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LA

CONVENTION

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onéreuse à vos Trésors, et vous trouvez bon de mettre fin à cette duperie financière : réunissez-vous en conférence, si cela est nécessaire, et partant du raisonnement de M. Fould, cet homme d'affaires entendu, dites-vous : « En définitive, ce qui permet à nos raffineurs de vendre le sucre à bon marché sur les marchés étrangers, c'est la prime que contient le drawback. Eh bien, la question est de savoir si le Trésor public doit faire un sacrifice pour procurer le sucre à bon marché aux Italiens et aux Turcs ...» Le problème ainsi posé, on arriverait à se dire : 1

« Comment font nos consommateurs nationaux qui ne sont ni Italiens ni Turcs? Le drawback et ses avantages n'existent pas pour les raffinés qu'ils consomment, puisque c'est un mécanisme qui ne fonctionne que pour l'exportation : si nous nous entendions pour traiter les Italiens, les Turcs et autres étrangers comme le sont nos nationaux? En d'autres termes, si nous supprimions purement et simplement toute espèce de drawback? Mais si nous le voulons bien réellement, ce n'est pas une simple phrase qu'il faut formuler, c'est un moyen pratique infaillible qu'il faut nous imposer mutuellement. Ce moyen pratique, nous l'avons chacun dans la main : c'est celui de l'entrepôt réel qui est appliqué aux produits destinés à la consommation de nos nationaux; appliquons-le donc à ceux destinés à la consommation des Turcs et des Italiens, et disons en un 1

Voir Enquête de 1862-63, page 18 du volume.

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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