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PÉRÉQUATION

Lorsqu'en 1790 la grande Constituante voulut, après avoir détruit les douanes intérieures, établir un tarif général à l'entrée qui fût en harmonie avec les idées de liberté prévalant alors, elle chargea son comité du commerce de la préparation de ce travail. Ce comité, composé d'industriels et de commerçants, choisit pour rapporteur un député du nom de Goudard, en lui recommandant de concilier la liberté avec la protection. Fidèle à l'esprit de son rôle, ce rapporteur prodigua partout le mot de liberté, si bien qu'il conclut en demandant que « grâce aux taxes et aux prohibitions, le commerce eût la liberté d'exister » En voyant avec quel soin le législateur de 1864 a gradué les taxes sur les produits de la sucrerie indigène et coloniale pour maintenir la liberté de la raffinerie, je me dis que le rapporteur de la loi du 7 mai ne doit pas être, comme on le croit généralement, l'homme distingué qui est devenu depuis ministre du commerce — mais bien feu Goudard ! 1

Voir, dans la Revue des Deux-Mondes du 15 février 1877, le trèsintéressant travail de M. Charles Lavollée sur les traités de commerce et les tarifs douaniers. 1

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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