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SEPTIÈME

QUESTION

Ainsi, la convention est comme ces écloppés qui vivent sur leur réputation passée. Elle est aujourd'hui « impropre au service » et ce n'est pas sur elle qu'il faut compter pour nous ouvrir ce marché du monde, auquel aspire (avec infiniment de raison, reconnaissons-le...) la sucrerie productrice indigène et coloniale. Le marché du monde désormais, c'est celui de l'Angleterre, et pour y pénétrer pas n'est besoin de convention, puisque c'est aujourd'hui un champ de foire. Ainsi, toujours même tendance : parce qu'une idée pouvait avoir sa raison d'être en 1864, on veut continuer à l'appliquer en 1877, sans tenir compte du changement survenu dans la situation ambiante. Et cependant, là encore : vetera transierunt... Reste une question : celle de la prime de la raffinerie visée dans la définition de M. le ministre des affaires étrangères et qui semble toujours l'objectif dominant de la diplomatie sucrière. Eh bien, là encore la convention ne paraît pas avoir de raison d'être. Si on a réellement, sincèrement en vue de faire une application exemplaire du principe posé au dernier paragraphe de l'article 5 de la convention du 8 mars, disposant que « les drawbacks ne pourront excéder les droits de douane ou d'accise dont les produits sont grevés... » qu'a-t-on besoin pour cela d'écrire quinze longs articles alambiques ? Vous voulez dire qu'il pleut, dites : il pleut... Vous avez reconnu que la chasse à la prime que se font vos raffineries devenait par trop

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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