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TROISIÈME

QUESTION

toute commerciale, c'est au commerce. Je veux bien croire que la méthode de MM. Riche et Bardy est la meilleure ; nous autres fabricants, nous sommes tout disposés à l'adopter, car si elle nous fait payer un peu plus d'impôt, elle nous fera vendre nos sucres plus chers et à leur valeur. Mais cette concession doit être faite par les Raffineurs, et il semble que le ministère est en position de l'obtenir de ces messieurs. Recevez, etc Marquis d'HAVRINCOURT.

Tous les points sont touchés dans cette correspondance où se déroulent à la fois les évolutions et les pratiques d'une moderne alchimie devenant institution de l'Etat : les commissaires-experts de 1822 véritables juges entre le contribuable et le fisc n'existant plus que sur le papier, parce que leur incompétence est devenue réellement absolue; les spécialistes qu'une législation toute moderne a établis pour les éclairer se substituant absolument à eux et rendant sur des intérêts considérables des jugements devenant ainsi sans appel ; ces spécialistes-juges ne connaissant d'autres lois ni d'autre jurisprudence que l'autocratie de leur méthode scientifique individuelle ; cette méthode différant suivant les localités, de manière qu'une contreexpertise entre Arras et Paris devienne une opération babélique. Est-il étonnant, après cela, qu'à l'occasion de cette polémique épistolaire, un fabricant placé à la tête de plusieurs

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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