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25 vent, par conséquent, payer 16 francs 5o cent, de droits de plus que les nôtres, sans que le consommateur achète le sucre un sou plus cher ; il n'y aurait donc que la faible somme de 5 francs reconnue nécessaire pour assurer à nos sucres la préférence de la consommation qui serait à sa charge 5 c'est-à-dire que le sucre étranger pourrait être livré, acquitté, à 74 francs, tandis que le nôtre vaudrait 69 francs, et pareille augmentation influerait-elle le moindrement sur la consommation ? Mais la France a-t-elle besoin de recourir aux sucres étrangers pour son approvisionnement et pour alimenter ses nombreuses raffineries, ou pour m e servir des expressions de l'enquête : « Les besoins de » la consommation et de la raffinerie dépassent-ils » la production des Colonies françaises, et la con» sommation de la France a-t-elle suivi l'augmen» tation des productions des Colonies ? » Long-temps on a été convaincu que la production de nos Colonies ne suffisait pas à la consommation de la France, nombre d'écrits l'ont affirmé, beaucoup de députés l'ont répété à la tribune. Dans l'enquête, pour la première fois, on a été forcé de reconnaître que la production suffisait strictement parlant à la consommation, mais que la consommation ayant constamment suivi l'augmentation de la production , si elle ne l'avait

pas dépassée, c'est que le

prix auquel il fallait payer les sucres étrangers pour les y admettre, était trop élevé, et que c'était la seule cause qui arrêtât l'extension de la consommation

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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