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21Le sucre vaut à la Havane de 3 à 4 piastres, c'està-dire de 15 francs 7 5 centimes à 21 francs, mais payables en pecettes, dont 4 seulement font dans cette Colonie la piastre;tandis qu'il en faut 5 en Europe, ce qui réduit le prix du sucre de 13 à 17 fr. A Porto-Ricco, le sucre vaut de 3 piastres à 3 piastres 1 quart, mais payables en maccoquines, espèce d'argent qui perd jusqu'à 22 pour cent, ce qui remet le prix du sucre de 13 francs 5o centimes à 14 francs. A u Rrésil, le sucre vaut de 9 à 10 francs. Dans l'enquête, on a établi que les sucres valaient dans ces contrées beaucoup plus cher; pourquoi, depuis lors, ont-ils autant diminué de valeur ? C'est faute de débouché... Que la France leur ouvre le sien, et l'on verra bientôt l'augmentation qui surviendra dans les prix de ces sucres ; nous en avons constamment la preuve. Pendant 183o et1831,les plus beaux sucres de Porto-Ricco n'ont trouvé à se vendre, soit en Amérique, soit dans les marchés d'Europe, que de 9 à 10 francs. Une demande du Nord est survenue au commencement de cette année, et de suite ils ont monté à 15 et même à 17 fr. La qualité de ces sucres est-elle analogue à celle des sucres de nos Colonies ? Les sucres de la Havane et de Porto-Ricco sont supérieurs à ceux de nos Colonies, et la commission d'enquête a reconnu qu'ils valaient au moins 2 francs de plus. Ceux du Rrésil sont d'une qualité extrêmement mauvaise et fort inférieurs aux nôtres.

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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