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qu'on se proposait, et si cette qualité n'avait valu que ce prix dans les années qui ont précédé l'enquête, les colons n'auraient eu que 2 7 à 2 8 francs, au lieu de 3o à 3 1 , prix qui leur était alors indispensable et qu'ils ont réellement obtenu , puisqu'à cette époque, l'ordinaire quatrième ressortant de 7 3 à 7 6 francs, leur laissait net de 3o à 3 2 francs. Ce prix de 3o francs leur est-il encore indispensable ? Si l'on voulait que les Colonies devinssent tout-àfaitflorissanteset consommassent beaucoup, ce prix leur serait encore nécessaire; mais grâce à l'économie que les désastreuses années 183o et 1831 ont amenée, grâce aux améliorations survenues dans la fabrication du sucre et aux progrès que l'agriculture a faite, ce prix ne leur est plus indispensable et celui de

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à

27

francs pour la

qualité moyenne

de

leurs sucres, peut laisser aux colons l'espérance de quelque prospérité, tandis que le prix de 1 9 à 2 2 francs qu'ils ont obtenu depuis 183o leur donne la cruelle expectative d'une ruine aussi prompte qu'inévitable. Vingt-six à 2 7 francs est donc maintenant le prix indispensable à la qualité moyenne de nos sucres, c'est-à-dire pour l'ordinaire quatrième. Voyons combien on paie les sucres dans les autres pays où la France ne peut s'en approvisionner, et quelle est la surtaxe nécessaire à leur imposer, pou rassurer aux nôtres la préférence de son approvisionnement tant qu'ilsne dépasseront pas 2 6 à 2 7 fr.

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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