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LUMIÈRE « SOLAIRE » sur commande Sustentation du plasma par résonance ultrasonore

L’Académie suisse des sciences a défini les « Exigences posées au système éducatif suisse en 2030 ». Les prévisions pour 2030 sont à la mode dans les milieux officiels. C’est encore proche à vision humaine et c’est sans risque pour les politiques. A la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud, à Yverdon-les-Bains, le futur est déjà là. Les projets des étudiants passent dans l’économie grâce à l’appui du CeTT dont le slogan est : Powering Business Success. Curieux Depuis les années quatrevingt, nous jouons avec un gadget décoratif : les lampes à plasma, ces boules lumineuses avec des rayons bleutés qui se déplacent quand vous touchez la sphère de verre. En trente ans, ce type d’éclairage a eu peu d’applications commerciales. Les raisons sont : un produit en évolution, l’absence de production industrielle de masse, le prix et le manque de volonté des installateurs. La recherche avance Laurent Calame, étudiant de la HEIG-VD, bénéficie du suivi du Centre d’Etude et de Transferts Technologiques afin de réaliser une lampe à plasma. Accompagné du professeur Gilles Courret de l’Institut des Micro et Nano Techniques, Laurent termine la mise au point d’une lampe qui

sera commercialisée en 2010. Son travail engendre la création d’une start-up qui apportera un retour sur investissement à son école. Les atouts du produit Après la fabrication de l’ampoule à filament par Edison, sont apparus les tubes néon à décharge électrique, puis les sources lumineuses à semi-conducteur ou led.

Avec les ampoules à plasma, c’est une révolution La stabilité du flux lumineux est proche de 100%. La durée de vie dépasse 40’000 heures. Virtuellement, il n’y a pas d’usure. La qualité de la lumière est quasi égale à la lumière solaire avec un

Gilles Courret, professeur et Laurent Calame, chef du projet avec leur prototype opérationnel. Institut de Micro et Nano Techniques (MNT), Yverdon-les-Bains.

spectre continu. Sur le plan écologique, c’est du cleantech : une consommation d’énergie divisée par dix et une absence totale d’éléments polluants. Il n’y a pas d’électrode ni usage de plomb, de mercure ou autres métaux lourds. La première génération est à haute pression et l’ampoule doit être mise en rotation pour obtenir cette qualité supérieure dans l’éclairage artificiel. La puissance ne peut pas être inférieure à 500 W. Le marché est prometteur dans les complexes industriels et sportifs, les halls de gare et autres locaux publics de très grande surface comme des lieux d’exposition. Marché de niche très intéressant Le monde du spectacle, les plateaux de cinéma et de TV, attendent ce type d’éclairage surtout pour la qualité constante de la lumière et son spectre proche des rayons du soleil. Une société, Lumartix SA, est en cours de création. La première année, un millier d’unités seront fabriquées avec une structure somme toute légère. La deuxième et troisième année la production passerait à 2000 puis 4000 unités. Il y a 250 chaînes TV en Europe et 350 studios qui attendent ce produit.

I N VE N T I O N

Les investissements C’est l’aboutissement de 5 ans de recherches, pour 1,5 poste de travail, impliquant quatre spécialités : physique des plasmas, électronique de puissance, radiophotométrie, mécanique de précision. Le travail a été soutenu par le ReSO des techniques de l’énergie, l’Office fédéral de l’énergie et la HES-SO. Le CeTT a été le déclencheur de ces premiers investissements doublés par la motivation de Laurent Calame. Pour passer au stade industriel, il faut maintenant encore un million. Investisseurs, Sead Capital, Business Angels, contactez le manager du CeTT, le professeur Didier Louvier : info@cett.ch

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IROmagazine N°21  

Revue de l'invention et de l'innovation en Romandie

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