire il

ne

Brésiliens: par Alors

le

bras qua


-

les

Brésiliens

-‘>Tu -

-

te

vous

les

là,

quittaient

peux

“Na

les vous

!

As’ingau

-

C’est

ce

que

tuer la

vous

qui

avez car

venger

mon

vôtre.

Partez

avec

pas

ai

tué

tué

êtes

moi

fr&-eY’.

C..

!

,1

dans et

son

!

IV suis

Brésiliens. je

camarade; mais

je

nombreux

“Ici

eux. te

ne

homme,

est

mon

tué

peux

que

cet

l’ai

par-

pas

les

vous

arbres

et

de

c’était

village,

pour

non

le

“.

et

fois

5 chaque et

village;

à chaque

sur

approchez,je

des

moment-

noue

balles

tué

Plusieurs remontèrent,

tira et

pieds,

frère,

ai

lui

les peur

aussi

qui

et

nos

votre

mon

vous

C’est

forêt.

sol

A ce

Brésiliens,

me clouer

dirent:

remonter!”

lui,

les

n’avait

moi

tous

au

lui

répondit-il.

sur

disait

voulez

allons

leur

tirèrent

pieds

‘* Si

ils

nous

pas”

donc,

-

village,

car

faites

Brésiliens

5

le

.préparer, en

Approche

clouons

376

suite,

Asïngau

à chaque

les

fois,

de

fois

fois

il

Brésiliens

les

Brésiliens

refusa y

qu’ile

eut

promirent

des de

couchent bagarres;

revenir

plus

nombreux, T1- Qu’allons-nous mes

Et

à Asïngau.

de

les

aider:

et

les

fit

Aslngau

elle dévorer

il Kouc le les finit

du

alla ,

plus le

Les

Kouc. loin,

ruisseau

trouvèrent

fit

chavirer des

vie

un

et

Cou

que

Brésiliens

ses

jusqu’à jusque

de Là,

ce

hom-

c...]

d’émigrer

Moypa].

ses chamane

des

suivirent affluent

dans

dirent

grand-mère

canots

décida

petit

?”

voraces.

le

c’est bien

la

les

Asïngau

sur

à

piranhas

Brésiliens

Maykwa pas;

Brésiliens,aussi sa

demanda

par Puis

source

faire

la

les

village

la là.

source

Alors du

Brésiliens que

celui

hommes,appelaient

ne que Capit”ao,

C...l.

Conté DET duction

en

mai

par 1979

résumée

Misa

à J.M.i?EA:.!-

à Trois par

Sauts.

ALASUKA.

Tra-


-

annexe

377

-

7

La

guerre

d’extermination les

les

Jadis, mes

et

Tel

fut

alors

les

emmenèrent,

le

sujet

W&waila.

la

Voilà

des

-

11 Comment

-

Y’ Nous

mes

ff Ce hommes. dit

un

Ils

>t Et

ci

!”

et

chacun

ont

se

ara, C’est

tous

la

On dit que le

saient tuèrent

ces

nos

elles

sont

machètes, tournoyer

tous

côtés.

rivière. pensèrent

nos

est

ma fille”,

et

les

Ils

se

sa

fille.

se

TapL?ïy avec

. . .

combattirent.

machètes arrondies

retournoyer, s’en

celle-ci,

et mirent

celleà

les

sui-

Ils

attrapè-

les

becs

agirent-ils.

avec,

et

hom-

machète.

attrapa

sac,sao,sac... et

Tapi?‘iry

Nqe

de

la

celle-ci

mienne,

les

ancêtres des

des

leur

Ainsi

c’est

TapiiYy.

capturées”

également.

leur.

que

à

été

ancêtre

modèle

forme-là: avec

au

leva. la

Mais tour.

arriverent

regardaient

que

est

Notre

rent

Ils

chacun

il

les

aller

l’impression

dirent-ils Hop!

s’appelait

dirent-ils.

pour qui

celle-ci

vre.

reprirent.

wayapi

et

répondirent

moment.

avaient

bien

Wiwaila,

-

fem-

raconte.

partirent

?rt,

bien”,

celles

‘* J’ai

les

chef

l’on

hommes

passèrent

sont

Le

que

allez-vous

allons

femmes

nôtres

des

ravisseurs:

s’assirent

.Oes

+ïy

capturèrent

les

guerre. ce

Nos village

Taoi

Tapivïy

mais

de

contre

à

Comment

américaines, au

levèrent avec

bout, ‘Nos leurs

retournèrent.

elles comme ancêtres machètes.

leur de

dire

?

ont

cette

ga.

Et

les

faiIls

donc,


-

378

C Cependant las

ennemis

thés

dans

mirent lee

-II

Je

t'avais

un

de

nos

-

"Je

son

bien

le

corps

fourrés,

-

chef

IdLwaila

à bouillir,

Iles

observaient dit

la

qu'ils

fut

et

Wayapi,ca-

scène)

seraient

tué

,

nombreux",disait

ancêtres.

t'avais

bien

observer':,lui

dit

qu'il

répondit

bouillir

le

corps

-I'

Ainsi

donc,

voilà

pansèrent

les

Wayapi.

fallait

un

d'un

autre.

membre un

bien

Les

ennemis

faisaient

leur

famille

de

des

Et

d'abord

nôtres ils

qui

va

partirent.

les

, être

mangé",

Ainsi

raconte-

t-on.[...3 En -

" Voilà

a .été -

"

de

tué

quelle

pour

Allons

hommes

arrivant, manière

être

un

prévinrent

membre

les

de

notre

autres: famille

mangé':,dirent-ils.

immédiatement

du

ils

village.

chez

Et

ils

eux

!

"

partirent.

répondirent Ils

les.

partirent

nom-

breux. -

TF Ils

ches.

vont Il

lèrent

sans

nous

faut

alors

en

des

empcrtèrent levait

doute

bras.

le

partaient

le

chemin.

long

du

chemin.

Les

sur

ce

chemin

ser

sur

faisions

jadis

maisons Mais

et cette

avaient son

pour

Ils

ne

de

TapLPïy

quittaient

façon

que

nos

ancêtres

son

corps.

du

village.

Celui-là,

le

tuèrent.

Comme

pas

se

jadis, un

le

ancêtres

autre

suivirent étaient

ficeils

leur

mirent

sou-

en

embuscade

tout

l'habitude comme sortir

descendre

sortit.

se

guerre,

la

de

le

leurs

cette

leur

C'est

de le

ils rai-

maison. cette

tuèrent

descendit

alors

nous

pas:

pour

dans

pas-

rivière.

descendaient

Ils

de

de

à

l'intérieur un

flè-

%a;

paquet

rivière,

ne

tuaient,

ils

le

ancêtres.'Cgest

Ensuite

nos

Ils

en

devaient

pour

nos

mirent

à la

Cependant;

cachèrent

la

avaient

Ils

les

peur

nos

comme

? Ils

se

aller

village

fois-là, peur;

qu'ils

leur

que

ennemis

pour

toutes

gros

dirais-je

noua-mêmes.

de

flèches

flèches,

Comment embuscade

tirer

suffisamment'*.

de de

Ils

faire

prendre

paquets

tellement le

nous

et sa

marche

nombreux

et sortit et


-

autour

du

te,

Mais

villege nos

manière

qu’ils

vinrent

chez

,

nos

ancêtres

C..

tuèrent

trefois,

nos

dit lui -

des

que

cet

que

nos

enlevée oui,

-

Allons

comme Qui,

qui

étaient

dit-elle, Les

leurs

leur

Tapi

Tapk

Et

ils

passa

sortirent’de suivaient. les

notre

par

qui

soeur

restaient.

ramenons-la.

comme les

les

Elle

est

Tap&pïy.”

Tap&vïy

devenaient

partirent. ver5

WaySpi! leurs

trouvèrent

la

Les

Nos

rivière:

WaySpi!

criait-el-

maisons;

on

ancêtres

se

car

pas,

Oui,

dit

que

dispersèrent,

nos

ancêtres

s’

ils

devons

Ils

revinrent.

reprendre

virent

leur

notre

soeur,

soeur.”

mais

quand

les

Tapiiïy

elle

d’eux:

les

Nay%pi

! .

r7 dirent-ils.

oui, avec

y1 Cette

cela,

nous

partirent. près

fois

leurs te

devez

VOUS

ceux ce

et

tu

nos

sais, ancêtres

s’enfuirent

dis-je.

fois-ci,

Voilà

Mais

chiens,

encore,

Tapi?ïy”,dirent village.

ceux

allait

ces

?1y

fois-ci,

étaient

i

reprendre

et

est

ancêtres

les ne

pï’y

l1 Ho!

une

soeur

femme

Après “Cette

On de

sauvés.

-

-

Tapioï!y. à cause

guerre,

dirent

enleves

tous

chiens

étaient

-

? Au-

un

C’est

an-

eux.

“Ho,

Les

nos

dirais-je

tuer

Allons

elle

La

le.

pour

en

notre

Nos

-

re-

anckres.

!“,

chercher

ceux

comme

nos

maintenant,

eux,

cette ils

parmi

te

Nasôylk.

enflemis!

ramenez-la

de

dou-

Ensuite,

Comment

partirent

nos

C’est

d’autres

partirent

hommes

sans

village.

fois,

s’appelait

! ‘I, disaient

-

tous.

ce

autre

ancêtres

voir

devinàrent

.l

ennemis.

homme

Allons

le

tuèrent

exterminèrent eux.

-

ennemis las

Une cêtres

379

que

des

nôtres

me raconta

vraiment qui

aller étaient

ma grand-mère.

tuer restée

les au


-

-

Vous

devez

pour

cela

rent-ils. est

Leur

elle

criait

On dit

(4-5

ses

frères.

vaient

hommes :

Après

ancêtres

cela,

et

cette

et

Mais

ils

rent

un

de je

nos

on

aussi,

chaient

que

mordaient vec chiens

hai,

plus. l’enlevè-

plus les

fille

reconnaître

chiens

qui

criait

d’un

arbre. Et

le

que

Les

Tapi

sak,

de

aui-

même,

Vite,

venez

et tiré

! ,‘! cria

l<uyuwiluway

était mais

autre;

le ils

qui

tuèrent

Way”api

hommee ils

(11

Pour

forcè-

d’un

arbre,

le

les

creux et

flèches

maintenant

lui

les

frappait flèches],

des waSEyl&,

ne les

ses à être

1 ‘homme

tou-

chiens en

et

le

vain

mais

battus,

nom

le

étaient

en

ales

n’en

mor-

l’identification

compagnons,

d’un

viens

ancêtre,

!

“Waytadisait-il.

Waytatasl,

le

nom

. . . ennemis

que

les

tuèrent

arrivèrent chiens

et

alors.Ce avaient

sont

acculé.

l’emportèrent.

Les

Aindeux

partis.

arrivant

partirent

à ses

passèrent

celui Ils

raconte-t-on.

Puis

creux

grands;

ils

arrivèrent,

l$uyuwiluway,

y7 Ils deux

et

dans

toutes

D’autres

autres

le

sak,

demandé

me chercher!

d’un

ai

dans

nos très

plus.

t”asï,viens

ceux-là

très

hai...

mais

pas

voir”,dirent

hai,

??y

sak,

mordaient; avait

bien

l’acculèrent

contreforts,

[il

va

vraiment

à entrer qu’ils

n’avaient

daient ”

maintenant:

dire

les

arc

étaient

arriva.

et

son

chiens

ancêtres

veux

contreforts lui

les

filaient

enfin,

-

ils

pouvait

jeune

c’

d’elle,

connaissait

quand

aboyaient

“Maintenant,

/

Tapivïy; près

nous

ne

ioi”,di-

dis-je!

ancêtres.

-

ramener

devenue

ga

elle bai”

;

ne

comme

hai,

la

passaient

elle

petite

VT Hai,

nos

!”

et

était

nos

WayZpi était

ans].

soeur

désormais,

quand

“les

-

votre

soeur, que

qu’elle

rent

te

reprendre

380

l’ont chez

chez

les

bel eux, Noirs

de

ce

et “ils Cl3 ;

groupe,

bien ont ils

tué”dirent tué

ces

Yalimo”.

voulaient

cf;

p.

3C5

.


-

les

inviter.

-

ce

Noue

qui

avons

et

nous

noua

sans

doute

virent.

s’était

‘&té

comment

des

ce

biêre

os

humains

ils

‘.le.s

allons Wayapi

perlèrent.

aux

Et

les

maïs.

Ils

bien

avaient

introduit ce

Quand

les

Noirs,

Il5

ensemble, Noirs.

Noirs

très

Voiles

sui-

nombreux,

de

noe

‘l C’est

qui

de

fordes

lesquels

ils

jouait

Wa-

quoi asoûls.

le

village,

nous

dirent-ils;

drentre

boire

: t’étaient

étaient

“,se

su

de

dans

d’encercler

Trois

train

flûte

Loilà

welilili.

ancêtres.

nous

la

Tous

fini

arriverent

crânes.

bambous.

aurons

Noirs en

de des

raconte.

WElilili,

parler

les

étaient

et

des l’on

nous

et

jouaient

nettoyés

que

sifflerons:

Way”api Ceux-ci

TapL??y.

de

s~yl&,Z~

-

amis.

d’habitude.

village

dirent-ils;

nombreux,

Les

-

vaguement

passé:

II, dirent

étaient

-

étaient

vaincus”,

vengerons

Ils

comme

ils

Apparemment,

racontèrent

381

je

eux

veux

partirent:

eifflerons”,dirent-ils.

Ainsi

firent-

ils. -

Ho

Maie

!rr

dirent

d’où

les

chante-t-il

donc

Tiwi,tiwi,tiwi, la

E.. : il

flûte

présence II ge lui

que

de

se

1, C’est

ainsi

. E.. des

apportez je

?

Cl3

jouait

toujours

lui

fit

le

et

pof!

dont

il

avait

tue,.

la

et

bière

vos que

de

!

de

deviné

la

carcasses, je

vous

que

je

man-

mange

!

oiseau

lee Sa

femme

,

maïs.

Pendant

ce

nous

faut

qu’il fusil il

dans finit

dirais-je qui

donc

les

temps,

nôtres

avaient

se

sa

fi-

renversa;

tomber. sa

il

premierY’,dirsnt-ils.

direction:

par

? avec

en

WaeEyli 11

calebasse

renversa

sa

roula

Était

tombé,

pleine

de

boisson.

------y------_-_----Cl]

chante

I’

: WasEyli

.

Way”api

tinamou

préparer:

Ti...

comment

voua de

même,

ma&,

. E..

moqua

petit

:

apporta

ni -

se

Apportez, !

Tap&??y,“le

/suwil?5l~/:CrÿptureTlus

.sp.,

Tinamidae.

sur

lui-

avec, biëre

de


-

Voila

ce

que

l’on

en

nôtres

les

tuèrent

les

femmes

ils

abusèrent

ils tous; et

les

d’elles:

rattrapées. tes

les

couteaux.

femmes

en

les

-

11 Nous

Voilà

vous

ce

que

taient

nos

taient

encore

même

pas

c ‘est

avons fut,

lesanéantirent

les les

les

Noirs

Tapi

et

vivant,

les

avoir tou? avec

les

femmes. chez

c’est

qui,

eux:

terminé.” ainsi

à cette

raconépoque,

ancêtres

Noirs

les

dirais-je

guerre;

nos

nsen

agirent

attrapuis

tuèrent

repartirent

pïy,

Ils

Ils

maintenant,

nombreux,

tous,

se Les

maisons,

toutes

cette

Les

sauver.

après

comment

en

à se

les

baisèrent

ainsi

vengés;

assez

dans

égorgeant,

alors

pas

égorgèrent.

autrefois,

ancêtes.

un

ils

liquidèrent Puis

réagirent

réussirent

ramenèrent

ils

Ils

TapLoïy

ne

ils

Ensuite,

des

autres

vain;

pèrent

-

raconteC1’ Les

dispersant;

382

de

é-

laissèrent

même.

Voilà,

ainsi.

Conté PEICÜ,

par

à Trois

Sauts

Transcription Alasuka

la

et et

grand-mère en

Août

traduction

1977. de

F.Grenand.

-------------Cl) pe

Selon sur

leurs la

Robert l’identité

le

nom.

rivière

pourtant

Yawalu

que

du Pour

et chef

eux,

i<uya?i

qui

les

deux

Jacky

PaWE,

Tapipïy, Was&yli

vécut hommes

dont était

plus aient

la ils un

tard, porté

narratrice

chef

vers le

ignorent

se

trom-

par

ail-

waygpi-puku 1870.

Il

même

nom.

de se

peut


-

annexe

383

-

8

Histoire

d’un

Ciétait les

Mayapi

taient

n’étaient

très

se

frottant

ve

de]

pas

sauvages; [le

la

grandes

racine

garqons

et

deux

rent

:

une

l’un

xième taires

les

les Cl3

village

sa

les

oreilles avec

Ils

avaient

.

en la

soeur;

familles.

Kwatakôa.

se

les

jeune.

comme

il

deux

de

l’autre

plus

sède

enlevèrent wayapi

les

é-

lobes

enlevés

avaient

Manînika;

Tapii?y

plusieurs Tapi?ïy

captifs

et

+‘ïy

de Les

vivaient

beaucoup

leurs

Tapb

migration

dans

avaient

et

était

Ciï

l>Oyapock.

les

les

Pîamîsi qui

élevèrent

comme

au

qui

Ta

/pasiq&/

jour,

fillette

eut

garBon

la

wày”api

s’allongeaient

à étage

Tapioïy

avant

palmier

Un

Les

les

pratiqué

du

maisons

Chez!

sur

ils

trou

captif

partag-è-

eut

le

Les

proprîé-

faut;

ils

oreilles

deu-

vivaient

longues

comme

du

jeune

eux.

dît

à

lui

venait veux”. sont

-II

l’autre:

L’autre

[l]/pasivi/:

Je

veux -

marier

avec

le

Il

ajouta

avait entendu, --------e---

jour,

répondît:

de

difficiles

Un

le

propriétaire

manger ”

Non, sa

soeur];

:‘t/tatap~l~/“,

IFiarteà

bien

mien. mon

Piamîsi, qu’il

exorrhiza

ne

Et

soit CMart.1

toi

Fr.

beau-frère

mange

c’est

à trouver”; et

le c’est

plus

le

à dire:

tien <<les

qui

n’était

pas

conoerné,il Wendland,

[il si

tu

captifs pas

loin, alla

Palmae.


-

prévenir -

"

son

Je

suis

bien

se

promît

Piamîsi t&

eut

lieu

journée, les

ami.

ne

fête

il

du

n'avait

semblant

de

le

flècher,

alors

fallait

le

disaient

! C'est

qu'il

vait

déjà

chanson

bon

comme

préférait trop

le

il

jours, allaient

se

dedanser

seul.

allait

cacher

à sa

soeur.

save

et

des

A l'aube,

les

de

lièrent

les

fléchèrent l'on

comTapi??y en

ils pour

1'

firent

de

expliquait

journée,

danser.

mains

Ensuite,

bon.

Ils

comment

ils

et

il

La

que

pour

en

rentrant.

il

mangèrent.

Ils

et

qu'elle

et

marcha rivière

marchaquatre des

Lui,di-

d'ailleurs,

il

forêt

a-

et

lui

siens.

chez

etquatre Il

trouva

il

répondît

cas-

lui.fit dit

qu'il

n'avait

mangé

beaucoup

qu'il

n'eût

demanda

qu'elle

les

nuit.

navigua

maître

la

qu' rien de rien

saoûl. suivante,

la

prenait de

Piamisi

avait

con-

dormait,

qu'il

son

s'étonna

était

et

àvec

oassave.

il

les

monde

cassave

ptkoédente,

maître

resterait

jours

la

le

suivante

la

durer

quand

l'ivresse tout

nuit,

de

nuit

Elle

toute

de nuit

encore

soir,

feignait

raison, Le

qu'il

Le

lorsque

nuit

cette

lui.

mari

rôti".

stèle que,

devaient

dertîîère

la

La

seul

il

la

chasser

avec

danses s'évader.

la

rapide

répondit

fuir

les de

fîtlpareil

baisse

été

oassave

singe et

Puis,

ignames. la

avait

chasse

avait

le

du

coucher,

dans

Il

remarquer

d'une

lui,

caohîrî

décida

Tapi?ïy

de

l'âge

lui

la

garson

bu.

tinuait

tué;

toute

jeune

encore

pieds.

la

Comme quatre

tué,

et

le

Piamisî, ami.

les

Pendant

manger.

Y1 Viens

il

son

puis

une

pendant

à Piamisi:

sait

il

pas

que

occasion.Eien-

Tap&?ïy;

mais

homme

ainsi

première

à caohiri;

bien,

jeune

rien".

la

les

manger

poteau,

chantèrent

2

avec

allaient

à un

me feront

sauver

grande

pas

qu'ils

ne

se

dansa car

-

répondit: ils

de

une

s'emparèrent

-

ici;

comprenait

pris

air

Celui-ci

Piamisi

regardait

il

384

durant

la Il

restes

Il il

toute nuits.

des

aimait

Tapivïy.

A l'aube,

à sa

bord

puis à un

cassave

son donc

au

journée;

de

bien

partit

arriva

arriva

soeur

il

abri et

reprit

de


-

des

forces,

le

lendemain

car

trée

du

il

n’avait

encore

village

et

femmes

qui dirent

violer

et

venaient

qu’il

Mon

core

vivant,

Kwatakoa -

les

s’assit

voyèrent

ae

marcha à l’en-

qui

Janvier sur

le

il

pas

tard,

frère.

s’il

Il

est

en-

petit-filsrr. il

dit: Piamisi

se

et

reconnurent.

longtemps les

Tapipïy

chez lui

les en-

mourut.

Conté

par

1972,

à Trois

champ

coules

village

leur

s’appelait

vécut

plus

et

du

un

ils

Oes

voulait.1

“Tapiply”;

Alors

et

virent

avait

ce

petit-fils

sort

le qui

était

qupîl

ne

sentier.

I<watak&a;

regarda

temps

du

hommes

qu’il

souviendra

un

?ïy

Les

cria

oapturèrent”.

mauvais

Tap&

s’appelait

et

quelque un

Il

arriva

milieu

tuer,

Piamisi

j’avais Tap&vly

car

il

besoins

un

le

grand-père il

au

Piamisî siens,

à manger.

soirée,

leurs

fallait

s’approcha

1t Oui,

que

rien

la

y avait

alors

-

plus ,dans

faire

qu’il

arrivèrent; dit:

-

way”apî. Il

rurent

385

par

Zidoc

Yawalu.

et Sauts;

Müpôa traduit

en


-

annexe

magique

ohamane

qui

il

Un

muli/C1’

à une

ficelle

cercle

du

le

dant de

soir,

Les de

la

même

approchèrent.

ya

‘attraper

nouveau

village

tournoyer il

dain forma

en

arrêta il

Il

revint

alors ,

iuleC3’

en mais

alors

en

Alors

l’esprit

AnBlawa

se

un

AnLlawa

ne

maître ne

Anllawa

son

le

de ‘lâcha

Anilawa

transforma

en

avant de

/kulumuli/:

[3)

/u>ui.uku/:

(33

/amula/:

Buadua Latihesis Grthoporüs

latifoiia mutus, lomontl

essa-

fit

la

pas. Il se E23 , puis brousse

pas.

Il

chenille

se

transforma

ses

mains

Curticantel,maîs

Poaceae.

Crotalidae. .Bro.,

Myriapodes.

de taille

village.

transforma

lâcha

H.B.K., L.,

et

et

------------(11

les

grande

au se

enfonga en

rhombe

l’emmena

gron-

s’arre”ta

recula.

esprits

le

en

l’objet:

et

l’esprit

par-

son

alors

peur

et

Il

esprits.

tournoyer

Des

les /kulu-

tournoyer

alors

chemin),

mais

excréments,

faisant

cependant

attrapa

serpent

1,es

eut

rhombe.

mais

jaguar,

de bambou

rhombe.

Il

[En

d’attraper

morceau

faire

mais

en

invisibles

répondirent

son de

un,

son

approchèrent;

en lui

que

substance

capable

appeler

continua

esprits d’en

un

pour

fa2on

mais

marcher,

était

/mümü/

la

les’,querriers

attacha

esprits

acquit

rendait

Anllawa esprits.

courut

-

8

.Comment’un

rhombe.

386

soutransen

dedans.


-

Anilawa

ne

le

lâcha

la

visible”. ses

Il

la

creux

de

chaque “grande

/k~y~mal:u?î/,

chercha sous

ses

fois

variété

enfin

farine

bouche

sous ses

et

“la

la

bras, dans

la

de

ses

An&lawa qui

narines.

rend

l’esprit,

Il

ne

nommée

le Alors

produit seulement

recommenc;a

magique il

ses

caché lâcha

recherches

sous

l’esprit

Conté P&IC~~ en Sauts son

qui

par

Septembre

; traduit fils

la

dans trouvait

Alasuka.

sur

trouva înférîeu-

se

sauva.

la

grand-mère

1974, le

à Trois champ

le à

/munuwiu/,

et

gencive

în-

dans

testicules,

d’arachide

put

arachide”. Il

re.

dans

ses

genoux, que

capitula]

l’esprit

substance

oreilles,

-

pas. [Alors

chercher

387

par


-

annexe

388

-

10,

Principaux

informateurs

. 13

Wayapi

Alasuka ---------------

Raymond’l’: side

sur

toine le

sur

la

rivière

haut

Oyapock,

au

son

savoir

:

Tient

Pierre

Yakanali,

de

vers

et

Uluali;révillage

d’An-

de de

sa

son

père

mère,Pek”u.

c23 .

aparai

wili. ge

1946

le

Tamali. chef

Origine

Awala --------------- Alexandre

en

1910-1913

Réside

sur

Roger

Kamala.

sur

le

haut

la

rivière

Pila-

Oyapock,

Origine

au

wayapi

villa-

[clan

KumakaimiZwZnge].

Ilips ----------

Paul:

en

sur

1949

le

Tient

Tamali. chef

Aitu -------^-----Germaine

sur

haut

Pierre

: Né

vers

dans

le

la

rivière

son

savoir

Yakanali.

1898

à

village

Uluali.Réside

au

Oyapock,

village de

Origine

d’Antoine son

père,le aparai.

la

source

de

l’Oyapock,

du

chef

Alamasisi.Tenait

sont

les

------------Cl3

les

peuvent ceux noms [21

noms être

qui ou filiation

les des

wayapi

utilisés

utilisés

face

portent.

Ils

surnoms

d’état

patrilinéaire.

ici aux sont civil.

surnoms

qui

esprits

sans

danger

devenus

avec

le

temps

pour des


- 389 ”

son

savoir

Wayapi

de

sa

C clan

1978

au

mère

Matali.

Origine

Kul&imi%w%gE].Oécédée

village

de

Antoine

en

Tamali,son

gendre.

Jacky ----------

Pawa:

en

1950

sur

le

ne

Tamali.

sur

haut

la

Tient

Emmanuel

village

savoir

décédé

Pierre Origine

Ulual&.Réside

au

son

Pawe,

grand-père 1967.

rivière

Oyapock,

d'Antoide

en

son

1971,

père

et

de

Yakanali,décédé

wayapi

son

en

[clan

KuleimiZw%-

gE3.

Kamala ------------

Kwataka ---------------

Roger:

Patrick:

en

1913

au

village dans

voir

de

en

le son

rivière

chef

1956

sur

d'&tus%Zy.

toine

Tamali.

Chef

Oyapock.

d'un

Tient

Maluka.

Origine

haut

Oyapock,

le

Réside Tient Origine

Misa.

Yawamsmisisi,

Piva.

haut père

lage

père

la

du

lage

sur

au le

vil-

chef

savoir

Wayapi

sa-

Aparai.

chez

son

vilson

de

[clan

An-

son

Kulsim&-

ZwZngel.

Miso Arthur: -----------

en

1915

la

rivière

à

la

source

de

Salamandre.

d'Antoine

Tamali.

ses

Yamauli

pères

grand-mère

Réside Tient et

Aniko.

l'Oyapock,sur

son Sapoto

au

village

savoir

de

et

de

la

Origine

wayapi

Cclan

rivière

WaseypsPy.Pp,

Kuleimi%wZngô].

MZipsa ------------

Joseph:

Né side de

en

IS38 au

Misû;

personnes.

sur

village il

la

d'Antoine tient

son

Tamali. savoir

des

Frère mêmes


-

Norbert ------------

Miyu:

en

390

1929

au

l’oyapock,

même

Pina -m-e

21 la

1920

sur

la

rivière

voir

de

mari

décédé,

;

gens,de

en

sa

Origine

pock, dans

la

vers

1950.

haut

Oyapock

Ma&l??.

1940

son

N& en

mère,

1’Oyapock son

et

Pierre

de

sason

Yakanali.

Kuleim&%wZng.zl.

la

source

il

de

A paaeé

Kouo

il

l’Oya-

sa

wayapi

de

chef sur

son

savoir

vie

devint

a émigré

a fondé

son

sur

le

haut

la

haut

le

propre Tatuasu

et

[clan

Kulôim&%

Kouc.

Réside

Oyapock

Tamali.

père

Apiûko

‘Origine

Tient et

des

wayapi

, son

acau

vil-

savoir

colporteurs

[clan

AkLkLimL%

3.

1942

jeunesse pays

filiation

Tient

1971,

sur

wayana.

Siaiwa. --m---

sis

sa

Matali

à

du

d’Antoine

w%go

de

Tayauqa.

Depuis

tuellement

de

la de

source

chef

Origine

Malu-

3.

en

lage

par

famille

[clan

Tient

village.

le

région

chef

de

village

Salamandre.

mont

et

1’Approuague.

1905-1910 au

du d’un

grand-mère

wayapi

vers

wangs

la

des

Camopi

village

WayZpi Par

Née

du

chef

endroit.

descend

*

le

Actuellement

paternelle.

Pzkü -----------mRoselia.

confluent

dans

kawa. au

-

sur entre

le la

wayapi-puku.

Pilawili. région Qrigine

A passé du

Kouc

sa

et

wayapi

le [clan

KumakaimèawZngsl.

Toatû% -w-B

:

en

pi-puku.

1944

sur Frère

l’Inipuku, de

Sisiwa,

en il

pays a

wayalui

aus-


-

si

passé

et

la

391

sa

jeunesse

région

voir

de

du

son

haut

ZwZngû

3.

1945

en

sur

le

ne

Tamali.

le

Kouc.

Tient

la

Oyapock,

et

du

chef

KumakaimL-

Réside

village

savoir

de de

Eugène

Wayapi

sachef

Lllual&.

au son

en 1978. Origine wZngE3 .

puku son

[clan

rivière

Tient

pays

maternel,le

wayapi

sur

haut

Yakanali

entre

grand-père

Origine

Apisalu.

Yawalu Robert* ----------_---

-

Inamu,

[clan

Antoi-

Pierre décédé

Kuleimi%

2 1 Emerillori Mompera -------------------- Pipa

Antonin: des

33

en

IS24

Emerillon

sur

du

side

actuellement

voir

de

son

le

haut

Camopi

Tampoc.Chef

depuis

à Camopi. père,

le

chef

1950. Tient

Ré-

son

sa-

Alspon.

Wayena Né

Lipolipo: --------

en

Jari

1952 de

revenu

Moloko: -mm---

vers

son

Né ment vière.

1915

1967,

sur

chef

d’où

le

chef

sur

le

il

est

ensuite

Il

est

le

d’un

sur

Wayana”

les

Wayana

le village

de

der-

ayant

à laquelle

Chamane

1930

Jari.

des

sur date

1’Itany.

vers

A r&sidé

1'Itahy.

pouvoir

qulen

*

l’ltany. à 1971,

1) grand

du

Palanaewa ---------I

1963 sur

nier

sur

sur

du il

grande

étensud

jus-

a émigré réputation.

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la

même

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OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE OUTRE-MER

Direction gén&zle : 24, rut3 Bayard _ 75

PARIS

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Ainsi parlaient nos ancêtres : essai d'éthnohistoire "Wayapi"  
Ainsi parlaient nos ancêtres : essai d'éthnohistoire "Wayapi"  

Auteur : P. Grenand. Ce document est protégé par le droit d'auteur. Il ne peut en aucun cas être utilisé à titre commercial sans l'autorisat...

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