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HUITIÈME

QUESTION

à ce que j'ai appelé la fonction sociale de la raffinerie française. On a vu tout à l'heure le mouvement de baisse qu'elle a su faire naître sur les bruts, malgré le déficit de plus en plus constaté de la production. Ce mouvement s'est maintenu toujours dans la voie de la dépression à ce point que le n° 3 de Paris en était arrivé à 75 francs. Mais voici que tout à coup la bombe du protocole éclate î La guerre devient imminente ; le cours de la rente et de toutes les valeurs publiques est gravement atteint. La Bourse descend par bonds et, comme d'ordinaire, la cote des principales marchandises s'en ressent. Eh bien, ouvrez le Bulletin des Halles, et cherchez la rubrique Sucres : vous les voyez monter presque aussi rapidement que la rente fléchit. En huit jours, la hausse est de plus de 6 francs. Pourquoi ? — Parce que les complications qui se produisent au nord de l'Europe sont telles qu'il n'y a plus moyen de songer à faire manœuvrer une armée sucrière Austro-Russe sur les flancs de notre marché pour inquiéter ses mouvements et le tenir en échec. On avait bien entrepris de lutter contre la Providence seule, mais contre la Providence et l'empereur Alexandre réunis, on trouve que c'est décidément trop, et pour le moment on rentre dans ses quartiers, sauf à en sortir un peu plus tard, si la situation politique changeait.

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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