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SIMPLES

DONNÉES

GÉNÉRALES

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Au moment où, par suite d'une culture peut-être trop intensive, s'est déclarée à la Réunion la maladie de la canne qui a entraîné tant de ruines, cette colonie produisait à elle seule jusqu'à 60 millions de kilogrammes. Le renouvellement des plants (la canne se reproduit par boutures ainsi nommées) est en voie de ramener l'ancienne prospérité. La Réunion et la Guadeloupe sont appelées à produire chacune 100 millions de kilogrammes de sucre. On a calculé qu'en temps normal, c'est-à-dire avant la crise actuelle, 120,000 hectares affectés à la culture betteravière produisant en moyenne 2,000 kilogrammes de sucre l'un, donnent 1 milliard 800 millions de kilogrammes de pulpes pouvant nourrir plus de 100,000 têtes de bétail, laissant une énorme masse de fumier d'étable. La dernière campagne sucrière normale de la France, celle de 1875-76, s'est élevée à un rendement de 449 millions de kilogrammes; celle anormale de 1876-77 n'a été que de 230 millions. La production de nos colonies se maintient entre 100 et 120 millions. Autrefois il y avait des raffineries de sucre à Paris, dans les ports et dans un grand nombre de villes de l'intérieur, à ce point qu'Orléans (où il n'en existe plus une seule) en comptait 167 en 1828. Aujourd'hui, le nombre des raffineries ne s'élève plus qu'à 32, se divisant ainsi : 10 à Paris; 10 à Nantes; 2 à Marseille; 3 au Havre; 4 à Bordeaux, et 3 dans le département du Nord. 11 existe en Belgique, l'un des pays contractants de la

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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