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SACCHARIMÉTRIE

mental dont ils relèvent ; puis, s'ils croient avoir à se plaindre de cette 1 expertise, ils pourront en appeler au laboratoire du ministère re

du commerce, où la commission décidera en dernier ressort. Eh bien, j'ai pris votre organisation au sérieux. L'analyse d'Arras m'a donné 76.20, c'est-à-dire que pour ces malheureux 20 centièmes de richesse en trop, je ne pouvais vendre mes sucres comme soussept, et je perdais 10 francs par sac. D'un autre côté, j'avais des raisons de croire que mes sucres titraient moins de 76, et les analyses de MM. Zukowsky et Pagnoul ont prouvé que mes motifs étaient sérieux. Enfin je savais, ainsi que le dit lui-même M. Riche, que les analyses les mieux faites peuvent quelquefois différer sensiblement. Je me suis donc adressé de bonne foi et en toute confiance à Paris, espérant que l'analyse du ministère serait d'accord avec celle que j'avais fais faire pour mon compte, que je verrais disparaître ces nuisibles 0.20 de richesse, et qu'enfin je recouvrerais mes 10 francs par sac, ce qui valait bien la peine d'un recours à une 2

e

expertise.

Eh bien, l'analyse de Paris, différant énormément de l'analyse d'Arras, et encore plus de mon analyse commerciale, a donné souverainement, en dernier ressort, 78°.10. Voilà les faits incontestables. Il en résulte que de deux laboratoires administratifs l'un a dit 76.20 et l'autre 78.10, c'est-à-dire qu'ils ont différé de près de 2 degrés. Gomment peut-on établir la perception d'un impôt aussi considérable que celui des sucres sur des bases aussi fragiles et s'en servir pour rendre des décisions sans contrôle et sans appel ? Nous vendons, il est vrai, sur analyse, mais le vendeur et l'acheteur ont chacun leur chimiste, et s'il y a entre eux une différence de 0.50 nous faisons faire une 3 contre-analyse, et je n'ai jamais e

ouï dire que deux analyses commerciales aient différé de près de 2 degrés, comme celles d'Arras et de Paris ; tandis que l'administration opère seule, juge seule et sans contrôle, et que sa décision est sans appel. Et ne venez pas, Monsieur Riche, nous parler de la garantie que

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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