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actuelle, tant que le sucre brut bonne ordinaire quatrième ne valait que de 72 à 7 3 fr., on pouvait exporter les raffinés ; mais que dès qu'il dépassait ce prix, toute exportation devenait impossible. Cependant, objectera-t-on, en 1 8 2 7 la bonne ordinaire quatrième s'est maintenue à plus de 7 4 fr., et l'exportation s'est élevée à 3,789,489 kil. de sucre raffiné , représentant environ 7 millions de sucre brut. C'est vrai, mais cela vient d'abord de ce que les sucres se sont vendus, pendant cette année, sur tous les marchés de l'Europe à des prix plus élevés qu'à l'ordinaire , et ensuite d'une cause que nous indiquerons tout à l'heure. Si les primes n'ont pas eu pour résultat de maintenir le prix de nos sucres à 7 5 fr. , comme on se l'était proposé, du moins elles en ont soutenu, jusqu'en 183o, le cours de 72 à 7 3 fr., et ont empêché qu'il ne tombât au-dessous. Ainsi le gouvernement a tenu le prix du sucre à un taux assez élevé pour faire prospérer ses Colonies et ses raffineries, l'une des plus importantes industries de la France. Comment se fait-il donc que l'on vienne tout à coup demander la suppression de ces primes ? « Abolissez » les primes, dit M . Sully-Brunet, dans un ouvrage » très-remarquable sur les Colonies, elles sont mons» trueuses et ruineuses pour l'état ; elles ne profitent » qu'à la contrebande et aux raffineurs, auxquels » elles procurent des bénéfices exorbitans., Sup» primez les primes, et vous faites cesser un trafic » aussi honteux qu'onéreux; bien plus, vous pro-

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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