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orgue. En effet, le mouvement « Les forges du (2009) exige que la main droite de l’organiste frappe sur une enclume pendant que la main gauche joue sur un clavier et que les pieds touchent le pédalier. Quant aux Suédois de naissance Bengt Hambraeus et Hans-Ola Ericsson, ils ont une bande électroacoustique. Dans Constallations III (1961) de Bengt Hambraeus, l’orgue joue en solo dans le premier mouvement et avec la bande dans le troisième tandis que la bande seule est entendue dans le deuxième. Hans-Ola Ericsson a, pour sa part, intégré une bande dans Melody to the Memory of a Lost Friend XIII (1985), The Four Beasts’ Amen (1999-2000) et Canzon del Principe (2002). Certains compositeurs, comme Brian Cherney dans Gothic Scenes and Interludes (1983-1987), ont utilisé une notation graphique ou non conventionnelle pour leurs pièces d’orgue. Dans « Champs » du volume 1 de son Livre d’orgue (1981), Bengt Hambraeus note par des signes graphiques distincts les clusters pentatoniques (joués sur les notes noires), diatoniques (touches blanches) et chromatiques (touches noires et blanches). Dans Vers une étoile (Compostelle II) (1993), la seule pièce pour orgue de Gilles Tremblay, des signes non conventionnels sont utilisés pour exprimer l’accélération ou le ralentissement des motifs de quatre doubles-croches. Le compositeur trace également un symbole ressemblant à celui de la racine carrée pour indiquer la réverbération. Avec ce signe, l’interprète choisit la durée des notes en fonction de l’acoustique du lieu d’exécution. Une note en carré noir signale pour sa part une durée aléatoire, pouvant atteindre, par exemple, de 2 à 7 battements. Quant à l’enfoncement graduel d’une touche (lorsque l’œuvre est jouée sur un orgue à traction mécanique), il est symbolisé par une tête de note en losange. En somme, les professeurs de composition comme Bengt Hambraeus (Université McGill), André Prévost (Université de Montréal) et Gilles Tremblay (Conservatoire de musique de Montréal) ont expérimenté plusieurs procédés non conventionnels et leurs œuvres paraissent, sauf exception, plus avant-gardistes que les pièces des organistes-compositeurs québécois. La valeur d’une œuvre n’est toutefois pas tributaire de la forte présence d’éléments expérimentaux, comme le démontre la sélection de 12 œuvres québécoises pour orgue (à paraître dans le prochain numéro de Mixtures). 1

, est organiste. Page 26

INTERMÈDES À L’ORGUE 2018  JONATHAN OLDENGARM, DIRECTEUR ARTISTIQUE



LES JEUDIS À 12 H 15

CONTRIBUTION VOLONTAIRE   

5 JUILLET

Jonathan Oldengarm (Montréal)

12 JUILLET

Julien Girard (Montréal)

19 JUILLET

Denis Gagné (Montréal)

26 JUILLET

William Maddox (Toronto)

2 AOÛT

Kai Krakenberg (Allemagne)

9 AOÛT

Kurt-Ludwig Forg (Allemagne)

16 AOÛT

Helen Tucker (Montréal)

23 AOÛT

Tom Sheehan (Boston)

30 AOÛT

Jonathan Oldengarm (Montréal)

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Mixtures # 48, mai 2018  

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