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DEUXIÈME

QUESTION

la Martinique et à la Guadeloupe en 1862, je restai pénétré d'admiration devant les établissements du baron de Lareinty et de M. Du Chassaing, qui étaient en plein fonctionnement ; devant ceux du marquis de Rancougne et de M. Souques, qui, complétement terminés, allaient, comme on dit aux colonies, mettre la canne au moulin. Pendant sa courte existence , le Crédit colonial a avancé 6,334,000 francs pour la transformation de l'outillage industriel de nos trois îles à sucre. La sucrerie indigène se lançant avec le même entrain dans la nouvelle voie ouverte à son essor, accomplit ce que j'ai appelé précédemment un véritable miracle de l'art industriel : au lieu de son produit terreux et nauséabond, elle envoya, pour ainsi dire, du jour au lendemain, sur le marché, des poudres blanches scintillant comme des diamants sur le papier bleu du joaillier, et de saveur absolument identique à celles des usines coloniales. 1

Il y avait là plus qu'une évolution : il y avait une révolution. Ce qui le prouve, c'est l'effet qui se produisit dans les esprits. Il fut confus, divergent, tiraillé, comme celui que virent nos pères en 89. La première pensée des opposants fut (toujours comme en 89 !) de nier la portée de la transformation qui s'accomplissait à vue d'oeil. La thèse fut que jamais le sucre en poudre n'entrerait dans la consommation directe, nos habitudes sociales s'y opposant. L'enIl s'est fondu en août 1863 avec la nouvelle Société du Crédit foncier colonial. 1

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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