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LE RÔLE

DE

LA

RAFFINERIE

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s'acharnant sur elle, ont réduit sa production de moitié. Depuis deux ans elle était, ainsi que la sucrerie coloniale, rudement éprouvée par la baisse des prix. Il était donc bien naturel que la hausse se manifestât en présence d'une pareille situation, et le mouvement s'est en effet produit avec vivacité en ce sens, aussitôt connus les premiers résultats de la fabrication commencée. Mais, chose curieuse, à mesure que ces résultats se révélaient plus marqués, plus désastreux, la hausse s'arrêtait et le mouvement à la baisse se dessinait. J'ai eu la curiosité d'étudier pendant près d'un mois, jour par jour, cette évolution caractéristique dans le Bulletin des Halles, dont la rubrique « Sucres — Mélasses » est des plus instructives. Le mois qui a servi à mon étude est novembre 1876. Prenons pour étalon de la valeur des bruts la plus belle sorte, les poudres blanches appelées n° 3 de Paris; et pour point de départ la date du 13, où cette qualité a atteint le cours le plus élevé, celui de 95 francs, alors que la moyenne du mois précédent n'avait été que de 67 fr. 70 c. Dès le lendemain 14, ce prix de 95 francs descendait d'un bond à 92 fr. 50 c ; Le 15, la poudre blanche se cotait de 88 francs à 88 fr. 50 c ; Le 16, elle se cotait de 87 fr. à 87 fr. 50 c ; Le 17, elle reprenait à 88 fr. 50 c ; Le 18, elle reprenait à 89 francs; Le 20, elle redescendait à 88 francs.

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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