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arrivé de dépasser son ancien niveau de 40 millions de kilogrammes ; La détaxe, sans laquelle la sucrerie coloniale ne pourrait jamais soutenir la concurrence de l'indigène : — e l l e a pris fin depuis 1870, et on n'en parle pas plus que si elle n'avait jamais existé; Le sucre indigène, qu'on pouvait tenir pour à peu près inexportable à l'état brut : — c'est par millions de kilogrammes qu'il s'exporte aujourd'hui; La sucrerie coloniale, qui ne devait jamais être assez intelligente ou assez bien outillée pour produire des sucres de premier jet susceptibles d'entrer directement dans la consommation : — aucun établissement de la métropole ne dépasse, aujourd'hui, les siens en perfection ; et 70 % de la récolte des Antilles nous arrivent en poudres

blanches;

Les poudres blanches indigènes, qui ne pourraient jamais être consommées en nature : —

aujourd'hui,

personne ne pourrait les distinguer de celles des colonies ; Le sucre de nos colonies, qui ne pouvait être exporté que pour la France et sous pavillon français : — il peut aller aujourd'hui à toute destination et par tous pavillons ; Le fret de nos navires, qui était d'autant plus considérable que plus mauvaise était la qualité des sucres transportés : — on rit aujourd'hui de cette idée enfantine qui a cependant servi de base à un système économique ; Les surtaxes de pavillon, qu'il fallait respecter comme

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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