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LIVRE SIXIÈME

Il ne faut pas croire, en effet, que l'administration distinguât entre l'île de Ré et la Guyane. réservant l'île de Ré aux moins compromis et la Guyane à ceux qu'elle estimait plus coupables ; tous les déportés, de l'île de Ré oud'ailleurs, étaient, comme ceux de Rochefort, destinés à être sans distinction transportés à la Guyane ; l'agent du Directoire, on s'en souvient, avait reçu l'ordre d'y faire construire, spécialement à Conanama, deux à trois mille karbets ou cases. L'île de Ré, comme l'île d'Oléron, n'était donc qu'un dépôt, ajouté d'abord, plus tard substitué à celui de Rochefort, et s'il devint un lieu définitif de déportation, c'est que les croisières anglaises, eu retenant nos bâtiments dans les ports, contraignirent le Directoire à renoncer à la Guyane et lui firent comme une nécessité de cette apparence de clémence.

La terreur sous le directoire  

Auteur : Victor Pierre / Partie 2 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universit...

La terreur sous le directoire  

Auteur : Victor Pierre / Partie 2 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universit...

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