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Qu'on prétende qu'il s'introduit frauduleusement dans nos Colonies des indiennes et des toiles, cela se conçoit, et m ê m e au moment de notre rentrée sous la domination française cela s'est fait -, mais depuis que nos manufacturiers se sont décidés à fabriquer dans le genre anglais et d'après les modèles qui leur ont été envoyés, et que la fabrication s'est améliorée de manière à pouvoir donner la marchandise 15 ou 20 pour cent, à peu près aussi bon marché que les Anglais, la contrebande a cessé, parce que les frais qu'elle occasionnait montent à plus de 25 ou 3o pour cent, et qu'il n'y a plus eu aucun bénéfice à la faire. La contrebande qui se fait maintenant ne consiste qu'en madras et quelques autres petits articles que la France ne peut nous fournir et dont l'introduction devrait être permise avec de légers droits; dire que les colons tirent de l'étranger leurs instrumens aratoires et les objets propres à la fabrication du sucre, c'est n'avoir pas une connaissance exacte des localités. Les contrebandiers sont obligés de mettre les marchandises qu'ils importent en volumes petits et de peu de poids, afin de les introduire, ou par tête de nègre, ou dans de petits canots ; or, comment supposer qu'ils introduisent furtivement de cette manière des objets tels que des barils de clous qui valent 4o francs le quintal, des chaudières à sucre du diamètre de 45 à 6o pouces et du poids de 6oo à 18,oo liv., des cylindres, des pivots de moulins et autres articles de ce genre qui ne pèsent pas moins de 25o à 5oo liv. La seule contrebande

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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