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rance, etc., etc., pour la convertir de sucre en numéraire, et nous être rapportée. Pourquoi payer ces objets en espèces, demandera-t-on ? Parce que, le sirop excepté , interdit de vendre aux étrangers

il nous est

aucun de nos pro-

duits , et que la France qui daigne à peine nous accorder la préférence sur ses marchés, s'est réservée le monopole des nôtres et de nos denrées. Pourquoi alors ne pas payer ces objets avec des marchandises de France ? Parce que les Américains qui nous les fournissent ne veulent pas de ces marchandises , et préfèrent en échange de bois de construction , merrain, morue, et autres objets d'encombrement , qui leur coûtent un fret considérable, prendre de l'argent qu'ils payent souvent jusqu'à 10 p. o/o de prime, et se charger de roches qui leur reviennent encore assez cher. Non, parce que nos marchandises seraient passibles, chez eux, de droits plus élevés que si elles venaient directement de France, et y étaient introduites par bâtiment français; puisqu'au contraire, arrivant par navires américains, elles paieraient moins de droits ; non, parce que les droits perçus aux Colonies augmentent le prix de ces marchandises, puisque ce droit, qui n'est que de 1 p. o/o, est même rendu à l'exportation ; non, parce que ces marchandises reviennent plus cher aux Colonies qu'on ne pourrait les livrer aux États-Unis, puisqu'il en coûte moins de fret pour les amener aux Colonies que dans les ports américains; mais bien parce que le peu d'articles que la France peut four-

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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