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CINQUIEME

QUESTION

tant de la prime justifiant les appréhensions de M. Fould serait passé de 4,500,000 francs à 12,730,000 francs. Mais, fera-t-on remarquer, le rendement légal n'est plus le même; il est aujourd'hui sensiblement plus élevé... D'accord : mais le montant du droit non plus n'est pas le même; au moment où M. Fould parlait, il était encore de 30 francs, puisque son funeste rapport à l'empereur qui annonce le relèvement à 42 francs pour le prochain budget se trouve au Moniteur du 22 janvier 1862. Or, le droit qui, comme on vient de le voir, fait la prime est aujourd'hui en moyenne de 73 fr. 20 c. On peut donc soutenir sans témérité que les deux éléments opposés se compensant et s'équilibrant, la base qu'avait acceptée en 1862 un praticien consommé peut encore aujourd'hui servir de moyen d'appréciation. On va voir que cette évaluation n'offre rien d'exagéré. Si de l'enquête de 1862-63 nous passons à celle de 1872, nous trouvons le travail de deux agents officiels d'une évidente impartialité : MM. Rouget, inspecteur des finances, et Jéronnez, inspecteur du service des sucres, chargés par le conseil supérieur de faire une enquête chez des raffineurs qui y avaient consenti. Ces deux commissaires enquêteurs, après avoir fait des réserves quant à l'insuffisance des éléments mis à leur disposition, énoncent le chiffre de huit millions de francs, mais seulement pour une exportation de 78,000,000 de kilogrammes. Que l'on

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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