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que dès que ces personnes sont esclaves, elles ont des maîtres et en sont la propriété. O r , en accordant la liberté à ces esclaves, vous en ôtez la jouissance et la possession à leurs maîtres et vous violez le principe inviolable de la propriété. Si l'esclavage était dans les Colonies u n état nouveau , qui ne fût pas consacré par la loi, vous auriez peut-être le droit de l'abolir : mais il existe depuis l'origine de ces Colonies, où il a été constamment maintenu ; la charte de 1 8 1 4 c o m m e celle de 183o l'ont expressément reconnu, donc , à moins de porter atteinte à tout pacte social, cet état de chose doit être respecté, et si l'on veut se hasarder à y faire des changemens , qui peuvent y porter atteinte, ce ne peut être qu'aux risques et péril de ceux qui les ordonneraient, autrement on foulerait aux pieds en m ê m e temps, le droit de propriété , la loi et la charte (1).

D e la nécessité que les Colonies aient une représentation particulière a u x chambres, si on leur refuse de participer à la représentation

commune

à tous les départemens de la France ? Pourquoi les Colonies seraient - elles arbitrairem e n t exclues de la représentation nationale? Pour-

(1) Il est des hommes qui ne verraient dans ces changemens que le développement d'un principe. Singulier principe, que celui qui se développe par la spoliation.

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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