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LA

PROPORTIONNALITÉ

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quête de 1862-63 nous déroule à ce sujet des scènes curieuses d'un dépit hautainement dissimulé qui touche au comique. Tel ce petit dialogue (page 345) : M. BOINVILLIERS (Président de section au Conseil d'État). — Ainsi, à votre avis, les poudres blanches n'auraient pas d'avenir ?. .. M. BACHOUX (Négociant en sucres). — Avec les différences de prix actuels ; mais que la diminution du droit amène un écart plus grand dans les prix, et la consommation pourra prendre de l'extension. Cependant il ne faut pas se dissimuler que le sucre brut indigène conserve toujours un arrière-goût qui lui nuira un peu, et qui ne se trouve pas dans le sucre colonial. M. BOINVILLIERS. — Comment! mais on nous avait toujours affirmé le contraire. Je dois même dire qu'au Conseil d'État, lors de la préparation de la loi de 1860, j'ai goûté d'un sucre brut indigène qui avait été présenté à l'empereur, et auquel nous n'avons trouvé aucune espèce de mauvais g o û t . 1

M. Constant SAY (Raffineur). — C'était un sucre fait pour le besoin de la cause !... M. LAMROI (Courtier en marchandises). — Le sucre brut indigène n'est consommable qu'au-dessus du n° 20, et le commerce, jusqu'à présent, le repousse. 1

Celui du bocal de M. Cail dont il a été parlé plus haut.

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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