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QUATRIÈME

QUESTION

raffinerie. — C'est la pensée d'Aristote : « Il y a des hommes qui naissent esclaves. » Ici, ce n'est pas tout à fait l'esclavage; c'est le vasselage industriel organisé par la loi. Notons qu'à l'heure qu'il est, à l'heure où pareille idée se tient encore debout, toutes ses raisons d'être ont disparu déjà depuis longtemps. Ainsi : Les traités de commerce applicatifs du programme économique du 15 janvier ont accompli la première phase de leur existence et seront immanquablement renouvelés ; les prohibitions sont donc par le fait à jamais effacées de notre Code douanier, et le principe de la liberté de commerce résolument posé pour l'avenir; La liberté de l'industrie est devenue depuis près d'un siècle, pour nous, comme un droit naturel; Le colbertisme colonial qui enserrait si étroitement le commerce des sucres a pris fin par la loi du 26 juin 1861 ; les sucres de nos colonies vont, par tous pavillons, chercher les marchés étrangers; La protection du pavillon, cet autre dogme du passé, a pris fin, quant aux sucres, par les décrets des 16 janvier et 24 juin de cette même année ; Le drawback, cette faveur réservée au sucre qui navigue, est acquis au sucre indigène par la loi du 7 mai 1864; En un mot, tout est modifié, tout est changé; l'ancien monde économique et même politique a disparu pour faire place à un monde nouveau. — Seul, le privilége de la raffinerie est resté debout ! Il a pris une autre forme, mais il est demeuré debout...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

Le questionnaire de la question des sucres : vetera transierunt ; ecce omnia sunt facta nova !  

Auteur : Romuald Le Pelletier de Saint-Rémy / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Un...

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