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vient du sucre de betterave, et non de celui de cannes. Et comment supposer qu'il en soit autrement, lorsque l'un offre tant d'avantage à l'exporteur , et que l'autre en laisse si peu ! Voilà donc la véritable cause de l'inefficacité des primes; voilà où le mal existe, et où il faut porter promptement remède:

Quel est ce remède?

Prohiber l'exportation des sucres de betterave?... Non , ce serait donner ouverture à une fraude qu'on ne pourrait réprimer; mais frapper ces sucres d'un droit suffisant pour les empêcher de causer un préjudice aussi considérable à l'État et aux sucres des Colonies. Il faut, pour cela, s'assurer bien exactement du rendement des sucres de betterave en divers produits, et les taxer de toute la somme qu'ils reçoivent à leur exportation, ci titre de prime, pour bonification et remboursement de droits de douane. Veut-on

favoriser davantage

cette industrie ?

Q u e cette taxe soit inférieure de 10 pour cent à la prime reçue lors de la sortie. Mais c'est exclure les succres de betterave de la consommation !

Qu'im-

porte, si on leur donne un débouché encore plus profitable. Si le producteur ne peut plus vendre qu'au raffineur, celui-ci ne lui fera-t-il pas la loi? Cela pourrait être s'il n'y avait qu'un petit nombre de raffineurs, mais il y en a trop pour que la concurrence ne maintienne pas cette denrée à toute sa valeur. Et lors m ê m e que cette taxe atteindrait légèrement le sucre de betterave, pourquoi cette in-

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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