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- 41 c'est la chose dite telle quelle se fait , et elle ne se fait ainsi, que parce que les armateurs ayant toujours plusieurs intéressés dans leurs navires et leurs cargaisons , sont tenus à liquider leur opération à chaque voyage. Voilà les véritables, les seuls motifs qui empêchent le commerce de France de prendre une grande extension dans les pays étrangers, et non comme on l'a soutenu dans l'enquête, et comme on le répète chaque jour, l'impossibilité de vendre les denrées qu'il rapporte de ces pays pour la consommation de la France, par suite des surtaxes dont elles sont frappées. Si le commerce de France ne pouvait trouver le placement ni le débouché de ces denrées, je concevrais ses plaintes , et cependant je lui demanderais comment l'Angleterre trafique-t-elle avec ces mêmes contrées? Sa consommation admetelle donc leurs denrées? Non, elle les repousse toutes, même celles de ses possessions orientales. Et tandis que la France ne nous accorde qu'une simple préférence , l'Angleterre donne le privilége exclusif de ses approvisionnemens à ses seules Colonies d'Occident. Mais le commerce est-il réellement dans l'impossibilité de trouver aucun débouché pour ces denrées étrangères sans faire une perte considérable? L'enquête a constaté , et la déclaration de tous les négocians qui y ont été entendus a été unanime : « Que les sucres, à la Havane et à Porto-Ricco , valaient alors d'ordinaire 20 f. ; qu'il en coûtait pour les transporter en France de 16 à 17 f., de sorte

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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