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1860 et à celui de l'évolution accomplie depuis cette époque dans la production des sucres de premier jet des fabriques indigènes et coloniales.

On voit qu'il s'agit d'un véritable périple autour du monde sucrier : telle avait bien été, en effet, la pensée de ceux qui ont, avec moi, coopéré à la rédaction de ce programme. Et afin qu'on ne croie pas que le point de départ soit de pure fantaisie, voici, sommairement indiquées, les transformations auxquelles il est fait allusion : L'antagonisme légendaire de la canne et de la betterave : — il s'est changé en une étroite solidarité; Le drawback qui, suivant une parole impériale, étant « le privilége du sucre qui navigue », ne pouvait être accordé à la production indigène : — il lui est si bien accordé aujourd'hui qu'on le voit étendu aux sucres étrangers nous arrivant par la frontière de terre ; La production de notre sucrerie indigène, qui ne devait guère dépasser 170 à 200 millions de kilogrammes au plus : — elle a atteint 450 millions dans la campagne 1 8 7 5 - 7 6 ; La production de nos colonies, qui devait avoir peine à se maintenir au niveau de ce qu'elle était au temps de l'esclavage : — depuis quinze ans, elle n'a pas cessé de progresser en quantité comme en qualité, et il lui est

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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