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SIXIÈME QUESTION Est-il exact que la France ait un intérêt réel à fomenter chez elle un grand mouvement d'importation de sucres étrangers destinés à la réexportation après raffinage ? En d'autres termes, rechercher ce qu'il y a eu d'opportun dans l'émission des décrets de 1861, dont le but indirect, mais avoué, a été de faire que la France devînt, à l'exemple de l'Angleterre, « un grand marché de sucres. » L'idée préconçue de faire, en quelque sorte à tout prix, de la France « un grand marché de sucres » se détache nettement de l'étude des faits qui se sont accomplis à partir de 1860. Cette pensée est incontestablement une suite, une conséquence, mais en même temps une déviation du programme économique du 5 janvier. La loi du 23 mai 1860, si novatrice, si libérale qu'elle fût, avait gardé une certaine mesure de protection tant à l'industrie sucrière nationale qu'au pavillon national. En effet, cette loi maintenait une surtaxe de 3 francs les 100 kilogrammes sur les sucres étrangers importés par pavillon français et une de 11 francs sur les mêmes importés

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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