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Eh bien ! rien n'est plus faux que cette assertion , qui a servi de texte à tant de beaux raisonnemens contre les Colonies, et de base à de si belles théories. La France depuis 1824 n'a pas consommé la totalité des produits de ses Colonies, et chaque année l'excédant de leurs sucres a augmenté proportionnellement à l'accroît de la production coloniale. E n 1824 au 31 décembre, malgré que la consommation qui, l'année précédente, n'avait été que de 41,524,85okil. se soit élevée à 6o,3oi,i 12 kil., il s'est trouvé en entrepôt un excédant de 2,875,000k. A u 31 décembre 1 8 2 5 , un excédant de 7,152,000k. ; en 1 8 2 6 , un excédantde 11,624,374kil. ; en 1 8 2 7 , un excédant de 14,277,052 kil.; en 1 8 2 8 , un excédant de 16,1O5,31O kil. , sans compter ce qui pouvait se trouver entre les mains de détenteurs particuliers. Depuis lors ces excédans sont-ils devenus moins considérables ? Loin de là, chaque année, malgré l'accroissement de nos exportations de sucres raffinés, ils ont augmenté, et se sont élevés en 1 8 2 9

à 17,000,000 kil., et en 183o à 21,000,000 kil. Si ces relevés sont exacts, et ils doivent l'être, puisqu'ils ont été fournis par M . David, directeur des douanes, chargé des états du commerce, la consommation de la France n'a donc pas suivi la marche progressive de la production des Colonies. Les sucres étrangers n'auraient donc pas trouvé de consommateurs lors même qu'ils auraient pu être livrés aux mêmes prix que ceux des Colonies, et les rallineurs n'ont donc pas manqué de matière pre-

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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