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Dans un voyage initiatique, il y a des temps de reconnexion avec son corps, avec son rythme, ses douleurs, ses tensions et ses besoins. les participants et ainsi accélérer des changements intérieurs souhaités par ceux-ci. Il y a des Maîtres spirituels bien loin, en Asie. Il y en a des « populaires » ou des « reconnus ». Il y en a aussi de plus discrets qui, loin des caméras et des livres, font un travail remarquable en Europe et même en Belgique. A voir si l’ego cherche la reconnaissance d’avoir fréquenté un Maître « tendance » et socialement accepté ou si la personne désire réellement pratiquer un chemin d‘intériorité ; parfois il n’est nul besoin d’aller au sommet de l’Everest pour rencontrer des Maîtres. Et un Maître qui vit dans notre culture a souvent bien plus à nous apporter au long-cours car vivant dans notre époque, dans notre contexte sociologique, il a dû traverser le poids des conditionnements sociétaux (qui sont souvent des freins d’évolution) et saura encore mieux vous témoigner son chemin. 8. Un rythme qui permet le centrage Parmi les derniers ingrédients des voyages initiatiques, il y a la question essentielle du rythme. Car notre monde va vite, et parfois si vite que l’on peut traverser une époque de sa vie (une semaine, un mois, un an ou dix ans) en étant un peu déconnecté de son Soi profond. Le rythme d’un voyage initiatique sera notamment imprimé par les modes de transport (à pied, en bateau, avec un animal). Ils seront de préférences doux et aideront à éviter la dispersion. Marcher longtemps dans la nature est un véritable processus psychique. Marcher pendant plusieurs jours dans le désert et vous avez là, par exemple, une synergie de catalyseurs psychiques et physiques pour rencontrer sa profondeur et passer des caps. Il en est de même pour le bateau. La naviga18 | AGENDA PLUS - MARS 2017

tion face à la mer à perte de vue est vraiment libératrice. Le rythme sera aussi imprimé par le déroulement de la journée, un éveil au monde en conscience et en douceur, des temps de visite, d’activité physique, des temps d’introspection, de partages, prendre le temps de manger, de célébrer d’être vivant, etc. Tout est affaire d’équilibre, singulièrement dans ces voyages où il faut le juste équilibre entre l’élévation et l’enracinement sans quoi les apports du voyage ne s’intègrent pas. 9. Un nombre raisonnable de participants Pour les organisateurs, porter une telle démarche n’est pas une mince afffaire. Il s’agit autant de l’organisation concrète, des moyens logistiques (repas, nuitées, etc) que de porter le groupe. Ceci demande une très forte implication personnelle et exige une réelle force d’âme. Ceci n’est pas l’affaire de tous, mais d’êtres engagés, centrés, avec une bonne hygiène de vie, ayant déjà accompli un fameux chemin, bien en contact avec leur être profond.

témoignage Nager avec les dauphins fut pour moi une expérience métaphysique hors du commun. Une réflexion sur notre place dans l'univers et dans le temps. Côtoyer ces animaux qui ont 58 millions d'années d'évolution m'a apporté calme et sérénité. Leur empathie et leur bienveillance m’ont procuré une paix intérieur et un immense sentiment d’amour à leur égard ! Je n’ai qu’une envie......les retrouver !!! MICHEL

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