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mieux-être

compréhension significative de la physiologie du cerveau. Le pathologiste espagnol S. Cajal (1852-1934) émet ensuite l'hypothèse que le neurone est la plus petite unité fonctionnelle du cerveau. Golgi et Cajal reçoivent d’ailleurs le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1906. D’autres scientifiques du XIXème siècle améliorent grandement la compréhension des fonctions cérébrales en démontrant l'excitabilité électrique des neurones. Tandis que le médecin et anatomiste français P. P. Broca conclut pour sa part que le cerveau possède plusieurs régions indépendantes, chacune responsable de différentes fonctions.

• les neurosciences affectives qui utilisent la recherche et l’expérimentation animale pour analyser comment les neurones se comportent par rapport aux émotions ; • les neurosciences sociales qui essaient de comprendre comment les systèmes biologiques se rapportent au comportement et aux interactions sociales ; • les neurosciences cognitives qui étudient la fonction cognitive chez les humains, en s’inspirant de la psychologie, des sciences cognitives et de la linguistique.

Neurosciences modernes Les progrès les plus significatifs en neurosciences ne se produiront pas avant les années 1950 grâce à des découvertes dans des domaines connexes, tels que l’électrophysiologie et la biologie moléculaire. Les nouvelles technologies alimentent également les avancées dans la compréhension du cerveau et du système nerveux. Avec les outils modernes, les neuroscientifiques sont désormais en mesure d’étudier beaucoup plus efficacement la structure, le développement, les fonctions et les troubles du système nerveux. Les progrès de la technologie combinés à une meilleure connaissance du fonctionnement du cerveau et du système nerveux ont mené à de nombreuses percées dans le domaine des neurosciences. Les personnes souffrant de traumatismes cérébraux et de lésions de la moelle épinière, de troubles psychologiques et de maladies du cerveau sont maintenant les bénéficiaires d'avancées scientifiques inimaginables. Ce qui était auparavant considéré comme de la science-fiction est désormais au centre de la recherche scientifique et de l'intervention médicale.

En Belgique, l'Institut de Neurocognitivisme (présent dans 4 autres pays et associé à un Centre de Recherche en Neurosciences existant depuis 1987) offre des méthodes et outils permettant de mieux comprendre nos comportements et nos prises de décision pour favoriser un « mieux-être, mieux vivre et mieux travailler (ensemble) ». Au travers d'un modèle novateur, l'Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC), l’Institut propose une grille de lecture des comportements et des outils d'action sur les leviers de performance, tant individuels que collectifs et organisationnels. Infos sur fr.neurocognitivism.be

Parmi les très nombreux domaines de recherches, citons : • les neurosciences comportementales qui tentent de comprendre comment le cerveau affecte le comportement ; • les neurosciences cellulaires qui se concentrent sur l’étude des propriétés physiologiques des neurones qui composent le cerveau et le système nerveux ;

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L'Institut de Neurocognitivisme

Approches Aujourd’hui, l’étude du système nerveux passe donc par de multiples approches qui suivent néanmoins deux grandes directions : • une approche ascendante (ou « bottomup  ») qui étudie les briques de base du système nerveux pour essayer de reconstituer le fonctionnement de l’ensemble ; • une approche descendante (« top-down ») qui, en étudiant les manifestations externes du fonctionnement du système nerveux, tente de comprendre comment il est organisé et comment il fonctionne. Ces deux démarches, ascendante et descendante, commencent à se rencontrer à un carrefour formé par l'imagerie cérébrale et plus généralement les neurosciences cognitives.

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