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LA

PRIME

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ment la raffinerie demande des numéros bas plutôt qu'élevés ; les numéros élevés diminuent les opérations du raffinage... » Ces paroles font comprendre pourquoi la raffinerie est l'ennemie née de l'amélioration des produits de premier jet, et comment elle en est venue à surpayer les « numéros bas » pour encourager les fabricants à en produire, en dépit de la perfection actuelle de leur outillage. Comment les surpaie-t-elle? Au moyen du bénéfice exceptionnel que lui procure la prime sur les excédants indemnes : c'est là ce qu'on appelle le partage de la prime, mots qui reviennent si souvent dans les discussions sur la matière. Tel est le mécanisme. Mais le mécanisme élémentaire, rudimentaire... Nous le verrons tout à l'heure dans l'ensemble de ses combinaisons. Voyons d'abord l'histoire de la prime, au moins depuis les temps modernes, puisque nous avons déjà constaté (voir la question précédente), qu elle a, en réalité, toujours existé dans le passé. La loi de finances du 28 avril 1816, qui est, comme on sait, notre grande loi d'impôts, dispose ainsi, au paragraphe Sucres, de l'article 3 : « Il sera accordé, après une « année de publication de la présente loi, une prime d'ex« portation pour les sucres raffinés blancs, en pains, de « 2 à 5 kilogrammes, expédiés directement pour l'étran« ger des fabriques françaises ayant plus de deux années « d'exercice. La prime sera de 90 francs par 100 kilo— « grammes... » En lisant ce texte, dont la rédaction laisse comme on

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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