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LA

CONVENTION

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sucrière pour un intérêt qui ne la touche que très-indirectement. Il faut songer que c'est de très-haut que l'Angleterre peut aujourd'hui envisager toutes nos douloureuses agitations sucrières. Quoi qu'il en soit de ces différents raisonnements que j'ai dû présenter dans mon désir de bien exposer la situation, il demeure évident que l'effet qu'ils doivent produire sur un esprit impartial est celui d'une sorte de neutralisation réciproque. Mais alors, si cet esprit est animé de quelque curiosité, il se demandera comment et pourquoi les grands meneurs de la question des sucres se sont donné tant de mal pour aboutir à une solution blanche. Lecteur, attention ! Elle n'est pas si blanche qu'elle en a l'air... Nous voici arrivés à un côté de la question que j'avais laissé à l'écart, pour ne pas trop compliquer mon exposé : c'est le côté le plus brûlant. Ecoutez ceci : tout ce que nous venons de voir, de peser et d'examiner n'est pas la véritable, la grande affaire pour le comité central des fabricants de sucre. La véritable, la grande affaire pour lui, c'est l'exercice de la raffinerie qui se trouve écrite dans la convention. Si on se reporte aux discussions parlementaires qui ont accompagné et suivi la fameuse proposition PouyerQuertier, on pourra constater qu'une seule idée s'est peutêtre nettement dégagée de ces débats aussi répétés qu'orageux : c'est l'accord très-ferme du Gouvernement et du Parlement à ne pas vouloir que la raffinerie française fût

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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