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SEPTIÈME

QUESTION

Étant donné la situation, ce qu'on appelle la convention internationale des sucres est pratiquement inapplicable, et de plus, — ce qui est d'ailleurs une sorte de compensation, — elle est tout à fait inutile. Avant d'entreprendre cette démonstration, j'ai à présenter un court historique de ces fameuses tractations, comme on dit dans le langage des chancelleries, de ces tractations dont la dernière a mis le feu aux poudres sucrières, juste au moment où j'écris ces lignes. Comme c'est la France qui paraissait la plus intéressée des Puissances contractantes dans la question du drawback, puisqu'il lui est arrivé une année de rembourser plus de 40,000,000 de francs sous cette forme, j'avais toujours pensé qu'à elle appartenait l'initiative d'une entente internationale à ce sujet. M. Hittorff, au contraire, attribue l'idée à l'Angleterre qui, en présence de la faveur dont les différents États de l'Europe entouraient l'industrie betteravière, aurait voulu arriver à protéger le sucre de canne contre l'envahissement de son rival au moyen d'une uniformité de législation internationale . 1

Mais il est probable que cette question de priorité restera toujours ensevelie dans la nuit diplomatique. Je me contente donc de l'indiquer, et je suis les faits. Tout le monde sait qu'il y a eu à Paris, dans le cours de l'année 1876, et sous la présidence de notre ministre du commerce, des conférences sur la matière entre la France, 1

Voir Hittorff, ouvrage cité page 33.

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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