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PREMIÈRE

QUESTION

que les fabricants indigènes et colons s'en sont eux-mêmes émus, ainsi qu'il résulte d'une pétition signée après réunion tenue à Paris le 14 juin 1875. On peut avoir oublié aujourd'hui ces choses, ou chercher à les oublier, pour le besoin de nouvelles thèses ; mais la collection du Journal des Fabricants de sucre est là avec l'instructive polémique épistolaire que renferme son numéro du 24 juin 1875, et la lettre non moins instructive que renferme son numéro du 1 juillet. Du reste, ces souvenirs ont été ravivés durant le cours même des récentes négociations par un véritable manifeste de M. Linard, qui occupe une place considérable dans l'industrie sucrière et dont les adhérents sont nombreux . Si toutes ces complications, tout ce rigorisme de la fiscalité devaient n'avoir pour conséquence que d'arrêter le fonctionnement de la raffinerie et de la forcer à abandonner la partie un peu plus tôt qu'elle sera obligée de le faire, je ne m'en plaindrais certainement pas, car, je l'ai dit, je la considère comme constituant désormais un rouage inutile et nuisible ; mais il n'en sera pas ainsi : plus une réglementation sera compliquée, plus il sera possible à des industriels très-experts, opérant chacun sur une échelle immense, de rencontrer le point faible, celui que M. Chesnelong a appelé pittoresquement la fissure légale. Or, il est à remarquer qu'une fois la fissure trouvée, elle opère pendant des er

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Voir le Journal des Fabricants de sucre, du 21 février dernier.

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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